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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 20:44

C h i f f r e s   &   r e p è r e s

Maroc les indices qui fÂcheNT

 

 10 09 09 C&R Maroc les indices qui fâches 1

Source : Amanda Chapon « Classement, la politique de l’autruche » Revue Actuel, n° 59, du 4 au 10 sep 2010, page 50 et51

 

 

10-09-09-C-R-Maroc-les-indices-qui-faches-2.jpg

Source : Rapport de la Banque Mondiale, Réforme de l’éducation au Moyen Orient et en Afrique du Nord (2007).

Lire aussi un texte remarquable en ficher PDF :  

E. Moustier, R. Fouchet « L’enseignement supérieur et la recherche en Méditerranée : Enjeux et défis de demain en sciences sociales »

 

Petite analyse de l'apôthicaire du coin :

RAPPEL : L’erreur est inhérente à l’exercice de la réflexion qui ne peut être considérée comme la négation l’avis de l’autre. C’est un exercice libre et libéral à la fois. PHARHAMSTER 

Ces sont des classements qui sont souvent mis en doute par les autorités, par ailleurs on peut comprendre que ces indices, comme toute statistique, admettent une part d’ambiguïté intrinsèque.       

Néanmoins, on est ici face à un faisceau d’indices, émis par diverses institutions, et qui vont dans le même sens ! 

Force est de constater que si globalement, l’économie marocaine a résisté tant bien que mal à la crise mondiale, le talon d’Achille de notre pays reste le développement humain. C’est d’autant plus grave que le Maroc a entrepris depuis plusieurs années, avec des fonds conséquents, l’Initiative Nationale de Développement Humain INDH. C’est dire qu’on en a conscience depuis une dizaine d’années, malheureusement les résultats ne suivent assurément pas, du moins si on croie ces divers indicateurs.

Les raisons : certainement complexes, mais sans vouloir s’essayer à comprendre l’incompréhensible, on peut estimer, avec certainement une marge d’erreur intrinséque, que ce genre de projets éminemment stratégiques nécessite l’adhésion sans faille de toutes les couches de la population, et pour ce faire les fonds, les structures et la communication ne suffisent pas. Un tel projet devrait s’insérer dans le cadre d’un projet de société cohérant, or l’offre actuelle s’articule globalement sur la juxtaposition de la tradition et de la modernité, résultat des courses : une société schizophrène. C’est un projet de société qui est généralement admis, mais sans qu’on y croie, faute d’alternative crédible et viable.    

L’alternative, du moins en théorie car, en matière sociale, il n’y a aucune vérité absolue (à priori si c'est un apothicaire qui l'énonce). L’idée c’est de repenser les stratégies de développement humain en se basant d’abord sur une modernisation courageuse et progressive de la tradition avec des objectifs à court, moyen et long terme, avec comme ligne de mire le progrès social et la création de richesse. Ce genre de stratégie implique fondamentalement deux pivots : le champ religieux, que l’on veuille ou pas*** c’est le garant des valeurs morales - et même de l’identité culturelle - particulièrement dans un pays sous-développé, et l’enseignement, qui est le moyen le plus rationnel pour structurer l’intellect de l’Homme.                              

 *** Sur ce genre de sujets, on ne demande pas forcement à un Homme politique de faire ce qu’il croit, mais de gérer ce que les autres pensent, avec pour objectifs le progrès social et la création de richesse s’il est honnête, l’ambition et l’enrichissement personnel s’il ne l’est pas.  (C’est peut être du Machiavel façon Galien)     

En matière d’enseignement supérieur, le Maroc réalise « l’exploit » de se placer juste devant l’Iraq et Djibouti, et on se demande encore pourquoi les familles marocaines se font financièrement saigner jusqu’à l’os pour accéder au réseau des écoles françaises au Maroc.  Lire : L’enseignement français au Maroc 

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