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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 06:55

CHIFFRES & REPERES

LA TRANSITION DEMOGRAPHIQUE EN 2010 AU MAROC

Taux de fécondité, Taux de mortalité, Espérance de vie & Âge de mariage

 

11-03-18-Transition-demographique-au-Maroc-2010.jpg

 

Sources : Haut commissaire au plan «  Enquête nationale démographique à passages répétés » in

1- « Pourquoi le Maroc vieillit » L’économiste, n°3486, pages 1-3, du 15/03/2011

2- « Les marocains ont changé de vie ! » Le Soir Echo, n°782, page 8, du 15/03/2011

 

Méthodologie : Une enquête à trois passages
L’enquête de 2010 a été réalisée auprès d’un échantillon de 105.000 ménages représentatifs de l’ensemble de la population marocaine, lesquels ont été interviewés au cours de trois passages d’enquêteurs, espacés de six mois entre mai 2009 et août 2010. Le premier passage a servi à dresser l’état de la population, de ses caractéristiques démographiques et socioéconomiques et de ses conditions d’habitat. Les deux autres passages ont permis d’enregistrer et de suivre les événements démographiques de ces ménages: nuptialité, natalité, mortalité, grossesses, avortements ainsi que des mouvements migratoires à l’intérieur et hors du pays.

 

TAUX DE FECONDITE AU MAROC EN 2010 : 2,19 enfants

      - Contre 7,2 au début des années 1960, soit 5 enfants de moins. Un chiffre, qui descend en dessous du seuil de remplacement des générations dans le milieu urbain à 1,84. «C’est donc un tournant sans précédent», relève l’enquête

      - Bien que le taux de fécondité rurale (2,70) n’ait pas encore atteint le seuil de remplacement, le rythme de sa baisse au fil des années, laisse entrevoir une tendance similaire à celle des villes. En effet, l’écart de fécondité entre le rural et l’urbain est passé de 3,2 enfants en 1986 à 0,9 enfant en 2009

      - « Cette évolution est un phénomène qui va bien au-delà du contrôle des naissances. Il s’agit d’une transformation structurelle. Elle traduit l’émergence de l’individualisme avec ses implications socio-économiques, voire politiques ? » [1]

      - Par rapport aux autres pays : Certes le Maroc est entré plus tard dans la transition démographique, mais il connaît une accélération de cette transition qui lui permet de rattraper les pays qui l’ont devancé comme la Tunisie (2,05) et le Liban (1,69). «Même par rapport à l’Europe, il n’est plus qu’à quelques décimales de la France 2,02», indique l’enquête.
A noter aussi que les dernières années furent décisives dans la forte diminution de la fécondité vers le seuil de renouvellement des générations.

En effet en 2004, l’indice de fécondité s’établissait à 2,46 enfants. Mais en 6 ans, il a quand même diminué à un rythme soutenu d’environ moins 2% par an, phénomène assez remarquable quand la fécondité est déjà basse. [1]

Par régions, la fécondité est peu hétérogène. D’une région à une autre, le différentiel de fécondité ne dépasse guère un enfant. La région la plus féconde est Marrakech-Tensift-Al-Haouz avec 2,6 alors qu’au bas de l’échelle se trouve l’Oriental (1,6).

Mis à part ce fait, la transition entre 2004 et 2009 se poursuit à des rythmes différents selon les régions. 

- Les plus fécondes, affichant un niveau de natalité supérieure à la moyenne nationale (2,2 enfants par femme) sont Marrakech-Tensift-Al-Haouz (2,6), Chaouia-Ouardigha (2,5), Souss-Massa-Draâ (2,4), Gharb-Chrarda-Beni Hssen (2,4).

- Le deuxième groupe, se distingue par un niveau de fécondité proche du seuil de renouvellement de la population, inclut les régions sahariennes (2,0), Meknès Tafilalet (2,1), Fès Boulemane (2,1), Taza Al Hoceima Taounate (2,1) et Tanger Tétouan (2,3).

- Seules trois régions affichent un taux de fécondité compris entre 1,6 et 1,9.

L’ESPERANCE DE VIE EN AU MAROC EN 2010 : 74,8 ans

En 1962 elle était de 47 ans (57 en milieu urbain et 43 en milieu rural). En 2009 Un demi-siècle 74,8 ans (77,3 en milieu urbain et 71,7 en milieu rural). Soit un gain de 28 ans a été réalisé depuis les années 1960.

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TAUX DE MORTALITE INFANTILE AU MAROC EN 2010 : 30 pour 1000

- Il était 149 pour mille en 1962 puis 75,7  

- Le taux mortalité infanto-juvénile (0 à 5 ans) qui était de 213 pour mille en 1962 est passé à 104 en 1987 et à 36 pour mille en 2010.

« C’est dire qu’au début des années 1960, près d’un enfant sur 7 mourait avant d’atteindre un an contre un sur 33 aujourd’hui. »[1]

- 80% des femmes ont reçu au moins une consultation prénatale en 2010 (contre 68% au cours de la période 1999-2003) et 74% ont été assistées par un personnel qualifié de la santé lors de l’accouchement contre 63% en 1999-2003.

L’AGE DE MARIAGE AU MAROC : Les femmes 26,6 ans - Les hommes 31,4 ans 

- Par rapport à 1960, les femmes se sont mariées 9,3 ans et les hommes 7,5 ans plus tard. L’écart d’âge au mariage entre les deux sexes s’est ainsi rétréci passant de 6,6 à 4,8 ans.
- L’âge moyen au 1er mariage est plus élevé en milieu urbain qu’en milieu rural quel que soit le sexe. Les hommes ruraux se marient en moyenne 2,5 ans plus tôt que les citadins et les femmes rurales 1,8 ans plus tôt que les citadines.
- Les femmes restent célibataires plus longtemps que par le passé. 9 femmes sur 10 âgées entre 15 et 19 ans étaient célibataires en 2010. C’est dire que l’année passée, 150.000 femmes sont dans ce cas. Parmi celles-ci, 120.000 sont âgées entre 18 et 19 ans. Autrement dit, au moins 30.000 mariages ont eu lieu avant l’âge légal.[1]
- Parmi les femmes âgées de 20 à 24 ans, 61,4% sont célibataires. C’est le cas également de 28,9% des femmes âgées de 30 à 34 ans. Ces proportions sont encore plus élevées pour les hommes (99,6% parmi ceux âgés de 15 à 19 ans et 93,3% parmi les 20-24 ans et 42% parmi les 30-34 ans).

L’avis du pharmacien :

         En ce qui concerne la baisse de la natalité au Maroc, on oubli souvent le rôle joué par les pharmaciens qu’ils soient industriels ou officinaux dans la disponibilité et la diffusion des moyens de contraception dans les contrées les plus reculées et à des prix défiant toute concurrence (8,80 DH pour la célèbre Kinat Al Hilal aléas Microgynon) et dans des endroits ou des quartiers où ni médecin ni même forces de l’ordre n’osent se hasarder, c’est juste pour saluer ici ces officinaux qui travaillent dans ces quartiers dits difficiles mettant en danger jusqu’à leurs vies et celles de leurs collaborateurs dans l’indifférence totale du reste de notre société ! 

        Autres remarques, le Maroc est parmi les rares pays au Monde à autoriser officiellement les pharmaciens d’officine à délivrer les pilules contraceptives et, sauf erreur de notre part, il n’y a pas eu mort d’Homme. Quand il faut critiquer la passivité intellectuelle des officinaux on est les premiers à le faire, mais de grâce, au minimum rendons leurs hommage quand ils participent au progrès de notre société.            

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