Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 18:03

CHIFFRES & REPERES

LE DÉFICIT BUDGÉTAIRE MAROCAIN

LES DÉPENSES EXPLOSENT

Source : Franck FAGNON « Le budget sous pression », Le journal marocain L’ECONOMISTE, n°3527, du 11/05/2011, pages 1 et 2

11-05-11-FINANCES-PUBLIQUES-MAROCAINES-copie.jpg

 

En ce mois de février 2011 :

- Le déficit budgétaire a atteint 14 milliards de DH soit 1.8% du PIB

- Les dépenses augmentent de 34% alors que les recettes ne progressent que de 5.6%

- Le déficit commercial est de 58,9 milliards de DH* 

* Source : Revue ACTUEL Maroc, n°95, page 30, du 21 au 27 mai 2011

L’ECONOMISTE estime que « de façon générale, le coût du dialogue social ainsi que des réformes annoncées coûteront des dizaines de milliards de DH »

L’avis de l’apothicaire :

        Le dilemme posé par le journal, en particulier l’excellent dessin de RIK qui en dit plus long que le texte lui-même, est en réalité le coût budgétaire des incidences du « printemps arabe » sur les finances publiques au Maroc.

Si la plasticité du système politique marocain a des limites, il en est de même pour son économie, et le spectre de la Grèce est toujours d’actualité, or derrière la Grèce il y a l’Europe. Le Maroc et son économie eux n’ont aucun filet de sauvetage en cas de faillite (allah yester). La question de l’explosion des dépenses publiques se pose de deux points de vu.

> Du point de vu de l’Etat :

         Comment gérer dans l’immédiat la situation politique interne tout en préservant le minimum d’acquis en matière d’équilibres macroéconomiques (eux-mêmes chèrement acquis) ? Au vu des chiffres publiés, il semble que le gouvernement n’en a cure. Et la fébrilité des décisions  risque de coûter très chère à moyen long terme. En fait une instabilité maîtrisée ne serait-elle pas, peut-être, plus utile qu’un calme qui ressemble fort à une bombe à retardement ?

Cette analyse on la retrouve explicité de manière intéressante dans un article Mouna KABLY paru dans le dernier numéro de la revue marocaine Actuel**

** Source : Mouna KABLY « Promesses à vau-l’eau : Démagogie politique, générations sacrifiées », Revue ACTUEL Maroc, n°95, page 14, du 21 au 27 mai 2011      

> Du point de vu des revendicateurs (syndicats, ONG …)

          Si certaines revendications d’ordre économique peuvent paraître légitimes, la question qui se pose c’est l’ordre des priorités.

Demander une meilleure redistribution de la richesse c’est louable, encore faut-il avoir cette richesses dans les caisses de l’Etat. Quand on distribue une richesse qu’on n’a pas crée, on fait exploser mathématiquement la dette publique du pays, hypothéquant par là lourdement son avenir avec un risque réel de faillite.

Sauf erreur de notre part (c’est fort possible), les revendications sociales devraient se structurer par ordre de priorité :

        Lutter contre la dilapidation des deniers publiques : c’est la priorité absolue qui permet à très court terme de renflouer les caisses de l’Etat. Entre le dernier rapport de la cour des comptes et les diverses affaires révélées par les journaux, il y a un véritable filon à creuser. A notre avis, sur le dessin du journal L’ECONOMISTE, on aurait pu ajouter à la liste des architectes qui creusent le déficit publique « la dilapidation des deniers de l’Etat ».

        Soutenir touts les moyens susceptibles de créer la richesse (à moyen long terme) 

         Et enfin lutter pour que la richesse ainsi créée, puissent être redistribuée, sans démagogie, de manière à assurer la cohésion du pays et à activer le fameux ascenseur social.

Classiquement la redistribution de la richesse (qui ne peut être que partielle) se fait via deux créneaux :

- Par voie obligataire : ce sont les impôts, qui doivent êtres perçus (quand ils sont bien conçus) comme un moyen citoyen et civilisé pour la redistribution de la richesse créée. Mais quand l’administration taxe un investisseur (un simple petit commerçant) alors qu’il n’a crée le moindre centime de richesse, l’impôt (ou taxe) devient un véritable frein au progrès économique. Théoriquement on ne devrait pas taxer une activité en cours, mais uniquement le bénéfice qui en découle.          

- Par voie volontaire : au niveau individuel ce sont les donations qu’elles soient de particulier à particulier, intrafamiliale, ou structurées via des ONG. Au niveau de l’entreprise c’est le mécénat                    

Au final, quand un état opte pour une distribution démagogique d’une richesse qu’il ne possède pas, il en résulte une explosion du déficit comme le prouve les chiffres publiés par le journal L’ECONOMISTE.   

 11-05-11-SOLDE---DEPENSES-GLOBALES-DU-TRESORE2.jpg

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Recherche