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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 21:10

8éme CONGRÈS INTERNATIONAL DE LA PHARMACIE

RABAT LES 21 & 22 MAI 2010

 

  10 05 25 Caducée

Source : L’ECONOMISTE, N° 3283, page 10, du 25/05/10

 

Les principales recommandations du congrès

-  Suppression de la TVA sur les médicaments.

- Renforcement du rôle du pharmacien dans la prise en charge notamment des malades cancéreux en garantissant un prix accessible et une distribution légale de proximité.

- Fermeture de la «pharmacie» de la CNOPS.

- Instauration du droit de substitution corrélée à l'encouragement du pharmacien pour une plus grande utilisation des génériques.

- Création de la Confédération des syndicats et des associations du médicament «CSAM».

- Instauration d'une formation continue obligatoire l'exigence d'un acte pharmaceutique de qualité.

 

Les déclarations de M  Kamal Belhaj Soulami président de la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens au Maroc FNSPM :

             - «Nous sommes entrain de revoir les marges du pharmacien*, de créer une fédération du médicament qui sera composée de fabricants, des distributeurs et des pharmaciens. Nous pensons aux moyens en mesure de faciliter l’accès du citoyen au médicament dans un cadre conciliant les intérêts de tous les acteurs», a souligné K. Belhaj Soulami, président de la Fédération.

* Pour les produits les plus onéreux type anticancéreux

             - Depuis plusieurs années, certains médicaments comme les anticancéreux, ne sont disponibles que dans les laboratoires des fabricants ou à la pharmacie de la Cnops. « Il faut fermer cette dernière et mettre tous ces produits aux officines. Nous ne demandons pas une marge spéciale. Nous allons les vendre au prix de l’hôpital », a plaidé le président de FNSPM. Une requête à laquelle le ministère de tutelle vient de répondre favorablement.

             - Selon K Belhaj, l’accès au médicament ne se fera qu’à travers une réelle baisse des prix. «Cela est possible si l’on supprime la TVA sur les médicaments et si on accorde aux pharmaciens le droit de substitution», a-t-il insité.

Le Maroc est le seul pays de la région à imposer encore une taxe sur les médicaments. La Tunisie, Algérie, Egypte, Jordanie et d’autres ne le font pas. Pourquoi le Maroc est le seul à laisser cet impôt ? Sur ce volet, les pharmaciens ne comptent pas lâcher prise. «Je pense que cette taxe sera abrogée lors de la prochaine loi de Finances, sinon nous allons mettre en œuvre tous les moyens de pression pour la faire disparaitre’’, a-t-il ajouté.

 

Les réactions de Mme Baddou Ministre de la Santé :

            - Selon Mme Baddou, le prix du médicament constitue également un frein à l’amélioration de l’accès au soin ce qui l’a amené à mettre en place une nouvelle procédure de calcul de prix du médicament  faisant appel   à un benchmarking  avec les prix pratiqués dans plusieurs pays.

           - Pour finir, elle a annoncé aux pharmaciens l’imminence de la publication d’un décret  qui va permettre la mise en place du numérus clausus en se basant sur les données de la carte sanitaire.

 

L’avis du pharmacien :

Il faut l’admettre les nouveaux arguments des officinaux sont mieux structurés et beaucoup plus objectifs.

           - En effet, la TVA qui est payée au final par le patient est une aberration monumentale, si l’Etat a besoin de ressources fiscales (ce qui est légitime), ce n’est pas dans la poche des plus vulnérables de nos concitoyens que sont les patients, mais dans les fruits de la croissance économique qu'il faut les cherchés. Oui, demander la suppression de la TVA, c’est mettre l’intérêt du patient au devant des autres considérations.

           - La pharmacie de la CNOPS : son existence, qui est illégale, est en soi la négation même du rôle du pharmacien. Sa suppression est une demande logique, l’associé à un effort financier important de la part de l’officinal est une excellente stratégie de communication vis-à-vis des hautes sphères de l’Etat (l’association Lalla Salma) et c'est beaucoup plus percutant que d’aller protester devant le siège des laboratoires.

           - Dans les recommandations on note avec beaucoup de satisfaction « l’instauration d'une formation continue obligatoire ». Cela reste une simple recommandation, mais rien que d’y penser est en soi un bon point. 

            - Contrairement à nos prévisions, on constate que les conclusions du rapport parlementaire sur les médicaments, notamment à travers les déclarations de Me la Ministre de la santé, font leur petit chemin et c’est tant mieux.

Au final, à travers nos lectures, on constate

- Une amélioration nette de l’argumentaire des officinaux,

- Une résistance honorable - pour le moment - de Me la Ministre de la santé et des parlementaires, aux attaques, parfois virulentes, du lobby des industriels (AMIP & MIS)                         

Mettre le patient au cœur de notre métier, on n’y est pas. Mais retourner la communication des officinaux en mettant l’intérêt de nos patients en avant, au lieu de nos seuls intérêts corporatistes (mêmes légitimes) c’est la garantie d’avoir une bonne partie de l’opinion publique avec les officinaux. Cela ne manquera pas d’être une aide inestimable à nos femmes et hommes politiques pour prendre des décisions courageuses et équitables.         

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Published by Amster - dans MEDICAMENT
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DR IDRISSI MY AHMED 07/02/2011 23:56



http://www.oujdacity.net/nationale-article-19153-fr.html


 


 


APPEL : Il faut absolument défiscaliser toutes les maladies



16/04/2009





 







 APPEL A LA GRÂCE ROYALE 





"Il faut absolument défiscaliser toutes les maladies"




Dr. Moulay Ahmed Idrissi,

président de l’Association des amis des myasthéniques du Maroc :

«Il faut absolument défiscaliser toutes les maladies»



La solidarité englobe le principe moral et éthique, de s’occuper des plus faibles et des démunis, non 
d’exploiter leurs faiblesses, durant la maladie, pour leur soutirer des taxes sur leurs fièvres et leurs douleurs. 
Pour le président de l’Association des amis des myasthéniques du Maroc, il faut supprimer les taxes de douane et de TVA sur les maladies. Toutes les maladies, sans discrimination, ni pitié ou
charité, mais par simple devoir moral. 


Libé : Démocratie, équité et impôts sur les maladies, vont-ils de pair selon vous ?



Dr. Moulay Ahmed Idrissi : Notre association, l’AAMM, vouée aux maladies neurologiques, est concernée par la santé des citoyens. Elle s’active depuis plus de 6 ans dans ce domaine. Nous pensons
que le sujet des « taxes sur les médicaments » mérite votre attention, parce qu’il vous touche tous! Non seulement en tant que tributaires des soins, mais en tant que médiateurs, capables
d’éclairer loyalement les instances régaliennes les plus illustres de l’Etat. 
Ce qui veut dire que vous devez agir, mus par esprit d’équité, afin de prendre conscience de vos droits et de demander à l’Etat marocain et aux lois en vigueur d’évoluer pour mieux vous
protéger ! Disons-le franchement et sans tergiversations, il y a une situation paradoxale, kafkaïenne ! Il y a des règlements antinomiques des progrès humains, des lois surannées, qui ravagent
les malades et les exploitent, uniquement parce qu’ils sont malades ! 
Prendre conscience et montrer aux décideurs, qu’il y a des sollicitations constructives qui peuvent provenir de la base ! Médecins et malades s’intéressent de près à l’accès aux soins et au
coût de la santé. L’INDH, l’AMO, les ministères de la Famille, la Ligue contre le cancer, doivent être les promoteurs naturels de cette réforme, que nous appelons comme une grâce de SM le Roi



Ce sont là des généralités. Qu’en est-il en pratique ?



La santé, c’est une partie de la vie, que chacun, de la personne à l’Etat, est censé protéger. La santé va du plus petit rhume au cancer du sein, en passant par la neurologie et la psychiatrie
et les multiples affections que chaque spécialité englobe. De la fracture osseuse aux maladies de la prostate, de l’amygdalite qui empêche l’enfant d’aller en classe à l’angine de poitrine, qui
terrasse l’adulte, si une reperméabilisation de ses coronaires n’est pas entreprise ! 
Je dirais qu’il faut défiscaliser toutes les maladies. De l’hépatite virale qui peut tuer son porteur et son conjoint, si un diagnostic tarde du fait de réactifs onéreux, ou si une thérapie
n’est pas administrée aux affections les plus communes et les plus rares. Tout retard appelle des complications et les handicaps ternissent les espoirs de réhabilitation, de réinsertion, de
travail et de progrès humain ! La santé est d’un intérêt vital et vaut bien une réforme ! 


Quel genre de réformes préconisez-vous à ce propos ?



Je vous réponds en usant de la maïeutique ! Qu’en est-il du coût du diagnostic qui nécessite des appareillages souvent très lourds et qui consomment des réactifs ? Les intrants importés,
alourdis de taxes de douane et de TVA, augmentent le prix des médicaments. Quelles sont les taxes que l’on peut revoir et bannir ? Que faut-il faire de ces textes vieillis qui arnaquent les
seuls malades et préservent ceux qui restent en bonne santé ? Sinon de les soumettre au bistouri du Guide et du Législateur. Toute loi qui apporte la misère ou qui profite de la déchéance est
une loi scélérate ! 
Je mesure mes actes avec tact ! Laisser perdurer ces lois déraisonnables et iniques est contraire à la démocratie la plus élémentaire, à la solidarité, et à toute justice sociale ! On ne peut
pas parler de civisme, quand les maladies sont frappées de taxes, comme des produits de luxe ! Il est impérieux de réveiller les législateurs des deux Chambres, pour redonner dignité e




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