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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 09:00

CHIFFRES & REPERES

LE MEDICAMENT

ENTRE LA MARGE DES UNS   &  LA MAAARGE DES AUTRES

  12 04 11 Chiffres et repère médicament entre marge et maa  

Dans son édition du 11/04/12 le journal Le Soir rapporte au sujet des marchés publics de l’insuline la déclaration suivante, du conseil de la concurrence, qui a attiré notre attention : 

« Les prix de l’insuline chez les pharmaciens (85 à 196 dirhams) dépassant de loin ceux du marché hospitalier public. Même en intégrant les marges du grossiste (10 %), de l’officine (30 %) et les frais de marketing qui peuvent aller jusqu’à 40 %, le prix en pharmacie représenterait 3 à 5 fois le prix offert au ministère de la Santé, ce qui constitue une atteinte forte aux droits des consommateurs », a déclaré le Conseil de la concurrence

Source : M A Hafidi « Sothema et Laprophan dans la seringue », Le Soir Echos n°1057, page14, du 11/04/12

L’avis de l’apothicaire du coin :

      Combien de fois a-t-on incriminé les 30% de marge brute des officinaux, leurs imputant par là la cherté du médicament et la faillite des mutuelles ?

      Si nos petits calculs d’apothicaire miséreux sont bons, chez les « autres » on arrive à marger à plus de 500% du prix de revient du médicament (!!!). Le calcul est facile puisque les laboratoires sont capables de faire des bénéfices avec des prix 5 fois moins que ceux qu’ ils facturent aux officines ! 

 Face à cela, quelqu'un peut-il croire encore que les « énormes » 30% brute de l’officinal, desquelles il ne lui reste en net que 10% dans le meilleur des cas, seraient à l’origine de la cherté du médicament ? Il y a clairement marge et maaaaarge.

Même en admettant que l’apport de l’officinal  à la société n’est pas important et qu’il n’est qu’une sangsue sans cœur profitant de la misère des autres, rien que pour la responsabilité qu’il endosse par rapport aux produits tableaux (Valium et compagnie …) n’a-t-il pas droit à une vie digne de ce nom ?

Certes on ne peut pas généraliser la pratique de ce genre de maaarges par tous les laboratoires et à tous les produits, néanmoins la déclaration du conseil de la concurrence donne un ordre d’idées vraisemblablement proche de la vérité. En tout état de cause, à chacun sa logique, et ce qui sûr c’est qu’au sujet du prix des médicaments est qu'il y a de quoi perdre son latin.    

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commentaires

yassir 05/05/2012 14:48


Bonjour Docteur,
Je vous félicite pour la qualité de vos publications et votre dévouement pour votre métier, ça m'a permis de réaliser que nos pharmaciens ne sont pas tous que de simples vendeurs.
Je suis encore étudiant en médecine mais vos articles m'ont permis d'apprendre pleins de choses. Je ne sais pas si vous avez un compte, ou une page sur Facebook, mais je pense que ce sera plus
intéressant qu'un blog..davantage d'internautes auront la chance d'accéder à vos articles. Dans ce même contexte je vous invite à rejoindre un groupe sur FB, dont les membres sont à 90% des
pharmaciens, c'est une sorte de lieu d'échange et de débat. J'ai vu la qualité de débat de certains de vos collègues, qui laisse souvent à désirer, et je me suis dit que votre présence serait un
grand apport.
Contactez moi sur mon e-mail pour que je vous donne le lien du groupe, car il s'agit d'un groupe fermé non visible pour tout le monde.

Amster 07/05/2012 13:57



Merci Sidi, avec un peu de retard pour raison de vacances, ça
nous fait réellement que nos écrits puissent vous apporter un plus. A propos des réseaux sociaux (Facebook, Twiter, Link … ) je ne suis pas vraiment fan, pour plusieurs
raisons :


- La base de fonctionnement de ces réseaux nous semble douteuse. En effet la prétendue liberté
totale sur Internet est en réalité une liberté conditionnelle sous haute surveillance en particulier sur les réseaux sociaux : en gros c’est une arnaque à liberté d’expression et une bonne
vitrine d’exposition. Ce n’est pas le genre de la maison      


 - Autant la publication des idées nous ai chère
autant l’étalage de sa vie personnelle nous paraît sans intérêt (les amis, les relations, … ). Déjà que les mondanités classiques nous asphyxies par leur superficialité si on devait y ajouté
celles d’Internet …   


- Sauf erreur de notre part, le débat nous semble réduit à des réactions plus impulsives que
réfléchies      


Malgré tout on a été obligé de créer un compte FB sous le nom d’Amster, pour la simple raison
qu’un nombre relativement  important de connexions (trafic) vient de FB. Cette page est libre d’accès, c’est plus pour moi une porte d’entrée à FB
qu’un lieu travail.


Merci et bonne chance pour vos études  


 


 



passant 03/05/2012 11:14


Bonjour,bravo,vous avez abordé un sujet tres délicat,en fait,pour la plupart de nos concitoyens:non,il n'a pas droit a une vie digne de ce nom,donc soit on lui impose d'accorder des
ristournes,des crédits,soit on le boycote,un pharmacien en faillite,tanpis,le choix est énorme,il y en a beaucoup,meme trop!

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