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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 21:34

CHIFFRES & REPERES

LA CONSTITUTION DU PREMIER JULLET 2011

LE DROIT DE VOTE DES ETRANGERS ACCORDE

 

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Source : R. Mouhsine « Vers une primauté des conventions internationales » Le Soir n°853 page 6 du 22/06/2011

Dans un encadré l’article cité ci-dessus du journal Le Soir rapporte :

Article 30, la grosse surprise

« Les étrangers jouissent des libertés fondamentales reconnues aux citoyennes et citoyens marocains […]. Ceux d’entre eux qui résident au Maroc peuvent participer aux élections locales en vertu de la loi [...] », cet extrait de l’article 30 est l’une des plus grandes surprises du nouveau texte. Quand on sait qu’un pays aussi ancien dans l’exercice de la démocratie que la France, n’a pas encore statué dans la permission des étrangers à participer aux scrutins locaux, on est tenté de reconnaître que le nouveau texte présente des volets bien plus avant-gardistes que ce qui était attendu. Preuve d’une volonté, quoi que limitée par certaines ingérences réactionnaires, des membres de la commission Mennouni de doter le Maroc d’une Constitution adaptée aux nombreux défis du 21e siècle, la mondialisation en tête.

 

L’avis de l’apothicaire :

           Accorder, et par la constitution SVP, le droit de vote aux étrangers qui vivent avec nous, avec qui on partage aussi bien l’insalubrité de nos rues que notre climat généralement agréable, est un élément de progrès incontestable.

Loin de tout angélisme et de tout humanisme niais, qu’ils viennent de l’autre côté de la méditerranée ou de l’autre côté du Sahara, leur regard sur notre société est en lui-même créateur de richesse, leurs donner la possibilité de transformer ce regard en un acte citoyen c’est rendre concrète cette richesse par l’injection de nouvelles idées.

Mais, au-delà de ce droit de vote en lui-même, cette façon de voire augure d’une ouverture d’esprit qui accepte, de façon intrinsèque, la possibilité de reconfigurer à très long terme notre identité nationale par l’apport incontestable de ses diverses composantes même celles qui sont minoritaires.

Contrairement à ce qu’on peut croire ceci n’est pas nouveau ; penser notre identité nationale comme une structure figée est une aberration totale nous somme la résultante de composantes païennes, berbère, juive, arabe, musulmane et, que l’on veuille ou non, francophone et il n’y a aucune raison logique que cela ne va pas évoluer, et même à grande vitesse, dans le future.

Peu importe les débats ailleurs (…), l’implication de « l’autre », cet « étranger », dans la chose publique par un acte hautement citoyen qui est le vote ne peut être qu’un élément moteur de progrès.

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