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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 18:03

CHIFFRES & REPERES

LE DÉFICIT BUDGÉTAIRE MAROCAIN

LES DÉPENSES EXPLOSENT

Source : Franck FAGNON « Le budget sous pression », Le journal marocain L’ECONOMISTE, n°3527, du 11/05/2011, pages 1 et 2

11-05-11-FINANCES-PUBLIQUES-MAROCAINES-copie.jpg

 

En ce mois de février 2011 :

- Le déficit budgétaire a atteint 14 milliards de DH soit 1.8% du PIB

- Les dépenses augmentent de 34% alors que les recettes ne progressent que de 5.6%

- Le déficit commercial est de 58,9 milliards de DH* 

* Source : Revue ACTUEL Maroc, n°95, page 30, du 21 au 27 mai 2011

L’ECONOMISTE estime que « de façon générale, le coût du dialogue social ainsi que des réformes annoncées coûteront des dizaines de milliards de DH »

L’avis de l’apothicaire :

        Le dilemme posé par le journal, en particulier l’excellent dessin de RIK qui en dit plus long que le texte lui-même, est en réalité le coût budgétaire des incidences du « printemps arabe » sur les finances publiques au Maroc.

Si la plasticité du système politique marocain a des limites, il en est de même pour son économie, et le spectre de la Grèce est toujours d’actualité, or derrière la Grèce il y a l’Europe. Le Maroc et son économie eux n’ont aucun filet de sauvetage en cas de faillite (allah yester). La question de l’explosion des dépenses publiques se pose de deux points de vu.

> Du point de vu de l’Etat :

         Comment gérer dans l’immédiat la situation politique interne tout en préservant le minimum d’acquis en matière d’équilibres macroéconomiques (eux-mêmes chèrement acquis) ? Au vu des chiffres publiés, il semble que le gouvernement n’en a cure. Et la fébrilité des décisions  risque de coûter très chère à moyen long terme. En fait une instabilité maîtrisée ne serait-elle pas, peut-être, plus utile qu’un calme qui ressemble fort à une bombe à retardement ?

Cette analyse on la retrouve explicité de manière intéressante dans un article Mouna KABLY paru dans le dernier numéro de la revue marocaine Actuel**

** Source : Mouna KABLY « Promesses à vau-l’eau : Démagogie politique, générations sacrifiées », Revue ACTUEL Maroc, n°95, page 14, du 21 au 27 mai 2011      

> Du point de vu des revendicateurs (syndicats, ONG …)

          Si certaines revendications d’ordre économique peuvent paraître légitimes, la question qui se pose c’est l’ordre des priorités.

Demander une meilleure redistribution de la richesse c’est louable, encore faut-il avoir cette richesses dans les caisses de l’Etat. Quand on distribue une richesse qu’on n’a pas crée, on fait exploser mathématiquement la dette publique du pays, hypothéquant par là lourdement son avenir avec un risque réel de faillite.

Sauf erreur de notre part (c’est fort possible), les revendications sociales devraient se structurer par ordre de priorité :

        Lutter contre la dilapidation des deniers publiques : c’est la priorité absolue qui permet à très court terme de renflouer les caisses de l’Etat. Entre le dernier rapport de la cour des comptes et les diverses affaires révélées par les journaux, il y a un véritable filon à creuser. A notre avis, sur le dessin du journal L’ECONOMISTE, on aurait pu ajouter à la liste des architectes qui creusent le déficit publique « la dilapidation des deniers de l’Etat ».

        Soutenir touts les moyens susceptibles de créer la richesse (à moyen long terme) 

         Et enfin lutter pour que la richesse ainsi créée, puissent être redistribuée, sans démagogie, de manière à assurer la cohésion du pays et à activer le fameux ascenseur social.

Classiquement la redistribution de la richesse (qui ne peut être que partielle) se fait via deux créneaux :

- Par voie obligataire : ce sont les impôts, qui doivent êtres perçus (quand ils sont bien conçus) comme un moyen citoyen et civilisé pour la redistribution de la richesse créée. Mais quand l’administration taxe un investisseur (un simple petit commerçant) alors qu’il n’a crée le moindre centime de richesse, l’impôt (ou taxe) devient un véritable frein au progrès économique. Théoriquement on ne devrait pas taxer une activité en cours, mais uniquement le bénéfice qui en découle.          

- Par voie volontaire : au niveau individuel ce sont les donations qu’elles soient de particulier à particulier, intrafamiliale, ou structurées via des ONG. Au niveau de l’entreprise c’est le mécénat                    

Au final, quand un état opte pour une distribution démagogique d’une richesse qu’il ne possède pas, il en résulte une explosion du déficit comme le prouve les chiffres publiés par le journal L’ECONOMISTE.   

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 20:55

M É D I C A M E N T

MODIFICATIONS BIENVENUES SUR

LE PACKAGING DU MUXOL SIROP 125 ML

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            Vous l’avez certainement remarqué le changement de packaging de la spécialité Muxol (DCI : ambroxol). En décembre 2009 on avait traité la filiation pharmacologique et chimique de l’ambroxol : Filiation chimique et pharmacologique de l’ambroxol (cliquer) où on avait noter que :

Les formes dites « adulte » ou « enfant » sont, dans la majorité des cas, faites avec les mêmes concentrations. Autrement dit, ces appellations non rien de pharmacologique, c’est juste des astuces marketing, mise à part le BROMAX et le BRONCOLIBER, ce sont en faite juste les petits et les grands models des mêmes produits.

Dans le nouveau packaging du Muxol sirop 125 ml la mention « Présentation pédiatrique » a été supprimée. Ceci répond fort probablement à des exigences au niveau internationale et notamment la décision de l’AFSSAPS du 29/04/2010, d’interdire les mucolytiques chez les enfants de moins de 2 ans (cliquer pour visualiser).

Pour le reste ce genre de changement répond le plus souvent à des questions d’harmonisation des codes de couleur au niveau international.

Néanmoins, si la suppression de la mention « Présentation pédiatrique » va dans le bon sens, il manque encore l’inscription clairement visible sur l’emballage de la concentration d’ambroxol par ml.

En effet ce nouveau emballage mentionne dans le pararagraphe composition [ambroxol 0,30 g et Excipent qsp 100 ml] charge à chacun d’en déduire qu’il s’agit de 300 mg par 100 ml, soit 3 mg par ml ou alors 15 mg par 5 ml (ah ! ces petits calcules d’apothicaire encore).

Ce qui aurait dû être mentionné en gros caractères bien visibles c’est tout simplement la concentration de 15mg/5ml. Ainsi autant le prescripteur que le délivreur n’aurait aucun mal à estimer immédiatement la quantité de principe actif délivrée. C’est, à notre avis, assez important car c’est un gage de sécurité pour le patient, et cela donne au prescripteur toute la latitude pour adapter la posologie à chaque cas. Par ailleurs cela donne une plus grande transparence dans l’offre d’ambroxol.                   

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 19:36

ESCAPADE OU PRESQUE

BLOUSES BLANCHES VS BLOUSES BLANCHES

10 05 11 BLOUSE BLANCHE VS BLOUSE BLANCHE copie

La pancarte d’origine levée par le vendeur d’escargot mentionnait : « Blouses blanches quelles justice ? »     

           Rien ne ressemble à une blouse blanche qu’une blouse blanche, cela devient presque une réalité au vu la dégradation de plus en plus visible des conditions de travail d’une grande partie du corps médical.

Face aux revendications légitimes de la population, le politique prend souvent le raccourci le plus facile et s’attaque en  premier à la partie la plus visible de l’iceberg : le personnel médical qui est directement en contact avec les patients, le rendant responsable de tous les maux de la santé, le dénigrant en passant sur le plan moral et matériel, de façon insidieuse. Oublier que la situation lamentable actuelle des services de la santé* est la résultante de décisions prises par des cols blancs dans des bureaux feutrés et non pas uniquement le résultat de certains comportements de blouses blanches dans des hôpitaux calamiteux (voir simplement miteux), c’est se tromper lourdement de diagnostic

Certes on ne peut pas dédouaner les comportements répréhensibles émanant du corps médical (pharmaciens compris et oh comment !…), ni passer sous silence les comportements des patients eux-mêmes, qui oscillent entre au minimum l’incivisme et au pire la violence caractérisée à l’égard des médecins et des infirmiers, obligeant une bonne partie des structures médicales publiques à avoir recours aux services de vigiles ! (Cela montre le niveau de tension et d’exaspération de toute part)

Doit-on incriminer le patient, non. Doit-on incriminer le médecin, bien sur que non. Oui la responsabilité est partagée, sauf que, quand on se dit « haut responsable » il faut être à la hauteur de sa responsabilité et d’en assumer les résultats qui en découlent qu’ils soient positifs (c’est ce qu’on souhaite) ou catastrophiques.  

Sauf erreur fort possible de notre part, il ne peut y avoir d’assainissement basé uniquement sur la pression sur ceux qui sont en bas d’échelle, les exécutants. Si on met de côté, par manque de courage politique ou pour tout autre raison, les maux qui gangrènent la majorité des hautes sphères de nos administrations on fini par embrasser une politique populiste stérile, contre productive, voir dangereuse car génératrice de tensions sociales (…) elles-mêmes autodestructrices. Notre pays n’a ni le temps ni les moyens de supporter trop longtemps les conséquences de ces tensions. La plasticité de notre système politique ne supporte plus des décisions hasardeuses (…).             

* Lire à ce sujet par exemple : « L’état de la santé révolte Amnesty » Source : K. Skalli LE SOIR, n°1432, page 07, du 05/05/11  

Post-Scriptum du 18/05/11

Un article paru aujourd’hui même relate les revendications des médecins. Source : K. SKALLI, « Une marche pour les blouses blanches » (cliquer pour visualiser), Le Soir, n°828, page 6, du 18/05/11   

 

  ================================

            Sans transition, à la page 3 du même journal d’où est tirée la caricature susmentionnée, on retrouve une phrase « regrettable » du ministre de la santé marocain, a propos des réseaux familiaux (…) :  

« Quand Bush père passe le flambeau à Bush fils, quand Clinton passe le flambeau à sa femme, quand Jean-Marie Le Pen passe le flambeau à sa fille, personne ne trouve rien à y redire. C’est ça la démocratie » Yasmina Baddou, ministre de la santé. Source : Le Soir Echos, n°822, page 3, du 10/05/2011

Note importante : ce genre de phrases qui sont misent en une par les journaux présentent des limites à leur analyse : primo est-ce que la totalité de la citation a été rapportée, ou alors l’a-t-on tronqué ? Secundo, le contexte où cette phrase a été dite (phrase dite de manière solennelle ou simplement juste exprimée de manière officieuse)      

En prenant d’abord acte des limites précitées, cette phrase est, diplomatiquement dit, « regrettable » (…). Et pour cause, prendre comme exemple de démocrate Mrs Bush et Jean-Marie Le Pen, c’est méconnaître complètement l’essence de la démocratie qui ne peut être réduite à une simple mécanique électorale. Rappelons qu’un certain Führer a été élu démocratiquement en 1932, cela ne fait pas de lui un démocrate, loin de là c’est même l’un des pires exécrables fascistes que l’humanité a pu engendré. L’essence de la démocratie c’est d’admettre que l’autre (quel qu’il soit) a une part de vérité ou simplement de justesse, ce qui en interdit de facto toute discrimination et impose le dialogue citoyen comme seule arme de lutte pour le pouvoir.

 Par ailleurs quand un ministre maghrébin prend comme référence un leader d’extrême droite français xénophobe, on est en droit de se poser la question s’il n’est pas entrain de se tirer une balle dans les pieds ?     

Honnêtement, notre ministre aurait pu se défendre autrement avec un discours du genre :

« Chers concitoyens, mon plus grand héritage est celui que mon parti l’ISTIQLAL m’a inculqué en terme de valeurs humaines et de sacrifice pour le pays. Et alors que j’ai toujours lutté pour l’égalité des chances entre tous, on m’attaque aujourd’hui, sur ce qui fait la matrice même de mon action politique, en insinuant qu’il existerait un réseau familial qui se coopte pour des postes étatiques. C’est scandaleux d’autant plus que j’ai sacrifié le bien-être de ma famille pour la gloire de mon pays, pire encore mes propres enfants sont lynchés par des sites calamiteux à des fins exécrables, mais cela ne changera en rien mes convictions, mes valeurs et mon attachement indéfectible au progrès de mon pays ».

Le citoyen avertis comprendra facilement ce qu’il a à comprendre, bien sur, mais au moins c’est politiquement cohérent et c’est touchant, les communicateurs parlent eux d’«humaniser une situation » en ajoutant une bonne dose d’affect.

Justement, dans un pays comme le Maroc où il devient de plus en plus difficile d’investir dans les menottes de Mme Michelle Alliot-Marie, (à part si on est fan d’« Attache-moi ! » d’Almodovar …) nos politiques devraient peut être se tourner vers de bons conseillés en communication afin d’éviter des « maladresses » qui témoigneraient de la qualité intrinsèque de leurs analyses.  

PS : Les avis exprimés ci-dessus sont strictement indépendants, mais cette indépendance n’implique pas forcement qu’ils soient justes, cela vaux ce que ça vaux, mais sans plus. En l’occurrence le sens critique du lecteur est absolument requis, afin qu’il se forge lui-même sa propre opinion en toute liberté.         

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 20:51

C H I F F R E S   &   R E P È R E S

Les chiffres de l’industrie pharmaceutique marocaine

Selon Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC) &

L'Observatoire de l'Entreprenariat (ODE)

 

Source : La revue marocaine L’OFFICINAL, n°85, page 9, mars/avril 2011

 

- L’industrie pharmaceutique marocaine occupe la deuxième position au niveau africain.

- Elle produit près de 280 millions d'unités par an

- Elle génère un chiffre d'affaires de plus de 10 milliards de dirhams.

- Le marché local a progressé de 40,6 % entre 2006 et 2009

- La production locale couvre près de 65 % des besoins du pays

- 10 % de la production nationale est destinée à l'export

- La performance à l'export est moins importante que celle de certains pays comme la Jordanie, la Turquie et l'Égypte.

Concernant le marché local, selon un rapport l'Observatoire de l'Entreprenariat souligne :

- La consommation moyenne de médicaments par habitant est encore faible et que, d'ici 2015, elle devrait s'établir autour de 470 dirhams par an et par habitant.

- Selon ce rapport, la classe thérapeutique la plus consommée est celle comprenant les médicaments de l'appareil digestif et du métabolisme avec 17,8 % de parts de marché, suivie des anti-infectieux (17,3 %) et des médicaments destinés au système nerveux central (11,1 %).

Lire aussi sur ce même BLOG : LES DÉPENSES DE MÉDICAMENTS PAR HABITANT COMPARATIF ENTRE 7 PAYS

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 08:02

11-05-09-Escapade-Butazolidine.jpg

Après 3 articles sérieux, il n’y a rien de mieux qu’une bonne perle. Et en effet cette vieille Butazolidine (phénylbutazone) sent le gaz des effets secondaires, sans renié que le Rennie (carbonate de ca) n’a rien à avoir avec le RNI (Rassemblement National des Indépendants) qui semble se désagréger ces derniers temps ( lire à ce sujet : Le RNI expulse un conseiller)     

A propos du phénylbutazone lire sur ce même BLOG: Les pyrazolés  vendus au Maroc article mis en ligne en avril 2009 et rédigé SVP en juin 2005.

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 10:57

L E C T U R E S   O F F I C I N A L E S

PEUT-ON REPRENDRE L’ASPIRINE Á FAIBLE DOSE

APRÈS UN ULCÈRE DIGESTIF HÉMORRAGIQUE ?

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L’arbre représenté sur l’image est le saule blanc (Salix alba) de l’écorce duquel on avait, au cours des années 1800 préparé la salicyline que des scientifiques allemands purifièrent et qu’on appellera par la suite acide salicylique, l’acétylisation viendra pars la suite. On aurait pu prendre comme arrière plan de notre formule La Reine-des-prés qui est aussi riche en acide salicylique, mais le saule blanc reste historiquement le plus connu.    

Note importante pour les patients :  Cet article est une discussion professionnelle, ne pas changer ni arrêter votre traitement sans l’avis de votre médecin, ce dernier connaît parfaitement votre cas. Par ailleurs les données scientifiques sont en perpétuelle évolution, il se peut que votre médecin traitant puisse se baser sur des données dont nous ne disposons pas. Ne jamais se fier à Internet pour prendre des décisions médicales ou thérapeutiques, les risques d’erreurs sont énormes avec de sérieuses conséquences pour votre santé.

 

        Peut-on reprendre l'aspirine à faible dose après une ulcère digestif hémorragique ? C’est la question à laquelle a tenté de répondre une équipe de l'Institut des maladies digestives, de l'Université de Hong Kong, dans un article publié dans la revue américaine Annals of Internal Medecine du mois de janvier 2010. C’est une question fort intéressante quand on sait que l’aspirine est l'antiagrégant de référence dans la prévention des récidives des accidents cardiovasculaires selon la Revue Prescrire [1] 

Source:

- Sung JJ et coll. "Continuation of low-dose aspirin therapy in peptic ulcer bleeding. A randomized trial" Ann lntern Med 201O; 152 (1): 1-9.

- Lien Internet : cliquer sur le titre souligné. Remarquer, en passant, un petit paragraphe en bas intitulé « Potential Conflicts of Interest » qui montre les conflits d’intérêts potentiels entre les auteurs et certains laboratoires pharmaceutiques (Pfizer entre autre), par ailleurs l’article mentionne que le financement de cette étude a été supporté par l'Université de Hong Kong. Ces « petits » détails plaident pour le sérieux des auteurs. Comme quoi on peut avoir des relations sérieuses avec les firmes et rédiger des analyses honnêtes et rationnelles, sur lesquels se base une revue indépendante et rigoureuse comme Prescrire [2].

Méthode :

- C’est un essai randomisé, en double aveugle réalisé entre 2003 et 2006

- Il a inclus 156 patients à très haut risque cardiovasculaire, ayant arrêté un traitement préventif cardiovasculaire par aspirine suite à une hémorragie digestive liée à un ulcère gastrique ou duodénal.   

- Cet essai a comparé la reprise d'un traitement par aspirine (80 mg par jour) immédiatement après la guérison de l'hémorragie versus placebo pendant 8 semaines.

- Les patients ont d'abord eu un traitement endoscopique de l’hémorragie et ont débuté un traitement par un inhibiteur de la pompe à protons (pantoprazole (Eupantol", Inipomp" ou autre)). Tous les patients ont reçu une perfusion de 72 heures de pantoprazole suivie par pantoprazole par voie orale

- Le critère principal d'évaluation était la récidive de l'hémorragie dans les 30 jours, confirmée par endoscopie. Un des critères secondaires était la mortalité globale à 8 semaines de suivi

Résultats : 

- Sur les 156 patients de départ, trois patients se sont retirés avant la fin de l’essai.

- Les récidives hémorragiques dans les 30 jours étaient de

                   > dans le groupe aspirine 10,3%

                   > dans le groupe placebo 5,4%

                   Avec  Intervalle de confiance IC : 95%

- Les patients qui ont reçu l'aspirine avaient un taux de mortalité globale (toutes causes confondues) moindre que les patients ayant reçu le placebo :

                   > dans le groupe aspirine  1,3%

                   > dans le groupe placebo 12,9%

Autrement dit, si les récidives hémorragiques ont paru plus fréquentes dans le groupe aspirine que dans le groupe placebo, la mortalité globale a été moindre dans le groupe aspirine que dans le groupe placebo et ce de manière statistiquement très significative: 1,3 % contre 12,9 %

Conclusions :

               Les auteurs concluent que l'aspirine en traitement continu peut, certes, augmenter le risque de récidives hémorragiques, cependant elle fait baisser le taux de mortalité. Des essais plus larges sont nécessaires pour confirmer ces résultats, selon les auteurs de cette étude, d’ailleurs parmi les limites de ce travail rapportées dans les conclusions de cette étude il y a la taille du panel (156 patients) jugé par les auteurs eux-mêmes comme relativement petit.     
               La Revue prescrire quant à elle préconise, sur la base de cette étude, ce qui suit : « En pratique, après une hémorragie digestive liée à un ulcère, chez des patients ayant déjà eu un accident cardiovasculaire. Il semble préférable de reprendre le traitement préventif cardiovasculaire par aspirine à faible dose dès l'arrêt de l'hémorragie, bien que les récidives hémorragiques soient fréquentes. »

L’avis du pharmacien :  

               Il y a quelques années, nous avons eu à gérer sur le plan des conseils, un patient de 60 ans ayant présenté une diverticulose hémorragique sévère, qui a nécessité une hospitalisation d’urgence (avec perfusion …). Ce patient ayant une cardiopathie était entre autre sous diltiazem (Tildiem ou autre) trinitrine (Lenitral ou autre) et de l’aspirine. Quelques années après cet épisode il a en effet pu reprendre sans grand problème, mais sous un suivi médical strict, de l’aspirine à 75 mg en traitement continu.

Cette étude vient à point nommé pour conforter les médecins traitants dans leur décision. En clair, une hémorragie digestive ne signe pas forcément l’arrêt de l’aspirine, car si le risque hémorragique est réel, le risque de mortalité élevée d’origine cardiovasculaire, sans aspirine l’est tout aussi.

En fait pourquoi s’accrocher à l’aspirine ? à notre avis, pour au moins deux raisons, la première c’est l’avis de la Revue Prescrire qui considère que « En prévention d'une récidive d'un accident cardiovasculaire, l'aspirine est l'antiagrégant de référence » [1], la deuxième c’est le prix et la disponibilité de l’acide acétylsalicylique.                        

Autres sources :

1- Prescrire Rédaction "Les antiagrégants chez les patients à risque cardiovasculaire très élevé. L’aspirine reste le plus souvent le premier choix" Rev Prescrire 2009; 29 (306) : 278-283.

2 - Prescrire Rédaction "Prévention cardiovasculaire : Reprendre l’aspirine à faible dose après ulcère digestif hémorragique" Rev Prescrire 2010; 30 (326) : 921-922.

3 - A propos de l’aspirine on peut lire chez Wikipedia un article fort correcte : Acide acétylsalicylique

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 20:05

BIOÉQUIVALENCE ET GÉNÉRIQUES

ENCORE DES QUESTIONS NON ÉLUCIDÉES

11 05 07 GENERIQUES

       Selon la lettre d’information n°73, datée du 07/03/2011, du site Pharmacies.ma, citant le journal LA VIE ECO du 28/02/2011 : l’instauration de la bioéquivalence sera bientôt réalisée

       Dans notre article daté du 16 mars 2009 intitulé : « NOUVELLE EXIGENCE D'UN TEST DE BIOEQUIVALENCE POUR LES GENERIQUES AU MAROC » on vous rapportait que « Un test de bioéquivalence sera exigé dans les prochaines semaines pour tous les four­nisseurs désirant mettre leur générique sur le marché marocain, a-t-on appris auprès d'un responsable du ministère de Santé » cité par le journal "LE SOIR ECHOS" n° 274 du 16/03/2009 page 17.  Plus de deux années après cette déclaration on est sidéré de constater qu’on n'est pas arriver encore à faire passer ce texte de décret (attention ce n’est pas texte de loi, qui, lui, passe obligatoirement par le parlement …)

Nous vous citons ci-après les principales informations rapportées par lettre d’information :   

« Le projet de décret relatif à la bioéquivalence des médicaments génériques qui entre dans le cadre de l’application des dispositions de la loi 17-04 portant code du médicament et de la pharmacie est enfin finalisé. Et en principe, il entrera en vigueur, et ce, conformément à la procédure, après son passage en conseil des ministres et sa publication au Bulletin officiel.
- Ce texte donne une définition de la bioéquivalence et fixe les critères scientifiques justifiant la dispense des études de bioéquivalence pour certains produits.

- Il institue l’obligation légale pour tout laboratoire, producteur ou importateur, souhaitant commercialiser un générique, de prouver par des essais cliniques que le générique est bio-équivalent au médicament de référence. Cette étape est exigée par le ministère de la santé pour l’octroi de l’autorisation de la mise sur le marché (AMM).

- Le projet de décret précise aussi que l’instruction de la demande ne sera faite qu’après évaluation et validation des études de bioéquivalence par le ministère de la santé. Toutefois, cette bioéquivalence est exigée seulement pour les médicaments dont la biodisponibilité peut affecter l’équivalence thérapeutique, elle n’est pas requise pour certains types de médicaments, notamment les préparations parentérales, les présentations aqueuses pour usage oral, …etc.
Réaction :

Selon Farid Hakkou, professeur-chercheur et président du comité d’éthique de Casablanca, le projet présente quelques failles :  

- Il ne fait pas référence à la méthodologie des études de bioéquivalence. Le texte ne fixe ni le nombre minimum de volontaires, ni la méthodologie des calculs statistiques, ni le plan expérimental.

- Ensuite, le projet prévoit, pour les produits fabriqués localement, les tests de bioéquivalence pour le premier lot seulement. Le projet doit préciser, en principe, les cas dans lesquels la bioéquivalence doit être refaite, notamment le changement de site de production, des moyens de production, de la matière première ou encore le changement d’excipient.
- le texte ne précise pas dans quelles conditions les études biologiques, in vivo ou in vitro, doivent se faire.

- le texte ne précise pas non plus la qualité des experts habilités à mener les études biologiques.
Rappelons enfin que la bioéquivalence n’étant pas obligatoire, très peu de tests ont été effectués au Maroc durant ces dernières années. Il y en a eu une dizaine seulement depuis 2000. Les tests sont réalisés par les centres publics relevant des universités de médecine et de pharmacie de Casablanca et de Rabat. Deux laboratoires pharmaceutiques ont lancé des projets de création de centres d’essais. Seulement, ça pose problème dans la mesure où les laboratoires ne peuvent être juge et partie. Et c’est là encore une faille du projet de décret relatif à la bioéquivalence. »

L’avis du pharmacien :

             Alors qu’on cherche à promouvoir le générique, cela montre un exemple de cafouillage inimaginable dans la gestion du médicament dans notre pays. Sous réserve, primo de l’absence d’un éventuel conflit d’intérêts entre l’auteur de ces critiques et certains industriels, secundo : que les critiques énoncées s’avèrent réellement justifiées.        

Remboursement des médicaments :   

            A noter  que la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS) a commencé dés le 1er mai 2011, à rembourser aux assurés les frais de médicaments sur la base du prix du médicament générique lorsque celui-ci existe.

Les médicaments prescrits, soit dans le cadre de soins réguliers ou de maladies chroniques, seront remboursés sur la base du prix du médicament générique correspondant, indiquait un communiqué de la CNOPS, rendu public le mardi 29/03/2011. «Les médicaments génériques prescrits seront remboursés selon les taux en vigueur (à hauteur de 70% pour les soins réguliers et à 100 % pour les maladies chroniques ou coûteuses), s'ils sont inclus dans la liste des médicaments remboursables», note le même communiqué. La Caisse a, par ailleurs, appelé, les assurés à réclamer à leurs médecins la prescription de médicaments génériques correspondant à leur cas, en vue d'éviter une baisse de la valeur des remboursements. L'adoption de cette décision s'inscrit dans le cadre des mesures prises par la CNOPS, à la lumière des conclusions d'une étude prévoyant «un déficit financier à court terme» dans la gestion de la Caisse «si des mesures rapides ne sont pas prises pour contrôler les charges des soins médicaux», souligne le communiqué. Source : Le Soir, n° 793, page 02 du 30/03/11

L’avis du pharmacien :

           Alors que on n’a cessé de défendre le générique marocain sur PHARAMSTER (contre l’avis, nous semble-t-il, de la majeure partie de nos confrères et consoeurs), les incohérences décisionnelles des services de l’Etat nous poussent à dire, malgré nous, qu’on est en train (pardonnez nous l’expression) de mettre la charrue avant les bœufs. Par ailleurs, il serait utile de redéfinir de manière légale qu’est-ce qu’un générique et qu’est-ce qu’une simple copie ?    

Autrement dit, alors que le décret concernant la bioéquivalence (lui-même critiquable), qui est l’argument irréfutable pour défendre le générique, traîne dans les couloires de l’administration, et que les définitions légales ne sont pas tout à fait claires, un autre service de l’Etat (la CNOPS) avance dans la précipitation sur un terrain  non balisé, au risque de faire capoter le concept même du générique qui deviendrait de facto un « sous-médicament » destiné aux couches les plus défavorisées ! Notre administration, par son manque de cohérence, n’est-elle pas entrain de créer de toute pièce une énième fracture sociale ?           

Autres articles à ce sujet, deux textes du journal gratuit AUFAIT

- le premier daté du 23/03/2011 Assurance maladie obligatoire : Promouvoir le générique

- le deuxième daté du 24/03/2011 : La CNOPS présente à Rabat l'état d'avancement de son plan d'action stratégique intégré 2010-2014

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Published by Amster - dans MEDICAMENT
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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 22:59

C H I F F R E S   &   R E P E R E S

LA PRISE EN CHARGE DU DIABETE AU MAROC

Enquête de la Société Marocaine d’endocrinologie diabétologie & nutrition - SMEDIAN -

 11 04 18 C&R DIABETE une pluie de sucre

 

- Source : Enquête de la Société Marocaine d’endocrinologie diabétologie & nutrition, in LE SOIR ECHOS, n°806, page 08 du 18/04/2011

- Source Image : Sugar Rain Galerie de photos de NEOFLO, sur Flickr.com    

Méthode :   

- L'enquête réalisée au Maroc par la SMEDIAN (Société Marocaine d’endocrinologie diabétologie & nutrition), au cours du premier trimestre de 2011

- Effectuée auprès de 53 médecins généralistes, dont 23 dans le privé

- Incluant 493 patients en majorité de Casablanca, Fès et Rabat,

- Le diagnostic est estimé sans  aucune équivoque lorsque le taux de glycémie se situe entre 2 et 3 grammes

Résultats : 

    Diagnostic et contexte :

- Dans 43 % des cas la découverte du diabète est fortuite et souvent tardive

- Sur l'ensemble des patients enquêtés, 260 d'entre eux, soit 45,7 %, présentent des antécédents familiaux.

- Le manque de couverture médicale : l'enquête montre que 67,5 % des diabétiques n'en disposent pas,

- Niveau de formation : plus de la moitié avaient ont un niveau scolaire primaire tandis que 4 % sont analphabètes. Ce très faible niveau d'éducation rend encore plus difficile la prise en charge et augmente les risques de complications.
- Plusieurs pathologies associées au diabète ont été constatées : A titre d'exemple, 74 % des diabétiques souffrent d'hypertension artérielle et 10 % des malades ont dû être hospitalisés pour une complication au cours des douze derniers mois

   Traitement

- Au tout début de la maladie, les patients prennent dans 38,4 % des cas de la métformine

- 27,2 % des diabétiques ont suivi un traitement initial avec un sulfamide

- Le traitement initié à l'insuline se limite à 6,5% des patients. Au fur et à mesure de la maladie, le traitement à l'insuline s'élargi à d'autres patients pour arriver à 12,7 %.

- L'étude explique que 71 % des diabétiques se font deux injections d'insuline par jour et que dans 64 % des cas se font traiter par l'insuline intermédiaire

  Impact de l’éducation : 

- Côté éducation, l'enquête révèle que la moitié des patients n'ont jamais suivi de séance de sensibilisation.

- Ceux qui en ont suivi expliquent, dans leur grande majorité, avoir reçu des messages sur l'importance de la nutrition et de l'activité physique. Mais les malades semblent oublier l'importance du contrôle de la glycémie.

- Même lorsqu'ils disposent d'un lecteur de glycémie, 14 % d'entre eux ne l'utilisent jamais

Rôle du médecin généraliste : 

- La plus part des généralistes reçoivent jusqu’à 10 diabétiques par semaine, mais 58% de ces professionnels n’ont jamais suivi de formation dans ce sens.

- Près de la moitié des généralistes prescrivent de l’insuline et 70% des généralistes avouent une grande difficulté à surveiller le taux d’hémoglobine glyquée. Et pour cause 64% évoquent le prix trop élevé des analyses tandis que d’autres évoquent le manque de temps ou l’insuffisance de matériel.

Recommandations :

Les auteurs recommandent l’organisation de programmes de formation et d’évaluation permettant aux généralistes une meilleure efficacité.  

 

L’ a v i s   d u   p h a r m a c i e n  :

       Certes, l’apport du médecin généraliste reste largement sous-estimé dans plusieurs pathologies au Maroc et particulièrement dans les pathologies chroniques (en cardiologie, endocrinologie, rhumatologie …) où un suivi régulier est une nécessité absolue. Ce suivi auprès des spécialistes privés devient problématique dés lors que le pouvoir d’achat de la population faible, d’ailleurs le ministère de la santé ne se prive pas de charger les médecins du secteur public de nouvelles responsabilités en pédiatrie ou en endocrinologie, espérons que l’amélioration des conditions de travail puisse suivre le même train des responsabilités.

      Et le pharmacien dans tout cela ? Le rôle de l’officinal doit être redéfinie à travers des « conduites à tenir » ou plutôt un consensus interprofessionnel diligenté par les organisations représentatives des officinaux.

Au lieu de cela, on nous sert des congrès amorphes, complètement à la merci des services marketing - des laboratoires, banques et autres vendeurs de voitures - avec comme comble de la médiocrité intellectuelle des thématiques sur le marchandising, comme si le pauvre patient marocain n’avait besoin que de cela pour acheter son médicament. Vous avez dit absurde …

Concrètement, (et là on aurait tant et tant voulu que ça soit une réflexion collective …) l’officinal va jouer un rôle, particulièrement intéressant dans le contexte marocain, et ce à trois niveaux :            

   1- La détection (et non le diagnostic bien sur) des cas éventuels de diabètes, qui vont être par la suite dirigés vers le médecin, c’est une opération de triage à très large échelle avec comme moyens simples :

- Les tests de glycémie ambulatoire (par bandelettes, la chimie sèche qui est largement diffusée avec des coûts tout à fait acceptables).

- L’existence de facteurs de risques (encore faut-il les connaître parfaitement) type âge, obésité, sédentarité, prédispositions génétiques …. C’est un ensemble de facteurs qui sont connus par tout le monde (y compris par les infirmiers), et que l’officinal a - théoriquement - les compétences requises pour les utiliser parfaitement à bon escient.

   2- La disponibilité des thérapeutiques adéquates et l’observance : le concept de «disponibilité des thérapeutiques adéquates» dépasse de loin la simple délivrance du médicament. En effet au-delà de la délivrance dans les règles de l’art, il s’agit de réfléchir collectivement (oui on rêve là, mais bon …) à touts les moyens susceptibles d’améliorer l’accessibilité au produit et sa sécurité d’emploi voir de repenser objectivement son utilité réelle (…)

   3- La prévention : on ne va pas détailler encore ici cet aspect de notre profession, le point sur lequel il faut insister c’est l’implication sans réserve de l’officinal dans cette action hautement fondamentale. Franchement un officinal, pour rendre service à sa société, n’a pas besoin d'aller chercher une quelconque caution morale dans les associations de charité ou de bienfaisance, notre comptoir est le lieu naturel où notre générosité dans le travail doit s’exprimer. Le reste n’est que mièvrerie mondaine pour « petites » gens en mal de bonne conscience.                                                 

Articles dans la même thématique sur PHAHAMSTER :

- Novembre 2010 : Impact des boissons sucrées sur l’apparition du diabète

- Mai 2010 :            Hygiène de vie et diabète

- Juin 2009 :           La corticothérapie chez le diabétique    

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 23:11

Voulez-vous du sparadra ?

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 12:42

T É M O I G N A G E

UNE VIE DE NEUROCHIRURGIEN

 

            Á titre de repère nous vous rapportant ici un témoignage vivant, sans concession d’un jeune neurochirurgien dans  un hôpital public de Rabat. Ce texte est issu d’un blog qui nous a été conseillé par un fidèle lecteur de PHARHAMSTER : « Mémoire d’un neurochirurgien schizophrène » (cliquer sur le titre)

Âmes sensibles, au sens réel du terme, s’abstenir. C’est une ambiance glauque, avec une charge psychologique et émotionnelle très lourde, si vous êtes déprimé cela risque de vous abattre complètement, mais cela a l’intérêt de donner une photographie claire d’une certaine réalité dans nos hôpitaux.           

Nous partageons bien entendu avec l’auteur son implication vis-à-vis du patient, qui reste le cœur de notre métier, toutefois nous pensons, sauf erreur de notre part, que  la responsabilité de ce genres de situations, aussi cruelles soient-elles, est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît. Ce n’est pas pour noyer le poisson, mais un regard critique plus macrosociologique permet d’aborder de manière plus rationnelle (et surtout moins impulsive) les ébauches d’éventuelles solutions ou alternatives.

Fidèle à notre façon d’aborder les problématiques les plus atroces, nous vous proposons à titre d’illustration de ce texte « Mémoire d’un neurochirurgien schizophrène » un dessin remarquable d’Aassid paru le 03/02/2011 dans le journal Le Soir Echos, qu’accompagne merveilleusement bien cette phrase de L’abbé Pierre : « Un sourire coûte moins cher que l'électricité, mais donne autant de lumière »

11 02 03 Salle d'opération ou abattoir

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