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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 18:52

Lecture officinale : Traitement de la femme épileptique au cours de la grossesse

Nouvelles données : Impact du valproate [Depakine] sur le QI

 

 

Sources :

1) Meador K et coll. : Cognitive function at 3 years of age after fetal exposure to antiepileptic drugs. N Engl J Med 2009; 360: 1597-605.
2) Tomson T : Witch drug for the pregant woman with epilepsy.
N Engl J Med 2009; 360: 1667-69.

3/ AFSSAPS

 

             Le traitement de la femme épileptique enceinte pose un véritable problème, en effet les risques fœtaux liés aux antiépileptiques au cours des grossesses survenant chez des femmes atteintes d’épilepsie sont connus depuis des décennies, en particulier pour Phenobarbital, Carbamzepine et Phénytoine

             Tous antiépileptiques confondus, il a été montré que dans la descendance des femmes épileptiques traitées le taux global de malformations est de 2 à 3   fois supérieur à celui de la population générale - Exp. de malformations : des fentes labiales et des malformations cardiovasculaires -

Par ailleurs, l’interruption brutale du traitement antépileptique peut entraîner une aggravation de la maladie préjudiciable à la fois à la mère et au fœtus. (Source : RCP AFSSAPS, VIDAL, Médiquick)

             Récemment, un groupe multicentrique [1] a initié la plus vaste étude prospective cohorte jamais conduite sur la question de savoir si les antiépileptiques, en dehors de leurs effets tératogènes éventuels ou avérés, peuvent avoir des conséquences négatives sur le développement du cerveau de l’embryon et du fœtus avec des répercussions significatives dans l’enfance [1]. Des résultats intermédiaires viennent d’être présentés


Méthode : (En bref car en réalité c’est beaucoup plus compliqué que présenté ci-dessous)

      - 309 enfants ayant été exposés in utero à un des quatre antiépileptiques suivants : carbamazèpine, lamotrigine, phénytoïne ou valproate 

      - Le développement cognitif de 258 de ces enfants a pu être évalué par la mesure du QI à 2 ou 3 ans ou à ces deux âges.


Résultats :

Le QI moyen ajusté des enfants exposés in utero à l’un des 4 antiépileptiques était de :

D.C.I.

Q.I.

Lamotigrine        [LAMICTAL]

101

Phénytoïne         [DIHYDAN]

99

Carbamazépine  [TEGRETOL]

98

Valproate            [DEPAKINE]

92

(NB : plus le QI est bas plus l’impact est, bien sur, négatif)

La différence des QI ajustés étant significative pour les comparaisons entre les enfants exposés au valproate et chacun des 3 autres anti-épileptiques.

Autrement dit le valproate expose clairement à une diminution du QI de 3 à 9 points par rapport aux trois autres produits, d’une certaine manière tous ces produits exposent à une réduction du QI avec une plus forte réduction pour le Vaproate selon cette étude.   


Les limites de cette étude :

(Exposer les limites d’une étude est un élément favorable au caractère sérieux d’une étude donnée)

- Le nombre d’enfants exposés aux divers anti-épileptiques était limité ;
- Aucun groupe contrôle (enfants non exposés aux anti-épileptiques) n’a été analysé ;  
- Il n’y avait pas, par construction, de randomisation ce qui a imposé des ajustements multiples diminuant la valeur probante des résultats. 


Discussion : que faire lors de la grossesse de la femme épileptique ?


Selon  Kimford Meador et coll. [1]

      - Il ne faut pas recommander le valproate en première intention chez les femmes enceintes

      - Dans le cas où le Valpoate est le seul anti-épileptique permettant de contrôler correctement les crises : ces femmes devront donc être prévenues de ce risque. 


Selon Toebjörn Tomson [2]

       - La question de savoir quel produit prescrire chez une femme enceinte ayant une épilepsie généralisée ne peut être tranchée facilement.

       - La lamotrigine est moins efficace et sa phamacocinétique durant la grossesse expose à des crises de sevrage tandis que le topiramate et le levetiracetam n’ont pas été assez étudiés durant la grossesse. Il conseille donc d’essayer de passer à un autre anti-épileptique avant la grossesse (lorsque celle-ci est programmée).

        - En revanche chez une femme enceinte sous valproate, il recommande de poursuivre ce traitement en raison du long délai nécessaire pour passer d’un médicament à l’autre et des risques de crises durant la période de transition

        - Si la posologie de valproate est élevée, une tentative de diminution des doses pourrait être une option raisonnable.


En tout état de cause, en aucun cas cette étude ne doit donc conduire des patientes enceintes à interrompre leur traitement sans avis spécialisé.

 

Recommandations de l’AFSSAPS

Source : RCP de la spécialité Dépakine Mis à jour du 05/12/2008

Si une grossesse est envisagée :

- Toutes les mesures seront mises en œuvre pour envisager le recours à d'autres thérapeutiques en vue de cette grossesse.

- Si le valproate de sodium devait absolument être maintenu (absence d'alternative) : Il convient d'administrer la dose journalière minimale efficace et de privilégier des formes à libération prolongée, ou à défaut de la répartir en plusieurs prises afin d'éviter les pics plasmatiques d'acide valproïque.

- Le dépistage des malformations sera identique que la patiente ait reçu ou non de l'acide folique.

Pendant la grossesse :

- Si un traitement par le valproate de sodium devait absolument être maintenu (absence d'alternative), il conviendrait d'administrer la posologie minimale efficace en évitant si possibles les posologies supérieures à 1000 mg/j.

- Le dépistage des malformations sera identique que la patiente ait reçu ou non de l'acide folique.

Avant l'accouchement :

Pratiquer un bilan de coagulation, chez la mère avant l'accouchement, comprenant notamment une numération plaquettaire, un dosage de fibrinogène et un temps de coagulation (Temps de Céphaline Activée : TCA)

Chez le nouveau né :

- Ce médicament peut provoquer un syndrome hémorragique qui n'est pas lié à un déficit en vitamine K.

- Un bilan d'hémostase normal chez la mère ne permet pas d'éliminer des anomalies de l'hémostase chez le nouveau-né. Aussi à la naissance un bilan comprenant au minimum une numération plaquettaire, un dosage du fibrinogène et un temps de coagulation (TCA) sera pratiqué chez le nouveau-né.

Allaitement

Le valproate de sodium passe faiblement dans le lait maternel. Cependant, compte tenu des interrogations soulevées par les données concernant la diminution des capacités verbales chez les enfants exposés in utero, il est préférable de déconseiller l'allaitement

 

Autre article à lire au sujet de la DEPAKINE (cliquer sur le mot)

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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 14:46

LECTURE OFFICINALE
 LE CALENDRIER VACCINAL


Source : Calendrier vaccinal au Maroc, bilan et perspectives. Pr Naima lamdouar Bouazzaoui professeur de pédiatrie à la faculté de médecine de rabat. DOCTINEWS N°11 Pages 18-20 Mai 2009

 


POST-SCRIPTUM du 20/12/10

Attention ce calendrier est devenu caduc, le nouveau calendrier est disponible lire :

LE CALENDRIER VACCINAL UNIFORME


 

Impact du programme de vaccination au Maroc

     Taux de couverture

                     - 95% de la population dans le périmètre urbain

                     - 90% dans le monde rural en 2008

      Le Maroc a réussi à éliminer la diphtérie et le tétanos néonatal

 

Conclusion

Le programme de vaccination au Maroc est l'un des plus grands succès des politiques de santé publique.

 

L’avis du pharmacien :

Dans la pléthore des programmes de santé mis en chantier dans le pays, la vaccination est l’une des rares réussites. Ce succès ne doit pas cacher les déficiences des autres programmes.


 
Calendrier vaccinal
Actuellement en vigueur dans le sec­teur public

Age de l'enfant

Vaccins

A la naissance

BCG+ VP0 + HB

6 semaines

DTC1-Hib1+VPO1+HB1

10 semaines

DTC2 – Hib2+ VPO2

14 semaines

DTC3 – Hib3+ VPO3

9 mois

VAR + HB3

18 mois

1er Rappel DTC-VOP

5 ans

2e Rappel DTC-VOP

6 ans

RR

 
- VPO zéro: vaccin polio oral zéro destiné unique­ment à mettre l'enfant en contact avec le virus polio, mais sans valeur vacci­nante - HB : vaccin anti-hépatite B - Hib : vaccin anti-haemophilus influenzae b. -  VAR : vaccin anti-rougeoleux.  - RR : vaccin anti-rougeole-rubéole

 

Calendrier de vaccina­tion du sujet âgé
Recommandé mais non obligatoire

Périodicité

Vaccins

Une fois par an

la vaccination anti-grippale

Tous les 5 à 10 ans

la vaccination anti-pneumococcique

Tous les 10 ans

la vaccination anti-tétanique, anti­ poliomyélitique et anti-diphtérique

 

 

Vaccination anti-tétanique des femmes en âge de procréer
Telle que préconisée au Maroc*

DOSES

QUAND ?

VAT1

Dès que possible chez la femme en âge de procréer

ou le plus tôt possible au cours de la grossesse

VAT2

Au moins quatre semaines après le VAT1

VAT3

Au moins six mois après le VAT2 ou au cours d'une grossesse ultérieure

VAT4

Au moins un an après le VAT3 ou au cours d'une grossesse ultérieure

VAT5

Au moins un an après le VAT4 ou au cours d'une grossesse ultérieure.

VAT : vaccin anti-tétanique

* Source : MINISTERE DE LA SANTE - Le guide national de vaccination. Programme National d'Immunisation, Rabat, 2003.

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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 19:29

AVORTEMENTS AU MAROC
DES CHIFFRES
  



    - 400 à 500 avortements clandestins par jour dans d’exécrables conditions

    - Avec des coûts variant entre 1 500,00 et 10 000,00 DH l’acte

    - Une législation obsolète


Source : Pr Chafik Chraïbi, chef de service à la maternité des Orangés, CHU de Rabat. In la revue DOCTINEWS, n°11, page 4, Mai 2009


Avis du pharmacien :

La politique de l’autruche a de beaux jours devant elle dans notre pays         

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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 21:20

L’association corticoïde & antibiotique
n’aura plus lieu d’être au MAROC

 

Source :

- Bulletin du centre marocain de pharmacovigilance du mois de janvier 2009, vol 6, N°1

- Revue l’officinal, N° 73, page 11, Mars-Avril 2009 

 

La Commission Nationale Consultative de Pharmacovigilance (CNCPV) a décidé de mainte­nir la décision de la Commission du 26 décembre 2007 sur les antibiotiques locaux utilisés en dermatologie, et ce malgré le recours des laboratoires Pfizer qui commercialisent le Rifoderm  

Cette décision stipule ce qui suit :

- Arrêter la commercialisation des spécialités composées d'une association de deux antibiotiques ou d'un antibiotique et d'un corticoïde;

- Demander aux médecins de ne plus prescrire des préparations magistrales à base d'association de deux antibiotiques ou d'un antibiotique et d'un corticoïde;

- Demander aux pharmaciens d'officines de ne plus exécuter les ordonnances des préparations magistrales à base de ces associations;

- Maintenir sur le marché marocain les spécialités à base d'un seul antibiotique, en limitant leurs indications aux infections liées aux germes sensibles à cet antibiotique.

L’avis du pharmacien :

       Cette décision est tout à fait justifiée (voir l’article consacré au Rifoderm), particulièrement pour le rifoderm. Cet arrêt sera  une mini révolution dans les « usages » de la pharmacie marocaine. Il faut rappeler que le Rifoderm est la pommade du pauvre par excellence utilisée presque exclusivement en automédication et qui expose à des catastrophes dues à la présence du corticoïde qui lui a assuré son succès commercial. En effet le dermo-corticoïde permet d’avoir une pseudo guérison car il masque parfaitement les affections dermatologiques. Cette décision va avoir aussi pour effet de rationaliser les prescriptions dermatologiques (cf.Rifoderm)                          

Les autres produits qui sont dans la même situation :

BAYCUTEN, BETNEVAL NEOMYCINE, MYCOLOG PDE, NEOCORT DERMIQUE, CIDERMEX, TOPSYNE NEOMYCINE

 
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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 13:05

Campagne nationale anti-tabac



L’association marocaine Lalla Salma de lutte contre le cancer, lance une campagne nationale contre le tabac avec comme slogan « Dis non à la cigarette » à partir du 15 mai 2009 et qui durera 3 semaines.

A noter qu’au Maroc la prévalence* du tabagisme est de 18 % chez les jeunes de 15 ans et l’exposition au tabagisme passif touche prés de 41 % de la population

Source : Le Soir Echos n° 313 du 11/05/2009 page 8

* La prévalence notion statistique qui permet de définir la fréquence globale d’une maladie dans une population      


L’avis du pharmacien :

Pharamster appui sans réserve cette initiative, et pour cause on a déjà publié sur ce même blog un article intitulé « LA CIGARETTE UNE PHARMACOLOGIE DE LA MORT » 


La lutte anti-tabac, à notre avis, passe par 4 volets : Le volet économique et financier, le volet pharmacotechnique, la communication, et enfin le traitement des conduites addictives.

1 - Le volet économique et financier :
C’est un élément primordial pour toute stratégie de lutte contre le tabac et cela passe par plusieurs points

      - Il est d'abord nécessaire de réduire la dépendance de l’Etat vis-à-vis de la manne financière que constitue la filière du tabac, sans cette réduction toute stratégie devient schizophrène car d’une part il y a les voeux de santé publique et d’autre part les impératifs du ministère de la finance, ces impératifs constituerons un véritable blocage pour la lutte contre le tabac (appuyer en cela par divers lobbies notamment celui des fabricants de cigarette).

On proposera dans un premier temps, que les impôts perçus sur la filière du tabac soient affectés strictement à des investissements structurels (de santé ou autre) et ne rentrent surtout pas dans le budget de fonctionnement de l’Etat.

Mais de façon générale le financement d’un Etat moderne devrait se baser sur les fruits de la croissance et non sur le fruit des conduites addictives des citoyens (tabac, alcool, drogue) ou encore sur les infractions au code de la route. Les redevances qui émanent de ce genre d’activités doivent être réaffectées vers des fonds d’investissement étatiques, exemple la CDG* au Maroc ou la CDC* en France. L’intégration de ces fonds dans le budget de fonctionnement  de l’Etat induit immanquablement des dérapages ou des blocages.                  

       - Il est fondamental d’accompagner les plans de reconversion du personnel qui travail dans cette filière. Une absence d’accompagnement engendrerait obligatoirement des tensions sociales et  des blocages initiés par les syndicats et financés par l’industrie du tabac qui tirera les ficelles de tout cela.

       - Lutter contre la contrebande, cette dernière biaiserai tout effort et toute stratégie

       - Interdire toute forme de promotion pour la cigarette

*CDG : Caisse de dépôt et de gestion – CDC : Caisse des dépôts et de consignation  


2- Le volet pharmacotechnique :


      
C’est un volet extrêmement important auquel on ne pense jamais. En effet, il faut interdire de manière stricte tous les additifs aromatisants ou autre qui rentrent dans la fabrication de la cigarette, (ammoniaque théobromine … Cf. LA CIGARETTE UNE PHARMACOLOGIE DE LA MORT )

      Cette interdiction est fondamentale pour réduire l’addiction rapide au tabac notamment chez lez nouveaux fumeurs et donc réduire efficacement la prévalence. Elle facilitera en outre le sevrage tabagique non médicamenteux.  

      Prévoir des systèmes et des mécanismes de contrôle spécifiques à l’industrie du tabac.


3- La communication et la prévention :

      
     La communication et la prévention n’auront aucun effet si elles ne sont pas appuyées au préalable par les mesures financières et pharmacotechniques  susmentionnées.

La communication anti-tabac ne doit se recroqueviller sur un discoure moralisateur insipide et qui passe souvent inaperçu comme tous les autres.

On devrait plutôt essayer de retourner la perception de l’opinion publique vis-à-vis de la cigarette d’un mode de vie branché qui signe votre modernité vers un comportement stupide et idiot qui montre votre côté ignare car quand on sait ce que la cigarette vous fait inhaler comme immondices une répulsion intellectuelle s’installe de facto Cf. LA CIGARETTE UNE PHARMACOLOGIE DE LA MORT. Plus trivialement il s’agit de « rendre l’acte de fumer ringard » aux yeux du citoyen.

     La communication anti-tabac doit s’accompagner  impérativement par l’adhésion du corps médical. Paradoxalement cette adhésion n’est pas du tout acquise quand on sait le nombre important de médecins et surtout de pharmaciens fumeurs. Il est nécessaire de présenter pour cette corporation un argumentaire solide et infaillible et de lutter contre le tabagisme du corps médical afin d’espérer qu’un jour ce dernier soit un relais efficace pour la communication anti-tabac.                              


4- Le traitement et aide au sevrage tabagique :

     Dans toute stratégie sérieuse il faut envisager la mise en place de centres efficients d’aide et de traitement des comportements addictifs quelques soit leurs nature et quelque soit leur gravité, tabac alcool et drogue. Ce regroupement permet une meilleure synergie entre les différentes actions et donc un meilleur rendement de l’action publique




Le rôle du pharmacien d’officine dans la lutte anti-tabac :


D’abord il est impératif qu’il donne l’exemple par lui-même, si non il ne sera pas crédible. En officine Il y a un très grand nombre de situations ou le pharmacien évoquera l’arrêt du tabac

      - Devant une toux grasse ou sèche : il faut demander absolument si le patient est fumeur ou non le comportement du fumeur est antinomique avec les traitement de la toux. C’est une occasion pour l’officinal de mettre la pression afin d’obtenir un arrêt ou une promesse d’arrêt du tabac       

      - Devant un rhume : c’est aussi une occasion pour rappeler au patient que le tabac détériore tout l’oropharynx et le rhinopharynx            
      - Lors d’une prise de tension artérielle ou en cas de cardiopathie : rappeler que la nicotine est un poison qui donne une tachycardie ce qui pénalise tout traitement du cœur. A long terme cette tachycardie causera des affections irrémédiables du cœur

      - Chez les sportifs et les personnes ayant un métier pénible : la cigarette est une catastrophe, car en induisant la tachycardie elle ne laisse pas le cœur revenir à son rythme de base (aucun repos pour le cœur) ce qui, à plus ou moins long terme, est néfaste pour le système cardiovasculaire

      - Devant une affection ophtalmique : rappeler au malade que la cigarette est impliquée directement dans la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge).

      - Paradoxalement, évoquer le cancer, n’est pas toujours payant pour la simple raison que malgré la caractère fatal de cette maladie, pour nos concitoyens elle s’inscrit dans la durée et donc elle est plutôt liée à la notion de Maktoub (Descartes n’est décidément pas marocain)


Au final, dans le cadre de la microstructure sanitaire qu’est l’officine, et d’après notre propre expérience si on obtient un résultat probant sur dix cas c’est très encourageant et cela veut dire que notre communication est efficiente. Ne jamais jeter l’éponge face à une réaction négative de la part d’un patient, ne pas hésiter à ressasser les messages. Chaque arrêt de tabac doit être considérer comme une victoire motivante pour nos équipes.    

L’implication volontariste du pharmacien dans la lutte antitabac, a un impact positif extraordinaire sur sa relation avec les patients et en particulier avec les épouses de fumeurs ... . Elle instaure une relation de confiance, une relation qui n’est plus uniquement commerciale. Cette implication remet concrètement le patient au cœur du métier de pharmacien, le médicament n’est alors qu’un moyen entre autre à notre disposition.              

Suivi Post-rédactionnel


T a b a c  &  N u t r i t i o n 
Autres données

 

Source : F. Tadlaoui, Les gâchis nutritionnel dû au tabac, Doctinews, Pages 42-45, n°12, juin 2009

 
Dans le monde le tabac tue 5,4 millions de personnes chaque année. Au Maroc, selon une enquête de 2007 réalisées sur un échantillon de 9197 personnes de 15 à 75 ans :

     La prévalence du tabagisme est de 18 % et 14,5% sont des fumeurs quotidiens

     L’âge moyen des fumeurs est de 17,6 ans

     La tranche 20-39 ans représente 60% des fumeurs

     Le tabagisme passif touche 41,7%

 

Tabac et nutrition :

     - La nicotine est un coupe-faim

     - Le tabac fait augmenter les dépenses énergétiques de 6% et de 12% à l’effort (avis aux sportifs et aux personnes ayant des métiers pénibles)

     - Le tabac induit une perte de goût et de l’odorat, le fumeur tend à saler d’avantage ses plats (en plus de la tachycardie, ici c’est un effet direct sur la tension artérielle)

     - Une seule cigarette réduit  de moitié le taux de vitamine C dans le sang, cette vitamine étant l’antioxydant de choix par excellence de l’organisme.

     - Le tabac réduit la quantité de folates. Une déficience en folate peut entraîner chez le fœtus un retard de développement ou des malformations graves. La consommation même avant la grossesse est néfaste pour le fœtus        

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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 14:44

DEXTRAMOL la 6ème copie de l’association dextropropoxyphène - paracétamol

Analyse de l’offre & Aspects pharmacologiques

 

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POST-SCRIPTUM DU 03/01/2011:

Suite à la Circulaire 284DMP/00 du 29/12/2010 retirant le dextropopoxyphène du marché marocain nous vous invitons à lire aussi notre article daté 03/01/2011 intitulé : SUPPRESSION DU DEXTROPRPOXYPHENE DU MARCHE MAROCAIN  (cliquer sur le titre pour visualiser)  

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L’association Dextropropoxyphène et paracétamol a été lancée à la base sous le nom de DI-ANTALVIC, depuis, plusieurs copies ont été mises sur le marché marocain. Le DEXTRAMOL est la dernière en date.

 

Tableau comparatif* : 

 

Nom Spécialité

P.P.M

EN   DH

Prix

Par unité

Variation

Laboratoire

DI-ANTALVIC

BT 18 GEL 

32.30  

1.79  

100 %

AVENTIS

 

BI-ALGAN 

BT 20 GEL

28.55                   

1.42  

-20 %      

SANOFI

SYNTHEMEDIC

PARADEX 

BT 20 CP

26.50

1.32  

-26 %   

COOPERMAROC

 

BI-SEDAL 

BT 20 GEL

25.00

1.25  

-30 %     

PROMOPHARM

PROPOFAN

BT 20 CP

25.00

1.25  

-30 %      

FRILAB

SYNTHEMEDIC

XALGIX

BT 30 CP

35.00

1.16

-35 %       

SOTHEMA

DEXTRAMOL

BT 18 GEL  

20.00

1.11

-38 %

PHARMA 5

 

* Sauf erreur ou omission

Analyse critique de l’offre  dextropropoxyphène - paracétamol sur le marché marocain :

Il faut noter d’abord que toutes les spécialités précitées sont basées sur la même formule à savoir :

                    Dextropropoxyphène 30 mg + Paracétamol  400 mg             

Sauf dans 2 cas

       Le XALGIX qui lui est relativement sous dosé avec  la formulation suivante :

                    Dextropropoxyphène 32,5 mg + Paracétamol 325 mg

       Le PROPOFAN qui contient en plus de la caféine, suivant la formule : 

                    Dextropropoxyphène 27,0 mg + Paracétamol 400 mg + Caféine 30 mg

Le rôle de la caféine a été déjà expliqué dans un article précédant   (cliquer sur le mot) consacré aux médicaments du rhume. En effet  et comme le montre des études cliniques la caféine a un effet potentialisateur sur les antalgiques et sur le paracétamol en particulier.


Mise à part ces spécificités, le DEXTRAMOL peut être être considéré comme la meilleure offre sur le marché marocain de l’association  dextroppropoxyphène - paracétamol avec un prix modeste. Cependant le petit prix du DEXTRAMOL peut-être considéré comme un avantage ou comme inconvénient :

     - C’est un avantage indéniable quant on sait que l’association dextroppropoxyphène - paracétamol est souvent utilisée avec à des AINS. Un petit prix permet une meilleure accessibilité de ce genre de prescriptions à un large panel de nos patients à faible revenu et sans couverture médicale.

     - Un petit prix peut, paradoxalement, être un inconvénient ; en effet un prix trop bas peut parfois être la raison d’un blocage à cause de la notion subjective de « prix psychologique ».

Le patient en allant acheter son ordonnance a d’emblé en tête un prix en deçà duquel il commence à douter de la qualité même du produit ce qui peut engendrer un effet nocebo (l’inverse de l’effet placebo), il fera instinctivement le parallèle avec d’autres produits de consommation courants. C’est le cas, par exemple, du NOFEBRIL un excellent paracétamol à 7,00 DH la boite de 20 CP dosés à 500 mg. Dans notre région le prix de 20,00 DH du DEXTRAMOL peut être considéré (et c’est absolument subjectif) comme la limite inférieure pour cette classe d’antalgiques à notre avis.

En définitif : le DEXTRAMOL trouvera parfaitement sa place dans le cadre d’une ordonnance avec plusieurs médicaments (notamment des AINS …), par contre si le médecin opte pour une prescription avec un seul médicament (ce qui est non seulement logique, mais vivement souhaitable comme le préconise divers institutions de santé publique) le choix se portera, paradoxalement, sur un produit un peu plus cher afin d’éviter un éventuel effet nocebo dû à la notion subjective du « prix psychologique ».

 

Analyse critique de l’association dextropropoxyphène - paracétamol sur le plan pharmacologique :


      L’intérêt pharmacologique de cette association a été, et est encore, une source de débat intense notamment après son retrait progressif annoncé en 2005 en grande Bretagne, ce retrait a été vivement salué par la revue PRESCRIRE avec comme arguments :

     1- Le dextropropoxyphène est un opiacé apparenté à la méthadone, commercialisé depuis plus de 40 ans en France, expose les patients à des risques de dépression respiratoire, de perturbation de la conduction cardiaque, voire de décès, notamment en cas d'insuffisance rénale ou chez les patients âgés. L'association paracétamol - dextropropoxyphène a une balance bénéfices-risques défavorable [5].

     2- L'association antalgique dextropropoxyphène - paracétamol a une balance bénéfices-risques défavorable sans avantage démontré sur le paracétamol non associé, avec notamment de nombreux décès [1].

     3- On ne dispose pas d'étude ayant comparé l'effet antalgique de l'association paracétamol - dextropropoxyphène à celui du paracétamol seul [2] 

     4- Le risque d'intoxication mortelle a motivé le retrait du marché en Suède et en Suisse [3].

     5- Aux États-Unis, l'association de consommateurs Public Citizen a présenté à la Food and Drug Administration une pétition demandant le retrait des spécialités à base de dextropropoxyphène, au vu des données du réseau Dawn (Drug abuse warning network), qui a recensé 2 110 décès accidentels liés au dextropropoxyphène entre 1981 et 1999 [4].

 

Néanmoins il existe des arguments pour cette association à savoir que :

     - Le 01/02/2005 L’affsaps donne un point d’information où elle indique : « l'Afssaps rappelle que l'association de paracétamol et de dextropropoxyphène n'expose pas à un risque de surdosage, et donc d'intoxication grave, dans les conditions normales d'utilisation. »

     - En 2007, la Commission française de la transparence a considéré que cette association d'antalgiques apporte un service médical rendu (SMR) "important" [6]

              Sources :

1- Prescrire Rédaction "Dextropropoxyphène + paracétamol : toujours là… malgré les risques" Rev Prescrire 2007 ; 27 (288) : 735.
2- Rev Prescrire Octobre  2007 ; 27 (287) : 735.

3- Prescrire Rédaction "Dextropropoxyphène associé : retrait du marché suédois" Rev Prescrire 2005  25 (265) : 665.
4- Public Citizen's Health Research Group "Petition to FDA to ban all propoxyphene" 28 février 2006. Site internet http://www.citizen.org consulté le 27 mars 2006 : 11 pages.

5- Prescrire Rédaction "Dextropropoxyphène : encore des décès" Rev Prescrire 2007 ; 27 (282) : 274.

6- HAS - Commission de la transparence "Avis-Di-Antalvic gélule" 25 avril 2007 : 2 pages.

7- Afssaps - Commission nationale de pharmacovigilance "Compte rendu de la réunion du mardi 28 novembre 2006'' 30 janvier 2007. Site internet http://afssaps.sante.fr consulté le 21/02/2007 : 14 pages.

 

L’avis du pharmacien : 

    Il est vrai que le dextropropoxyphène est un dérivé de la méthadone un puissant morphinique utilisé comme substitutif en cas de dépendance  à la morphine. Au vu de cette filiation tout usage abusif est extrêmement dangereux.

Les formules chimiques sont nécessaires là, car la chimie thérapeutique est le socle de la pharmacologie elle-même à la base de tout protocole thérapeutique

   Cependant l’avis de l’AFSSAPS paraît bien motivé par le fait que dans les pays ou il y a eu le plus d’effets secondaires il y aurait un laxisme dans l’utilisation de ces spécialité. L’affsaps  souligne littéralement qu’en France il s’agit de « spécialités pharmaceutiques qui ne peuvent être obtenues que sur prescription médicale »       

A notre avis, ce débat démontre l’importance de ne pas banaliser l’usage de médicaments. Le médecin traitant devra avoir toute la latitude pour personnaliser ses traitements en  se basant sur toutes les données possibles et ne pas se contenter des fiches posologiques rédigées par les services marketing des laboratoires.


Au niveau notre propre expérience - quelques bonnes années d’exercice - alors qu’on a été témoin d’un nombre important de cas d’effets secondaires avec les COXIB, les AINS, les quinolones, des cas d’allergies divers et variées, on n’a jamais eu à constater un quelconque problème tangible (à notre niveau) avec l’association dextropropoxyphène - paracétamol. 

Note déontologique : ici c’est un simple témoignage qui n’a de valeur que sa valeur intrinsèque, à ne pas ni prendre ni à citer comme référence.


En toute bonne foi, on peut considérer que l’association dextropropoxyphène – paracétamol a tout a fait sa place dans l’arsenal des thérapeutiques anti-douleurs moyennant de sérieuses précautions à savoir :    

       - Faire attention lors de la prescription chez la personne âgée ou l'insuffisant rénal

       - Faire attention chez les personnes susceptibles de développer une insuffisance respiratoire en particulier les asthmatiques

       - Faire attention à l’association avec d’autres opiacés qui se cachent, entre autre, dans les médicaments du rhume et des affections respiratoires (Codéine, tramadol, codéthyline, Pholcodine)

       - Ne pas se baser uniquement sur le nom commercial mais d’abord sur la DCI est une sage approche.   

       - Faire attention à l’association avec les antihistaminiques et les psychotropes

       - Veiller au respect stricte des posologies

       - Enfin, et comme d’habitude, ne pas banaliser la manipulation d’un médicament même s’il est utilisé depuis l’antiquité ; un médicament reste un produit dangereux son usage obéit à des règles strictes à ne pas confondre un produit de consommation courrant.

A lire sur ce meme blog : CAS D'OFFICINE DEXTROPROPOXYPHENE + BROMAZEPAM

Entre nous :

Tous ces débats se passent dans l’absence de toute contribution des pharmaciens d’officine, et on ne parle pas ici des mes collègues marocains car depuis longtemps ils ont opté, Dieu merci, pour une stratégie basée sur l’abstinence totale de tout effort intellectuel, non on parle ici de mes collègues français qui sont, eux aussi, frileux à donner leur avis.

Comment ne pas comprendre l’analyse de J. ATTALI ou l’attitude d’E. LRCLERC vu qu’avec un bac plus sept minimum, l’intérêt du pharmacien d’officine se limite au marchandising, à l’achalandage et à quelques menus conseils.  

Si on arrive à mettre réellement l’intérêt du patient au cœur de notre métier au lieu du simple médicament, de facto notre comportement professionnel changera vers plus d’efficience et de générosité intellectuelles et une amélioration conséquente du service rendu par les officinaux à la société.

A lire : « Le rôle du pharmacien d’officine »           

Suivi post-rédactionnel du 07/10/2009 

L’association Dextropropoxyphène – Paracétamol en chiffres

Source : M. A. Belaïche  L’officinal n°75 pages 24-25 juillet - Août 2009


Historique :

45 ans     : durée de sa commercialisation en France.
22 ans     : durée de sa commercialisation au Maroc.
30           : nombre de spécialité en France à base de Dextropropoxyphène – Paracétamol          
7             : nombre de spécialité au Maroc à base de Dextropropoxyphène – Paracétamol
2004       : date de retrait du marché du Di-antalvic au Danemark et au Royaume-Uni
2009       : retrait dans un délai d'un an du Di-antalvic dans tous les pays du marché commun  

 

Le marché des antalgiques à base Dextropropoxyphène – Paracétamol au Maroc [1]

77 900 000 de dirhams : dépenses consacrées à l'achat de Dextropropoxyphène – Paracétamol.
2 600 000 : nombre de boites consommées par an (5,4% du marché des antalgiques en volume)
49 000 000 de dirhams : chiffre d'affaires par an (6,3% du marché des antalgiques en valeur),
70,3% des antalgiques pallier II en volume et 78,6% en valeur.

 

Pharmacovigilance hors Maroc [3]
- 300 à 400 décès par an en Angleterre pour une population de 60 millions d'habitants dus à des surdoses à la fois accidentelles et volontaires (suicides pour 20% de ces décès).
- 200 décès par an en Suède pour une population de 9 millions d'habitants.
- 65 décès par an en France pour une population de 65 millions d'habitants.

 

Pharmacovigilance au Maroc [2]
- 1 seul décès en 13 ans: il s'agit d'une personne âgée de plus de 70 ans qui a pris une association Dextropropoxyphène – Paracétamol + Atarax (Hydroxyzine DCI) à fortes doses dans un but suicidaire.
- 53 intoxications non mortelles sur les 15 676 intoxications médicamenteuses recensées au niveau du Centre Marocain Anti-poison, au cours des 13 dernières années.


1- Données obtenues auprès de l'industrie pharmaceutique
2- Données obtenues auprès du Centre Marocain Anti-poison

3- Communiqué de l'Afssaps in l’officinal n°75 pages 19-23 juillet-Août 2009

   

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 11:00



Alors là pour une perle, c’est un bijou qu’on vous offre. De la pharmacoMarocologie dans toute sa splendeur   

Commençons par traduire :

           Le terme BENABORE : Il s’agit en fait du PERNABOL, DCI Cyprohéptadine un antihistaminique sédatif utilisé dans le cadre de la  pharmacoMarocologie en tant que stimulant de l’appétit

           Le terme PETIT : ne veux pas dire « petit » comme petit model, ah non raté, vous ne comprenez rien de rien ? Il faut lire le mot en arabe au dessus pour comprendre qu’il s’agit du terme Appétit ce qui est tout à fait cohérant en matière de pharmacoMarocologie.
Ah la pharmacoMarocologie c’est une discipline qui n’existe nulle part ailleurs, en disant cela, je pense à mes amis australiens qui me font l’honneur de visiter régulièrement ce blog.           

 

Perles de comptoir « Notions de base »          

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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 20:14

Lecture officinale, Recherche en biologie moléculaire 

Vers la mise au point
d’un vaccin universel contre la grippe

 

 

Sources :  

- Sciencexpress en ligne & Nature Structural and Molecular Biology, en ligne, février 2009

- Pour la Science (Edition française de Scientific American), N° 378, Page 12, Avril 2009  

Sujet     :

La découverte d'anticorps neutralisant de nombreuses souches de virus grippal ouvre de nouvelles perspectives pour le développement d’un vaccin universel contre la grippe.

 

     Les virus de la grippe diffèrent chaque année par leur enveloppe qui contient des hémagglutinines, des protéines permettant au virus de se fixer sur sa cible cellulaire et de l'in­fecter.

Or il existe plusieurs types de ces protéines, nommées H1, H2, H3, etc., qui changent chaque année en fonction des réservoirs animaux du virus grippal. Ce qui oblige les laboratoires à préparer chaque année un nouveau vaccin basé sur la souche du moment.


     L'équipe de D. Ekiert et de ses collègues, de l'Ins­titut de recherche Scripps en Californie a isolé un anticorps humain [nommé CR6261] qui reconnaît un grand nombre d'hémagglutinines différentes.
     Au même temps celle de J. Sui et de ses collègues, de la Faculté de médecine Harvard a identifié plusieurs anticorps synthétiques ayant la même propriété.


Dans les deux cas ces anti­corps se lient à une région conservée des hémagglutinines, c'est-à-dire pré­sente dans de nombreuses souches de virus. Ils empêchent le change­ment de forme de l'hémagglutinine qui lui permet de se fixer sur son récepteur cible.

Ainsi, le virus ne peut pas fusionner avec la cible, ni l'in­fecter. Ces anticorps protègent des souris contre deux souches de virus grippal, le H1N1 (responsable de la grippe espagnole en 1918) et le fameux H5N1 (en cause dans l'épidémie de grippe aviaire en Asie).


Il s’agit d’une piste, qu’on espère sérieuse, pour un future vaccin universels contre la grippe. Et c’est extrêmement important en ce moment avec la nouvelle grippe porcine.   

A lire aussi, cliquer sur : Vaccin Contre la Grippe Recommandations


Post-scriptum du 09/07/09 
A propos de la grippe A H1N1

Selon un journal de la place, lees laboratoires Roche et Genpharma sont les seuls autorisés à commercialiser l’OSELTAMIVIR au Maroc sous les appellations

-          Tamiflu au prix PPM de 334.20 DH pour les laboratoires Roche

-          Genflu  au prix PPM de 200.00 DH pour les laboratoires Genpharma   

Source : Le Soir page 14, N° 355, du 09/07/09

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 20:52

Escapade grivoise
Entre les petits mots de journalistes

 

A propos de la grippe porcine, il fallait qu’on en parle quand même, un journaliste dans L’économiste du 29/04/09 écrivait :

                        « Il y a juste 4000 cochons marocains »

Le journal Le Soir du 30/04/09 lui répliquât :

                        « Vous êtes sûrs d’avoir bien compté ? »

 

Cette fois-ci c’est dans le n° 621 de La Gazette du Maroc on pouvait lire à propos des plages marocaines :

                         « Les Suisses en pincent pour les Marocaines »

Un autre journaliste lui répliquât :

                          « Bientôt des Petits Suisses made in Morocco ! »

 

PS : Avec la chaleur de l’été arrivant, nos petits cochons en chaleur deviennent fébriles, alors citoyens citoyennes protégez-vous !      

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 17:36

LES IMPORTATIONS DES MEDICAMENTS
nouvelles précisions au 30/04/09

 

                 

Deux journaux marocains viennent d’évoquer la question de l’augmentation des importations des médicaments déjà mentionnée dans un article sur ce blog :

 

Le journal Le Soir Echos  explique dans son édition du 30/04/09 que « L’augmentation des traitements de cancers et autres maladies chroni­ques est loin d'être la seule explica­tion de la croissance des importa­tions de médicaments, durant le premier trimestre 2009.
Les autorisations d'importation supplémentaires accordées par le ministère de la Santé sont un fac­teur indéniable de cette tendance.

En effet, les laboratoires pharmaceutiques filiales de multinationales bénéficient du feu vert de l'Etat pour importer de nouvelles marques. Ces autorisations portent sur des principes actifs fabriqués au Maroc depuis des décennies. Preuve en est, une étude du Boston Consulting Group, réalisée pour le compte de l'Associa­tion marocaine de l'industrie pharmaceu­tique (AMIP). Cette enquête montre que la majorité des AMM accordées concernent des médicaments à base 
                    -  En première position d'amoxicilline
                    -  En deuxième position arrive l'Oméprazole
                    -  Et enfin le paracétamol.

De ce fait, les laboratoires maroco-marocains se sentent directement menacés. Ce recours à l'importation est une résultante directe du contexte international. En effet, les multina­tionales pharmaceutiques sont confrontées à des pertes non négligeables, dues à l'essor des médicaments génériques, suite à la tombée de plusieurs brevets dans le domaine public. De ce fait, les géants pharmaceutiques mondiaux sont dans l'obligation de réduire leurs coûts de production à l'international. Et cela passe par la concentration de la fabrication dans les sites les moins coûteux possibles. »


Une note du rapport de l'AMIP publié à l'issue d'un forum national tenu le 25 avril dernier montre que si ces multinationales maintiennent des sites de production au Maroc, «ce n'est qu'en raison de la contrainte réglementaire d'autorisation d'avoir une usine car l'économie d'échelle ne le justifie pas en réalité»,.


Des sources proches du secteur, parlent d'une réduction voire d'un arrêt de la production de certaines filiales de multina­tionales. C'est le cas du Suisse Roche qui a vendu son usine au Maroc.

Le journal marocain l’Economiste quant à lui rapporte qu’en février dernier, les industriels marocains ont demandé à la ministre de la Santé de geler les autorisations d’importation portant sur les molécules produites localement. En clair, «face à un produit fabriqué localement en 2 ou 3 similaires, nous avons demandé à la ministre de ne pas accorder de dérogation d’importation, pour maintenir la viabilité des investissements des industriels marocains», précise Ali Seddrati, président de l’Amip. Souhait que la ministre de la Santé dit «comprendre parfaitement».

Sources : Le Soir Echos n° 307 du 30/04/09

              L’Economiste n°3015 du 30/04/2009

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