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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 11:19

LES MALADIES NON INFECTIEUSES

STATISTIQUES & PRÉVENTION

 Maladies-non-infectieuses-copie.jpg

Sources :

-   OMS
-   
Fondation Lalla Aïcha
In LE SOIR, n°518, page 10, du 02/03/10

 

Dans le Monde

        35 Millions de personnes décèdent chaque année de maladies non infectieuses (Cardiopathies, Diabète, Cancers Etc.), entre 2006 et 2015 ce chiffre va augmenter de 17%, cette augmentation touchera principalement les pays à faibles revenus (dont fait parti le Maroc) ayant une population très vulnérable.  

Au Maroc on dénombre :

 

10            Millions

D’hypertendus

3              Millions

D’obèses

1,5 à 2,5  Millions

De diabétiques

1,5           Million

De bronchiopathies chroniques

 

 

35 000 à 50 000 Cas

Nouveaux cas de cancers enregistrés chaque année

 

 

La lutte contre ces maladies est basée sur le traitement et la prévention

Concernant le traitement : ils sont très coûteux et difficilement accessibles

Exemple au Maroc :
- Une coronarographie coûte : 8 000.00 DH
- La dilatation d’une artère coronaire : 32 000.00 DH
- Un pontage coronarien : 90 000.00 à 100 000.00 DH
- Un remplacement de valves : 80 000.00 à 100 000.00 DH

 

Le problème est aggravé par le fait que seul 15% de la population est couverte par la sécurité sociale, et même avec la mise en application de l’AMO ce chiffre ne pourrait atteindre que 30% seulement.       

 

La prévention elle est classique :

          - Bannir l’usage du tabac 
          - Eviter l’alcool
          - Un régime alimentaire sain
          - Lutter contre la sédentarité 

 

L’avis du pharmacien :

1er point :

        Le fait que 70% de la population n’est pas couverte, montre la nécessité urgente d’appliquer les recommandations de l’enquête parlementaire sur le médicament. 
        Ces chiffres montrent que les 70% de diabétiques et d'hypertendus qui n’ont pas de sécurité sociale, n’ont que 300.00 DH par an pour se traiter ! (300.00 DH étant la consommation annuelle en médicaments par habitant)     
        Cette situation montre que les besoins sont énormes et donc toute baisse significative du prix des médicaments impliquera une augmentation corollaire du nombre d’unités vendues ce qui ne va en aucun cas impacter le les revenus des officinaux. Cela démontre aussi la faiblesse des analyses développées par certains représentants des officinaux qui ont du mal à avoir une vision au-delà de la caisse. Lire   LE RÔLE DU PHARMACIEN      

 

2ème point :

             Un des points soulevés pour la prévention de la recrudescence des maladies non infectieuses est la lutte contre la sédentarité, autrement dit la promotion du sport.
Nous trouvons honteux et scandaleux que dans un pays aux moyens financiers limités d’allouer des sommes colossales pour des footeux qui n’ont de sportif que le nom (sans âme ni conscience ni résultats), en négligeant la promotion de l’activité physique réellement utile celle du sport amateur et du sport scolaire.

La promotion de l’activité physique et de l’alimentation saine, particulièrement chez les femmes et les personnes âgées, sans négliger pour autant le reste de la population, est une nécessité de santé publique qui doit être érigée en véritable priorité, vu les enjeux épidémiologiques auxquels un pays comme le Maroc doit faire face aujourd’hui et encore plus dans le future. En effet des études innombrables montrent l’impacte positif sur la santé d’une activité physique régulière, modérée à intense.    

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Published by Amster - dans MEDECINE & SANTE
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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 18:37

Chiffres et Repères 
Nombre d’accidents de la circulation en une semaine  

 

 

Durant la semaine du 08 au 14 février 2010,
Il y a eu uniquement sur le périmètre urbain 

835 accidents de la circulation

18   MORTS

1 065 blessés dont 56 grièvement

 

Source : LE SOIR ECHOS, N°512, du 22/02/10, page 09

Des chiffres dignes d’un pays en guerre, qui ont inspiré une caricature tristement réaliste, avec un humour noir (presque à la Belge) :

Accident-de-la-route-2009.jpg
Source Image : LE SOIR ECHOS, N°511, du 19/02/2010  
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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 16:57


10-02-11-Perle-rocmaline---Vita-C-copie.jpg
Le 1èr produit : c'est facile, il s’agit du ROCMALINE c’est un peu rock & roll mais bon on y arrive

Le 2ème produit : ça c’est génial, et cela mérite une explication étymo-maroco-logique (ah ! oui c’est compliqué) il s’agit de la marque Vita C 1000 cp eff. (Vitamine C), la lettre v n’existant pas en langue arabe on la remplace habituellement la lettre f (alfaâ ce qui donnera en arabe fita c, et chose étonnante dans le rural marocain on remplace allégrement la lettre f par la lettre b (vous suivez toujours …) et cela donne bita c (DCI albitamine C) et comme on est un pays féru de modernité on va pas l’écrire en langue arabe mais en Français SVP.          

Bon week-end
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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 20:54

IMPACT SUR LA SANTE DES BOISSONS GAZEUSES

OSTEOPOROSE & CANCER DU PANCREAS

 

Mise au point :

A la base, cet article se voulait une rapide et classique lecture officinale d’une étude américaine parue en 2006. Cependant un bref coup d’œil sur Internet à ce sujet montre le foisonnement d’avis et d’injonctions qui mélangent allégrement des données partielles d’études scientifiques et des convictions idéologiques (politiques type antiaméricanisme primaire ou religieuses) alimentées par des enjeux commerciaux colossaux.    

En toute simplicité nous considérons dangereux (à tort ou à raison) tout amalgame entre :

- Des données scientifiques par essences rationnelles y compris dans les incertitudes
  &
- Des avis politiques ou religieux  qui impliquent en premier lieu des émotions

En effet, ce genre d’amalgames associé à l’analphabétisme analytique de la population est, à notre avis, une des sources de diffusion d’attitudes démagogiques irrationnelles qui se construisent, la plus part du temps, sur des vérités partielles.

Pour notre part, nous essayons le plus possible de séparer entre des réflexions générales et des faits scientifiques, cela ne doit pas nous empêcher de discuter, sans injonctions explicites, l’impacte de ces derniers sur le plan socio-économique. Mieux encore, cette dernière donnée est une des caractéristiques importantes que nous revendiquons sur PHARHAMSTER. 


Coca-cola 0
 

Boissons gazeuses à base de Cola et Ostéoporose

Source : Tucker, K.L*., Colas, but not other carbonated beverages, are associated with low bone mineral density in older women: The Framingham Osteoporosis Study, The American Journal of Clinical Nutrition, 2006 Oct;84(4):936-42.
*Jean Mayer US Department of Agriculture Human Nutrition Research Center on Aging, Tufts University, Boston, MA 02111, USA. Lien, http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17023723 : Il s’agit d’un site gouvernemental américain. Nous insistons volontairement sur le substantif «gouvernemental» car cela permet d’éluder d’emblée toute rhétorique se basant sur des éléments autres que les données scientifiques strictes.               

- Il s’agit d’une étude américaine de 2006, cette étude incluait : 1413 femmes et 1125 hommes
- L’ostéoporose a été objectivée par le calcul de la densité osseuse qui a été mesurée au niveau du rachis et 3 sites de hanche

             Résultats :

      - Après avoir tenu compte des facteurs pouvant influencer la santé des os (consommation de calcium, de vitamine D, activité physique, etc.), les résultats ont montré une diminution de 3.7 à 5.4 % de la densité osseuse au niveau de la hanche chez les femmes qui consommaient tous les jours une boisson de type cola, comparativement à celles qui en consommaient moins d’une fois par mois. 
      - La densité osseuse des hommes n’était pas touchée par la consommation de cola et les femmes qui consommaient des boissons gazeuses autres que le cola ne présentaient pas une diminution de leur densité osseuse. 
      - Les boissons gazeuses allégées ou sans sucre à base de cola ont donné des résultats similaires.           
      - Aucune donnée ne suggère qu’une consommation occasionnelle de cola soit dommageable pour les os.

 

       A l’heure actuelle il n’y a pas d’explication pharmacodynamique de ces résultats. Cependant des pistes restent à explorer :

- Des substances contenues dans les colas peuvent être impliquées à savoir : caféine, acide phosphorique, voire  l’extrait du cola lui même. Mais cela reste discutable en particulier pour la caféine (exemple pour ce site gouvernemental belge : http://www.mangerbouger.be/Le-cafe-certitudes-et-incertitudes )
- La consommation de ce type de boissons au détriment du lait pourrait également expliquer ce phénomène.  
- Par ailleurs, la consommation régulière de ces boissons pourrait être liée à une mauvaise hygiène de vie associant alimentation dans les fast-foods, une plus faible consommation de fruits et de légumes et sédentarité. 

 

Boissons gazeuses et Cancer de pancréas :

Les boissons gazeuses sucrées sont classiquement associées, avec raison, à une augmentation :
   - Des cas d’obésité
              Source. : Teegarden D. The influence of dairy product consumption on body composition. J Nutr. 2005 Dec;135(12):2749-52.
    - Des cas de syndrome métabolique* et de diabète type II
             Source  14. Stone, Neil J. Focus on lifestyle change and the metabolic syndrome. Endocrinol Metab Clin North Am. 2004 Sep;33(3):493-508, v-vi. Review.

    * NB : Le syndrome métabolique n’est pas une maladie spécifique, mais désigne la présence, chez un individu, d’un ensemble de signes physiologiques qui accroissent le risque de diabète de type 2, de maladies cardiaques et d’accident vasculaire cérébral.

          Mais, là, en travaillant sur les colas on a trouvé cette autre étude américaine tout à fait récente (2010) se rapportant sur le lien entre boissons gazeuses et le risque de cancer du pancréas. Rappelons que ce cancer est une maladie rare, heureusement, mais mortelle à 95 %.  

 

Source : Mueller NT, Odegaard A, Anderson K, Yuan JM, Gross M, Koh WP, Pereira MA.. Soft Drink and Juice Consumption and Risk of Pancreatic Cancer: The Singapore Chinese Health Study. Cancer Epidemiol Biomarkers Prev, 2010; 19 (2): 447.

Lien : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20142243?itool=EntrezSystem2.PEntrez.Pubmed.Pubmed_ResultsPanel.Pubmed_RVDocSum&ordinalpos=1

 

Des chercheurs américains ont, en effet, évalué le mode de vie et les habitudes alimentaires d’une cohorte de 60 524 personnes de Singapour, durant 14 ans.

            Résultats : 

    - À la fin de l’étude, 140 sujets avaient reçu un diagnostic de cancer du pancréas. Soit 0.02%
    - Ce qui caractérisait le mieux les sujets atteints, c’était leur consommation de boissons gazeuses sucrées.
    - Les auteurs de l’étude ont calculé que ceux qui buvaient 2 consommations ou plus par semaine voyaient augmenter de 87 % leur risque de contracter un cancer pancréatique

      Selon des déclarations du chercheur principal de l’étude, Mark Pereira, rapportée par le site canadien passeportsante.net « ces résultats s’expliqueraient éventuellement  par les fortes quantités de sucre que renferment les boissons gazeuses qui pourraient épuiser le pancréas en exigeant qu’il produise davantage d’insuline ce qui, prédisposerait au cancer pancréatique »

       En outre il ajoute : « Les résultats de la présente étude épidémiologique ne permettent pas de conclure hors de tout doute que les boissons gazeuses sucrées sont une cause spécifique de cancer pancréatique, affirme le chercheur »

 

  L’avis de l’apothicaire :   "Sauf bonne foi sauf erreur ou omission"

    A la lecture de ces études, qui nécessitent certainement de plus amples approfondissements, un changement d’attitude du consommateur vis-à-vis des boissons gazeuses paraît nécessaire.
Que ces boissons soient fabriquées au Tibet, à la Mecque, à Rome ou à Atlanta, le concept même des boissons gazeuses avec la quantité de sucre et les divers intrants qu’elles contiennent est incompatible avec une hygiène de vie convenable.          
Cela rejoint les recommandations des nutritionnistes depuis belle lurette, sauf qu’aujourd’hui nous disposons de plus en plus d’études sérieuses pour étayer ces recommandations.     

      Ces boissons doivent être considérées comme des produits d’agrément à consommer exceptionnellement. Ce sont des aliments sans aucun intérêt nutritionnel, ils n’améliorent en aucun cas la digestion (contrairement à ce que pense beaucoup de nos concitoyens, y compris certains médecins). 
      Ils s’agit de boissons qui, souvent, se substituent aux véritables aliments sains : légumes, fruits entiers, viandes et laitages (en quantités suffisantes et sans excès). Le meilleur liquide pour s’hydrater reste l’eau potable.
 Attention : les boissons incriminées ici ne sont pas les eaux minéralesgazeuses type OULMES ou VICHY, mais spécifiquement les boissons gazeuses sucrées types sodas et limonades  

      Au niveau réglementaire, les propositions qui visent à prohiber ce type de produits paraissent excessives, démagogiques et anachroniques  vu l’évolution de la plupart des sociétés visant à étendre les libertés individuelles et leur corollaire de responsabilité. Cela ne doit pas empêcher les Etats à opter pour la régulation de ce secteur, l’information objective et l’éducation nutritionnelle de la population en association étroite avec la société civile. Le mot clef qui résume parfaitement notre avis c'est la modération    

A lire : - IMPACTE DES BOISSONS SUCREES SUR LE DIABETE & LE SYNDROME METABOLIQUE 

           - BOISSONS ENERGISANTES : PRENDRE DU RECULE             

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 19:14

LE TOUR DES "VICES"


Là en guise d’escapade on vous propose l’édito du n°32, du 30/01 au 5/02 2010 de la revue « Actuel Maroc », que nous avons trouvé drôle, cinglant et qui ne manque pas de rationalité. Il s’agit en fait de la 1ère partie de cet éditorial, la 2ème consacre une rhétorique classique comme chez R. Benchemsi (TELQUEL) ou l’on désire la mise en place d’un Etat laïque dans un pays à 95% musulman, et une démocratie à l’helvétique dans un pays qui baigne allégrement dans l’analphabétisme.           

 

  alcoolisme.jpg

« Le tour des vices
Il y a au moins une excellente mesure dans le nouveau code de la route dont on attend l'adoption depuis des lustres, c'est l'introduction d'alcootests. On sait que l'alcool au volant n'est pas réprimé car, officiellement, le Maroc est un pays musulman dont les conducteurs sont sobres comme des chameaux. Sauf que cette fiction provoque plus de 500 morts par an. Les islamistes qui contestent l'introduction d'alcootests, au prétexte que leur utilisation reviendrait à cautionner la consommation d'alcool, adoptent une attitude à peu près aussi responsable que les papes qui proscrivent le préservatif quand le sida tue trois millions de personnes par an. Admettre que ce ne sont pas les 50 000 résidents étrangers qui boivent 650 000 bouteilles de Flag chaque jour serait une petite révolution. Et un authentique symbole. Car en reconnaissant un vice marocain (l'alcoolisme), on en combattra un autre (la violence ... routière en l'occurrence) et on en supprimera un troisième (l'hypocrisie).
C'est d'ailleurs ce dernier vice qui est notre principal problème et c'est en grande partie de ce défaut que résultent tous les autres ... qui n'en sont que parce que nous les considérons comme tel.

Un vice n'existe qu'en fonction d'une époque et d'une civilisation. N'importe quel philosophe athénien ou n'importe quel Marocain d'avant la nouvelle Moudawana marié à une jeune file à peine pubère serait aujourd'hui sous les verrous pour pédophilie. Entendons-nous, il n'est pas question de cautionner les vices d'autres temps et d'autres lieux. Mais de rappeler que le curseur de la morale se déplace allégrement suivant les époques et les cultures »

 

Edito du n°32, du 30/01 au 5/02 2010 de la revue « Actuel Maroc »


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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 00:34
St Valentin à la marocaineSource : AASSID, Le Soir Echos, N°506 du 12/02/2010  
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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 17:45

LECTURE OFFICINALE
LA CHLORHEXIDINE VS POVIDONE IODEE

 

       Nous avons déjà traité amplement la Povidone iodée dans un article précédent « BETADINE GEL CUTANE ENFIN DISPONIBLE AU MAROC  » et là, c’est l’occasion d’aborder une vieille molécule relativement peu connue aux applications diverses.

 
Source : R. O. Darouiche, M.D., Matthew J. Wall, Jr & all. Chlorhexidine–Alcohol versus Povidone–Iodine for Surgical-Site Antisepsis NEJM, Volume 362:18-26 January 7, 2010

        Des auteurs américains, dont le travail a été publié dans le NEJM du 7 janvier 2010, ont comparé l'efficacité comme antiseptique chirurgical la chlorhexidine alcoolique (Exp : chlorhexidine alcoolique colorée Gilbert)  et la povidone iodée (Bétadine).

Cette étude a regroupé 849 patients :

             -  409 dans le groupe chlorhexidine-alcool 
             -  440 dans le groupe de povidone-iode)

R é s u l t a t s   : 

        - Le taux global d'infection du site chirurgical était significativement plus faible dans le groupe chlorhexidine-alcool que dans le groupe de povidone-iode (9,5% contre 16,1%)
        - La Chlorhexidine-alcool a été significativement plus protectrice que la povidone-iode à la fois contre les infections superficielles cicatricielle (4,2% vs 8,6%) et les infections profondes incisionnelles  (1% contre 3%)

Globalement selon cette étude dans la désinfection préopératoire de la peau, la chlorhexidine alcoolique a été plus efficace que la povidone iodée pour réduire la fréquence des infections autour de la zone d'intervention du chirurgien, la fréquence ayant été réduite de moitié. Les effets indésirables ont été sensiblement les mêmes avec les deux produits.

 

A v i s   d u   p h a r m a c i e n   :

         C’est relativement une surprise car on a tendance à estimer que la povidone iodée est l’antiseptique quasi universel, et voilà que ce vieux produit qu’est la chlorhéxidine redevient d’actualité avec en plus deux articles parus dans les Archives of Internal Medicine du 22 Octobre 2007 qui confirment l'intérêt de la chlorhexidine par rapport à la povidone iodée dans les unités de soins intensifs où le risque d'infection à partir des cathéters est important :

1 - O. Mimoz,  S. Villeminey, S. Ragot, PharmD & all. « Chlorhexidine-Based Antiseptic Solution vs Alcohol-Based Povidone-Iodine for Central Venous Catheter Care » Arch Intern Med. 2007;167(19):2066-2072.
2 - S.C. Bleasdale; W. E. Trick; I. M. Gonzalez, MD & all. « Effectiveness of Chlorhexidine Bathing to Reduce Catheter-Associated Bloodstream Infections in Medical Intensive Care Unit Patients » Arch Intern Med. 2007;167(19):2073-2079

 

cela mérite de la part PHARHAMSTER une présentation. Cette présentation est à découvrir absolument sur notre rubrique texte intégral   : LA CHLORHEXIDINE STRUCTURE & APPLICATIONS

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 19:48

Prix des médicaments au Maroc

Les grandes manœuvres

 

Sources : - LE SOIRE ECHOS, n°498, du 02/02/2010 
                - L’ECONOMISTE, n°3205, page 2, du 4/02/2010

 Après les articles déjà publiés sur ce même Blog :
               - PRIX DES MEDICAMENTS : LE SCANDALE 
               - PRIX DES MEDICAMENTS : ENQUÊTE PARLEMENTAIRE 
               - PRIX DU MEDICAMENT : NOUVELLES CONFIRMATIONS 

               - LE PRIX DU MEDICAMENT AU MAROC : L'ARGUMENTAIRE DES INDUSTRIELS 
                Les 1eres escarmouches au sujet du prix du médicament au Maroc ont commencé à prendre forme de manière plus ou moins visible, là on vous présente d’abords notre lecture au sujet d’un événement fort intéressant, puis on vous présentera concrètement par la suite ce que propose le ministère de la santé       

 

La création d'une Fédération des professionnels du médicament en vue 

 machiavel.jpg
               Cette fédération, annoncée sur la une du « Soir » du 02/02/10, va regrouper l’AMIP (industriels), l’AMDP (distributeurs) et la FNSPM (les officinaux) avec comme objectif de s’attaquer aux conséquences du rapport parlementaire sur le médicament.
C’est, sauf erreur de notre part, une première, car habituellement dans le secteur des professionnels du médicament l’égocentrisme corporatiste est roi.

Cette première, qui à notre avis est purement conjoncturelle, atteste d’une stratégie habile et intelligente de la part des industriels qui sont en réalité les premiers (si non les seuls) visés par le dit rapport, s’associer à un pauvre « prolétariat » apothicaire leur amène une légitimité sociale et une force de frappe inespérée, servie sur un plateau par de vénérables et valeureux syndicalistes, cette force va s’additionner immanquablement avec une grande synergie au puissant arsenal relationnel des industriels pour défendre d’abord et avant tout leurs propres intérêts.

En toute franchise, si cette tactique est préméditée (ce qui n’est pas sur non plus), cela relèverait du grand art presque à la Machiavel (Lire Le Prince).

Les syndicalistes sont loin de la finesse d’analyse d’un Machiavel, ils sont de façon générale embourbés d’une part dans des querelles intestines et d’autre part dans de petits calcules d’apothicaires (là c’est à juste titre) qui n’augurent d’aucune vision sectorielle rationnelle à même d’assurer le développement du secteur de la pharmacie dans le cadre d’une politique de santé concertée et efficiente.  Cette analyse trouve sa justification dans le 2ème point qui suit         

 

Que propose concrètement le ministère de la santé au sujet du prix des médicaments :  

Prix-des-medicament-l-economiste-du-04-02-2010-n-3205.jpg Source du déssin : Rik, L’ECONOMISTE, n°3205, page 01, du 4/02/2010 

Autrement dit à quoi on voudrait s’attaquer au juste ? L’excellent journal « L’Economiste », dans son édition du 04/02/2010, nous apporte en avant première des précisions remarquables que nous vous résumons à notre façon.

         - Limitation du nombre de médicaments génériques à 14, par Dénomination commune internationale (DCI), et à raison d'un seul générique par fabricant. 
         - Introduction des critères de benchmarking international en matière de prix

 

Lexique : Un benchmark, en anglais, est un point de référence servant à effectuer une mesure. Le terme vient du vocabulaire professionnel des géomètres, et désigne à l'origine un repère de nivellement. En français, il peut désigner plusieurs choses, en économie, où l'usage du terme tend à se répandre, le benchmarking est la confection d'un étalonnage pour mesurer diverses performances. Il signifie aussi une étude s'appuyant sur plusieurs expériences étrangères de projets déjà réalisés ou au moins plus avancés. Source : « http://fr.wikipedia.org/wiki/Benchmark»

 
         - La révision régulière des prix qui sera certainement dans le sens des baisses et mettra fin à de nombreux dérapages. Contrairement à la formule actuelle, le prix d'un médicament ne sera plus figé. Très semblable à celui appliqué en France, ce nouveau système établit 3 niveaux de prix seulement.

        1 - Quand la demande introduite concerne une spécialité pharmaceutique «innovante», fabriquée, conditionnée localement ou importée, le prix sera établi selon un comparatif. Ce dernier sera basé sur le prix grossiste hors taxe (PGRT) dans les 7 pays retenus par le ministère: Espagne, Portugal, France, Belgique, Grèce, Turquie et Arabie Saoudite. Le prix adopté sera donc aligné sur le PGHT le plus bas de ces pays
        2 - Lorsque la demande porte sur une spécialité pharmaceutique constituant le 1er générique mis sur le marché national, son prix sera moins cher de 45% par rapport à la spécialité de référence commercialisée au Maroc. A condition que son prix public au Maroc (PPM) soit inférieur ou égal à 250 DH. Ce prix sera la référence pour les 9 premiers génériques qui seront mis sur le marché. Du 10e au 15e générique autorisés, le prix sera 20% moins cher que les neuf premiers. Si la spécialité de référence est supérieure à 250 DH, le prix des neuf premiers génériques sera deux fois moins cher, soit une baisse de 50% du prix du princeps. Pour les cinq qui suivent, le prix sera bradé de 20% par rapport aux neuf premiers. 
       3 - En ce qui concerne les spécialités pharmaceutiques d'un médicament de référence génériqué dans son pays d'origine, le prix sera établi en se basant sur une comparaison avec les génériques.

 

            De manière générale, les prix (PPM) des médicaments homologués, devraient être revus à la baisse. La baisse sera de 20% et concernera la spécialité de référence selon deux cas : soit expiration du brevet, soit mise sur le marché. (dans le pays d'origine ou autres pays) du premier générique.

            Pour les princeps et génériques importés, la révision du prix dépendra de deux données essentielles: le taux de change, quand ce dernier varie de 10% et du résultat du benchmark annuel des prix grossistes hors taxe (PGHT) dans les pays de référence.

            Les cas de révision des prix à la hausse sont également évoqués par la circulaire. Ils seront soumis à l'agrément de la tutelle. La demande de révision doit être argumentée par les faits
intervenus depuis la dernière homologation justifiant la demande accompagnée d'un argumentaire chiffré et détaillé du prix proposé et des quantités vendues durant les dernières années.

            Selon les informations du journal, près de 160 produits pourraient être concernés par une éventuelle baisse des prix. Ils sont essentiellement des médicaments prescrits notamment contre le diabète, l'hypertension artérielle et les maladies infectieuses, la cancérologie et la cardiologie.

 

L’avis de l’apothicaire :

              Une lecture superficielle et simpliste de ces propositions, pourrait laisser supposer que l’officinal va perdre une partie importante de son chiffre d’affaire. En réalité, sauf erreur d’appréciation de notre part, c’est beaucoup plus nuancé que cela pour les raisons suivantes :

              1 – L’extrême faiblesse de  la consommation en médicament au Maroc (aux environs de 300,00 DH par personne par an) alors que la demande est importante suggère que toute baisse du PPM d’une unité va être contrebalancé par une consommation du nombre d’unités plus important, c’est une logique comptable simple basée sur l’équilibre entre la demande justifiée par le besoin d’une part et le nombre de boite vendues indexé sur le prix et le pouvoir d’achat d’autre part. L’impact sur le chiffre d’affaire est donc relativement faible à part peut être pour les rares officines qui travaillent qu’avec la jet-set marocaine. 
Cet impact aurait pu avoir lieu, si on était dans un système de surconsommation de médicaments comme en France, or ce n’est absolument pas le cas dans notre pays. Cette analyse nous arrivons depuis plusieurs années à la démontrer dans notre officine*.

              2- Une meilleurs gestion de stock : Les mesures préconisées par le ministère, de part le fait d’objectiver le nombre de génériques, vont avoir un impact tangible sur le coulage. En effet depuis 15 ans nous assistons, comme vous, à une augmentation vertigineuse du stock (une immobilisation souvent inutile) qui ne correspond absolument pas l’augmentation naturelle du chiffre d’affaire, l’officine devient alors de moins en moins rentable financièrement, les fonds immobilisés sont importants et les risques assujetties le sont tout autant d’où les difficultés financières d’un grand nombre de pharmaciens d’officine.                                                       
Une meilleure gestion de stock et un bon coulage impliquent de facto moins de périmés à gérer et surtout moins d’incidents de traites impayées sous lesquelles croule bon nombre de mes confrères et sœurs.

 

                Et même pour les industriels, appliquer des règles de transparence et de rigueur en matière de prix, va emmener nos industriels à une concurrence sur des bases saines et à opérer un changement de méthodes de travail, qui actuellement sont basées sur le partage du maigre camembert que constitue le marché du médicament au Maroc et sur des bidouillages marketing. Ce changement va amener nos industriels à prendre comme base de croissance le fait de répondre au plus prés aux besoins réels des patients, c’est un  changement culturel radical car les décisions stratégiques pourraient être prises alors sur des bases socioéconomiques et pharmacologiques. Cela exigera de sérieux investissements dans la recherche et développement ce qui sera un atout majeur pour attaquer le marcher international qui s’imposera à nous avec la levée presque complète des barrières douanières principalement avec l’Europe.        

            Au final, vouloir s’attaquer à l’enquête parlementaire de la part des officinaux est à notre avis un non sens et une erreur stratégique capitale     

POST-SCRIPTUM

             Et après … 3 scénarios possibles
            - Soit ce projet de réforme aboutit, c’est très peu probable pour plusieurs raisons vu la position délicate de la ministre de la santé. En effet nos ministres sont constitutionnellement faibles (tous les grands chantiers du pays leurs échappes), leur assise populaire discutable ne leur permet de s’affranchir du poids des puissants groupes de pression (syndicats, réseaux d’influence et autres), par ailleurs la conjoncture politique actuelle caractérisée par l’émergence en force du PAM, qui à la base s’érige comme un bastion contre le PJD, affaibli de facto le parti de la ministre la santé      
            - Soit ce projet passe, mais avec un texte qui est vidé de son sens : c’est probable cela permet à notre ministre de présenter des « résultats » à ses électeurs tout en gardant les failles du système actuel, c’est le fameux compromis qui pourrait satisfaire momentanément les divers intervenants mais qui lésera le patient et qui pourrait coûter cher à l’officinal après.       
            - Soit ce projet ne passe pas du tout, l’enquête parlementaire et ses conclusions seront alors enterrés tel quel, c’est une option catastrophique pour les officinaux car le prochain ministre de la santé, face à la cherté du médicament au Maroc, n’aura d’autre paramètres à sa disposition que la marge des officinaux (…)                          

* Concrètement
A chaque fois que le prix d’une unité baisse, le patient opte généralement vers l’achat d’un nombre d’unités plus important
En pratique courante :
     - Il achète son traitement complet et en cash, cela permet aussi au prescripteur d’avoir toute la latitude pour prescrire tous les produits dont le patient a besoin avec moins de contraintes budgétaires.  
      - Le marocain dés qu’il a les moyens est friand de vitamines en tout genre, 
      - Le manque de micronutriments comme l’atteste les études du ministère de la santé publique donne une marge de progression fort importante comme le manque en fer particulièrement chez les femmes 
       - Une meilleure observance des maladies chroniques (diabète, cardiopathies … ), plusieurs études publiées dans L’Espérance médicales, montrent la faiblesse de l’observance des traitements par les patients par rapport à un pays comme la Tunisie, autrement dit il y a une grande marge de progression du nombre de boites vendues dans ces pathologies.



Poste- scriptum du 22/02/10

         Dans une interview au quotidien marocain LES ECHOS un de nos syndicalistes s’attaque au projet du ministère de la santé au sujet la baisse du prix des médicaments en reprenant, comme prévu, globalement  les mêmes arguments des industriels et en insistant par ailleurs sur :

- La fragilité financière de 3000 officines sur les 10000 opérationnelles actuellement.
- L’absence de droit de substitution si Maroc       
- La vente directe de médicaments aux patients par les laboratoires et par la CNOPS

          Un autre argument a attiré notre attention, en effet le responsable ajoute : « Si le Marocain  ne dépense en moyenne que 200 à 300 DH par an dans les soins médicaux, cela ne signifie pas forcément que c’est parce que le médicament coûtent trop cher par rapport au pouvoir d’achat. C’est surtout explique-t-il, parce qu’au Maroc il n’y a pas de culture de soin, car le même Marocain dont la dépense en soin ne dépasse pas 300 DH par an, dépense 4 fois plus en communication téléphonique »

         C’est un argument très léger, en effet, F. Debord, le DG de Wana Corporate a déclaré dernièrement au journal LE SOIR : « Un Marocain moyen appelle 60 minutes par an à partir de son téléphone, contre 180 minutes pour l’Algérien et 120 pour l’Egyptien ».

C’est un exemple évocateur, sauf erreur de notre part, des analyses souvent simplistes qui prévalent au niveau de l’action syndicale, dont la vision dépasse rarement les champs de la caisse. 

Sources : LES ECHOS QUOTIDIEN, N°63, du 12/02/2010, Pages 16-17

               LE SOIR ECHOS, N°511, du 19/02/2010, Page 11

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Published by Amster - dans MEDICAMENT
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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 18:01

UN EXEMPLE D’ALICAMENT

LES ACIDES GRAS POLYINSATURES OMEGAS-3

 

                                 **********************************************************************************
         Il s’agit d’un billet qu’on a rédigé il y a quelques années et qui reste encore d’actualité. Ce texte me donne l’occasion d’exprimer, même après des années, ma reconnaissance envers Mr A.K. professeur à Toulouse qui eu la gentillesse de rectifier certains points de cet article (pour ne pas dire clairement corriger).

Comme vous pouvez le remarquer dans la bibliographie, cet article est basé en grande partie sur la lecture d’une série d’excellents articles parus dans la « REVUE PRESCRIRE», la chimie en moins.  

        Le travail sur cet exemple d’alicament nous a amené naturellement à une réflexion globale sur la classification des produits destinés à la consommation humaine (qu’ils soit de santé ou alimentaire). Réflexion que nous estimons, de bonne foi, suffisamment importante pour enclencher un débat et que vous pouvez lire dans le cadre de notre rubrique « TEXTE INTEGRAL » à droite de votre écran :  Pour une classification globale Des produits destinés à la consommation humaine    
   

          **********************************************************************************


        Les omégas-3 constituent depuis quelque temps un argument de vente pour  plusieurs produits de grande consommation et notamment des huiles de tables et des margarines leurs conférant en principe des propriétés préventives vis-à-vis des risques de pathologies cardiovasculaires. Ce qui transforme ces produits en de véritables alicaments du moins sur le plan markéting.

C’est aussi le principe actif d’une pléthore de compléments alimentaires qui se présentent comme des médicaments mais avec des indications largement approximatives.    

  Omega-3-copie.jpg

1- Rappel sur les acides gras polyinsaturés omégas-3 :

       Il s’agit d’abord d’un acide gras c'est-à-dire une longue chaîne carbonée avec au bout une simple fonction acide, tel quel, cet acide au niveau de l’organisme a une fonction orientée essentiellement vers l’apport d’énergie. En le rendant polyinsaturé autrement dit en remplaçant 2 hydrogènes par une double liaison à plusieurs niveau de cette chaîne il va acquérir des propriétés fonctionnelles et structurelles.
Certains de ces acides gras polyinsaturés sont dits essentiels ; leur apport par l'alimentation est indispensable à l'Homme c’est le cas de :

       - l’acide alphalinolénique qui appartient à la série des omégas-3 (acide gras ayant la première double liaison à 3 carbones de l'extrémité méthyle) et qui est présent principa­lement dans les huiles de colza, de noix et de soja. 
Figure 1 Acide alpha-linolénique (ω 3, 6, 9)

Acide alphalinolénique omega 369
 

      - Et c’est le cas aussi de l'acide linoléique de la série oméga-6 (acide gras ayant la première double liaison à 6 carbones de l'extrémité méthyle)
Figure 2 : Acide linoléique (ω 6, 9)

Acide-linoleique-omega-69.gif       - En rallongeant la chaîne carbonée de l’acide alphalinolénique tout en le désaturant on obtient d’autres acides gras omégas-3 pré­sents en grande quantité dans les pois­sons gras c’est le cas de l’acide eico-sapentaénoïque (EPA) et acide docosahexaénoïque (DMA) notam­ment.
Figure 3 : Acide docosahexaénoïque (ω 3, 6, 9, 12, 15, 18)

Acide-docosahexaenoique.gif

 

 
2- Intérêts des acides gras polyinsaturés omégas-3 :

       Le premier élément à noter est que la carence en acides gras polyinsaturées est rare et donc il n’y a pas de données fiables sur les apports journaliers recommandés [1] tel rapporté aussi par l’AFSSA en 2003 [4]

Concernant la prévention cardiovasculaire se­condaire :  

      - Plusieurs essais cliniques[3, 5,6,7] sont en faveur d'une intervention dié­tétique encourageant entre autres la consommation d’omegas-3. Dans ces essais, les recommandations sont proches du régime diététique dit "méditerranéen". Le niveau de preu­ves est modeste, notamment parce qu'une augmentation de la consommation en oméga-3 n'était qu'une modification diété­tique parmi d’autres introduites et de l’absence d’essai en double aveugle.

     - Les suppléments diététiques riches en acides gras Oméga-3 n’apportent pas de bénéfices cardiovasculaires démontrés [8,9].

     - Les essais sur un apport accru en omégas-3 sous forme de poissons ont donnés des résultats contradictoires [10,11]  

     - La consommation d’omégas-3 sous forme de chair de poissons gras pris en capsule n’a pas donné d’avantage tangible ni sur l’infarctus récent [12] - c’est une étude norvégienne - ni sur les coronaropathies [11] ni sur les troubles du rythme grave [13].

 
3- Au final :
        Au final, pour une prévention cardiovasculaire secondaire sérieuse, il est beaucoup plus logique de ne pas tomber dans des solutions de facilités qui obéissent souvent à des effets de modes et qui généralement sont onéreuses et sans efficacité démontrée, pire encore ces modes mettent en berne  les conseils hygiéno diététiques fondamentaux basés sur la lute contre le tabagisme, une activité physique modérée et régulière et un régime diététique méditerranéen diversifié.[1]

 

POST-SCRIPTUM du 06/02/10

- Par Dr Mouna (Pharmacienne d’officine) qui nous a signalé une étude contrôlée de 2010 (mes respects … pour cette date)qui démontrerait un lien entre la prise d’oméga 3 et la réduction du risque de progression d’une psychose chez les adolescents

 Source :  Long-Chain ω-3 Fatty Acids for Indicated Prevention of Psychotic Disorders : a randomized, placebo-controlled trial. G. P Amminger; M. R. Schäfer; K. Papageorgiou; C. M. Klier; S. M. Cotton; S. M. Harrigan; A. Mackinnon; P. D. McGorry; G. E. Berger. Arch Gen Psychiatry. 2010;67(2):146-154

 - Notre avis : c’est le genre d’études, qui doivent impérativement être confirmées et revérifiées par les résultats d’autres études avant toute éventuelle application, d’autant plus que les études sur les pathologies psychiatriques sont parmi les études les plus compliquées à mettre en œuvre car elles intègrent un nombre important de paramètres (non seulement biologiques  mais aussi environnementaux) difficilement maîtrisables.           


Sources

1  - Prescrire Rédaction"Acide gras polyinsaturés oméga-3 en prévention cardiovasculaire secondaire" Rev Prescrire 2006 ; 26 (270) : 194-199  
2  - Prescrire Rédaction "Phytostérols" Rev Prescrire 2005 ; 25 (266) : 763-768.
3  - Prescrire Rédaction "Le "régime méditerranéen" en prévention secondaire cardiovasculaire" Rev Pres­crire 2005 ; 25 (264) : 613-614.
4  - Afssa "Acides gras de la famille oméga 3 et systè­me cardiovasculaire" juin 2003 : 135 pages.
5  - de Lorgeril M et coll. "Mediterranean alpha-lino-lenic add-rich diet in secondary prévention of coro-nary heart disease" Lancet 1994 ; 343 : 1454-1459. Analysé dans : "Les conseils diététiques après infarctus du myocarde" Rev Prescrire 1995 ; 15 (150) : 273-276 et dans "Promouvoir le "régime méditerranéen"" Rev Prescrire 2000 ; 20 (208) : 539-540, et dans réf. 2.
6  - Singh RB et coll. "Effect of an Indo-Mediterra-nean diet on progression of coronary artery disease in high risk patients (Indo-Mediterranean diet heart study) : a randomised single-blind trial" Lancet 2002; 360: 1455-1461.
7 - Leren P "The effect of plasma cholestérol lowe-ring diet in mâle survivors of myocardiaî infarction. A controlled clinical trial" Acta Med Scandin 1966 ; 466suppl. : 1-92.
8 - Borchgrevinck CF et coll. "Absence of prophy-lactic effect of linolenic acid in patients with coro-nary heart-disease" Lancet 1966 ; 2 (456) : 187-189.
9 - Natvig H et coll. "A controlled trial of thé effect of linolenic acid on incidence of coronary heart disease" ScandJCUn Lob Invest 1968 ; suppl. 105 : 1-20.
10 - Burr ML et coll. "Effects of changes in fat, fish, and fibre intakes on death and myocardiaî reinfarction : diet and reinfarction trial (DART)" Lancet 1989 ; ii : 757-761. Analysé dans : "Poissons gras et post-infarctus" Rev Prescrire 1995 ; 10 (93) : 77.
11 - Burr ML et coll. "Lack of benefit of dietary advi-ce to men with angina : results of a controlled trial" Eur J Clin Nutr 2003 ; 57:193-200.
12 - Nilsen D et coll. "Effects of a high-dose concen-trate of n-3 fatty acids or com oil introduced early after an acute myocardiaî infarction on sérum tri-acylglycerol and HDL cholestérol" Am J Clin Nutr 2001 ; 74 : 50-56.
13 - Raitt MH et coll. "Fish oil supplementation and risk of ventricular tachycardie and ventricular fibril-lation in patients with implantable defibrillators" JAMA 2005 ; 293 (23) : 2884-2891.




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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 12:49


         Après une série d’articles plutôt sérieux, on a droit à une escapade, qu’on devrait rebaptiser ici « incartade », et quoi de mieux après avoir parler de DAVOS que d’inviter une partie des grands de ce monde à participer « à l’insu de leurs pleins grés » à notre campagne pour la promotion du préservatif !

          Il faut dire qu’on a hésité un moment avant de mettre en ligne cet article vue qu’au fur et à mesure, PHARHAMSTER attire de plus en plus un lectorat avertis et de grande qualité.
Mais que serait  PHARHAMSTER sans nos escapades, par moment, grivoises ? Il faut dire aussi que, culturellement, le puritanisme à la manière des néoconservateurs américains nous horripile.             

          Dans cette planche on a juste utilisé une image, qui tourne depuis quelques mois sur le net, sur laquelle on a ajouté un petit commentaire légèrement épicé façon PHARHAMSTER. Bonne dégustation  

Pub-N-3-.jpg 

NB : Ah ! C’est bien connu le vice est inné chez les latins, pour la vertu … ben on fait ce qu’on peut ! Mais, latin ou pas, l’utilisation du préservatif ne dépend ni des races ni des religions, c’est juste une question de bon sens et de respect de la vie, la votre comme celle de l’autre
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Published by Amster - dans ESCAPADE
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