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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 18:38

10-09-03-Perle-Volatrene-copie.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce patient a eu une véritable prémonition, et pour cause, au vu des attaques incessantes contre les officinaux ces derniers temps, on ne vendra plus de Voltarène mais du Foultalin qui n’est autre que le nouveau nom officinal du foul, les fèves en français. Bon week-end

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 17:16

CHIFFRES & REPERES

LES 12 RECOMMANDATIONS DE L’OMS

AU SUJET DE LA COMMERCIALISATION DES ALIMENTS & DES BOISSONS DESTINES AUX ENFANT

 

 

L’OMS vient ce 31 janvier 2011 de publier un document sous forme de recommandations, 12 au total. Nous vous donnons ici le lien pour télécharger ce document fort important (un ficher pdf, 16 pages, 544 Ko), en attendant de le discuter et de le commenter (avec vous, pourquoi pas ?) par la suite : cliquer sur le titre pour télécharger :   

 

 

Comme une référence peut en cacher une autre (c’est les soldes sur PHARAMSTER) on vous donne aussi le lien pour télécharger un document de référence de l’OMS, daté de 2004, sur un sujet qui nous tient à cœur : l'activité physique & santé (fichier pdf, 23 pages, 1842 Ko)  

 

Petite remarque au passage :

Pour un professionnel de la santé, il est préférable d’avoir ces documents comme source d’arguments que les qu'en-dira-t-on ou les approximations des revues de santé et de bien-être.  

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 12:56

LES PHARMACIENS

FACE AU RAPPORT DU BOSTON CONSULTING GROUP

11-01-25-BCG-vs-Pharmaciens.jpg

COMMUNIQUE DE PRESSE

Les responsables des différentes composantes du secteur pharmaceutique, Fédération Nationale des Syndicats des Pharmaciens du Maroc (FNSPM), l’Association Marocaine de l’Industrie Pharmaceutique (AMIP), l’Association Marocaine du Médicament Générique (AMMG), l’Association Marocaine des Distributeurs Pharmaceutiques (AMDP) et Maroc Innovation Santé (MIS), se sont réunis à Casablanca le 25 janvier 2011.

Après avoir pris connaissance incidemment des conclusions du rapport BCG qui a été élaboré sans réelle concertation. Les conclusions tirées de ce rapport ont été jugées à l’unanimité inadaptée aux réalités socioéconomiques nationales.

Préoccupé, profondément inquiet et soucieux, non seulement  d’améliorer l’accès aux médicaments mais d’en garantir la pérennité, la sécurité et l’indépendance en approvisionnement, le comité formé séance tenante, demande à Madame la Ministre de la Santé de surseoir à la mise en application de toute reforme qui découle du dit rapport et d’ouvrir d’urgence un débat avec tous les responsables du secteur pour trouver une solution objective et pérenne.

 

L’avis du pharmacien de base :

L’erreur est inhérente à l’exercice de la réflexion qui ne peut être considérée comme la négation l’avis de l’autre. C’est un exercice libre et libéral à la fois. PHARHAMSTER

              Le premier élément marquant de ce communiqué n’est autre la qualité des signataires, ce ne sont pas ici des syndicalistes exaltés, mais toutes les composantes du secteur du médicament impliquant divers intérêts.

S’il n’y  avait que des officinaux (FNSPM), on serait tenté de dire que c’est du corporatisme. S’il n’y avait que les grands laboratoires internationaux (MIS), on serait tenté de dire que c’est dirigé contre le générique, et contre les laboratoires de moindre taille.

En fait la signature la plus marquante de ce communiqué est celle de l’AMMG l’Association Marocaine du Médicament Générique, qui représente majoritairement les industriels du générique. Ceux là mêmes à qui le plan du ministère de la santé – BCG devait être théoriquement profitable. Avec celle de l’AMIP (le reste des industriels), cette signature vaut se pesant d’or, car elle implique que la lecture, qui a été faite par ces responsables du dit plan, est tout simplement négative.      

La convergence d’avis émanant d’organisations aux intérêts contradictoires, montre que la stratégie prônée par le BCG, nous mènera vers un fiasco social (les officinaux) et industriel avec un impact conjoncturel sur les équilibres financiers. Autrement dit le plan du BCG, qui selon nous est un recyclage de mesures qui ont montrées leurs limites ailleurs, mettra à genou toute la filière du médicament.

Note à part :

Le rapport du Boston Consulting Group a été facturé au ministère de santé : 8 millions de DH. Source : Le Canard Libéré, n°188, page10, du 28/01/2011

L’une des qualités marquantes des signataires de ce communiqué c’est qu’ils ne sont pas nés des dernières élections et qui n’ont pas d’agenda politique

Oui on est pour l’amélioration de l’accès du médicament à travers :  

      - Une politique de prix des médicaments transparente.

      - La suppression de la TVA sur les médicaments (une absurdité marocaine) 

      - Une réévaluation des AMM qu’on délivre à tort et à travers, transformant les rayons de nos officines en dépotoirs.

      - Une gestion de l’information sur le médicament au niveau national, rigoureuse,  indépendante et accessible : sans cela toute les formations continues sont biaisées. Une telle gestion amènera de facto une concurrence loyale qui d'une part est créatrice de richesse (à long terme) pour les laboratoires et d'autre part est bénéfique pour le patient.             

       - Le respect strict de la déontologie par touts les acteurs de la santé (médecins, officinaux & industriels) 

       - Et enfin une remise à niveau du management du ministère de la santé à savoir : la mise à nue de touts les réseaux, les accointances et les protections y compris (et avant tout) dans l’entourage même du ministre de la santé. Faisant, sauf erreur fort possible de notre part, des passe-droits et du clientélisme une forme de culture de l’entreprise MSP (du moins c’est la perception de l’apothicaire de base, qui on espère vivement qu’elle soit fausse), ce n’est pas dans le bakchich que perçoit l’infirmer de l’hôpital Ibn Rochd à Casablanca où réside le mal*.

Il ne s’agit pas ici de faire une énième chasse aux sorcières en remplaçant flane par foulane, mais de développer une nouvelle culture managériale, avec juste les compétences disponibles, basée sur le courage des décisions politiques, l’honnêteté intellectuelle et l’efficience des services de l’Etat.            

* Lire : Rida Addam « Des vidéos choquantes le confirment : il ne fait pas bon d’accoucher au CHU Ibn Rochd », journal marocain Libération, n°6169, page 01 et 03, du 28/01/2011

 

Post-Scriptum : C’est sur ce genre de problématiques qu’on attend un cabinet de conseil, sauf que là c’est plus complexe avec des paramètres beaucoup plus importants en nombre et fortement hétérogènes en spécialités (économiques, politiques, pharmacologiques et culturels).

Il faut rappeler aussi que c’est ce même cabinet d’étude, le Boston Consulting Group, qui a été mandaté auparavant par l’AMIP (les industriels) pour contrecarrer l’enquête parlementaire sur le médicament qui attaquait les industriels, cette fois-ci c’est le ministère de la santé qui paye le même bureau d’étude pour s’attaquer aux industriels et aux officinaux. Et si ces derniers pouvaient se payer les « services » du BCG il aurait certainement conclu son étude en disant que « les officinaux sont de gentils moineaux inoffensifs et paisibles » sauf qu’il aurait fallu pour cela payer plus de 8 millions de DH, comme nos syndicats sont fauchés de manière chronique, il faut pas rêver, il n’y a pas de chance pour que cela arrive un jour.

Plus sérieusement, l’une des clefs essentielles de la mise à niveau du secteur de la santé reste la maîtrise de l’information sur le médicament, une information rigoureuse et indépendante. C’est un vrai débat de fond à l’heure actuelle en France (on y reviendra dans le cadre d’un petit article intitulé : la commissionite à la française). Chez nous, n’ayant ni AFFSSAPS ni HAS c’est un vide scientifique sidéral ahurissant avec lequel on vit au quotidien, alors que le corps médical est demandeur il ne trouve comme référence que des formations, des congrès et revues toutes sponsorisées, biaisant de facto toute analyse impartiale du fait pharmacologique 

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 12:17

CHIFFRES & REPERES

LES BONS COMPTES DE LA DOUANE

 11 01 25 Recettes douanières

Source : L’ECONOMISTE, n°3452, pages 1-4, du 25/01/2011

« Malgré la signature d’une série d’accords de libre-échange (Quadra, Turquie, UE, USA …), induisant un démantèlement tarifaire, les recettes douanières ont tout de même enregistré une forte hausse.

Elles ont atteint le record historique de :

73,6 milliards de DH en 2010 

contre

65,9 milliards de DH en 2009

(11,5% de hausse).

Ce qui représente un doublement des recettes depuis 2002, date de la suppression des tarifs de référence. »

L’avis de l’apothicaire du coin :

Toute amélioration qui concerne le recouvrement des impôts ou des recettes douanières est globalement un signe de bonne gouvernance.

C’est d’autant plus important dans le cas présent des douanes avec le démantèlement tarifaire. Cela implique, selon notre humble avis, que ces résultats sont le fruit non pas d’augmentations tarifaires mais d’une amélioration tangible de l’efficience de l’appareil de l’Etat.            

La caricature de L’ECONOMISTE, elle, est drôle et percutante à la fois résumant parfaitement un esprit libéral au bon sens du terme.   

Cette méthodologie devrait peut être inspirer note ministère de la santé, qui devrait trouver les solutions aux problèmes de la santé, non pas dans la poche des officinaux ou dans la trésorerie des industriels, mais en améliorant d’abord l’efficience de son management.     

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 18:47

La leçon tunisienne

1ère Partie : Une valse à deux temps à Paris

************************************************

11 01 27 Tunisie canard

 

       Ce sous-titre a été emprunté à un encadré de Maroc-Hebdo, au sujet de l’attitude de l’intelligentsia politique française, on ne pouvait pas ne pas se remémorer les paroles du grand Jacques (Jacques Brel) :

« Au premier … temps … de la valse, il avait la France, Ben Ali et le ciel bleu »  

En effet jusqu'au soir du vendredi 14 janvier 2011 :  

- Qualifier le maître de Tunis de dictateur était « tout à fait exagéré»  par Frédéric Mitterrand.

- Mr Ben Ali « développait sur bien des points l'ouverture et la tolérance » par Nicolas Sarkozy

- Mr Ben Ali menait une «  politique saine. En Tunisie les choses fonctionnent correctement» par Dominique Strauss-Kahn

- Mieux  encore, le jeudi 13 janvier 2011, Michelle Alliot-Marie ministre des affaires étrangères proposait la coopération policière de la France « La France dispose d’un savoir-faire reconnu en matière de maintien de l’ordre dans le respect de l’usage proportionné de la force afin d’éviter des victimes »

Sources :

- Le Canard enchaîné, n°4708, page 1, du 19/01/2011

- Maroc Hebdo International, n°916, page 20, du 21 au 27 janvier 11

       C’était le premier temps de la valse, s’en suit un cafouillage inédit dans la région. Ce n’était plus une valse mais un tango écorché vif typiquement latin avec une thématique du genre « je t’aime, moi non plus » et un Ben Ali entre ciel et terre et la France qui lui refuse, à la dernière minute, l’hospitalité (…).

       Après ce cafouillage, vint le deuxième temps de la valse avec, non pas avec Frida la blonde mais juste Mme Michelle Alliot-Marie qui retourna sa veste avec un peu de retard.

« Au deuxième temps de la valse, il y avait la France, le peuple tunisien et les fleurs de jasmin.»

Cette valse des valeurs, montre une évidence toute simple : la politique n’obéit pas à la morale, elle est diligentée par deux types d’intérêts :

  - L’intérêt du pays : en terme économique et de sphère d’influence

  - L’intérêt personnel de l’homme politique : lui oscille entre l’ambition personnelle, dans le meilleur des cas, et l’enrichissement personnel dans le pire des cas.

Il est entendu qu’il existe un gradient du nord de l’Europe vers l’Afrique, plus l’Etat est développé plus l’intérêt du pays prime sur l’intérêt personnel, plus l’Etat est sous-développé plus l’intérêt personnel du politique prime.

En tout état de cause, l’acte politique en réalité n’obéit jamais ni à la morale ni aux droits de l’Homme, ce ne sont là que des artifices de communication qui permettent de justifier, aux yeux des analphabètes fonctionnels que nous sommes, les actes politiques proprement dit.

A l’aune de l’affaire de la révolution tunisienne, on peut se demander comment peut-on justifier encore le fameux « droit d’ingérence » promu par Bernard Kouchner entre autres.       

Un homme politique qui parle de morale ne peut être qu’un hypocrite, cela ne veut pas dire qu’on doit admettre que l’action politique doit être immorale, absolument pas. La politique devrait être amorale (une sorte de laïcité par rapport aux valeurs), la morale étant fluctuante en fonction du temps et de l’espace n’est plus, de facto, un argument sérieux dans l’analyse et le discours politique. Un homme politique rationnel, à défaut d’être honnête, devrait s’inscrire publiquement dans une logique d’intérêts et laisser le champ de la morale aux philosophes et aux religieux.

 

Light, âmes délicates s’abstenir (...)

On connaît tous la célèbre phrase du regretté  Pierre Desproges (1939-1988) :

« Il y a plus d'humanité dans l'oeil d'un chien quand il remue sa queue, que dans la queue de LE PEN quand il remue son oeil»

On serait tenté de dire aujourd’hui :

« Il y a plus de moralité dans l'oeil d'un chien quand il remue sa queue, que dans la queue d’un politicien quand il remue son esprit»

Et là … on ne pouvait pas s’en empêcher, le postula de la nouvelle phallocratie (cliquer sur le mot pour plus d’informations) est posé, et comme phallocrate typique il n’y a pas mieux que Mr Berlusconi qui honora de ses faveurs divines notre concitoyenne Ruby, Karima El Mahroug de son vrai nom, qui était mineure au moment des faits. Oui mais il ne s’agit là que de l’application du principe de « l’émigration choisie » et qui, selon le Cavalieri, nécessite absolument des formes avantageuses et de la chair fraîche.    

On ne pouvait pas passer, ici, sous silence un autre phallocrate émérite, car si Mr Berlusconi appartient à la phallocratie-chrétienne, Mr Dominique Strauss-Kahn lui est un socio-phallocrate, président actuel du FMI et qui potentiellement pourrait gagner les futures présidentielles françaises de 2012, dans ce cas de figure de deux choses l’une : soit toutes les jolies secrétaires du palais de l’Élysée se mettent au niqab, soit ce palais deviendra une sorte d’auberge espagnole.

On pourrait prétendre qu’on est excessif vis-à-vis des politiciens français et qu’on devrait balayer devant notre porte, sauf qu’à propos de nos politiciens marocains, on trouve qu’il est inutile de tirer sur des cadavres qui ont perdu leur conscience depuis très longtemps, si toutefois ils ont en eu, chose qui n’est pas du tout sûre.

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 18:08

LES ALTERNATIVES DISPONIBLES AU MAROC

 DU DEXTROPROPOXYPHENE (DI-ANTALVIC)

 

 

Avant-propos :

Pour indication, nous vous rapportons la décision de la FDA concernant le retrait du dextropropoxyphene (nommé aux USA propoxyphene) : Propoxyphène: Retrait - risque de toxicité cardiaque

Recommandations importantes pour les patients : cet article est une discussion professionnelle, ne pas changer ni arrêter votre traitement sans l’avis de votre médecin, ce dernier connaît parfaitement votre cas. Par ailleurs les données scientifiques sont en perpétuelle évolution, il se peut que votre médecin traitant puisse se baser sur des données dont nous ne disposons pas. En outre nous considérons que ne nous détenons absolument pas de vérité absolue (cliquer sur le titre pour plus d’infomations), toutes les analyses, présentées ici, sont rédigées de bonne foi dans la limite des données scientifiques dont nous disposons.

Concernant les réflexions, bien noter que l’erreur est inhérente à l’exercice de la réflexion qui ne peut être considérée comme la négation l’avis de l’autre. C’est un exercice libre et libéral à la fois. PharHamster  

 

              Pour ce sujet on s’est basé sur une synthèse remarquable de la revue Prescrire parue en septembre 2009, c’est dire le retard en matière de décision de notre ministère de la santé, en matière d’inertie intellectuelle des officinaux et en matière d’absence de remise en question de notre industrie.

Source principale : «dextropropoxyphène : réussir à s’en passer, et à mieux soigner. Réévaluer la douleur, analyser la dépendance, préparer le relais »  Rev Prescrire 2009; 29 (311) : 683-686

C’est un article qui, en réalité, se suffit à lui-même, nous vous présentons ici une simple lecture adaptée au contexte marocain. Note importante : Les phrases entre guillemets sont littéralement issues de cette synthèse.

Le remplacement du dextropropoxyphène pose deux cas de figure distincts :

  - Soit ce replacement se fait dans le cadre d’un traitement occasionnel (douleur aiguë), ce qui, dans notre pratique quotidienne est le plus fréquent,

  - Soit ce replacement se fait dans le cadre d’un traitement chronique où il faut envisager une substitution graduelle (d’où la décision européenne de supprimer de façon progressive le dextropropoxyphène)    

La suppression et le remplacement du dextropropoxyphène dans l’arsenal des thérapeutiques a été, pour la revue prescrire, l’occasion d’une réévaluation de toute la panoplie des thérapeutiques antalgiques disponibles.

A- Evaluation des thérapeutiques antalgiques :

Le paracétamol :

      C’est un inhibiteur de la cyclo-oxygénase 3. La revue Prescrire le décrit comme un médicament essentiel pour les douleurs légères à modérées, car il diminue la douleur sans grand risque en général.

« Le fait qu’il s’agisse d’un médicament ancien, peu onéreux et disponible sans ordonnance tend parfois à le banaliser, ou à sous-estimer son intérêt ; mais on peut aussi bien reconnaître là les qualités d’un médicament très éprouvé, dont la balance bénéfices- risques, très favorable, mérite d’être exploitée minutieusement. [3] »

La revue préconise : « En pratique, les prises de paracétamol sont à adapter à l’intensité de la douleur et au patient : 500 mg à 1 000 mg pris toutes les 4 heures à 6 heures environ, sans dépasser 4 000 mg par jour chez les adultes [1]. À plus forte dose, le paracétamol n’est pas plus efficace, et on risque d’atteindre une dose toxique pour le foie. »

Au Maroc le paracétamol non associé est disponible dans sa forme basique en CP 500 mg boite de 20 : PANADOL (14.50 DH) DOLIPRANE (10.30 DH) CETAMYL (10.20 DH) PARANTAL (10.10 DH) NOFEBRIL (7.00 DH)  

Dans notre pratique quotidienne, le NOFEBRIL paraît tout aussi efficace que le reste des autres paracétamols avec comme seul blocage le « prix psychologique » de 7.00 DH qui déroute plus d’un patient. Cette petite objection tombe d’elle-même en cas d’association.        

Les A.I.N.S. :

     « Diverses synthèses méthodiques n’ont pas mis en évidence de différences tangibles entre les AINS en termes d’efficacité. L’intérêt d’associer deux AINS n’est pas non plus établi. Le choix de l’AINS est surtout basé sur le profil d’effets indésirables et le coût du traitement [1]. »

     « Dans l’arthrose, en cas d’échec d’une monothérapie bien conduite par paracétamol, le choix le plus cohérent est un AINS ayant le moins d’effets indésirables digestifs, tel que l’ibuprofène à raison de 400 mg 3 fois par jour, pouvant être augmenté si nécessaire à une dose maximale quotidienne de  2400 mg [1]. La posologie est à réviser régulièrement, en cherchant le minimum suffisant à rendre la douleur acceptable.

En cas d’échec d’un AINS, on peut tester l’efficacité d’un autre AINS, naproxène par exemple, la réponse aux divers AINS étant variable d’un patient à l’autre [1]. Après échec de deux monothérapies par AINS, l’association AINS + paracétamol est à envisager mais cette pratique ne repose pas sur des essais comparatifs [1,2,4]. »

L’avis du pharmacien : on note les points suivant

- L’ibuprofène reste l’AINS de choix pour la revue Prescrire

- L’association AINS + paracétamol ne doit pas être admise comme une évidence établie mais comme « une pratique » acceptée mais non formellement démontrée.

- La Revue prescrire déprécie souvent le piroxicam, alors que dans notre pratique quotidienne il apparaît comme l’un des AINS les mieux tolérés (ici c’est simplement un constat sans plus)     

Les opicacés :

      Si on veut rester fidèle au concept du DI-ANTALVIC, le plus logique serait de remplacer le dextropropoxyphène par un autre opiacé. Deux molécules émergent la codéine et le tramadol : nous vous conseillons au sujet des opiacés et de la douleur de lire les articles suivants sur ce même blog :

   La généalogie de l’opium     Fevrier 2009 

   Les traitements de la douleur chronique Mars 2010 

   Explication physiopathologique de la dépendance aux morphiniques Mars 2010

   L'Hypogonadisme induit par les opiacés Septembre 2010 

La codéine : 

- « L'effet antalgique de la codéine ajoutée au paracétamol est modéré, il passe, au moins en partie, par sa transformation en morphine, et certains patients déficitaires en enzyme assurant cette transformation ne sont pas soulagés après la prise de codéine. »

- « Le rapport de doses optimales entre paracétamol et codéine n'est pas connu avec précision sur la base du dossier d'évaluation clinique, qui est ancien. Il semble préférable d'atteindre en 4 prises une dose quotidienne de 4 g de paracétamol et de 120 mg à 240 mg de codéine. À ces doses, la codéine expose à tous les effets indésirables des opioïdes : nausées, somnolence et surtout constipation souvent opiniâtre [6]»

Au Maroc la codéine existe en association dans les produits suivant

 

CODOLIPRANE

BOITE 16 CP

MIGRALGINE

BOITE 18 CP

ORALGAN

BOITE 10 CP

Codéine

20 MG

20 MG

25 MG

Paracétamol

400 MG

400 MG

300 MG

Caféine

-

62,5 MG

-

                  PPM

22.25 DH

21.50 DH

14,05 DH

      Prix par dose

1,3906

1,1944

1,4050

 

                                            Post-scriptum du 27/05/11

 Suite à la mise sur le marché marocain en avril 2011 de la spécialité No-dol (500 mg paracétamol, 30 mg de codéine) une analyse critique datée du 26/05/2011 est à lire : NO-DOL ANALYSE CRITIQUE (cliquer sur le titre pour visualiser)

La codéine existe ussi au Maroc en monothérapie comme antalgique pédiatrique à partir d’1 an : le CODENFAN en sirop dosé à 1mg/ml (PPM 26,60 DH) avec une posologie recommandée de 0,5 à 0,75 mg/kg par prise renouvelable toutes les 6 heurs.

 

Rappelons, et c’est extrêmement important en cas d’association médicamenteuse, que la codéine (comme la pholcodine un  autre opiacé) existe comme antitussif dans plusieurs produits avec des doses assez variables :

NEO-CODION sirop adulte  (5,13 mg/5ml) NEO-CODION sirop enfant (3,3 mg/5ml) NEO-CODION cp (25 mg/cp) CODETUX sirop adulte (5,35 mg/5ml) CODETUX sirop enfant (3,43 mg/5ml) POLERY sirop adulte (3,2 mg/5ml) EUCALYPTINE sirop (6,1 mg/5ml) PULMOFLUIDE sirop adulte (2,40 mg/ml).   

L’avis du pharmacien :

             Selon nous, le véritable problème de la codéine comme pour la majorité des opiacés, et qui n’est pas mentionné dans l’excellente synthèse de la revue Prescrire, reste la dépression respiratoire qui peut avoir de graves conséquences en cas  d’insuffisance respiratoire chronique.

L’une des principales raisons d’être de PHARAMSTER est de ne pas cloisonner l’analyse d’un produit donné : oui la codéine est un antalgique mais c’est d’abord un antitussif dépresseur des centres respiratoires. L’analyse transversale est, pour nous, une donnée capitale pour l’utilisation rationnelle d’une molécule donnée, la classification pharmacologique classique biaise souvent la perception réelle du produit auprès du prescripteur.             

Notre proposition : Sur le packaging de tout produit contenant de la codéine une mention devrait être ajoutée : ANTITUSSIF & ANTALGIQUE. Et même écrire après le nom commercial la mention « à la codéine »

Ce genre de propositions simples, qui montrent notre attachement indéfectible à la sécurité de nos patients, aurait pu être mis en avant par les officinaux à travers leurs instances représentatives, malheureusement on se contente encore et toujours d’être de simples livreurs de médicaments (ou de compléments alimentaires, de pizzas ou autre …) sans aucun avis critique ni proposition constructive, se contentant d’être débilement surpris par des décisions prises par notre administration de tutelle et par l’industrie qui ne trouvent comme partenaires scientifiques face à eux que le néant absolu.

Dés lors, il est normal que la suppression du dextropropoxyphène ait été communiquée aux officinaux par voie de presse et qu’ils se retrouvent entrain d’exécuter des décisions qu’ils ne comprennent même pas.               

 

Le tramadol

              Selon la revue Prescrire « La balance bénéfices-risques de l'association à doses fixes paracétamol + tramadol est encore moins favorable que celle de l'association paracétamol + codéine [8,9]. »

Elle ajoute « Cette association n'est pas plus efficace, son profil d'effets indésirables n'est pas meilleur, avec surtout des effets neuropsychiques (sensations vertigineuses, céphalées, voire convulsions). Des cas d'usage abusif, d'accoutumance et de dépendance ont aussi été décrits. Le tramadol est une cause d'hypoglycémie. Le risque d'interactions avec le tramadol est plus important qu'avec la codéine, en particulier avec un risque de syndrome sérotoninergique parfois grave. »

Rappel déontologique : nous nous contentons ici de transcrire à la lettre l’avis d’une revue médicale reconnue au niveau international qui assume toute la responsabilité de ses articles , toute réclamation au sujet de ces affirmations doit être adressée à : Revue Prescrire, 83, boulevard Voltaire 75011 Paris.      

Sur le plan pharmacocinétique, dans un article [a] de 2003 de la revue Prescrire (encore) consacré à la spécialité Zaldiar (parcétamol + tramadol) on peut lire littéralement le paragraphe suivant : «Demi-vies mal accordées. En cas de prises répétées d’une association à dose fixes, il est souhaitable que les composants aient des demi-vies d’élimination plasmatiques proches, puisque la demi-vie est un déterminant du rythme des prises.

Dans l’association paracétamol + tramadol, les demi-vies respectives sont environ 2 heures et 6,5 heures (compte tenu des métabolites actifs) [b]. C’est moins adapté que dans le cas de l’association paracétamol + codéine (environ 2 heures et 3 heures, compte tenu des métabolites actifs) [c] ; mais c’est plus adapté dans le cas de l’association paracétamol + dextroporopoxyphène (environ 2 h et 13 heures, avec de larges variations entre individus) [d 

En clair, en tenant compte de la demi-vie d’élimination, l’association paracétamol + codéine paraît la plus souhaitable (selon le terme utilisé par la revue Prescrire).    

(a) - Synthèse collective « Stratégies : paracétamol + tramadol, pas de progrès contre la douleur » Revue Prescrire, (23) n° 241, juillet / août 2003, 489-491

(b) - Desmeules J « Tramadol/paracetamol fixed-dose combinaition tablet for use in moderate to severe pain – Expert report on the clinical documentation » 12 March 2002 : 50 pages

(c) - « Efferalgan codéine ». In : « Dictionnaire Vidal » Vidal, Paris 2003 : 615-616 

(d) - «Di-Antalvic » . In : « Dictionnaire Vidal », Vidal Paris 2003 : 535-536  

Demi-vie d’élimination*

Paracétamol

Codéine

Tramadol

Dextropropoxyphène

2 heures

3 heures

6,5 heures

13 heures**

*   Demi-vie d’élimination moyenne, tenant compte des métabolites actifs.

** Avec de larges variations individuelles  

L’avis de la HAS :

La haute autorité de santé en France (en France bien sûr car chez nous eh ben … euh …enfin bref, no comment. Cela vaux mieux ainsi)  

- Dans un avis rendu le 11 Septembre 2002 au sujet de la spécialité Zaldiar : http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/ct021226.pdf, on peut lire les conclusions suivantes :

« 4.1. Service médical rendu :

La douleur se caractérise par une dégradation marquée de la qualité de vie.

Cette spécialité entre dans le cadre d’un traitement symptomatique.

Le rapport efficacité/effets indésirables dans cette indication est important.

Cette spécialité est un médicament de deuxième intention en fonction de l’intensité de la douleur. Il existe des alternatives.

Le niveau de service médical rendu pour cette spécialité est important.

  4.2. Amélioration du service médical rendu :

Cette spécialité n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu (SMR niveau V) par rapport aux antalgiques utilisés pour les douleurs modérées à intenses. »

- Dans un autre avis daté du 05 décembre 2007 à propos de la même spécialité : http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/ct-5204_zaldiar_.pdf

« Réévaluation du Service Médical Rendu :

Le laboratoire a fourni de nouvelles données. Seules ont été prises en compte les données en rapport avec l’indication, et référencées. Ces données ne sont pas susceptibles de modifier les conclusions de l'avis précédent de la Commission de la Transparence »

 

Au Maroc le tramadol est disponible non associé dans les spécialités suivantes : Tremadol 50 mg CP (boite de 20, PPM 2,3 DH /CP) Tramal 50 mg CP (boite 10, PPM 2,5 DH/CP) Tramal 100 mg suppositoires (boite 5, PPM 5,4 DH/ suppositoire)     

Depuis ce mois de janvier 2011 le tramadol  existe au Maroc aussi en association fixe avec le paracétamol sous l’appellation Myantalgic avec le dosage suivant par CP : tramadol 37,5 mg + paracétamol 325 mg, deux présentations existent : boite de 20 CP 30,00 DH, boite de 20 CP effervescent 34,00 DH. Cette association est commercialisée en France depuis 2002, au même dosage sous le nom de Zaldiar et Ixprim.

Post-scriptum du 27/01/11 :

Une nouvelle spécialité à base de tramadol seul vient d’être lancée sur le marché marocain : TRAMIUM en boite de 10 gélules à libération prolongée dosées à 100 mg (48,00 DH) 150 mg (61,00 DH) et 200 mg (83,00 DH). 

L’avis du pharmacien : 

              On n’est absolument pas sensé suivre aveuglément l’avis de la Revue Prescrire (dont les rédacteurs sont qualifiés par certains conférenciers de laboratoires comme des ayatollahs de la pharmacologie pour leur rigueur extrême), cependant, au vu des avis donnés depuis plusieurs années par cette revue et qui ont été confirmés par la suite par de hautes instances nationales et internationales, on est obligé au minimum d’en prendre acte. Les dernières affaires en date (Mediator et Di-Antalvic) montrent que le laxisme en matière de médicament, à l’heure de la rigueur budgétaire et de l’étroitesse du marché, sera de moins en moins bien toléré dans le futur par les autorités de tutelle sous la pression de l’opinion publique.

En disant ici que l’association à dose fixe paracétamol + tramadol est un traitement de deuxième intention, nous ne faisons que reproduire l’avis de la HAS de 2002 confirmé en 2007, auquel nous adhérons.

Il reste à l’appréciation de chacun, en fonction des données scientifiques dont il dispose, de sa capacité d’analyse des données et de son intime conviction, de décider de la stratégie thérapeutique optimale à adopter dans l’intérêt du patient.          

Les autres traitements de la douleur :

Pour certaines douleurs (douleurs neuropathiques), des médicaments tels que certains antidépresseurs imipraminiques (tels que l'imipramine) ou certains antiépileptiques (tels que la carbamazépine) ont une balance bénéfices-risques favorable, à l'intérieur d'étroites limites [1,2,3].

Certaines douleurs évolutives, en particulier les douleurs cancéreuses, font envisager le recours à la morphine.  

 

B- Le remplacement du dextropropoxyphène dans le cadre d’un traitement chronique :

           La question posée dans ce paragraphe est la suivante : comment arrêter progressivement le dextropropoxyphène afin d’éviter le manque ? Implicitement cette question pose le postula de l’existence d’un syndrome de sevrage lié au déxtropropoxyphène.

Or dans notre pratique quotidienne, cette question ne s’est jamais posée (information confirmée par une consoeur). Depuis la suppression du Di-Antalvic et ses copies on n’a pas constaté de demandes particulièrement tenaces sur ce produit. De plus même lorsqu’il était commercialisé, le dextropropoxyphène, n’était pas sujet à des utilisations abusives alors qu’il était largement prescrit mais plutôt à des associations hasardeuses. Contrairement au tramadol où on a eu un cas suspect (un seul, puisque jusqu’à présent le volume des ventes a été pour nous minime) et où un confrère nous a rapporté que l’usage abusif, voire un détournement d’indication, étaient avérés dans son officine. Le témoignage d’une consoeur :

« J’ai eu 2 cas où je suspectais une dépendance : une dame suivie en chimiothérapie arrivant avec une ordonnance tous les 2 mois à peu près et une autre souffrant de polyarthrite rhumatoide ; sinon le volume de ventes de ce principe actif est dérisoire à mon niveau. »  

En tout état de cause, la revue Prescrire préconise la conduite suivante :

- Dans le cas général : une diminution chaque semaine d'une gélule de Di-Antalvic ou copie           

- Pour les patients âgés ou insuffisants rénaux la demi-vie du métabolite actif du dextropropoxyphène étant allongée : un arrêt progressif par paliers de 10 jours semble alors préférable.

- Cas du remplacement du dextropropoxypène par le paracétamol seul : il paraît logique d'ajouter des doses progressives de paracétamol pour assurer une prise proche de sa posologie maximale adaptée au patient. Ce qui donne par exemple, le schéma d'arrêt suivant sur quatre semaines pour un adulte indemne de troubles hépatiques prenant 4 gélules de Di-Antalvic ou copie par jour : première semaine, 3 gélules par jour de dextropropoxyphène + paracétamol (90 mg + 1 200 mg) associés à 4 comprimés ou gélules de paracétamol à 500 mg (2 000 mg).

- Cas du remplacement du dextropropoxyphène par paracétamol + codéine. Quand on opère une substitution du dextropropoxyphène par la codéine, il n'y a pas de symptôme de manque à prévoir. Mais il faut tenir compte du long délai d'élimination du dextropropoxyphène pour choisir le délai entre arrêt du dextropropoxyphène et introduction de la codéine, pour éviter la surdose en opioïde. Utiliser le paracétamol à bonne posologie permet de minimiser la réapparition de la douleur. La phase d'équilibre des concentrations plasmatiques de codéine est atteinte en un jour environ.  

 Rédiger avec l’aimable et précieuse collaboration du Dr Mouna, Pharmacienne d’officine

Bibliographie :

1- National Health Service "The withdrawal of co-proxamol : alternative analgesies for mild to moderate pain" MeRec 2006; 16 (4) : 13-16.

2- Committee on Safety of Medicines "Withdrawal of co-proxamol products and interim updated pre- scribing information" 31" January 2005 : 5 pages.'
3- "Choiœ of analgesie". ln : "Martindale The Complete drug reference" Site www.medicinescomplete.com consulté le 6 juillet 2009 : 5 pages.

4- "Paracetamol". ln : "Martindale The complete drug reference" Site www.medicinescomplete.com consulté le 7 juillet 2009 : 25 pages.

5- Prescrire Rédaction "Patients SOlls AlNS, dont l'aspirine". ln : "Éviter les effets indésirables par interactions médicamenteuses" Rev Prescrire 2008 ; 28 (302 suppl) : 99-10l.

6- Prescrire Rédaction "Les antalgiques opiacés faibles. Un intérêt modéré pour la pratique" Rev Prescrire 2003; 23 (241) : 527-531 + (244) : 11 de couv.
7- Prescrire Rédaction "dihydrocodéine-Dicodin LP" Rev Prescrire 1992; 12 (123) : 528-530.

8- Prescrire Rédaction "paracétamol + tramadol lxprim°, Zaldiar", Pas de progrès contre la douleur" Rev Prescrire 2003; 23 (241) : 489-49l.

9- Prescrire Rédaction "Syndrome de sevrage et dépendance: le tramadol aussi" Rev Prescrire 2003 ; 23 (236) : 112-113.

10- Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé "Di-Antalvic"- Résumé des caractéristiques du produit" Site http://afssaps-prd. afssaps.fr consulté le 9 juillet 2009 : 6 pages.

l l- Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé "Propofan't- Résumé des caractéristiques du produit" Site http://afssaps-prd.afssaps.fr consulté le 9 juillet 2009 : 6 pages.

12- "Dextropropoxyphene". ln : "Martindale The complete drug reference" Site www. medicinescomplete.com consulté le 7 juillet 2009 : 10 pages.

13- Hederunalm K "A case of severe withdrawal syndrome due to dextropropoxyphene" Ann Intern Med 1995 : 123 (6) : 473.

14- Wall R et coll. "Addiction to Distalgesic (dextropropoxyphene)" Site www.bmj.comconsulté le 6 juillet 2009 : 2 pages.

15- "Codeine". ln: "Martindale The complete drug reference" Site www.medicinescomplete.com consulté le 7 juillet 2009 : 15 pages.

16- Prescrire Rédaction "Dextropropoxyphène : retrait bienvenu au centre hospitalc-uruversitaire" Rev Prescrire 2007 ; 27 (289) : 827.

17- "Low back pain". ln: "Martindale The complete drug reference" Site www.medicinescomplete.com consulté le 20 juillet 2009 : 3 pages.

18- "Buprenorphine". ln : "Martindale The complete drug reference" Site www.medicinescomplete.com consulté le 20 juillet 2009 : 12 pages.

 

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 18:38

REFLEXION LIBRE POLITIQUEMENT INCORRECTE 

A PROPOS DE LA CORRUPTION

 

Karim-Ghallab-Code-de-la-route-et-corruption.jpg

       Dans un entretien accordé au quotidien Le SOIR par l’économiste Marocain Driss Benali, au sujet des leçons à tirer des dernières émeutes en Algérie et en Tunisie, à la question « quelles solutions préconisez-vous ? » sa réponse a été tout simplement remarquable :

« Les idées ne manquent pas. Ce qui manque, c’est un certain courage. En Tunisie, la corruption bat son plein, l’entourage du pouvoir se sucre à n’en plus pouvoir. Au Maroc, ce que nous avons et qu’ils n’ont pas, c’est l’I.N.D.H. par exemple. Mais ce qu’il faut faire avant tout, pour avancer, c’est éliminer la corruption. Il faut s’attaquer aux maux qui rongent la société. Le Maroc est très mal classé par rapport à la Tunisie. Avec une gouvernance saine, le Maroc peut créer beaucoup de choses (de richesses). Les pays les moins corrompus du monde sont les pays nordiques. Et se sont eux, les plus développés. Et les plus corrompus, à l’exemple du Soudan, sont les moins développés. C’est un indicateur très important. Si on n’arrive pas à éradiquer cela, il y aura toujours des malheureux, des désespérés… et une société explosive. »

Source : Driss Benali, économiste : «Le Maroc doit tirer une leçon des soulèvements» Le Soir, n°740, pages 10 et 11, du 13/01/2011  

La réflexion de l’apothicaire du coin :

Rappel : L’erreur est inhérente à l’exercice de la réflexion qui ne peut être considérée comme la négation l’avis de l’autre. C’est un exercice libre et libéral à la fois. PHARHAMSTER

       L’indexation du niveau de développement sur la corruption, est une donnée primordiale car elle constitue, en soi, une petite révolution rationnelle dans la lutte contre la corruption.

Cette lutte ne peut plus être assujettis uniquement à des considérations morales (des niaiseries médiatiques pour ONG en mal de bonne conscience) mais devrait être comprise comme un impératif au développement économique.

Driss Benali a très bien fait de noter la mise en application au Maroc de l’I.N.D.H. (l’Initiative Nationale pour le Développement Humain, dont les résultats sont discutables et peuvent être discutés). L’INDH, qui pour nous, est une idée fondamentale, met l’accent exactement sur le talon d’Achille du Maroc : le développement l’être humain en tant que nécessité fondamentale à tout progrès.

Une pure fiction politique (volontairement incorrecte ...) :  

      Si avec l’INDH on pourrait escompter au niveau social quelques bons résultats, les choses sont à nuancer au niveau économique qui est gangrené par la corruption, biaisant ainsi toutes les données. L’idée est,alors, tentante de proposer un I.N.L.C., une Initiative Nationale de Lutte contre la Corruption. Il s’agira d’une stratégie intégrée, à long terme, dont l’objectif n’est pas d’obtenir un quelconque satisfecit d’ONG mais de réduire de manière significative la corruption à un niveau suffisamment faible, pour ne pas mettre en péril le progrès économique du pays, de facto cette lutte ne devient plus un enjeu moral, mais une nécessité stratégique pour la sécurité et le développement économique futurs du pays. Tout autant que l’I.N.D.H pour le développement social.    

L’éradication totale de la corruption étant une utopie politique qu’on vend classiquement aux analphabètes fonctionnels que nous sommes.

Une véritable initiative nationale de lutte contre la corruption devrait, à notre humble avis, au préalable et avant toute action, se baser sur un élément clef : identifier et neutraliser les lobbys, les réseaux, les accointances et les divers protections qui ont tout intérêt à bloquer une lutte efficiente contre la corruption. C’est un travail minutieux de renseignement et d’intelligence économique, qui ne vise pas à faire des purges staliniennes ou du maccarthisme anti-corruption, mais à identifier avec précision les éventuelles sources de blocage, dans les hautes sphères, à la lutte contre la corruption.

L’arme première de la lutte contre la corruption reste la maîtrise de l’information, la justice n’est que la finition du travail fait en amont.  

Le pire étant de réitérer la sinistre « campagne d’assainissement » de feu Driss Basri. Vouloir mettre touts ceux qui ont commis des infractions en prison (comme le voudrait naïvement les ONG) mettrait à genoux le pays puisqu’il sera de facto à court de compétences pour le gérer. L’idée, au contraire, serait d’opter pour des actions, non médiatiques, persuasives, dissuasives, intelligentes et bien ciblées. Le marocain n’est pas « une tête brûlée », dès qu’il sent le vent tourner, il sait retourner sa veste et cette fois-ci ça sera dans le bon sens de l’histoire.      

Cela créera, théoriquement (...), un effet boule-de-neige vertueux qui écrasera les tentations des plus faibles et persuadera les plus forts de changer de comportement car ils comprendraient enfin que la lutte contre la corruption est devenue un enjeu majeur pour la sécurité du pays, une raison d’Etat.

Il est entendu, qu’on peut imaginer (pour amuser les ONG) quelques procès sans intérêt et des campagnes de communications et de sensibilisation comme on sait déjà le faire. Mais le travail de fond il est ailleurs …              

Dans cette logique purement théorique, les déclarations et la stratégie de Mr Karim Ghellab qui est d’abord un technocrate dont les compétences sont indéniables (accessoirement homme politique, plus par héritage que par conviction) visant à lutter contre la corruption en automatisant les infractions, sont de l’ordre du voeu pieux que d’une quelconque réalité tangible.

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 13:13

Raymon-Devos.jpg

Source image : Le Canard Libéré, n°185, page 23, du 31/12/10 au 13/01/11

 

« La grippe, ça dure huit jours si on la soigne, et une semaine si on ne fait rien »

Raymond Devos 1922-2006

 

             C’est un exemple remarquable et exceptionnel de se qu’on appel à PHARAMSTER : l’intelligence intuitive de l’artiste. Raymond Devos n’a pas connu la grippe H1N1, et pourtant cette phrase est un concentré de bon sens et d’humour fin.  

Et s’il avait assisté à la cacophonie de la grippe H1N1 et à son corollaire de dilapidation des deniers publics il aurait pu dire aussi : « Ô responsables aux consciences inanimées, avez-vous une âme ? »

Citation originelle Alphonse Lamartine, « Objets inanimés, avez-vous donc une âme, qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ? », reprise avec brio par Raymond Devos, adaptée librement et avec toute l’humilité requise par PHARAMSTER 

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 22:20

Tabac 

la distribution libéralisée depuis le 1er janvier 2011

Copie de Tabagisme

  Source image : HAMED MASOUMI  (Flickr)

Retraitée par PHARAMSTER avec Photoshop &  Paint

L’info brute :

      « La distribution des tabacs est libéralisée depuis début janvier. La mesure programmée depuis la reprise de la Régis des Tabacs par Atladis en 2002. Une loi prévue à cet effet avait permis de libéraliser graduellement la culture du tabac en 2004 puis sa production en 2006 pour ouvrir les portes aux géants de l’industrie, dont Japan Tobacco ou British-American Tobacco »  Source : Le Soir Echos, n°737, page 15, du 07 au 09 janvier 2011

 

L’avis du pharmacien :      qui a dit que le Maroc était un pays schizo ?

      Il s’agit là d’une petite information insérée dans le cadre des brèves économiques, comme n’importe quelle autre information. Sauf que … ayant rédigé quelques articles au sujet du tabac sur ce même blog, ça ne pouvait pas passer inaperçue à nos yeux.

A la date du  31/01/2009 : La cigarette une pharmacologie de la mort

                Le 12/05/2009 : La campagne nationale anti-tabac

                Le 09/04/2010 : Les statistiques du cancer au Maroc

                Le 05/06/2010 : Les chiffres catastrophiques du tabagisme au Maroc

      N’étant pas économiste de formation, l’erreur dans ce genre d’analyse est possible. Cela étant dit, l’objectif de toute libéralisation d’un secteur donné obéit, sauf erreur de notre part, globalement à deux objectifs :                     

      Pour l’Etat : renflouer les caisses de la trésorerie nationale, toute en se débarrassant des gâchis qui sont liés à la gestion étatique et en améliorant « les services » rendus aux citoyens. Théoriquement, c’est louable et on ne peut que s’en félicité.

      Pour l’entreprise qui a acheté la société privatisée, l’objectif est de rationaliser la gestion de l’entreprise acquise et d’augmenter « le chiffre d’affaire ». Par ailleurs en ouvrant le marché à la concurrence on pousse les entreprises à plus d’agressivité commerciale (ce qui est légitime) avec des offres de plus en plus alléchantes.

Là aussi c’est louable, le hic c’est qu’il ne s’agit pas là de vendre des téléphones ou des voyages low cost, mais de vendre un produit reconnu universellement comme cancérigène : le tabac !

De fait, on est en droit de se poser légitimement des questions sur la politique de lutte contre le cancer au Maroc ; deux possibilités se posent :

   - Soit les structures de l’Etat sont totalement cloisonnées ; le ministère des finances n’ayant aucune idée de ce qui se passe au niveau du ministère de la santé ni des efforts énormes que déploie l’Association Lalla Salma de Lutte contre le cancer, dans ce cas l’Etat est profondément schizophrène comme, du reste, notre société.

   - Soit les structures de l’Etat communiquent normalement entre elles, la gestion du cancer par les structures étatiques pourrait être alors qualifiée de gestion hypocrite (le mot est fort, peut être, désolé mais on n’en a pas trouvé d’autres).

En tout état de cause, il paraît clairement que touts les efforts de la société civile, et à leurs têtes l’Association Lalla Salma de Lutte contre le cancer, sont vains, du moins nous semble-t-il.

Pendant ce temps là …ailleurs, pas très loin d’ici, en Espagne une loi anti-tabac est entrée en vigueur ce premier janvier 2011, qualifiée par les observateurs comme l’une des plus répressives d’Europe dans un pays où la fiesta est légendaire. Ce ne sont pas 14 km qui nous séparent de l’Europe, ce sont en fait des siècles …   

Pensez-vous un seul instant, qu’en attirant ainsi les grands (prédateurs) groupes industriels du tabac on favorisera la réduction de sa consommation ? Pire encore, en libéralisant la culture du tabac on crée de toute pièce un problème social, avec des agriculteurs et leurs familles, qui se greffera sur le problème sanitaire de base alors qu’on a encore du mal avec la culture du kif depuis plus de 50 ans !                    

En tant que simple apothicaire de base, en contacte quotidien et permanent avec les miséreux de notre pays, comment comprendre que des hauts responsables de l’Etat puissent prendre de tels engagements ? Décidemment, il y a des termes qui n’ont pas la même signification ici et ailleurs particulièrement le mot « responsable ».            

De tout cœur, on espère sérieusement s’être tromper sur cette analyse, pour la souffrance de nos patients, pour la santé de  nos enfants mais aussi pour nos finances, car au final qui financera le déficit des systèmes d’assurance maladie (en grande partie dû aux pathologies lourdes et chroniques) ? Oui ce sont les cotisations sociales, autant celles des salariés que celles relatives aux charges patronales, autrement dit c’est toute la collectivité qui va payer le renflouage conjoncturel des caisses de l’Etat (conjoncturel, car la trésorerie de l’Etat est en réalité un puits sans fin, creusé par la dilapidation permanente des deniers publics), mais le pire c’est qu’on va payer pour que la grande industrie du tabac puisse se faire des bénéfices colossaux  au détriment des centaines de milliers de morts et surtout de leurs corollaires en souffrances incommensurables. On espère réellement s’être tromper ... ! 

 


Sans transition :

Ce billet était, à la base, destiné à être un post-scriptum qu’on envoi habituellement à nos fidèles abonnés (c’est gratuit et sans spams, nos newsletters sont utilisés uniquement dans le but d’informer nos fidèles lecteurs sur les modifications apportées aux articles antérieurs), comme le sujet parait fort intéressant on a décidé d’en informé le maximum d’internautes.

Post-scriptum de notre article : LA LUTTE CONTRE LE SIDA AU MAROC ENTRE PRIORITE MEDIATIQUE & EPIDEMIOLOGIQUE

Séropositif marocain à visage découvert : un tabou ridicule enfin brisé

Source : Les séropositifs n’ont pas peur de témoigner  Le Soir Echos, n°737, page 06, du 07 au 09 janvier 2011

Dans cet article du journal Le Soir, Mohamed Mardy, coordinateur national du Groupe communautaire des personnes vivant avec le VIH au Maroc, revient sur l’absence de séropositifs marocains des plateaux de télévision lors du dernier Sidaction.

On notera au passage deux éléments : les critiques de Mohamed Mardy touchent la chaîne 2M et évitent consciencieusement d’attaquer l’ALCS et donc Pr. Hakima Himmich, alors qu’elle était largement impliquée dans le Sidaction et qu’elle a affirmé n’avoir trouver aucun séropositif pour témoigner !

Deuxième élément : en tout état de cause, l’intervention de Mohamed Mardy permet d’humaniser (comme disent les spécialiste de la com.) la personne séropositive, du moins pour ceux qui lisent les journaux (…lire :  LECTURE DE JOURNAUX AU MAROC  )      

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 13:52

C H I F F R E S   &   R E P E R E S

LES INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES

  11 01 05 Interactions médicamenteuses

 

      L'Afssaps a publié vient d’éditer à la fin de ce mois de décembre 2010 un tableau général des interactions médicamenteuses réactualisé, l’excellent thesaurus. Il s’agit d’un ficher pdf de 205 pages (1,49 Mo en tout) que l’on vous conseille vivement de télécharger, ci-après le lien (cliquer sur le titre) :  

Interactions médicamenteuses AFSSAPS 2011   

Ce tableau est honnêtement beaucoup plus pratique que « le guide 2011 des interactions médicamenteuses » de la revue Prescrire qu’on vient de recevoir, et qui classe les interactions médicamenteuses par pathologies, ce qui sur le plan académique est fort intéressant mais ne constitue pas un outil pratique pour le prescripteur qui rédige l’ordonnance et pour l’officinal qui la contrôle, le fameux double verrou qui assure, en principe, la sécurité du patient. La Revue Prescrire reste néanmoins la revue de choix pour tout professionnel de la santé intègre et rigoureux. Devant cette revue, le reste de la presse médicale, dans sa majorité, paraît comme un dépliant de grande surface.           

Une petite astuce pour pouvoir utiliser ce tableau au quotidien, pour les utilisateurs d’informatique profanes que nous sommes : écrire sa requête sur la petite fenêtre en haut où c’est pré écrit « Rechercher » puis valider, c’est rapide et efficace à condition de respecter l’orthographe des DCI. Cela permet de retrouver toutes les combinaisons possibles en un rien de temps

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