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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 19:18

Cas d’officine : Attention aux paracétamols cachés !!

Ce cas m’a été envoyé, est présenté par une consoeur de Salé 

 

On a reçu aujourd’hui l’ordonnance suivante émanant du secteur public :

           - RELAXOL                              2 CP 3 x / j
             [Thiocolchicoside 2 mg + Paracétamol 500 mg] 

           - VOLTARENE CPS  50mg      1 CP 3 x / j
             [Diclofénac 50 mg ]

           - DIANTALVIC                          2 CP 3 x / j 
             [Dextropropoxyphène 30 mg + Parcétamol 400 mg]

           Le malade, Mohammed, est âgé de 45 ans et  déclare souffrir de douleurs articulaires intenses ; il suit par ailleurs un traitement chronique pour une HTA, à base de LOPRIL 25 ( captopril )et de AVLOCARDYL (propranolol).
Or, en consultant la composition de chacun des produits de l’ordonnance, on constate qu’il y a un dépassement de la dose journalière et par prise du paracétamol.
DIANTALVIC : association d’un antalgique opiacé faible le dextropropoxyphène (30mg) et du paracétamol (400mg). Les 6 gélules / j préconisées sont indiquées dans les algies rebelles comme dose max quotidienne à savoir, 2.4g de paracétamol en plus du dextropropoxyphène.

VOLTARENE : AINS le diclofenac (50mg) : la dose de 150mg/j est indiquée dans les poussées aigues comme dose max.

RELAXOL : association d’un myorelaxant le thiocolchicoside (2mg) et de paracétamol (500mg) et oui le paracétamol encore une fois glissé ici malicieusement et malencontreusement ! La posologie telle que  préconisée par le médecin apporte 1g de paracétamol 3 fois par jour ce qui donne une dose journalière de   3g de paracétamol (constituant ainsi à elle seule la dose max quotidienne) ;

Mais au total, cette dose additionnée à celle rapportée  par le DIANTALVIC, confère au  malade, selon cette prescription 5.4g de paracétamol / j, soit  presque le double de la dose max recommandée.

Avis du pharmacien :  
Quand on connaît le risque auquel expose un surdosage en  paracétamol : hépatotoxicité grave et parfois mortelle, on ne peut que se demander s’il ne vaudrait pas mieux  de faire suivre les  noms de spécialités, par la mention au paracétamol. Cette démarche toute  simple, aiderait les médecins dans leurs prescriptions ; par extrapolation ceci concerne aussi les associations contenant de la codéine , la caféine etc..


Notre conduite :

Au final et n’ayant pas pu attirer l’attention du médecin (ordonnance d’hôpital et sans n° de tel°), j’ai conseillé au malade de réduire les doses de RELAXOL et du DIANTALVIC de moitié.


Dr Mouna

 

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Published by Amster - dans CAS D'OFFICINE
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