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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 20:42

Enquête sur le diagnostic et la prise en charge

De l’insuffisance rénale chronique (IRC) au Maroc

T r o p   d e   d é p i s t a g e s   t a r d i f s   !

 

En l'absence de chiffres officiels, l'association marocaine REINS  de lutte contre les maladies rénales, présidée par Pr. Amal Bourquia, estime à

- 9.000 le nombre de personnes en hémodialyse périodique.

- Le nombre de Marocains souffrant d'IRC est lui estimé à un million environ.

Pour prévenir l'aggravation des IRC qui mène à l'hémodialyse, l’association REINS a réalisé une enquête sur le diagnostic et la prise en charge de l’IRC auprès d'un échantillon de :

- 40 cardiologues,

- 10 endocrinologues

- 10 médecins internes.

 

Les résultats

Ils ont été présentés le 22 avril par la présidente de l’association REINS, lors d’une rencontre à Casablanca :

- 63,33% des médecins questionnés jugeaient leurs connaissances sur les IRC moyennes,

- Même si 51,7% d'entre ont répondu avoir assisté à une formation sur ces maladies dans les 5 dernières années.  

- 91,67% des enquêtés souhaitent vivement approfondir leurs connaissances en assistant à des conférences (43,64%) ou en ayant accès à une information spécialisée (25,45%).

Ce manque d'informations expliquerait le nombre croissant de malades qui consultent un néphrologue à un stade très développé de l’insuffisance rénale

 

Déclarations : Selon Pr. Amal Bourquia

1- «La pauvreté des symptômes attirant l’attention sur une pathologie rénale fait que l’IRC est très souvent méconnue des patients. Les connaissances des praticiens marocains en matière de maladies rénales se sont affinées, ce qui augmente le nombre des malades qui développent une insuffisance rénale chronique»,

2- «Le dépistage tardive d’une insuffisance rénale n’est pas dû seulement à la difficulté du diagnostic mais également au manque d’une communication multidisciplinaire. Il faut un travail interactif entre diabétologues et néphrologues vu que l’hypertension et le diabète représentent les situations associées à un risque rénal»

 

L’avis de l’apothicaire : 

On aurait souhaité un échantillon de praticiens un peu plus important, cependant ce travail mérite d’être vivement salué vu que cet effort est le fruit d’une association (impliquant : sacrifices, bénévolat et moyens limités). Il constitue un bon repère à même d’attirer l’attention des praticiens sur cette pathologie lourde.      

 

Sources :

- Journal AUFAIT n°731 du 23/04/10 page 10. Lien : Insuffisance Rénale Chronique (IRC)

- Journal Le soir Echo n°557 du 26/04/2010 page 09. Lien : Insuffisance Rénale Chronique (IRC) : L'association REINS enquête

- Le site pour contacter l’association REINS : REINS 

Autres articles au sujet des reins sur ce blog :

           - LE DON DE REIN N'AFFECTE PAS L'ESPERANCE DE VIE 

             - LA PREVENTION DES CALCULS RENAUX  

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 21:40

brûlures au Maroc

 

Source : F. Benabdellah, Les Soir Echos, n°498, page 7, 02 /02/2010

 

- 6 brûlés sur 10 sont des enfants

- 85 % des brûlures sont d’origine domestique

 

Quatre ans après le lancement des travaux, le premier centre des enfants brûlés devrait ouvrir en ce mois de mars 2010 à Rabat, financé en parti par l’Association France Maroc.

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 20:00

L e c t u r e   o f f i c i n a l e

Le don de rein

n’affecte pas l’espérance de vie

 

 Source :

Titre :      Perioperative Mortality and Long-term Survival Following Live Kidney Donation

Auteurs : Dorry L. Segev; Abimereki D. Muzaale; Brian S. Caffo; Shruti H. Mehta; Andrew L. Singer; Sarah E. Taranto; Maureen A. McBride; Robert A. Montgomery
Revue :    JAMA 2010; 303: 959-966.

Lien :       http://jama.ama-assn.org/cgi/content/abstract/303/10/959

 

Cet article touche une question qui peut tourmenter beaucoup de citoyens qui sont d’éventuels donneurs de rein en bonne santé :

                        - Peut-on quantifier l’impacte réel du don de rein sur le donneur en bonne santé ?   

La réponse vient d’une étude américaine dirigée par D.L. Segev (professeur de chirurgie à la Johns Hopkins University School of Medicine, , Baltimore, Maryland) et ses collègues, publiée dans Journal of the American Medical Association (JAMA) en ce mois de mars 2010.

 

Méthode :

- Les données enregistrées entre le 1er avril 1994 et le 31 mars 2009 dans un registre national des donneurs de reins.

- Durée de l’étude 15 ans

- 80 347 donneurs en bonne santé ont été comparés à une cohorte appropriée de non donneurs qui leurs sont aussi semblables (age, sexe, race & antécédents pathologiques)   

Résultats :

- 25 sur 80 347 donneur étaient décédés dans les 90 jours suivant le prélèvement du rein

- A partir de ces chiffres, les chercheurs ont calculé que le risque de mortalité due à l'intervention chirurgicale s'élevait à 3,1 décès par 10 000 donneurs (avec un intervalle de confiance à 95%) soit 0.031%.

- Le taux de mortalité, dans cette cohorte de donneurs de rein vivants par rapport à la cohorte de non donneurs sains semblables, n'avait pas significativement augmenté.

 

Chirurgie copie 

 

Réactions & déclarations

Source : Nouvelles de © La Presse Canadienne, 2010.

 

- Michel Pâquet, néphrologue responsable du programme de greffes avec donneurs vivants au pavillon Notre-Dame du CHUM. Montréal, Canada : 

«  Sur ces 15 dernières années les techniques chirurgicales on été profondément améliorées, le prélèvement du rein s'effectue aujourd'hui par laparoscopie*, une technique qui ne nécessite que quelques petites incisions d'un à deux centimètres dans l'abdomen. Ces petites incisions guérissent plus rapidement, occasionnent moins de douleurs et induisent un plus faible taux de complications que la grande incision que l'on pratiquait jadis. Les donneurs ne séjournent à l'hôpital que trois ou quatre jours »

 * Laparoscopie est appelée aussi coelioscopie : est une technique chirurgicale mini-invasive de diagnostic (cœlioscopie proprement dite) et d'intervention (cœliochirurgie). Source Wikipédia 

« La nature a été généreuse pour nous. Avec deux reins, on a une grande réserve et c'est pourquoi on peut très bien vivre le reste de sa vie avec un seul rein. Le rein qui reste arrive peu à peu, au cours des jours et des semaines qui suivent l'intervention, à compenser jusqu'à 70 % de la vitesse de filtration des deux reins. »

 

- Dr D.L. Segev : professeur de chirurgie à la Johns Hopkins University School of Medicine, , Baltimore, Maryland :

« Les risques de mortalité consécutive à une résection de la vésicule biliaire sont six fois plus élevés, que le don de rein, atteignant 18 décès par 10 000 cas ».

« Indépendamment des changements physiologiques qui doivent vraisemblablement survenir chez un adulte sain après un don de rein, le fait que de tels donneurs présentent une survie à long terme similaire à celle de personnes en santé de même âge, sexe et race suggère que ces changements physiologiques n'entraînent pas de mort prématurée. [...] La pratique de don vivant de rein peut continuer d'être considérée comme une intervention raisonnable et sûre »

 

L’avis de l’apothicaire :

- Cette étude est une excellente référence, permettant au corps médical d’encourager avec une bonne marge de sécurité et le don de rein

- Cette étude est basée sur les données d'un registre national des donneurs de rein, or à deux reprise sur ce blog on a noter la carence totale ou partielle de ce genre de registre dans notre pays : cas du Cancer et de la FIV    

Cette étude démontre l’importance de la mise en oeuvre et de la mise à jour régulière de ce genre de registres. L’analyse de ces registres permet de contrôler rigoureusement les programmes de santé mis en place et de planifier les actions futures avec beaucoup d’efficacité. Mais pour se faire, on ne peut plus aujourd’hui faire des déclarations sur papier, il est impératif de développer un système d’information intégré pour le secteur de la santé, rapide, efficient et facilement exploitable     

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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 20:00

R é f l e x i o n 

Maghreb  :  l ’ o p t i o n  p r a g m a t i q u e

  Le-Maghreb.jpg

              D’habitude les déclarations des ministres des affaires étrangères sont, règles de bienséances diplomatiques oblige, lissées, policées et à la fin elles n’apportent que rarement de véritables informations.

Pourtant cette déclaration du ministre des AE marocain Taib Fassi Fihri, au sujet des relations maroco-algérienne, est à notre sens suffisamment remarquable pour qu’on s’y attarde.

 

« Comment, en l’an 2010, peut-on réfléchir avec une mentalité datant des années 70 dominées par l’idéologie, au lieu de penser à l’avenir et tenir compte de l’avenir des générations futures et des aspirations des peuples de la région? ».

Source : Le Soir Echos du 19/4/2010 n°552.  Lien : 5+5 Rabat appelle à la normalisation des relations avec l’Algérie

 

             Cette déclaration montre qu’au-delà des rivalités géopolitiques entre les deux pays, il y a une distinction nette entre les stratégies de développement adoptées par chacun

D’une part en Algérie, on a une politique basée sur des idéologies qui mettent en premier lieu le sentiment national, les valeurs patriotiques et l’exaltation des dogmes guerriers, souvent au détriment de la recherche du progrès économique.

Côté marocain c’est plus nuancé et on a le sentiment que la recherche  du progrès économique et social prime sur les idéologies. Pour preuve l’absence manifeste de lutte idéologique dans le champ politique marocain, on se bat plus pour des positions en rapport avec un référentiel religieux (PJD) moderniste (PAM) conservateur (Istiqlal) socio démocrate (USFP) que pour des dogmes politiques.

Face aux impératifs de développement économique, on a l’impression qu’autant les partis politiques que l’institution royale ne se sentent plus liés à aucune idéologie.

De manière excessivement expressive, on peut dire trivialement "si les institutions marocaines avaient la certitude que le communisme apporterait le progrès économique, le Maroc serait devenu le premier royaume marxiste léniniste !"                              

 

L’option pragmatique :

         C’est une option tout à fait recevable, car aujourd’hui on ne peut plus se permettre le luxe de l’utopie intellectuelle de la révolution de 1917, vu les impératifs socio-économiques et les urgences environnementales. On ne peut plus se hasarder à faire un pas en arrière pour espérer faire deux pas demain, la primauté est d’aller de l’avant, pour la simple raison qu’aujourd’hui on vit dans un monde globalisé où tout retard accusé par un pays donné est immédiatement exploité géostratégiquement et économiquement par d’autres pays.

         Certes on ne plus se permettre le « luxe des guerres patriotiques », mais on ne peut pas  non plus se permettre une autre crise du jeudi 24 octobre 1929. Cela implique impérativement l’institution d'une bonne gouvernance mondiale de la chose économique (la régulation) qui est plus ou moins la résultante des politiques économiques de chaque Etat.   

Le libéralisme autant dans sa version philosophique qu’économique n’est plus vraiment un choix mais une nécessité (que l’on soit pour ou contre) pour permettre la création de la richesse dans les sociétés d’aujourd’hui. Cependant la pérennité de la création de richesses ne peut être assurer qu’à condition de ne pas mettre en danger les intérêts collectifs majeurs d’où le rôle de la régulation.   

       L’option pragmatique peut être considérée comme un espoir pour l’Algérie et donc un espoir pour le Maghreb. Encore faut-il attendre une mutation dans les réflexions des centres de décision en Algérie.

L’émulation entre le Maroc et l’Algérie devrait ressembler à celle qui existe actuellement entre le Maroc et la Tunisie où « la guerre », la compétition, fait rage sur plusieurs dossiers : le tourisme, les investissements directs étrangers, les indices macroéconomiques ; mais aussi sur les libertés individuelles, la situations de la femme, la santé ...etc.

C’est une guerre pour le progrès, créatrice de richesse pour les deux pays. Une « guerre » qui est de loin préférable aux guerres démagogiques qui ne font qu’enrichir les marchands d’armes et appauvrir la population pour des générations      

L’émulation avec la Tunisie, qui devance le Maroc dans un bon nombre d’indices, est même plus intéressante qu’avec la France. Les écarts de niveau de développement avec la France sont tellement flagrants que toute compétition ou comparaison paraît à priori vaine. Alors qu’entre pays maghrébins, tout résultat probant (économique, social ou politique) enregistré par l’un des pays, permet aux autres état de se dire yes we can also !  

          L’option pragmatique permet de repréciser les enjeux réels y compris pour ceux qui se réclames indépendantistes qu'ils soient d'ici ou d'ailleurs. Qu’a-t-on gagné au niveau des Balkans aujourd’hui ? Des guerriers valeureux au nationalisme exalté et des micros Etats fragiles sans aucun poids politique. Piètre résultat !

L’option pragmatique, c’est de mettre le progrès économique et social au cœur de ses objectifs sans tenir compte des démagogies même celles qui sont présentée comme humanitaires.           

Et on termine cette réflexion par le titre d’un article de Ricardo René Larémont, professeur de science politique à l'Université de Binghamton de l'Etat de New York, un des spécialistes des questions africaines, un titre qui synthétise en lui-même parfaitement l’option pragmatique :

"Non à un autre Etat défaillant : vers une solution réaliste au Sahara".

 Lien : LE TEMPS

 

 

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Published by Amster - dans REFLEXIONS
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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 20:13

 

C h i f f r e s   &   e s t i m a t i o n s

La fécondation in vitro (FIV) au Maroc

 

 

 

Source : le journal AUFAIT n°728, page 5, du 20/04/10

 

- Au Maroc 17 % des couples n’arrivent pas à concevoir, soit 1 couple sur 7

- Une quinzaine de centres de FIV existent aux Maroc

- Le coût d’un essai de FIV est estimé à près de 25 000.00 DH

- 2500 à 3000 tentatives de FIV sont effectuées dans les divers centres du pays

- En absence d’un registre national pour les bébés-éprouvette, on estime leur nombre entre 700 à 800 bébés par an.

- L’aîné des bébés-éprouvette devrait avoir aujourd’hui 19 ans

- Question de moral : l’islam a été la 1ère religion à légaliser la FIV   

Ces estimations ont été annoncées par Pr Omar Sefrioui la semaine dernière, lors d’une table ronde organisée à la ville de Mdiq par l’Amicale des médecins généralistes privés de Tétouan & région.  

Au sujet des statistiques lire : STATISTIQUES LES AMBIGUÏTES RATIONNELLES
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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 21:45

L e c t u r e   o f f i c i n a l e

La corticothérapie prénatale

en cas de menace d’accouchement prématuré

 

Source : Rev Prescrire avril 2010; 30 (318) : 273-274

 

          La prématurité est source de morbimortalité importante, et la principale cause des décès néonataux. Pour y faire face on administre classiquement à la mère une série de 2 injections intramusculaires à 24 heures d'intervalle (souvent appelée cure) de bétaméthasone, ou de 4 injections intramusculaires à 12 heures d'intervalle de dexaméthasone. Le but est de hâter la maturation pulmonaire fœtale.

Le bénéfice paraît maximal lorsque l'accouchement survient dans la semaine suivant la cure, mais lorsque l'accouchement ne survient pas dans cette période et que le risque d'accouchement prématuré persiste, y a-t-il intérêt à répéter la corticothérapie comme on le faisait d’habitude ?

 

- Dans un essai randomisé en double aveugle [1] de 2008 :

     - Cure unique de corticoïde vs cure toutes les deux semaines

     - Chez 1 858 femmes enceintes

Résultats : La mortalité et la morbidité respiratoire dans les 28 premiers jours de vie n'ont pas été statistiquement différentes entre les groupes. Taille, poids et périmètre crânien à la naissance ont été moindres dans le groupe exposé aux cures répétées.

- Au terme du suivi à l'âge de 2 ans [3] de 1 047 enfants dont la mère avait reçu de la bétaméthasone, soit d'une façon unique, soit de façon répétée chaque semaine et ce jusque 32 semaines d'aménorrhée,

Résultat : là aussi aucune différence n'a été observée entre les deux groupes.

- Au terme du suivi dans la troisième année [4] de vie de 556 enfants dont les mères avaient reçu après une cure initiale de bétaméthasone soit des injections de placebo, soit des cures de bétaméthasone,

Résultat : aucune différence n'a été observée entre les deux groupes. Néanmoins, 6 enfants exposés à des cures répétées (soit 2,9 %) ont souffert d'une infirmité motrice d'origine cérébrale, versus un seul (soit 0,5 %) dans le groupe cure unique; ce qui soulève l'hypothèse d'un éventuel effet délétère de cures répétées.

 

L’article tire comme conclusion : En pratique répéter les cures de corticoïde à visée de maturation pulmonaire fœtale ne semble pas apporter de complément d'efficacité démontrée par rapport à une cure unique. Mais il apparaît des doutes sur un effet délétère sur les mensurations à la naissance et sur l'état neurologique dans la petite enfance. Il paraît donc plus prudent d'en rester à une cure unique.

 

Bibliographie :

1 - Murphy KE et coll. "Multiple courses of antenatal corticosteroids for preterm birth(MACS) : a randomised controlled trial" Lancet 2008 ; 372 : 2143-215l.

2 - Newnham JP et Simmer K "Multiple courses of antenatal corticosteroids" Lancet 2008; 372 : 2094- 2095.

3 - Crowther CA et coll. "Outcomes at 2 years of age after repeat doses of antenatal corticosteroids" N EngIJ Med 2007; 357 (12) : 1179-1189.

4 - Wapner RJ et coll. "Long-term outcomes after repeat doses of antenatal corticosteroids" N Engl J Med 2007; 357 (12) : 1190-1198.

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 19:38

Chiffres & repères

L’enseignement français au Maroc

 

Une déclaration

« Avec 23 établissements et plus de28.000 élèves, le Maroc reste le pays qui abrite le plus grand réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) »

          Source : AM Descôtes directrice de l’AEFE, journal AUFAIT, n°678, page 04, du 09/02/2010

 

L’enseignement français au Maroc en chiffres :

          Source : le revue marocaine ACTUEL n°40, page22, du 27/03/2010

 

 

Nombre d’élèves :                28 100      [2009- 2010]

Pourcentage des élèves marocains 60%

Taux de réussite au bac: 90% (contre 70% pour la moyenne en France)

 

Nombre d'établissements

Les établissements de AEFE : l’agence pour l’enseignement français à l’étranger qui dépend directement de l’état français  

23 établissements : 12 écoles, 4 groupes scolaires [école- collège], 2 collèges, 5 lycées

Les établissement sous tutelle de l’OSUI : l’office scolaire universitaire et international dépendent de leurs propres ressources.   

7 établissements : 3 écoles. 4 groupes scolaires [école, collège et lycée]

Établissements homologués par le ministère français de l’éducation :

7 établissements privés

 

LES FRAIS POUR LES MAROCAINS (PAR AN)

Frais d'inscription: 1 200 DH

 Frais de scolarité:

 AEFE : - Maternelle :     28 350 DH
             - Elémentaire :   22 950 DH
             - Collège:          26 010 DH 

              - Lycée:            34 110 DH

OSUI :   - Maternelle:      27 141 à 28 773 DH
             - Elémentaire :   26 511 à 28 773 DH
             - Collège:          29 136 à 31 806 DH
             - Lycée:            40 290 à 41 784 DH
Établissements homologués:

              - à partir de      10 000 DH / AN

 

 

L’avis de l’apothicaire :

Au Maroc l’enseignement s’articule autour de 3 types :

- L’enseignement type français

- L’enseignement type marocain privé sous tutelle du ministère marocain de l’éducation 

- L’enseignement type marocain public gérer directement par le ministère marocain de l’éducation 

 

Si l’enseignement français répond naturellement aux standards français, et si l’enseignement privé marocain arrive à s’arrimer à ces standards, l’enseignement public marocain pose un énorme problème.

En effet l’enseignement public au Maroc est un fiasco total, alors que les 2 autres types assurent aux élites marocaines une éducation relativement correcte.

L’écart de niveau avec l’enseignement public crée une forme de ségrégation de fait, une sorte "d’apartheid pédagogique", qui dans le future va malmener sérieusement la cohésion sociale.

 

C’est malheureux, alors que l’enseignement français et l’enseignement privé marocain sont entrain de former les cadres de demain, l’enseignement public marocain a du mal a former des citoyens correctement alphabétisés. L’ascenseur social que constitue l’école publique est bloqué au sous-sol et cela impacte de manière catastrophique les indices de développement humain au Maroc.

Et c’est un autre paradoxe marocain qui surgie, en effets si les indicateurs macroéconomiques du pays tirent actuellement vers le vert, ils sont en fait en total déphasage avec les indicateurs du développement humain.

- Lire à ce sujet un excellent article de Mostafa Melgou paru dans le n° 551 du quotidien  Le Soir Echos du 16/04/2010, page 7, intitulé « De l’investment grade du risque à l’investment grade du développement humain » cliquer sur le titre pour visualiser.                     

- Lire aussi sur  ce même blog : Analphabétisme, démocratie & religion

 

Post-scriptum du 23/09/10

La nouvelle grille tarifaire des établissements d’enseignement français au Maroc (AEFE)

Tarifs des droits de scolarité 2010-2010

Pour une 1ère inscription : payable une seule fois

                 Elèves marocains 17 000,00 DH

                 Elèves français     10 000,00 DH

                 Autre nationalité   20 000,00 DH

Droits annuels d’inscription : payables chaque année, sauf lors de la 1ère inscription

                 Elèves marocains     6 000,00 DH

                 Elèves français         6 000,00 DH

                 Autres nationalités   6 000,00 DH

Frais annuels de scolarité : payable sur 3 trimestres (rentée 2010-2011)

                                                   Maternelle                  Elémentaire

                 Elèves marocains      29  880,00 DH             25 110,00 DH

                                              Soit 9 960.00 / Trim.     Soit 8 370.00 / Trim.  

                 Elèves français          21 330,00  DH             18 000,00 DH

                 Autres nationalités     43 200,00  DH              36 000,00 D

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 20:34

Analyse comparative

Afluzosine vs doxazosine

 

 

Rappel déontologique :

Les données présentées ici ont été établi par nos soins de bonne foi, sauf erreur ou omission Loin de nous toute stigmatisation de n’importe qu’elle spécialité, l’objectif étant d’essayer de clarifier une situation donnée afin favoriser l’émergence d’une concurrence saine à même de consolider l’industrie  qui sera poussée vers plus de rigueur et d’efficience managériale localement, ce qui ne manquera d’être un atout considérable dans son expansion sur le marché international. Un marché local biaisé peut avoir des effets négatifs sur l'international et impacté même la pérennité des entreprises au vu du démantèlement des barrières douanières future. PHARHAMSTER est un blog de débat et de réflexions, c’est en fait le fruit d’un effort strictement personnel, et à part vous, il n’a ni comité de lecture ni correcteur attitré. 

  

 

       Ce texte a été initié suite à la mise sur le marcher marocain (mars 2010) d’un nouveau générique d’alfuzosine avec bioéquivalence ayant comme dénomination commerciale : FLOTRAL, cette nouvelle spécialité va s’attaquer de manière frontale au marcher du XATRAL 10 mg LP

 FLOTRAL XATRAL 

   

Tableau comparatif

 

        Alfuzosine

            PPM

XATRAL   10 mg boite 10 CP

                128.00

FLOTRAL 10 mg boite 10 CP

                  58.40

XATRAL   10 mg boite 30 CP

                 295.00

FLOTRAL 10 mg boite 30 CP

                 159.30

 

NB : Nous avons sciemment évité de mentionner les noms des laboratoires afin d’éviter toute stigmatisation générale, nous nous intéressons ici au produit et uniquement au produit. Le prix n’est qu’un paramètre parmi d’autres pour le choix par un prescripteur d’un produit donné       

 

Ce tableau n’ayant pas besoin de commentaires nous n’allons pas s’y étendre dessus. Par contre on vous propose de nous intéresser à l’Alfuzosine qui est un dérivé quinazoline exactement comme la Doxazosine (CARDURA, ZOXAN) pour laquelle on avait consacré un article détaillé. DOXAZOSINE : L'ESSENTIEL

Et dans le cas présent on s’est demander quelle différence pharmacologique y’a-t-il entre ces deux quinazolines ? Et dans quelle mesure sont-elles interchangeables ? Pour se faire on s’est basé sur les documents de l’AFFSSAPS et sur la banque de données BIAM.   

 

Comparatif  moléculaire

 XATRAL-vs-ZOXAN-copie.jpg

 

Comparatif  pharmacologique

prostate.jpg

           Les propriétés communes aux deux molécules 

- L'alfuzosine et la doxazosine sont des dérivés de la quinazoline, actifs par voie orale. Ce sont des antagonistes sélectifs des récepteurs α -1 adrénergiques post-synaptiques.

- La sélectivité de l'alfuzosine et la doxazosine est démontée pour les récepteurs α-1 adrénergiques situés au niveau de la prostate, du trigone vésical et de l'urètre

- Les alpha bloquants, par une action directe sur le muscle lisse du tissu prostatique, diminuent l'obstruction infra-vésicale. Ils diminuent aussi la pression urétrale et donc la résistance au flux urinaire lors de la miction.

- Les deux molécules sont indiquées dans le traitement des symptômes fonctionnels de l'hypertrophie bénigne de la prostate

La remarque de l’apothicaire : le traitement avec les alpha bloquants vise à atténuer les symptômes de l’adénome sans le supprimer, autrement dit cette médication ne va pas empêcher l’évolution de l’adénome puisqu’elle a un caractère essentiellement vasculaire.

Pour attaquer directement l’adénome on a recoure aux inhibiteurs de la 5-alpha réductase dont un est disponible au Maroc le finastéride [Chibro-Proscar, PPM 472.40 DH, BT 28 CP]

 C’est deux types de médicaments peuvent être utilisés simultanément. Une petite synthèse pertinente des traitements de l’hypertrophie bénigne de la prostate  est disponible sur le site pharmacorama   

Au sujet de l’évolution naturelle du cancer de la prostate : une étude suédoise cohorte* a montré que sans traitement 6 patients sur 10 n’ont pas d’aggravation de leurs cancers diagnostiqués 20 ans plus tôt et sur la même période 16% seulement des patients suivis sont décédés des suites de ce cancer. Cette information nous incite à nuancer notre appréciation globale de ce cancer

 *  « Acinar adenocarcinomas ». In : Eble JN et coll. “ Word Health  Organization Classification of tumors. Pathology and genetics of tumours of urinary system and male genital organs” IARC Press, Lyon 2004 : 162-192

 

            Les propriétés spécifiques à l’afluzosine :

l'Indication en plus : Traitement adjuvant au sondage vésical dans la rétention aiguë d'urine liée à l'hypertrophie bénigne de la prostate

Les effets secondaires les plus fréquents : Etourdissement, sensations vertigineuses, malaises, céphalées, Tachycardie, palpitations, hypotension orthostatique

 

           Les propriétés spécifiques à la doxazosine :

Les propriétés pharmacodynamiques :

- La doxazosine exerce des effets favorables sur le bilan lipidique source : Drugs 1995;49:295-320.

- la doxazosine améliore la sensibilité à l'insuline chez les patients chez qui cette dernière est altérée. Source AFFSSAPS

- la doxazosine est utilisable dans l’hypertension légère à modérée mais elle n'est pas appropriée en traitement de première ligne de l'hypertension essentielle. Elle peut être utilisée en monothérapie chez des patients n'ayant pu obtenir une réponse ou ayant des contre-indications avec d'autres traitements. Alternativement, son utilisation doit être limitée au traitement de deuxième ou troisième ligne en association avec d'autres antihypertenseurs. Source AFFSSAPS

Les effets secondaires les plus marquants :

Vertiges, étourdissements, œdème, troubles orthostatiques, fatigue, malaise, céphalées, trouble de l'accommodation, palpitations, douleurs de poitrine, dyspnée, rhinite, asthénie

 

Conclusion :

Si les deux molécules ont des effets comparables sur l’adénome de la prostate 

- La doxazosine possède elle des effets métaboliques et cardiovasculaires plus marqués

- L’afluzosine se démarque par une indication pointue comme « Traitement adjuvant au sondage vésical dans la rétention aiguë d'urine liée à l'hypertrophie bénigne de la prostate »

- Le profile des effets secondaires est relativement comparable, même si les effets secondaires de la doxazosine sont un peu plus marqués au moins au niveau cardiovasculaire  

 

Globalement on peut estimer, avec une marge de confiance confortable, que l’afluzosine paraît plus spécifique de la sphère urèthro-vésicale.

Ces deux molécules sont-elles interchangeables ? Certainement pas. D’autre part en absence, à notre connaissance, d’étude randomisée comparant l’efficacité réelle des deux molécules, le choix de l’une ou de l’autre est laissé à l’appréciation stricte du prescripteur en fonction de l’état général du patient.

Autre article traitant de la prostate : LECTURES OFFICINALES : Le lait & cancer de la prostate

           

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 21:11

  ALGANTL 1

 

 Comprendre :

Algantil-2.jpg

 

 

C’est une perle remarquable, de premier abord on se demande pouquoi écrire ALRANTIL au lieu d’ALGANTIL ?

La réponse vient de la transcription arabe du terme ALGANTIL, en effet le G ou plus exactement le son "GA" n’est pas reconnu officiellement en langue arabe classique alors que ce son est largement utilisé dans l’arabe dialectal y compris pour désigner des villes ou des régions comme AGADIR, AGUELMAM, GUELMIM …

Pour retranscrire cette phonétique en arabe classique

-  soit on utilise la lettre «AL KAF » avec 3 point en haut

-  soit on utilise la lettre « AL RINE » qui correspond à la lettre R et qui est la retranscription officielle. ainsi AGADIR devient ARADIR !  

Pour ALGANTIL notre patiente a due lire le nom de marque en arabe mais pour l’écrire elle repasse au français tout en conservant la phonétique arabe !!

C’est encore un exemple remarquable de la difficulté pour nos concitoyens (et pour nous aussi) de communiquer et de s’exprimer entre un dialecte rugueux (tendant souvent vers la vulgarité), un arabe classique inapplicable, un tifinagh utilisé comme cheval de Troie pour des revendications démago - ethniques et une langue française difficilement accessible 

Lire aussi une perle exceptionnelle : URIAGE

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 18:05

Pharmacien de garde

Les risques du métier

 

 

Les 16èmes  journées pharmaceutiques, organisées du 6 au 8 avril par le Conseil des étudiants en pharmacie (CEP) de la Faculté de Médecine et de pharmacie de Rabat, ont inspiré le caricaturiste du journal LE SOIR un dessin remarquable

Source : Le soir n°545 du 08/04/10

 le-soir-n-543-du-06-avril-2010.jpg

 

 

         Cette excellente caricature se prête à plusieurs lectures. D’abord, on peut juste se contenter d’apprécier à sa juste valeur le joli jeu de mot « pharmacien de garde »     

         Mais on peut la lire aussi d’une autre façon : Un pharmacien de garde nous ramène à son rôle de gardien du dernier rempart avant l’utilisation des produits toxiques que sont les médicaments.

Ce rôle le joue-t-il actuellement ? Ou se contente-t-il d’être un simple distributeur de médicaments ? des questions qui méritent d’être posées vu d’une part l’absence d’esprit critique vis-à-vis des médications qu’il délivre, et vu d’autre part l’absence des officinaux des grands débats de santé qui concernent nos concitoyens. Lire le rôle du pharmacien  

        Une 3ème lecture de cet excellent dessin est aussi possible : vous avez remarqué certainement que notre pharmacien de garde était armé. Cela nous fait penser à un sujet grave et souvent passer sous silence dans nos officines : la gestion des situations conflictuelles avec nos patients

Ce sont des situations qui peuvent osciller entre des cas bénins (type malentendus, erreur d’appréciation), et des cas qui peuvent être graves pour l’officinal et ses collaborateurs.

Ces situations graves impliquent le plus souvent des patients psychiquement instables. Des patients face auxquels le pharmacien n’est absolument pas armé pour leur gestion.

Quand on sait la recrudescence des maladies mentales aux Maroc, il devient urgent de formuler des conduites à tenir officinales pour la maîtrise de ce genre de cas dans l’intérêt du patient et pour assurer un minimum de sécurité pour l’officinal et son équipe.

Toutes nos officines font face de manière régulière à des demandes insistantes de psychotropes de la part de patients psychiquement instables (hormis le cas des véritables délinquants). Au cas ou cette demande ne pourait être acceptée, pour différentes raisons : Perte ou oubli de l’ordonnance, ordonnance avec une date dépassée, ordonnance non réglementaire … cela créé des situations souvent stressantes voire dangereuses au quotidien pour l’équipe officinale.

La formation :

Nous estimons qu’au lieu des « formations » sur la communication qu’on inculque aux pharmaciens lors des congrès, où on vous explique avec moult arguments entre deux petits fours :

- Comment doper vos ventes avec du marchandising

 - Ou comment vendre un rouge à lèvre à une femme de 70 ans

- Ou encore comment vendre un suppositoire vitaminique à une anorexique !

Au lieu de ces « formations » On ferait bien de réfléchir et de développer ensemble des conduites à tenir officinales pour gérer intelligemment les situations conflictuelles dont soufre un grand nombre de mes consoeurs et confrères qui n’osent même pas parler, pour la simple raison qu’ils n’ont pas avec qui communiquer.

Par ailleurs, il est évident que ce genre de sujet (non banquable) n’intéresse guère les Laboratoires qui financent nos congrès et pour cause : d’une part les psychotropes sont des produits de prescription strictes, et d’autre part les pharmaciens sont considérés (et se considèrent eux-mêmes ?) comme de simples distributeurs de médicaments sans aucun avis critique.

 

Témoignage :

Dans notre officine en une dizaine d’années, on a relevé 2 cas remarquables :

     - Un cas plutôt sympathique : c’est le cas de Si Mohammed un garçon de 17 ans suivit en ambulatoire depuis trois années par un service psychiatrique. Chaque matin Si Mohammed nous rend visite pour demander un verre d’eau et papoter en se plaignant des enfants du quartier qui lui lancent de quolibets.

      - Un cas dramatique : celui Ben D, âgé d’une trentaine d’années, plusieurs fois interné en service de psychiatrie suite à un choc émotionnel (perte d’un père). Ces dernières années Ben D est devenu violent avec lui-même et avec les autres, une violence exacerbée par un environnement familial peu favorable. Il y a 3 mois Ben D a été retrouvé mort à côté d’une ruche d’abeilles, une vie de douleur et de souffrance jusqu'à la dernière minute.

 

Notre conduite :

(à défaut de références et sauf erreur éventuelle de notre part

- Ne jamais fuir le regard d’un patient, cela signe votre trouble, au contraire on préconise de regarder le patient droit dans les yeux mais sans arrogance.

- Un premier temps d’écoute nous paraît fondamental pour décompresser une tension éventuelle.

- La voix devrait être neutre, sans à-coups et le plus monotone possible.

- Ne pas hésiter à répéter systématiquement les phrases, car on devrait  prendre en considération que certains patients psychiquement instables s’écoutent d’abords eux-mêmes et ont du mal à écouter l’autre.   

- Utilisé les techniques de « levée de l’objection » en reprenant à son compte une petite partie des arguments de l’interlocuteur pour le modérer

 

Et finalement prier la providence pour que tout malheur soit épargné à mes consoeurs, mes confrères et  à leurs équipes, car le risque existe et il existera toujours dans notre métier.   

 

 

En toute franchise, ce billet se voulait était être à une simple escapade, mais au fur des mots il s’est muer en un article disséquant une zone assez dure de notre métier. Une zone qu’on partage aussi avec l’ensemble des acteurs de première ligne de la santé. C’est une occasion pour nous de louer en toute humilité le courage et l’abnégation de ceux qui travaillent dans des conditions terriblement éprouvantes et peu valorisées : les médecins & infirmiers des hôpitaux  psychiatriques.  

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