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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 19:03

IMPACT DU RAMED

SUR L’ACTIVITE DU CHU DE RABAT

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Source : N. EL AISSI « Le CHU de Rabat asphyxié » L’Economiste, n°3967, pages 04 et 06, du 13/12/2013 

Sur le même thème :

Le 19/02/2013 : MISE EN PLACE DU TIERS PAYANT AU MAROC

Le 12/07/2012 : RAMED LES PREMIERS FAITS EN CHIFFRES

Le 23/04/2012 : IMPACT DU RAMED SUR L'ACTIVITE PHARMACEUTIQUE

      Le dernier rapport du CHU de Rabat est édifiant selon le journal l’Economiste, il montre parfaitement l’impact fort important du Ramed sur l’activité de cette structure hospitalière, ces effets se ressentent nettement depuis le lancement de ce programme en avril 2012.

      - Le nombre des admissions à l’hôpital par jour a atteint plus de 108.000 en 2012 contre 96.250 une année avant, soit un accroissement de 12,32%.

      - Au niveau du service des urgences, le nombre de passages enregistrés en 2012 s’élève à 186.400 contre près de 161.000 en 2011, soit une évolution de 15,6%. Une situation qui a largement contribué à l’augmentation de la proportion des hospitalisations aux urgences qui est passée de 11,48% en 2011 à 21,99% en 2012.

      - Le nombre d’examens de laboratoire qui affiche pour l’année écoulée un accroissement de plus de 14,5% en comparaison avec 2011.

      - Le nombre des interventions chirurgicales qui a connu une évolution de 1,35% pour atteindre 28.822 actes. L'avis du pharmacien : c'est faible en comparaison avec les autres chiffres, cela vraisemblablement des dysfonctionnements du sytème ! 
      - Le budget d’exploitation adopté pour 2013 avoisine les 987 millions de DH soit un accroissement de près de 3,7% par rapport à l’année précédente. la capacité d’autofinancement du CHU reste limitée à 30%. L'avis du pharmacien : encore une fois autant la capacité d'autofinancement que la croissance du budget sont en déphasage avec les impératifs liés à l'augmentation de l'activité.    

«Une rallonge budgétaire d’un montant de 45 millions de DH a été accordée en 2011 par le ministère pour améliorer la prise en charge des patients aux revenus modestes dans le cadre du Ramed», rappelle le professeur Charif Chefchaouni Almontacire, DG du Centre hospitalier Ibn Sina de Rabat.

«Actuellement, tous nos établissements de santé disposent d’un stock en médicaments largement suffisant pour répondre aux besoins des patients notamment ceux bénéficiant du Ramed», indique Salaheddine Bennani, directeur régional de la santé de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaïer.

Selon l'Economiste le grand problème qui reste posé est celui des ressources humaines notamment le déficit en infirmiers et techniciens ainsi que les cadres gestionnaires. Globalement, les besoins sont estimés à près de 800 postes budgétaires, selon la direction du CHU. Cette situation explique les énormes délais des rendez-vous qui ont atteint 270 jours en 2011 contre 36,4 jours en France.

Le problème des fausses urgences :

       Le lancement du Ramed a été une "opportunité" pour certains patients de se faire hospitaliser sans passer par la procédure normale en prenant un rendez vous.

Dans le nouveau système, avec un récépissé du dépôt du dossier de la demande de la carte Ramed on peut accéder aux urgences. Les patients profitent de cette situation pour se faire hospitaliser et opérer, même s’ils ne présentent pas un cas grave, il s’agit de fausses urgences. Cela s’est traduit par une montée en charge des services des urgences du CHU de Rabat depuis avril dernier. Ainsi, le nombre de malades arrivants à ces services s’élève à 186.439 cas en 2012, soit un accroissement de 15,6% par rapport à 2011. Pour le taux d’hospitalisation, il a atteint 21,99% en 2012 contre 9,52% en 2007. En France, ce taux est de 3% en 2009 (Sur 100 patients  arrivants aux urgences, 3 sont hospitalisés contre 21,99 au CHU de Rabat en 2012).

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Published by Amster - dans MEDECINE & SANTE
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