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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 18:38

REFLEXION LIBRE POLITIQUEMENT INCORRECTE 

A PROPOS DE LA CORRUPTION

 

Karim-Ghallab-Code-de-la-route-et-corruption.jpg

       Dans un entretien accordé au quotidien Le SOIR par l’économiste Marocain Driss Benali, au sujet des leçons à tirer des dernières émeutes en Algérie et en Tunisie, à la question « quelles solutions préconisez-vous ? » sa réponse a été tout simplement remarquable :

« Les idées ne manquent pas. Ce qui manque, c’est un certain courage. En Tunisie, la corruption bat son plein, l’entourage du pouvoir se sucre à n’en plus pouvoir. Au Maroc, ce que nous avons et qu’ils n’ont pas, c’est l’I.N.D.H. par exemple. Mais ce qu’il faut faire avant tout, pour avancer, c’est éliminer la corruption. Il faut s’attaquer aux maux qui rongent la société. Le Maroc est très mal classé par rapport à la Tunisie. Avec une gouvernance saine, le Maroc peut créer beaucoup de choses (de richesses). Les pays les moins corrompus du monde sont les pays nordiques. Et se sont eux, les plus développés. Et les plus corrompus, à l’exemple du Soudan, sont les moins développés. C’est un indicateur très important. Si on n’arrive pas à éradiquer cela, il y aura toujours des malheureux, des désespérés… et une société explosive. »

Source : Driss Benali, économiste : «Le Maroc doit tirer une leçon des soulèvements» Le Soir, n°740, pages 10 et 11, du 13/01/2011  

La réflexion de l’apothicaire du coin :

Rappel : L’erreur est inhérente à l’exercice de la réflexion qui ne peut être considérée comme la négation l’avis de l’autre. C’est un exercice libre et libéral à la fois. PHARHAMSTER

       L’indexation du niveau de développement sur la corruption, est une donnée primordiale car elle constitue, en soi, une petite révolution rationnelle dans la lutte contre la corruption.

Cette lutte ne peut plus être assujettis uniquement à des considérations morales (des niaiseries médiatiques pour ONG en mal de bonne conscience) mais devrait être comprise comme un impératif au développement économique.

Driss Benali a très bien fait de noter la mise en application au Maroc de l’I.N.D.H. (l’Initiative Nationale pour le Développement Humain, dont les résultats sont discutables et peuvent être discutés). L’INDH, qui pour nous, est une idée fondamentale, met l’accent exactement sur le talon d’Achille du Maroc : le développement l’être humain en tant que nécessité fondamentale à tout progrès.

Une pure fiction politique (volontairement incorrecte ...) :  

      Si avec l’INDH on pourrait escompter au niveau social quelques bons résultats, les choses sont à nuancer au niveau économique qui est gangrené par la corruption, biaisant ainsi toutes les données. L’idée est,alors, tentante de proposer un I.N.L.C., une Initiative Nationale de Lutte contre la Corruption. Il s’agira d’une stratégie intégrée, à long terme, dont l’objectif n’est pas d’obtenir un quelconque satisfecit d’ONG mais de réduire de manière significative la corruption à un niveau suffisamment faible, pour ne pas mettre en péril le progrès économique du pays, de facto cette lutte ne devient plus un enjeu moral, mais une nécessité stratégique pour la sécurité et le développement économique futurs du pays. Tout autant que l’I.N.D.H pour le développement social.    

L’éradication totale de la corruption étant une utopie politique qu’on vend classiquement aux analphabètes fonctionnels que nous sommes.

Une véritable initiative nationale de lutte contre la corruption devrait, à notre humble avis, au préalable et avant toute action, se baser sur un élément clef : identifier et neutraliser les lobbys, les réseaux, les accointances et les divers protections qui ont tout intérêt à bloquer une lutte efficiente contre la corruption. C’est un travail minutieux de renseignement et d’intelligence économique, qui ne vise pas à faire des purges staliniennes ou du maccarthisme anti-corruption, mais à identifier avec précision les éventuelles sources de blocage, dans les hautes sphères, à la lutte contre la corruption.

L’arme première de la lutte contre la corruption reste la maîtrise de l’information, la justice n’est que la finition du travail fait en amont.  

Le pire étant de réitérer la sinistre « campagne d’assainissement » de feu Driss Basri. Vouloir mettre touts ceux qui ont commis des infractions en prison (comme le voudrait naïvement les ONG) mettrait à genoux le pays puisqu’il sera de facto à court de compétences pour le gérer. L’idée, au contraire, serait d’opter pour des actions, non médiatiques, persuasives, dissuasives, intelligentes et bien ciblées. Le marocain n’est pas « une tête brûlée », dès qu’il sent le vent tourner, il sait retourner sa veste et cette fois-ci ça sera dans le bon sens de l’histoire.      

Cela créera, théoriquement (...), un effet boule-de-neige vertueux qui écrasera les tentations des plus faibles et persuadera les plus forts de changer de comportement car ils comprendraient enfin que la lutte contre la corruption est devenue un enjeu majeur pour la sécurité du pays, une raison d’Etat.

Il est entendu, qu’on peut imaginer (pour amuser les ONG) quelques procès sans intérêt et des campagnes de communications et de sensibilisation comme on sait déjà le faire. Mais le travail de fond il est ailleurs …              

Dans cette logique purement théorique, les déclarations et la stratégie de Mr Karim Ghellab qui est d’abord un technocrate dont les compétences sont indéniables (accessoirement homme politique, plus par héritage que par conviction) visant à lutter contre la corruption en automatisant les infractions, sont de l’ordre du voeu pieux que d’une quelconque réalité tangible.

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Published by Amster - dans REFLEXIONS
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commentaires

oufqir 20/01/2011 22:41



slt,j me fais déjà des idées sur ce nouveau Maroc à la scandinave ds le quel j'éspéres que mes enfants viveront.je te félicite pr cet article que je trouve fort intéréssant.bon courage et a la
prochaine



Amster 20/01/2011 23:31



Merci Sidi



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