Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 16:39

Après l’article consacré à l’arthrose, il nous fallait une véritable et bonne escapade, coquine et intelligente à la fois. Et quoi de mieux que ,encore, ce bon dessin de Houssine Aassid

 10-10-01-Escapade-chaines-musicales-arabes.jpg

       Ce dessin, comme tout travail intéressant, peut-être lu d’au moins deux façons. Soit on se limite à une lecture superficielle populiste. Soit on le comprendra comme une autre façon de montrer les contradictions, voir la schizophrénie, de notre société et des sociétés orientales (pour ne pas dire arabo-musulmanes).

En effet l’expression artistique dans nos contrées, se retrouve coincée entre un puritanisme de façade qu’impose une morale dictée par une lecture littérale et anachronique des textes, et un désire de modernisme qui colle de façon souvent pataude à l’air du temps.

Cette contradiction se retrouve de façon plus flagrante dans le discours des artistes, particulièrement ceux de l’orient qui inondent les chaînes musicales arabes, qui sont lissés à mort tombant de facto dans la futilité. Futilité qui n’est absolument pas condamnable sauf quand elle devient hypocrite, ne reflétant en rien la réalité de la rue arabe qui est largement voilée (au sens stricte et figuré), hyper religieuse et machiste à souhait.

Ce n’est pas l’expression d’un art décadent, qui peut parfois avoir sa place dans toute culture, mais d’une hypocrisie intellectuelle indigeste. Mettre des bimbos, aux plastiques d’origine douteuses et à la culture niaise, sur des chaînes satellitaire constitue peut-être  la représentation la plus triste de la femme. Il s’agit là d’une modernité de façade totalement hypocrite qui ne sert en rien, selon nous, ni la liberté de la femme et encore moins le progrès social.    

 

Ultra-light :

Oh là ! Arrêtons-nous là, si non ça ne serait plus une escapade. Tiens donc ! Comme par hasard, cette  satanique caricature, fait surgir soudain, des envies ... ma foi par très spirituelles, pour ne pas dire très « Basic instinct ».

Mais où est-elle passé cette diablesse de femme, Hmmmm ! (À la façon de Louis de Funès)

 « - Aichaaaaaaaaaa …. »    

Sur ce, c’est le cas de le dire, je vous souhaite une très bonne semaine.                              

Repost 0
Published by Amster - dans ESCAPADE
commenter cet article
30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 19:21

LES THERAPEUTIQUES DE L'ARTHROSE

EN QUESTION

 

Arthrose-en-question-02-copie-1.jpg

          Cet article a été initié à la suite d’une lecture officinale au sujet de la  chondroïtine dont va vous faire part ci-après, par la suite on attaquera la question des thérapeutiques de l’arthrose 

 

LECTURE OFFICINALE : LA CHONDROÏTINE (STRUCTUM) et / ou GLUCOSAMINE (DOLENIO) VS PLACEBO

 

Source : Wandel S et coll. «Effects of glucosamine, chondroitin, or placebo in patients with osteoarthritis of hip or knee: network meta-analysis». BMJ 2010; 341:c4675. Lien : British Medical Journal

              Une méta-analyse, a été publiée dans le BMJ de ce mois de septembre 2010, elle a cherché à  évaluer l’efficacité de la glucosamine (Dolenio en France) et / ou de la chondroïtine (Structum) sur la douleur articulaire et sur la progression des images radiologiques dans le cas d’arthrose de la hanche et du genou.

Méthode :

- Une méta-analyse de 10 essais randomisés

- Incluant plus de 3 800 patients au total

- L’évaluation de la douleur est objectivée par une échelle analogique allant de 0 à 10

 

Résultats :

 - Effet sur la douleur :

        [Glucosamine] : -0,4 

        [Chondroïtine] : -0,3  

        [Glucosamine + Chondroïtine] : -0,5

- Au niveau radiologique :

 . Aucun des produits n’atteint la valeur pré-spécifiée de - 0,9 cm, définie au départ comme étant la différence clinique minimale exigée pour conclure à l’efficacité.

. Les résultats sur l’évolution radiologique de la largeur de l’espace articulaire ne sont pas non plus significatifs    

 

Conclusions :

Les auteurs estiment que ces deux substances ne font pas la preuve d’une efficacité supérieure au placebo, tant sur la réduction des douleurs que sur les signes radiologiques

Les auteurs soulèvent la question du maintien du remboursement de ces produits et recommandent de ne pas les prescrire en première intention pour des patients qui n’ont pas encore reçu les autres médicaments proposés dans l’arthrose, à savoir les antalgiques et les anti-inflammatoires non stéroïdiens.

L’avis du pharmacien :

Cette méta-analyse ne vient, en fait, que pour confirmer d’autres études :

- A propos de glucosamine : une étude publiée, à son sujet, dans le JAMA de juillet 2010 incluant 250 patients

Conclusion : dans l’arthrose, la glucosamine n'a pas fait mieux que le placebo

Source : P. Wilkens & al, « Effect of Glucosamine on Pain-Related Disability in Patients With Chronic Low Back Pain and Degenerative Lumbar Osteoarthritis. A Randomized Controlled Trial » JAMA. 2010;304(1):45-52. Lien JAMA: The Journal Of the American Medical Association

- A propos de la chondroïtine :

Une méta-analyse publiée dans Annals of Internal Medicine avril 2007, aboutit à la conclusion que l'effet bénéfique de la chondroïtine est faible ou inexistant et ne justifie pas son utilisation dans l'arthrose.

Source : S. Reichenbach & al. «Meta-analysis: Chondroitin for Osteoarthritis of the Knee or Hip». Ann Intern Med April 17, 2007 146:580-590

Et ce résultat lui-même corrobore celui d'une autre étude publiée en février 2006 dans le New England Journal of Medicine (NEJM).

Source : D. O. Clegg & al. «Glucosamine, Chondroitin Sulfate, and the Two in Combination for Painful Knee Osteoarthritis». N Engl J Med 2006; 354:795-808 February 2006

 

Quant à l’avis de la Revue Prescrire, il est clair là-dessous : « En pratique, la balance bénéfices-risques du placebo est meilleure que celle de la glucosamine ou de la chondroïtine ou de leur association, pour soulager les patients souffrant d'arthrose du genou. » sic

Source : "Ni glucosamine ni chondroïtine dans l'arthrose du genou (suite)" Rev Prescrire 2007 ; 27 (285) : 530.

 

LES THERAPEUTIQUES DE L’ARTHROSE EN QUESTION

 

- Note importante pour les patients : cet article est une discussion inter-professionnelle, ne pas changer ni arrêter votre traitement sans l’avis de votre médecin, ce dernier connaît parfaitement votre cas. Par ailleurs les données scientifiques sont en perpétuelle évolution, il se peut que votre médecin traitant puisse se baser sur des données dont nous ne disposons pas.

 

             L’arthrose, est une source de souffrance parfois invalidante pour le patient. Du fait de sa fréquence à l’échelle mondiale et de sa nature chronique, elle avive les perspectives de gros chiffres d’affaires réguliers et à long terme, et donc attire, depuis fort longtemps, les investissements des laboratoires pharmaceutiques.

Malheureusement, jusqu’à présent, ces investissements ont abouti à plus d’échecs en terme de balance [bénéfice / risque / prix] que de succès probants.

 

La physiopathologie simplifiée de l'arthrose :

Pour comprendre les différentes stratégies thérapeutiques proposées, il faut rappeler ce qu’est une arthrose, autrement dit sa physiopathologie simplifiée :

 - Au niveau de l'articulation atteinte par l’arthrose, la surface du cartilage se fissure, s'effrite et finit par disparaître.

 - Ensuite, des excroissances osseuses ou ostéophytes se forment et nuisent aux mouvements.

L'arthrose est, donc, une dégénérescence du cartilage des articulations sans infection ni inflammation particulière au début. Cette dégénérescence conduit à une destruction plus ou moins rapide du cartilage qui enrobe l'extrémité des os. Anatomiquement, cette destruction s'accompagne d'une prolifération osseuse sous le cartilage (ostéophytes).

C'est la maladie articulaire la plus fréquente. Les premiers symptômes apparaissent généralement à partir de 40-50 ans, mais la maladie commence souvent bien plus tôt dans la vie.

L'arthrose est caractérisée par :

- Une douleur mécanique et diurne : elle apparaît après tout effort soutenu et disparaît au repos, ne gênant pas le sommeil. Cette douleur est souvent pénible au réveil, pendant quelques minutes.  

- Une difficulté à effectuer des mouvements articulaires.

L'arthrose peut évoluer par poussées dites congestives, au cours desquelles la douleur devient plus persistante

 

Les stratégies médicamenteuses proposées :

Les anti-inflammatoires classiques : AINS et Corticoïdes

     C’est le traitement de base éprouvé qui reste toujours d’actualité malgré la profusion des autres médications. Il est handicapé, dans le cas des corticoïdes par les effets délétères pléthoriques particulièrement sur le moyen et long terme. Et dans le cas des AINS par les effets secondaires essentiellement gastriques.        

Les inhibiteurs de la cyclo-oxygénase 2 (les fameux COX2) :

     C’est une classe d’AINS qui est apparue, avec une pharmacodynamie séduisante, avec comme objectifs : une efficacité au mois égale aux AINS classiques et des effets gastriques minimes autorisant en théorie une utilisation prolongée. Malheureusement non seulement ces objectifs n’ont pas été atteints mais des effets secondaires cardio-vasculaires graves on fini par attester de la non utilité, voir de la dangerosité, de ce genre de produits malgré la résistance des laboratoires producteurs qui se retrouvent dans l’obligation de rentabiliser des investissements colossaux. Lire à ce sujet notre article : Cas d'officine etericoxib c'est édifiant.          

Les anti-arthrosiques d’action lente :  

Comme alternative des anti-inflammatoires classiques on a proposé aussi, et depuis bien longtemps, des produits dits « naturels » ou « apparentés naturels » : la stratégie généralement préconisée est de compenser la destruction du cartilage et ou de le protéger. Globalement le SMR (Service Médical Rendu) est jugé faible pour ces produits. Ils sont regroupés sous l'appelation d'anti-arthrosiques d’action lente :    

    - les fractions insaponifiables d’avocat-soja (Piascledine) l’avis en France de la commission de transparence de HAS* (Haute Autorité de Santé) se suffit à lui-même. En effet dans le traitement d'appoint des parodontopathies : Le service médical rendu est jugé insuffisant. Dans le traitement d'appoint des douleurs arthrosiques il est jugé faible. (*Cliquer sur le titre c’est un ficher PDF remarquable)

     - La chondroïtine : c'est un composant de la matrice du cartilage, sa fonction est de maintenir la pression osmotique en absorbant l'eau et d'aider à hydrater le cartilage. Il contribue aussi à la flexibilité et à l'élasticité de l'os. Il sert aussi d'agent chondroprotecteur en protégeant le cartilage contre les réactions enzymatiques et contre les dommages dus aux radicaux libres.

L’idée est séduisante de l’utiliser dans l’arthrose, malheureusement les résultats ne suivent pas comme on vient de le voir.     

     - La glucosamine : c'est un glucide de la famille des osamines dont la structure est basée sur celle du glucose. Cette molécule étant l'un des composants du cartilage. L’idée de l’utiliser dans l’arthrose peut paraître utile,  malheureusement la réalité des résultats indique l’inutilité de ce produit. 

Et malgré cela, le marché américain est l’un des plus gros consommateur de glucosamine avec un peu plus de 800 millions de dollars. Le marché mondial était évalué à de 2 milliards de dollars en 2008.

Source : Heller L, US glucosamine grows slow, lags global sales [archive], 2009, sur le site nutraingredients-usa.com  

     - La diacerhéine ou  diacéréine (Art 50) est un dérivé anthraquinonique qui possède une activité anti-inflammatoire modérée, avec comme seule indications légale « le traitement symptomatique à effet différé de l’arthrose de la hanche et du genou ».

Après une longue bataille d’arguments, la HAS a conclue : «  Le service médical rendu par ART 50 mg, gélule est faible. » lire l’avis de la commission de transparence à la page 17 de ce ficher PDF tout aussi remarquable.

 

Au final dans un article de la Revue Prescrire de ce Juillet (Réf : Rev. Prescrire, juillet 2010 / Tome 30 N°321 page 502), la publication résume la position actuelle de la HAS pour la chondroïtine (Structum), les insaponifiables d’avocat-soja (Piascledine), et la diacéréine (Art 50) comme suit :    

- Service Médical Rendu jugé « faible » pour la diacéréine (Art 50) et pour les insaponifiables d’avocat-soja (Piascledine)

- Service Médical Rendu jugé « insuffisant » pour la chondroïtine (Structum)

NB : Il s’agit là d’informations établies et rendues publiques, par la HAS, un organisme public indépendant français qui endosse toute la responsabilité de ces affirmations.  

Globalement le maintient des ces spécialités, étiquetées « antiarthrosiques symptomatiques d’action lente », sur le marché français vise essentiellement une  réduction potentielle de la consommation des AINS 

 

Stratégie thérapeutique de l’arthrose et avis du pharmacien :

Ce paragraphe a été rédigé, en grande partie, sur la base de l’avis de la  Haute Autorité de Santé (Fichier PDF page 17)

1- Les premières mesures à mettre en oeuvre lors d’un traitement de l’arthrose sont d’ordre hygiéno-diététique à savoir :

- Réduction du surpoids

- Une activité physique régulière en dehors des poussées douloureuses ou congestives dans ce cas une réduction de l’activité est nécessaire. Autrement dit l’activité physique n’est pas une contre-indication absolue en cas d’arthrose (sauf lors des poussées douloureuses)  

  

Post-scriptum du 24/11/2010

« En cas d’arthrose, l’activité physique reste paradoxalement le meilleur frein à l’évolution de la maladie »

Source : Déclaration de Dr Noufissa ETAOUIL, Professeur de rhumatologie au CHU Ibn Rochd Casablanca, in  DOCTINEWS, n° 27, page 40, novembre 2010

 

 

L’avis du pharmacien :

* Il est important, et c’est ce que nous conseillons à nos patients, de savoir exactement le type de mouvements qui induisent la douleur, être à l’écoute de son corps en quelque sorte. En évitant spécifiquement et uniquement ces mouvements on arrive à améliorer la qualité de vie du patient.

* Le stress est, à notre sens, un facteur aggravant de la perception de la douleur. Une sérénité psychique permet de mieux appréhender l’arthrose.          

* On y revient à chaque fois aux mesures hygiéno-diététiques, or ces mesures fondamentales sont rarement misent en avant, ou alors présentées comme accessoires, pour la simple raison qu’elles ne sont pas vendeuses de produits (donc pas de sponsors).

2- Des mesures non pharmacologiques sont préconisées type : kinésithérapie, port d’orthèses …

L’avis du pharmacien :

elles visent généralement le maintient de l’articulation dans une position naturelle optimale, soit par le renforcement de la musculation soit par un appareillage de maintient externe.     

3- Durant les phases symptomatiques, le traitement comporte principalement des antalgiques, en commençant par le paracétamol, et lors des poussées aiguës, les AINS oraux en cures courtes à dose minimale efficace.

L’avis du pharmacien :

Là il faut le dire, on n’est pas tout à fait d’accord avec cette stratégie. Nous pensons que, sauf erreur toujours possible de notre part, face à une arthrose avérée et récidivante on ne devrait pas laisser s’installer la douleur. Attaquer l’arthrose dés les prodromes par un anti-inflammatoire avec une dose d’attaque suffisante en cure courte, associé éventuellement à un antalgique, permettrait d’abréger la durée de la poussée congestive (du moins c’est notre appréciation). Par ailleurs il n’y a pas de raison valable (selon nous) d’écarter de cet arsenal éventuellement une corticothérapie très brève (2 ou 3 jours) et à forte dose afin d’éviter le plus possible l’installation de la congestion.

Autre désaccord : cette fois-ci avec le Revue Prescrire qui ne voit pas d’un bon œil les oxicams (piroxicam, tenoxicam, méloxicam …). Or en toute honnêteté nous pensons que le pioxicam, qui existe au Maroc à des prix allant de 30,00 DH (en sachets) à 52.45 DH ou plus en comprimés sub-linguaux, apporte un réel plus en terme de rapidité d’action et d’efficacité avec relativement peu d’effets secondaires. Il s’agit ici d’un simple témoignage d’officinal exerçant depuis une dizaine d’année de pratique.                    

4- Les traitements locaux peuvent aussi être utilisés tels que les AINS topiques, les injections intra-articulaires de corticoïdes, notamment pendant les phases congestives.

L’avis du pharmacien :

Il y a des doutes qui subsistes au sujet de l’efficacité des topiques à base d’AINS (pommades, crèmes, gels …).

5- Les anti-arthrosiques d’action lente (chondroïtine, les insaponifiables d’huile d’avocat et de soja, la diacerhéine et la glucosamine) : ils ont une efficacité modeste tant sur la douleur que sur l’incapacité fonctionnelle et il n’est pas avéré qu’ils permettent de réduire de façon substantielle la consommation d’AINS. De ce fait, leur place dans la stratégie thérapeutique est limitée.

L’avis du pharmacien :

C’est recopié tel quel  du site de la HAS, on n’a rien ajouter (Allaaah ! ça fait du bien de ne pas endosser la responsabilité de ce genre d’affirmation)    

6- La chirurgie (arthroplastie, mise en place de prothèses) est réservée aux arthroses évoluées radiologiquement, douloureuses et invalidantes, réfractaires aux mesures thérapeutiques habituelles.

L’avis du pharmacien :

Remarque dans cette panoplie les myorelaxants type thiocolchicoside (Coltramyl ou autre), tétrazepam (Myolastan ou autre) ne sont pas cités par la HAS, et de fait n’ont pas de place dans l'arthrose ; alors qu’ils sont prescrit le plus souvent abusivement.

L’arthrose est un problème articulaire qui peut toucher un nerf  éventuellement. Les myorelaxants sont par définition diligentés vers le muscle. Même dans leurs indication « traitement des contractures musculaires douloureuses en rhumatologie (en association aux traitements spécifiques)» leur bien fondé reste discutable puisque selon la HAS encore « Les contractures musculaires douloureuses ont le plus souvent une origine rachidienne et, parmi elles, les plus fréquentes sont les lombalgies avec ou sans composante radiculaire »

 

Conclusion générale :

A la base de cet article, il y avait une simple lecture d’une étude parue en ce mois de septembre dans le British Medical Journal

Cela nous a amené, de fil en aiguille, à se poser des questions sur des thérapeutiques aux effets plus ou moins avérés, sur des stratégies thérapeutiques hasardeuses, sur un nombre incalculable d’informations ambiguës … bref à soulever des problèmes qui se posent au quotidien pour le corps médical, et cela d’un point de vu purement officinal.

D’autre part ce travail nous permis de mieux cerner une classe atypique de produits : Les anti-arthrosiques d’action lente. Ce sont des produits dont certains sont d’usage courant au Maroc, et il était important de les mettre en perspective dans le cadre des thérapeutiques de l’arthrose.    

Nous avons tenu ici, le plus possible, à ne pas donner de « recettes » mais à laisser la discussion ouverte à l’appréciation  de tout un chacun en fonction du son sens critique.           

Repost 0
Published by Amster - dans MEDICAMENT
commenter cet article
26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 21:26

chiffres & reperes

Résultats à mi-parcours du plan d'action 2008-2012

pour l'accélération de la réduction

de la mortalité maternelle et infantile

 

Source : Yasmina Badou, Ministre de la santé, in AUFAIT, page 5, du 21/10/2010

 

En 2008 le nombre d’accouchements qui se sont déroulés sous surveillance médicale dans le secteur public est

455 000, soit une augmentation de 19% par rapport à 2007

La césarienne qui constitue la principale intervention pour sauver la femme, elle a connu une augmentation très significative puisque l'objectif pour cette activité, fixé à 7% des accouchements, a été déjà atteint.

 

L’avis du pharmacien :

      Le chiffre en absolu est peut être important, mais ce qui l’est plus encore c’est de savoir le nombre d’accouchement sans surveillance médicale, afin de quantifier le retard que nous avons et de mettre en exergue le chemin parcouru et celui qui nous reste à faire. A lire ou à relire : Statistiques les ambiguïtés rationnelles 

     Autre gros problème, l’accueil des femmes enceintes dans les structures publiques se fait dans des conditions exécrables, du moins selon les témoignages de nos patients et les informations recueillies auprès d’un certain nombre d’amis médecins (généralistes et gynécologues).        

 

Pour finir, quelle meilleure illustration de la femme enceinte épanouie, le rêve de millions de marocaines, que cette sculpture de l’artiste française Margot Pitra, qui à travers cette œuvre exprime l’espoir et le droit de millions de femmes à une grossesse sereine et sécurisée. Une œuvre d’art raffinée remarquable.   

Margot-Pitra-Femme-enceinte-2.jpg

Repost 0
25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 19:02

Cas d’officine

Dermocorticoïde & nourrisson

 

           Après avoir cité le Mycolog dans une perle de comptoir du 06/10/10, et surtout vous avoir fait part d’un incident marquant qu’on a eu avec ce dermocrticoïde, le hasard des prescriptions a fait que quelques jours après on reçoit une ordonnance qui concerne exactement ce sujet.

 10 10 22 Cas d'of dermocrticoide chez un BB Modifiée

 

Rappels déontologiques de base :

  - Les coordonnés du médecin traitant et du patient on été expressément masqués. Cette image est publiée à titre strictement informatif afin de rapprocher le plus possible le lecteur de la réalité complexe de notre exercice professionnel.        

  - Loin de nous tout côté « donneur de leçons », PharHamster considère que ne nous détenons pas de vérité absolue, en fait toutes les analyses, présentées ici, sont rédigées de bonne foi en fonction des données scientifiques dont nous disposons. Face à toute imprécision, erreur ou omission éventuels, pharHamster reste ouvert à toute remarque, critique ou rectification dans l’intérêt de tous et surtout dans l’intérêt du patient qui reste le cœur de notre métier à tous

- Note importante pour les patients : cet article est une discussion inter-professionnelle, ne pas changer ni arrêter votre traitement sans l’avis de votre médecin, ce dernier connaît parfaitement votre cas. Par ailleurs les données scientifiques sont en perpétuelle évolution, il se peut que votre médecin traitant puisse se baser sur des données dont nous ne disposons pas.

 

Contexte :

- Le patient : Bébé Ismail âgé de 55 jours 

- Le Père : Modeste ouvrier agricole

- La Mère : Sans revenu fixe

 

Ordonnance :

           - Actitrans sirop : ½ càc x 3 par jour

           C’est un complément alimentaire (donc sans AMM) à base de jus de figue, de pruneau, d’artichaut, de tamarin et de rhubarbe, qui selon l’emballage « favorisent la digestion, lutte contre la paresse intestinale et aide votre enfant à retrouver le bien-être digestif » à 89.00 DH les 125 ml.   

Nous évitons sciemment d’émettre un quelconque avis là-dessus, laissant à tout un chacun d’apprécier, ou non, en fonction de son sens critique. Et pour cause, en matière de jus d’artichaut, nos références en matière de pharmacologie ne donnent, sauf erreur de notre part, aucune information. 

          - Neofortan 40 mg CP effervescents : ½ Cp 2 x par jour

            DCI : Phloroglucinol, antispasmodique musculotrope, il lève le spasme des fibres musculaires lisses et calme la douleur. (RCP AFSSAPS)  

          - Baycuten crème : 2 applications par jour

            C'est une une association d’un corticoïde la dexamethasone  et de clotrimazole un antifongique imidazolé (comme l’éconazol). C’est une association, bien entendu,  pharmacologiquement très … discutable. Pour l’argumentaire nous vous invitons à consulter les deux articles suivants :

- L’association corticoïde & antibiotique n’aura plus lieu d’être au MAROC  

- RIFODERM vs RIFASONE : ANALYSE CRITIQUE

Par ailleurs, le Baycuten, n’est nullement commercialisée en Europe, c’est, sauf erreur de notre part, un produit plutôt adapté aux « spécificités » du tiers monde. (Ici c’est rédigé de la manière la plus soft possible. Ce qui donne une phrase qui, sans qu’elle soit fausse, vous comprenez aisément qu’elle n’est pas forcement juste.)

Le clotrimazole on le retrouve non associé dans le Canestèn et son générique le Clomiter. Non associé le clotrimazole est, bien sur, disponible en Europe, c’est un bon antifongique.        

          - Cristal Supp : 1 Supp par jour

           C’est un laxatif à base de glycérine qui provoque une évacuation rapide du rectosigmoïde en déclanchant le réflexe de la défécation. Celle-ci se produit dans un délai de 5 à 30 minutes après la prise. La glycérine stimule les mouvements péristaltiques et diminue la résorption d'eau grâce à son pouvoir osmotique et hygroscopique, et à son effet irritant local.

Comme tout laxatif, ce médicament ne doit pas être utilisé de façon prolongée. Chez le nourrisson en particulier, son usage doit rester exceptionnel ; il risque de bloquer le réflexe naturel  d'expulsion des selles, provoquant une forme d’accoutumance.

 

Analyse :

Rappel : L’erreur est inhérente à l’exercice de la réflexion qui ne peut être considérée comme la négation l’avis de l’autre. C’est un exercice libre et libéral à la fois. Nous ne  détenons en aucun cas  de vérité absolue

 

           Le problème le plus important qui est posé par cette prescription reste le dermocorticoïde. A travers cette prescription on peut aisément imaginé le tableau classique d’un bébé de 55 jours avec des maux bénins type : troubles du transite et érythème fessier.   

      - Ballonnements et troubles du transite : en dehors des erreurs nutritionnelles très fréquentes dans les milieux modestes et qu’il faut absolument corrigé, ou d’une éventuelle et rare anomalie constitutionnelle, ce sont des troubles le plus souvent transitoires, amplifiés par le stress des parents et qui n’ont besoin d’aucune médication. Eventuellement la trimébutine (Inductan, Spasmyl ou autre) 

      - Constipation : là aussi, avant toute médication, il nous semble, sauf erreur de notre part, nécessaire de corriger d’abord les erreurs nutritionnelles et d’écarter une éventuelle anomalie constitutionnelle (avec occlusion intestinale). S’il faut un médicament, le Cristal étant un laxatif irritant, il vaut mieux commencer par du lactulose (Duphalac, Lactulax ou autre). Le Cristal devrait rester, à notre humble avis, un produit d’appoint momentané. Autrement dit, si avec une seule administration le bébé retrouve un rythme d’évacuation naturel, il n’y a plus de raison de le réadministrer.

       - L’érythème fessier, c’est ce qu’il y a de plus classique chez un nourrisson, on préconise d’abord des mesures d’hygiène simples et une protection avec des crèmes à base d’oxyde de zinc (Kenta ou autre). Si l’érythème se complique avec une mycose, un antimycosique s’impose. L’utilisation dans ce cas d’un dermocrticoïde est une aberration dangereuse amplifiée par l’usage des couches qui se comportent alors comme des pansements occlusifs démultipliant l’impact général du corticoïde.

Le prescripteur, cherchait certainement un antimycosique efficace, malheureusement en minorant les danger des dermocorticoides, « on » incite implicitement le médecin à opter pour des prescriptions à haut risque (sauf erreur de notre part).

 

A u   f i n a l  :

          Cette ordonnance illustre de manière parfaite le problème posé par l’usage des dermocoticoïdes chez le nourrisson. Elle montre aussi un cas parmi tant d’autres d’un complément alimentaire qui sans être dangereux ne sont pas forcement utiles, au vu du maigre budget alloué aux dépenses de la santé par les familles marocaines les plus modestes. C’est en tout cas, notre appréciation globale de cette ordonnance qui n’est pas forcément juste à 100%, mais qui a au moins l’avantage de poser, comme d’habitude, un certain nombre de questions.

Repost 0
Published by Amster - dans CAS D'OFFICINE
commenter cet article
21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 13:24

CHIFFRES & REPERES

MENOPAUSE & OSTEOPOROSE AU MAROC

 

 

L'espérance de vie des femmes

est actuellement au Maroc

de près de 75 ans

L’âge médian de la ménopause

au Maroc se situerait

vers 51,9 ans

Le nombre de femmes ménopausée au Maroc est estimé à environ

3 Millions

Près de 50 % des femmes âgées de plus de 50 ans présenteront à un certain moment une fracture due à l’ostéoporose

L’OMS estime qu’en 2030, les femmes âgées de 50 ans ou plus

seront 1,2 Milliard

Source : « 18 octobre Journée mondiale de la ménopause : Offrir une place primordiale à la santé après la ménopause » AUFAIT, page 07, n°834, du 19/10/10

 

L’avis du pharmacien :

Rappel : L’erreur est inhérente à l’exercice de la réflexion qui ne peut être considérée comme la négation l’avis de l’autre. C’est un exercice libre et libéral à la fois. AA-abkamster.jpg

 

          Nous avons déjà consacré un article à l’ostéoporose lire : ETAT DE L'OSTEOPOROSE AU MAROC . L’ostéoporose constitue, en fait, le centre d’intérêt de plusieurs puissants groupes de pressions (Lobby) dont les deux plus importants sont les industriels du lait et un certains nombres de laboratoires pharmaceutiques  

          - Les industriels du lait leurs objectif naturel est de pousser à la surconsommation des produits lactés par tous les moyens, le problème de l’ostéoporose constitue pour eux une aubaine et cheval de Troie. C’est une occasion en or pour transformer la perception d’un yaourt, d’un « produit plaisir » en un « alicament absolument indispensable pour la vie », et le mieux bien sur c’est d’allier les deux perceptions. C’est tout l’art de la communication de ces entreprises qui s’articulera sur deux pivots (2) : d’une part la publicité directe pour vanter le côté « plaisir », et d’autre part une communication insinuante, plus pointue, basée sur une argumentation plus ou moins scientifique et qui aura comme support, non pas une exposition directe dans les medias, mais  un positionnement médiatique s’appuyant sur le « sponsoring » d’associations à caractère médical ou de manifestations dites « scientifiques » qui vont apporté, et la caution morale (association à but non lucratif, dont le seul but est de soulager la détresse de l’humanité) et la caution scientifique avec un argumentaire parfaitement rôdé qui, tout en n’étant absolument pas faux, n’est pas forcément juste

Nous vous conseillons vivement de lire sur ce même blog : 

- A propos des produits lactés, l’article : Le lait & cancer de la prostate

- A propos des vérités partielles, l’article : LES AMBIGUÏTES RATIONNELES DANS LE DISCOURS et aussi STATISTIQUES LES AMBIGUÏTES RATIONNELLES

 

           - Les industriels du médicament : là aussi l’ostéoporose est une aubaine, car elle implique la consommation,  pratiquement à vie, d’un certain nombre de médicaments :

    * Le calcium : sur ce terrain s’affrontent les laboratoires pharmaceutiques classiques proposant des produits généralement sérieux avec AMM à l’appui, et des fabricants de compléments alimentaires sans AMM, très peu évalués, souvent fantaisistes voir dangereux, car n’obéissant pas des contrôles sérieux.                                    

    * Les biphosphonates : là l’objectif n’est plus une suppléance de calcium mais l’arrêt ou la réduction  de la destruction naturelle de l’os (la résorption osseuses) par inhibition des ostéoclastes. L’idée et le concept sont séduisants, sous réserve d’effets secondaires sérieux, et de coût de traitement exorbitant.         

    * Le traitement hormonal substitutif (THS) : l’idée est simple à la base, restaurer et pérenniser le cycle hormonale de la femme. Le concept est en soi une révolution socioculturelle, impactant de façon profonde la qualité de vie des femmes. Encore une fois, avec quel coût sur le long court, en terme d’effets secondaires. A ce sujet la dernière position, datée de 2009, de la revue prescrire est claire : la balance bénéfice - risque des THS est défavorable. Pour passer outre, certains laboratoires vont utiliser des techniques classiques de communication en s’appuyant sur l’aura et la force de persuasion des certains leaders d’opinion (Généralement des professeurs) en finançant par exemple leurs associations caritatives et humanitaires et leurs activités scientifiques (Recherches, publications, études sur le terrain, congrès …). Ce genre d’investissement est généralement très convaincant et le retour sur investissement est tout à fait conséquent pour le laboratoire.                       

 

Au final, entre industriel du lait, industriel du médicament, fabricant de compléments alimentaires, associations sponsorisées, un Etat sous influence, et un corps médical atone, la patiente ménopausée aiguise beaucoup d’appétits.

 

De quoi je me mêle ?  
          Les dernières recommandations d’ostéoporose canada [dont l’avis doit être soumis aussi à notre sens critique et à notre vigilance, nul n’est au dessus de l’analyse rationnelle : www.osteoporosecanada.ca] datées du  12/10/2010 (il y a une semaine) stipulent, outre une prise raisonnable et raisonnée de vitamine D et de calcium (à 1,2 g par jour)  que : « la meilleure façon de prévenir les fractures, que vous soyez une personne à risque ou non, est de pratiquer régulièrement une activité physique, surtout celles de résistance et de mise en charge, comme marcher ou monter un escalier »
Le problème c’est que cette « meilleure façon » n’implique pas une surconsommation d’aucun produit, donc négligée, car contre-productive pour les divers sponsors ( à part les vendeurs de sportswear). Elle implique par contre une prise de conscience collective concernant l’obligation et la nécessité stricte d’une activité physique modérée et régulière pour toutes les femmes.

Dans le cadre des « spécificités » de la société marocaine, il s’agit de libérer, et le corps et la mentalité de la femme (… et des hommes), qui de fait deviennent des impératifs pour la santé publique. C’est une tâche beaucoup plus ardue que de consommer un yaourt, un biphosphonate ou des hormones.

La prévention de l’ostéoporose devrait s’intégrer, sauf erreur de notre part, dans le cadre global d’une hygiène de vie impliquant :

  - Une alimentation équilibrée (glucides, lipides et protides) variée et agréable      

  - Une activité physique régulière adaptée à chaque cas       

  - Eviter le plus possible les conduites à risques : alcool, tabac, surmédicalisation, surexposition aux additifs alimentaires, stress et rythme du sommeil.         

 

          Mais, de quoi je me mêle en fait ? L’ostéoporose aurait put être vrai cheval de bataille pour les officinaux, car qui est à même d’analyser et d’intégrer, au mieux, des données complexes en rapport avec l’industrie, la chimie, les biotechnologies, la pharmacologie, la pathologie, la diététique, l'économie et les problèmes sociaux ? Oui, et sans corporatisme absurde, c’est le pharmacien d’officine.    

Malheureusement … les officinaux se contentent, et même en France, d’être de simples délivreurs de médicaments, financièrement corvéable à souhait par tout un chacun (Assurances, Etat ...). S’impliquer activement dans ce genre de débats de manière courageuse, honnête et indépendante c’est mettre le patient au cœur de notre métier, au lieu du médicament qui au final n’est qu’un outil de travail, ou alors « la caisse » qui n’est que la résultante financière logique et légitime des objectifs atteints.(1)

Encore faut-il avoir suffisamment de liberté et de courage intellectuels, associés à une rigueur scientifique basée sur une argumentation pertinente et rationnelle à même de positionner l’officinal, à travers ses instances représentatives (oh ! combien absentes de tout débat scientifique), comme un think tank indépendant et un interlocuteur solide justifiant pleinement et de manière irréfutable son rôle d’acteur incontournable de la santé autant à titre individuel qu’à titre collectif. C’est, sauf erreur de notre part, la meilleur façon de défendre un métier exigeant par les connaissances requises, noble par son engagement immuable et inconditionnel au côté du patient, qui est, et qui restera, le cœur de notre métier. 

Malheureusement, sauf erreur de notre part, la faiblesse affligeante du discours actuel des officinaux (même en France), crée un climat délétère et déliquescent.

Le véritable donneur d’ordre en officine c’est le patient, le mépriser c’est se méprisé soi-même, ignorer ses doléances, c’est ignorer notre raison d’être qui est liée, non pas au médicament, mais à notre capacité à répondre efficacement, de façon globale, indépendante et honnête à ses attentes.

 

Notes à part :

1) Mettre le patient au cœur de notre métier, permet paradoxalement de transformer le droit à un niveau de vie digne du pharmacien (et médecin libéral) en un acquis non négociable, pas de marge dégressive ni d’une quelconque remise en question des émoluments des libéraux, à condition qu’ils mettent le patient au centre de leurs priorités. Toute atteinte à leur niveau de vie se répercutera d’une manière ou d’une autre sur le service rendu au patient.                                             

2)  Nous avons évité sciemment de parler des autres techniques type : Marketing viral, Gestion de l’opinion au niveau des réseaux sociaux et autres veille Internet. Ce sont généralement des actions le plus souvent sous-traitées en externe (outsourcing) par diverses structures dont certaines entreprises de pointes spécialisées dans l’intelligence économique et le traitement de l’information qu’on a pris l’habitude de leurs visites sur PHARAMSTER. Ce genre de visites de très haut calibre nous a poussé, au fur et à mesure, à affiner le plus possible nos argumentaires, à respecter le plus possible des règles déontologiques qu’on s’est fixé, et à améliorer le plus possible la qualité rédactionnelle dans la limite de nos moyens quitte à être élitiste malgré nous.               

Repost 0
18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 12:26

Perle Vibra 200

 

            En regardant au premier coup d’œil ce billet, mon sang ne fit qu’un tour … Mon Dieu c’est quoi cette histoire de vibra dessous ?

Par décence on s’étalera pas trop sur ces questions de vibra dessous ou vibra dessus, tout en sachant que :

            - d’une part ces «histoires licencieuses» ont vaguement un certain lien avec la bien nommée VIBRA 200 CP (du laboratoire Pfizer), plus rigoureusement nommée la doxycycline en dci, dont l’indication  phare n’est autre que « les infections sexuellement transmissibles »

            - et que d’autre part, que ça vibre ou pas, le meilleur moyen pour éviter l’utilisation de la doxycycline avec ses effets secondaires n’est autre que l’usage du condom.

A bon entendeur salut ! 

Rappel : « les perles de comptoir » sont en faite les billets que nos patients nous envoient, le plus souvent avec de tierces personnes. Elles peuvent être drôles, mais le plus souvent elles portent en elles-mêmes des éléments informatifs sur la perception réelle du médicament par les plus démunis.

NB : On vient d’insérer un lien très utile dans le cadre « Lien santé & méd. » en bas à droite de votre écran qui permet de rechercher les coordonnés d’un médecin n’importe où au Maroc    

Sur ce PHARAA-abkamster.jpgAMSTER vous souhaite une très bonne semaine   

Repost 0
14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 21:37

CHIFFRES ET REPÈRES

LE COUT DU MONDIAL 2010

EN AFRIQUE DU SUD

 

Source : Muriel Tancrez « Conséquences financières du Mondial 2010 en Afrique du Sud : Le gouffre du ballon rond », AUFAIT page 02, du 14/10/10

 

Conséquences financières du Mondial 2010 en Afrique du Sud

Perte sèche pour le pays organisateur

Bénéfice net pour la FIFA

2,1

milliards d'euros

2,2

milliards d’euros

 

L’avis de l’apothicaire :

Ouf ! On la échappée belle, quand on sait que le Maroc était candidat lui aussi à l’organisation du Mondial.

Par ailleurs 3 (trois) milliards d'euros ont été investi par l’Afrique du Sud dans des infrastructures qui ne servirons que peu.

L’auteur de l’article du gratuit AUFAIT conclu avec une jolie phrase : «  À voir comment le football peut enrichir les plus riches et plumer les plus pauvres, c'est à se demander si le monde tourne rond dans l'univers du ballon rond... Comme dans l'univers tout entier d'ailleurs ! »

Mais au fait, où est le sport dans tout cela ? 

Repost 0
13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 00:43

DUOXOL

Le générique du RELAXOL

 

           Il nous est apparu intéressant de mentionner sur PHARAMSTER la mise sur le marcher marocain dernièrement, du DUOXOL, une  première copie du RELAXOL, d’autant plus qu’elle met l’association thiocolchicoside / paracétamol à un prix relativement plus abordable que le RELAXOL.

 DUOXOL.jpg

Analyse critique :

Rappel : l’erreur est inhérente à l’exercice de la réflexion qui ne peut être considérée comme la négation l’avis de l’autre. C’est un exercice libre et libéral à la fois. PHARHAMSTER 

       - L’élément le plus intéressant du DUOXOL est un PPM à 37.00 DH contre 53.10 DH pour le RELAXOL soit une différence nette de 16.10 DH,  30% de moins que la molécule princeps.

       - Il aurait été plus intéressant d’intégrer le terme paracétamol au nom commercial même cela donnera à titre indicatif " DUOXOL PARACETAMOL" :    DUOXOL-PARACETAMOL.jpg

L’objectif étant d’éviter les surdosages en paracétamol fréquents en rhumatologie. Lire à ce sujet ce cas d’officine intitulé : Attention aux paracétamols cachés  

En outre en utilisant la dénomination DUOXOL PARACETAMOL cela laisse la possibilité de commercialiser par la suite un DUOXOL simple à 4 mg de thiocolchicoside par CP, sans avoir recoure à une autre dénomination comme c’est le cas pour le RELAXOL et le COLTRAMYL qui appartiennent tous les deux au même laboratoire. Le laboratoire aura gagné  sur les deux volets la sécurité pour le patient et une offre de produit cohérente et intégrée plus percutante. Se baser uniquement sur les statistiques de l’IMS Health pour lancer un produit sur le marcher nous paraît réducteur car cela ne fait que transférer la richesse. Alors qu’en se basant sur les besoins réels du patient et avec un peu d’imagination on arrive à la créer.           

       - Un petit point, au niveau du prospectus, au paragraphe INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES, le nom DUOXOL est écrit DUO-XOL, il faudra choisir laquelle des écritures on désire ! En tout état de cause ce genre de cafouillages ne donne pas une bonne image, à rectifier au plus vite.

       - Le thicolchicoside non associé est disponible au Maroc sous 3 appellations dosées à 4 mg : COLTRAMYL, COLTRAX et le MIOREL.           

Le RELAXOL et le DUOXOL sont eux une association de paracétamol 500 mg + thiocolchicoside 2 mg. La posologie du thiocolchicoside étant 8 mg par jour (4 mg x 2), on se retrouve dans le RELAXOL et le DUOXOL avec une posologie journalière de 2 CP x 2 par jour, et on s’approche ainsi des doses maximales de paracétamol.

Il valait mieux, à notre sens, pour plus de flexibilité de traitement et de sécurité pour le patient mettre sur le marcher un produit à base de thiocolchicoside seul. D’ailleurs l’association thiocolchicoside / paracétamol à doses fixes n’est pas commercialisée en France (sauf erreur de notre part)      

        - Globalement le DUOXOL reste un bon produit dans un contexte caractérisé par la sous médicalisation d’un grand nombre de nos patients, sous réserve d’un usage rationnel et sous contrôle médical.     

 

Rappel succin sur le thiocolchicoside :

 

        - Le thiocolchicoside est un analogue soufré, de synthèse, d'un glucoside naturel du colchique, il se comporte pharmacologiquement comme un myorelaxant.

        - Il supprime ou atténue considérablement la contracture d'origine centrale: dans l'hypertonie spastique, il diminue la résistance passive du muscle à l'étirement et réduit ou efface la contracture résiduelle.

        - Son action myorelaxante se manifeste également sur les muscles viscéraux: elle a été mise en évidence notamment sur l'utérus.

        - Par contre, la thiocolchicoside est dépourvu de tout effet curarisant: c'est en effet par l'intermédiaire du système nerveux central et non par une paralysie de la plaque motrice qu'il agit. Il n'altère donc pas la motilité volontaire, ne provoque pas de paralysie et évite, de ce fait, tout risque respiratoire.

        - Enfin, le thiocolchicoside est sans influence sur le système cardiovasculaire.

Grossesse & allaitement :

- Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence un effet tératogène. En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou fœtotoxique du thiocolchicoside lorsqu'il est administré pendant la grossesse.

En conséquence, l'utilisation de ce médicament est déconseillée pendant le premier trimestre de la grossesse. Cet argument ne constitue pas l'élément systématique pour conseiller une interruption thérapeutique de grossesse mais conduit à une attitude de prudence et à une surveillance prénatale soigneuse.

- Le thiocolchicoside est contre-indiqué en cas d'allaitement

Repost 0
Published by Amster - dans MEDICAMENT
commenter cet article
9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 13:17

Bétaméthasone & Mycoses

 10-10-05-cas-d-off-cetiral-et-celesten-masquee2.jpg

 

Rappels déontologiques de base :

  - Les coordonnés du médecin traitant et du patient on été expressément masqués. Cette image est publiée à titre strictement informatif afin de rapprocher le plus possible le lecteur de la réalité complexe de notre exercice professionnel.       

  - Loin de nous tout côté « donneur de leçons », PharHamster considère que ne nous détenons pas de vérité absolue, en fait toutes les analyses, présentées ici, sont rédigées de bonne foi en fonction des données scientifiques dont nous disposons. Face à toute imprécision, erreur ou omission éventuels, pharHamster reste ouvert à toute remarque, critique ou rectification dans l’intérêt de tous et surtout dans l’intérêt du patient qui reste le cœur de notre métier à tous

- Note importante pour les patients : cet article est une discussion inter-professionnelle, ne pas changer ni arrêter votre traitement sans l’avis de votre médecin, ce dernier connaît parfaitement votre cas. Par ailleurs les données scientifiques sont en perpétuelle évolution, il se peut que votre médecin traitant puisse se baser sur des données dont nous ne disposons pas.

  

Présentation

       Patiente :  - Mme Khadija, 35 ans, 2 enfants

       Données sommaires recueillies auprès de la patiente :

                        - Prurit vulvo-vaginal intense

                        - Ecoulement vaginal blanchâtre, inodore.  

        Ordonnance : 

 

  1 - Cetiral 10 mg CP  : 1 cp par j 

DCI : Cétirizine, antagoniste sélectif des récepteurs H1 périphériques, est indiquée entre autre dans le traitement des symptômes de l'urticaire chronique idiopathique. C'est un des génériques du Zyrtec

  2 - Celesten 8 mg inj : 1 inj par jour  

DCI : bétaméthasone Phosphate disodique un puissant glucocorticoïde indiqué entre autre en cas d’allergie sévère

  3 - Ketoderm Crème : 1 application par jour

DCI : kétoconazole c’est un antifongique du groupe des imidazolés.

  4 - Sedasteril : pour toilette intime

DCI : base lavante additionnée de benzalkonium, un ammonium quaternaire antiseptique cationique, à ne pas utiliser bien sur avec un savon.     

  5 - Mycoderm 150 : 1 ovule par jour

              DCI : éconazole c’est aussi un antifongique du groupe des imidazolés

 

         Contexte :

Ce qui nous a poussé à publier ce cas d’officine, c’est que Mme Khadija un mois après son traitement est venu dans notre officine se plaindre, qu’après une amélioration passagère au début, elle se retrouve avec les mêmes signes qu’auparavant.

 

Analyse :

      - On est vraisemblablement face à une candidose vaginale qui a occasionnée un prurit intense. 

      - L’utilisation de la béthaméthasone (Celstène 8 mg) nous paraît, sauf erreur de notre part, largement  surévaluée. D’autant plus que le RCP de la spécialité Celestène ne mentionne comme indication dans l’allergie que deux cas et plus spécifiquement dans les affections nécessitant un effet thérapeutique rapide :

                    - Œdème de Quincke sévère en complément des antihistaminiques

                    - Choc anaphylactique en complément de l'adrénaline.

Vraisemblablement on est face à un écueil classique (en particulier au niveau du privé) où on retrouve une propension à répondre avec un excès de zèle aux doléances des patients, avec un désire d’efficacité maximale. Quitte à transgresser « un peu » les données pharmacologiques rationnelles.

      - L’utilisation d’un corticoïde quel qu’il soit (par voie locale ou générale) en cas de mycose nous paraît, sauf erreur de notre part, un non sens. En effet, comme tout un chacun sait, les corticoïdes ont un effet immunosuppresseur, conséquence : au début ils vont masquer parfaitement les signes de l’infection, cette dernière va reprendre de plus belle par la suite. Cela rappel, en quelque sorte, le travail déjà fait sur les associations [Anti-infectieux] + [Corticoïdes] :

- L’association corticoïde & antibiotique n’aura plus lieu d’être au MAROC   

- RIFODERM vs RIFASONE : ANALYSE CRITIQUE   

Plus généralement, on ne peut pas traiter un prurit en faisant fi de son étiologie, le bon sens implique de traiter en priorité la cause. Les antiprurigineux dans ce cas ne sont qu’un traitement d’appoint.

       - Force est de constater, qu’a force de se focaliser sur le confort de la patiente, on a , sauf erreur de notre part, omis le traitement de fond classique peros de la candidose vaginale sévères : le fluconazole (Diflucan, Canaflucan, Fongican ou autre). L’intensité du prurit étant probablement corrélée à une sévérité de l’infection 

       - En cas de candidose avérée le traitement du conjoint paraît fondamental pour éviter la ré-inoculation du champignon à la femme lors des rapports sexuels.

       - Enfin en consultant le RCP de la spécialité Celestène 8 mg injectable, in AFSSAPS mise à jour du 21/06/2010 consulter le 09/10/2010, la seule indication en gynéco-obstétrique rapportée de cette spécialité est la suivante : « prévention anténatale de la maladie des membranes hyalines: induction de la maturation fœtale » sic                                                                                                      

Conclusion :

       - La bétaméthasone (Celestène injectable ou autre) n’a pas sa place ni dans le traitement des mycoses ni dans le traitement du prurit. Sauf erreur de notre part ! 

       - S’il y a un élément qu’on peut apporter en plus à ce sujet, avec toutes les précautions d’usage et de respect qu’on doit à tout acteur de la santé : c’est le fait de ne jamais se fier uniquement aux dires des représentants des laboratoires, et en particulier les « informations » qu’on glisse entre petit-four et café et qui ne sont pas mentionnées formellement par écrit (le laboratoire ne peut en être responsable) elles sont le plus souvent complètement fantaisistes.        

 

POST-SCRIPTUM du 14/10/2010

Après avoir pris un seul comprimé de fluconazol 150 mg (Fongican) au prix de 21.80 DH il ya une semaine, et sans lui associer strictement aucun autre produit (ni ovule, ni pommade, ni antihistaminique), Mme Khadija est revenue aujourd'hui même radieuse, nous expliquant que la seule chose qui lui ai resté au travers de la gorge ce sont ces injections qu'elle ne supportait pas. Elle ne croyait pas si bien dire ...        

Repost 0
Published by Amster - dans CAS D'OFFICINE
commenter cet article
6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 20:10

 

10-10-06-Perle-Mycolog.jpg

 

Une jolie perle toute fraîche d’aujourd’hui :

                                                           Traduction : MYCOLOG

Sur la forme : remarquez l’accent sur le « e » qui dénote le souci de la précision, médicament oblige !

Sur le fond : Le Mycolog est une association qui contient

- un corticoïde d'activité modérée, l' acétonide de triamcinolone,

- un antibiotique de la famille des aminosides, la néomycine,

- un anticandidosique, la nystatine.

C’est une association pharmacologiquement très discutable, pour l’argumentaire nous vous invitons à consulter les deux articles suivants :

- L’association corticoïde & antibiotique n’aura plus lieu d’être au MAROC  

- RIFODERM vs RIFASONE : ANALYSE CRITIQUE

 

Cette perle nous permis de se remémorer un incident majeur, il y a une dizaine d’année, qui nous a beaucoup marqué. Les faits :

         - C’est un nouveau-né, une petite fille de deux mois, qui devait avoir un eczéma atopique, et au pire cela  aurait été une ichtyose héréditaire, a qui un médecin a prescrit le Mycolog.

Au vu des résultats spectaculaires et transitoires du dermocrticoïde sur la peau du bébé, la maman a généralisé l’application sur toute la peau.

          - Au bout d’une semaine on a appris que le bébé est mort. Mais pour la mère, et avec un fatalisme écœurant, il est décédé d’une mort « naturelle ». Bien entendu elle n’arrivait pas faire le lien entre l’application répétée et généralisée du dermocrticoide et la mort du bébé.

Nous soupçonnons, vu que personne ne pourrait le démontrer, l’implication du Mycolog dans cette mort injustifiée et absurde, probablement en rapport avec un problème au niveau de la corticosurrénale.     

Nous devons rappeler ici que la peau de bébé est une barrière non encore étanche, elle se comporte plutôt  comme un tamis qui laisse passer un grand nombre de molécules toxiques, cette caractéristique est amplifiée par les couches qui se comportent comme des pansements occlusifs. Tout produit destiné à la peau de bébé doit répondre d’une innocuité parfaite.

Les leçons que nous avons tiré de cet incident :

          - Ne pas délivrer de democorticoide chez un bébé, même prescrits par un médecin, sauf s’ils sont fortement dilués (dans de la vaseline). Quitte à dire « qu’on en a pas »    

          - En cas de peau sèche de bébé, conseiller d’abord d’éviter les savons agressifs et utiliser des émollients simples : huile d’amande douce, vaseline ou éventuellement des crèmes hydratantes non parfumées adaptées à la peau de bébé.      

          - Bien entendu, l’utilisation chez la femme du Mycolog pour un prurit ou pour une mycose vaginale est totalement injustifiée.        

Repost 0

Recherche