Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 12:35

La diméticone 
  
STRUCTURE
& APPLICATIONS

 

Ce travail, qu'on vient de terminer, fait suite à un article paru dans le BMJ [2] faisant état d’une étude sérieuse montrant l’efficacité de la diméticone dans le traitement de la pédiculose du cuir chevelu (les poux de la tête) ; une efficacité semblable aux insecticides classiquement utilisés mais avec beaucoup moins d’effets secondaires. 
          Or comme tout pharmacien le sait : la diméticone ou siméticone n’est autre qu’un pansement gastro-intestinal  
           - C’est le principe actif du POLYSILANE
           - On la retrouve dans le CARBOSYLANE  en association avec le charbon
           - On la retouve dans le METEOSPASMYL en association avec l’aléverine.


"Question du profane : C’est quoi ce pansement gastro-intestinal qu’on utilise pour traiter … les poux ?"

 

La diméticone est en fait l’exemple de produit pharmaceutique par excellence dont l’étude complète nécessite une analyse multidisciplinaire entre une chimie riche, une utilisation galénique fort importante et des applications pharmacologiques variées touchant l’ophtalmologie la gastro-entérologie et tout récemment la parasitologie.

De plus il y a une démultiplication des nomenclatures de la diméticone qui complique de façon phénoménale la recherche et le recoupement d’informations souvent éparses et c’est exactement l’intérêt, implicitement souhaité, de ce travail

A propos de parasitologie, la diméticone s’avère une alternative efficace avec très peu d’effets secondaires par rapport aux thérapeutiques actuelles à savoir les pyréthrinoïdes dont l’exemple type est le VERMOGAL

Lire le détail de cet article dans la rubrique « TEXTE INTEGRAL »  

http://pharamster.over-blog.com/pages/LA_DIMETICONE_STRUCTURE_amp_APPLICATIONS-1198189.html

 

Repost 0
Published by Amster - dans MEDICAMENT
commenter cet article
17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 19:27

 


Traduction :
                   -   1ère ligne     --------------  Sedasteril

                   -    2ème ligne   --------------  Bain douche d’en bas

                   -    3ème ligne   --------------   Pour toilette

Il faut avoir bac plus 12 pour déchiffrer cette "ordonnance" qui a le mérite d’expliquer quand même l’utilisation du produit. A lire aussi : http://pharamster.over-blog.com/article-27572742.html


Repost 0
16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 14:00

NOUVELLE EXIGENCE D'UN
TEST DE BIOEQUIVALENCE POUR LES GENERIQUES AU MAROC 


Source : le journal marocain "LE SOIR ECHOS" n° 274 du 16/03/2009 page 17 


Les conditions d'accréditation des laboratoires fournisseurs de génériques sont en cours d'élaboration.

       Un test de bioéquivalence sera exigé dans les prochaines semaines pour tous les four­nisseurs désirant mettre leur générique sur le marché marocain, a-t-on appris auprès d'un responsable du ministère de la Santé.   
       D'après cet interlocuteur, cha­que fournisseur doit disposer d'un certificat de bioéquivalence. Il s'agit concrètement d'un test, in vitro, sur des êtres humains effectué dans des laboratoires autorisés qui certifie que le médicament générique a le même comportement que te princeps à l'intérieur de l'organisme.

Les conditions d'obtention des agréments par les laboratoires appelés à faire les tests de bioéquivalence seront fixés par le ministère de tutelle.

Le recours à ce test est indispensable pour la crédibilité des médicaments génériques, vu le potentiel exportable et le chiffre d'affaires réalisé sur le marché marocain. Cela est d'autant plus vrai que le ministère de l'Industrie et du commerce se penche, en collaboration avec les industries pharmaceutiques pour positionner la filière comme pôle d'émergence à l'export.

Contrôle Mode d'emploi

Avant d'accorder son autorisation de mise sur le marché marocain pour un médicament générique ou original, le ministère de la Santé exige un double contrôle pour garantir la qualité et la sécurité.
      -  D'une part un contrôle sur le dossier technique.
      -  D'autre part, un contrôle de qualité sur la chaîne de production et de distribution, effectué par le Laboratoire national de contrôle des médicaments

 

 

 

L’avis du pharmacien

    - Ce test est une nouvelle garantie qui n’est pas de refus pour le patient marocain      

    - L’exigence de ce test de bioéquivalence est une donnée destinée d’abord à rassurer les marchés étrangers et donc facilité l’export d’où la forte implication du ministère de l'Industrie et du commerce sur ce dossier.

     - Notre propre expérience professionnelle nous permet d’affirmer, sans encombre, que le générique se comporte en terme d’efficacité généralement très bien si on se base sur le retour des informations de nos patients au quotidien. Avec même quelques grandes réussites

Exemple: 
Avec l’Omeprazol : on ne travail quasiment plus avec le MOPRAL.
La Loratadine : On ne commande plus CLARYTINE. L’amlodipine : AMLOR est très fortement concurrencé par les génériques

Il arrive souvent, même, qu’un laboratoire qui fabrique sous licence étrangère un produit pendant quelques années (le temps de maîtriser la technologie) fabrique lui-même son propre générique cas du NO-SPA et du DIMAZOL entre autre. Lire à ce sujet : http://pharamster.over-blog.com/article-28282921.html    http://pharamster.over-blog.com/article-27535278.html

        - Enfin une des meilleures garanties de la qualité du générique marocain c’est la concurrence puisqu’on a sur la place une vingtaine de laboratoires qui se livrent une bataille féroce par forces de ventes interposées. Un faux pas du voisin et le voilà mis subtilement sur la sellette par ses concurrents devant les médecins prescripteurs (une bonne rumeur assassine vaut mieux, des fois, qu’un long argumentaire ennuyeux)
Repost 0
12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 21:21

CAS D’OFFICINE :

A POROPOS D’UN CAS DE TOUX CHEZ UNE FEMME ENCEINTE
L’EAU EN TRAITEMENT DE FOND 


Présentation du cas :

     Il s’agit du cas d’une femme âgée de 30 ans qui se présente en officine et demande un sirop pour la toux, elle est enceinte de 2 mois, on pose les questions habituelles afin de faire une évaluation officinale globale : 

► Toux grasse ou sèche ? :      c’est une toux grasse

► Aiguë ou chronique :             Aiguë 

► Fièvre ? :                              pas de fièvres

► Médicaments pris :                Progestérone, Fer, Vitamines, Métoclopramide.

 

      A propos de ce dernier médicament, le métoclopramide, la patiente explique qu’elle vomie et qu’elle n’arrive à retenir « même pas un verre d’eau », sur cette dernière information on lui explique la nécessité de boire suffisamment de liquide.

Face au manque d’hydratation on s’est posé sérieusement la question : le manque d’eau n’a-t-il pas crée un dessèchement du mucus respiratoire rendant difficile toute expectoration naturelle ?

 

On proposa donc à la patiente de boire, avec ou sans la soif, de l’eau en petites gorgées durant toute la journée (jamais de verre d’eau entier) on lui demanda de revenir dans deux jours.

Après 4 jours elle passa à l’officine pour acheter un bain de bouche, on profita de l’occasion pour lui demander des nouvelles au sujet de sa toux elle nous a répondu qu’effectivement sa toux a disparue et en plaisantant elle continua "qu’au lieu des flacons de sirops on devrait vendre des bouteilles d’eau minérale".

 

En fait, cela a permis de mettre en évidence l’importance primordiale d’un apport hydrique suffisant et régulier en cas de toux grasse et l’inutilité des autres médications voire leur dangerosité notamment chez la femme enceinte et le nourrisson.

 

Analyse & Explication :  

     Cette importance de l’eau est parfaitement mise en évidence dans un article de C. CHRÉTIENNOT et G. LENOIR du service de pédiatrie générales de l’hôpital Necker enfants malade Paris intitulé POUMON ET HYDRATATION [1]

     Dans cet article il est rappelé que le mucus est produit essentiellement par les glandes bronchiques et les cellules muqueuses. Il forme un film, véritable tapis protecteur de l'épithélium, disposé en deux couches :

La première c’est la  phase sol ou couche périciliaire : fluide, profonde, dans laquelle vont battre les cils vibratiles. Elle est faite d'un fluide aqueux dont l'épaisseur est légèrement inférieure à la longueur des cils. L'origine de ce liquide est secondaire aux mouvements ioniques transépithéliaux (sécrétion de Cl- et absorption de Na+). L'épaisseur de la phase sol et donc sa composition ionique sont essentielles pour l'efficacité du transport muco-ciliaire. Une quantité insuffisante de liquide dans la phase sol gène le battement de cils englués dans le mucus.

La deuxième la phase gel ou mucus : plus superficielle, dense, forme le gel dans lequel sont engluées les particules inhalées. Elle est discontinue dans les petites voies aériennes et continue dans les grosses voies aériennes. Cette différence est secondaire à la présence de glandes muqueuses et de l'adhésion plus importante des particules inhalées qui stimulent la sécrétion de mucus au niveau des grosses bronches. Le mucus possède des propriétés rhéologiques et de surface qui conditionnent son épuration dans les voies aériennes. Une bonne élasticité, une filance élevée (propriété du mucus à former des fils), une faible adhésivité et une bonne mouillabilité (capacité à s'étaler sur la muqueuse) vont être corrélées à l'efficacité du transport muco-ciliaire

 

L'eau, liée aux macromolécules ou emprisonnée dans la matrice gel, constitue l'élément essentiel du mucus bronchique. Le degré d'hydratation va influencer les caractéristiques physiques (propriétés d'écoulement) de la sécrétion

 

       Ils concluent leurs article sur l’importance de recommander à ses patients de bien boire ; une bonne hydratation est le garant d'un mucus de bonne qualité, ainsi que d'un transport muco-ciliaire efficace et protecteur. A fortiori lors d'infections et d'inflammation de l'appareil broncho-pulmonaire, une augmentation de l'hydratation est indispensable et doit faire partie intégrante du traitement : elle permet en effet de diminuer l'hyperviscosité du mucus qui résulte de ces affections.

 

Bibliographie :

1 - Dr C. CHRÉTIENNOT - Pr G. LENOIR POUMON ET HYDRATATION Service de Pédiatrie Générale Hôpital Necker enfants malades Paris http://www.centre-evian.com/fondDoc/index.html?contenu-scientifique.html?http://www.centre-evian.com/fondDoc/dos-science/12810.html

2- Dr. Serge Carillo HISTOLOGIE de l’appareil Respiratoire Voies aériennes profondes L’appareil broncho-pulmonaire Faculté de Médecine Montpellier-Nîmes Novembre 2004.

 

Repost 0
Published by Amster - dans CAS D'OFFICINE
commenter cet article
9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 13:41

Cryptorchidies, PREGNYL, βHCG, et rôle du pharmacien

 

S’attaquer à un tel sujet de la part d’un apothicaire, un pharmacien d’officine, s’apparente à une véritable opération kamikaze pour ses neurones.
Et pourtant, ce sujet est traité dans les pages « TEXTE INTEGRAL » http://pharamster.over-blog.com/pages/GONADOTROPHINE_CHORIONIQUE_HUMAINE_HCG_un_point_de_vu_officinal-1130390.html


En réalité ce sujet comme beaucoup d’autres, dans ce blog, s’est imposé à nous. A un moment, en effet, on avait une petite série d’ordonnances avec du PREGNYL 1500 pour des petits enfants ayant des cryptorchidies et on s’est retrouvé cerner des deux côtés du comptoir par des questions de la part de mes patients et de la part des mes propres collaborateurs.

 

Méthodologie : 

Face à ces diverses interrogations légitimes il y a deux attitudes possibles :

        - Soit répondre, en balbutiant, « euh tu sais … c’est une question d’euh … spécialistes et que, comme dirait les « inconnus », cela ne nous regarde pas. On nous a demandé de délivrer un produit X, on délivre un produit X, un point c’est tout »

        - Soit on prend son courage à deux mains, et on maltraite ses pauvres neurones pendant une quinzaine de jour, on se réveille avec de la βHCG et on s’endorme avec une cryptorchidie (euh je veux dire intellectuelle … quand même).

 

Résultat des courses de cette deuxième attitude qu’on a sciemment choisi : 

        - On produit un article fort intéressant, du moins je l’espère, pour les autres mais aussi pour soi-même car cela permet une mise à jour de nos connaissances. Connaissances qui permettent de mieux appréhender les stratégies thérapeutiques du médecin traitant.   

        - On est, donc, à l’aise face au médecin traitant, avec qui on communique sur des bases solides, développant ainsi un véritable partenariat avec à la clef une meilleure observance du traitement et donc de son efficience

         - On a une attitude sereine et à l’aise face aux interrogations de nos patients, avec une amélioration tangible de la qualité de nos conseils.      

         - On a le respect des ses collaborateurs, et ce n’est pas rien. Un patron respecté, et pas forcement craint, c’est l’assurance d’une meilleure qualité de service pour le patient.   

 

Pour le patient, justement, qui est le cœur de notre métier, on devient du coup une véritable référence et ce n’est pas si mal par les temps qui cours ou les différences entre pharmacien et épicier (même si ce dernier s’appel LECLERC) s’estompent de manière dramatique. Être une référence, même petite et même juste pour son quartier, est la plus belle des récompenses car elle relègue les questions d’argent et de marges à des éléments subsidiaires dans notre relation au patient qui est réellement multidimensionnelle. Lire à propos de ce sujet : http://pharamster.over-blog.com/pages/LE_ROLE_DU_PHARMACIEN-1059084.html

Mieux encore, plus on essaie de répondre aux questions de notre entourage professionnel plus les gens ont tendance à vous en poser d’avantage. On est alors pris dans un cercle vertueux permettant une amélioration constante et continuelle des compétences et une fidélisation de nos patients ce qui engendre une amélioration, certes lente mais régulière et toujours consolidée, du rendement financier de l’officine malgré les aléas de la conjoncture économique. C’est le genre de démonstrations que les analyses strictement commerciales, qui prévalent aujourd’hui, n’arrivent jamais à comprendre car cela nécessite une intégration subtile entre les impératifs financiers et le service rendu au patient qui reste le cœur de notre métier.              

         
Dans ce blog, la majorité des textes ne sont, en fait, que des réponses en toute bonne foi et avec les moyens du bord, aux interrogations légitimes posées par nos patients, par nos collaborateurs et parfois par nos amis médecins.

Et c’est là, l’une des meilleures façons de faire notre propre formation continue, qui n’est ni rébarbative ni itérative, elle devient franchement passionnante car elle répond parfaitement à des besoins quotidiens en officine et non aux besoins des plans marketing des laboratoires ; tel que cela se fait généralement dans les congrès des pharmaciens, qui sont plus des rencontres mondaines et des foires pour touts types de marchands que des rendez-vous pour la diffusion du savoir.

 

Notre réponse :

        Au sujet proprement du PREGNYL, les interrogations pertinentes posées par mes collaborateurs (un jour je vais finir par les tuer car ils me font eux aussi travailler) sont les suivantes :

       1° au niveau de la DCI c’est un casse-tête, entre le produit lui même, le VIDAL, le BIAM, l’ESCULAP PRO, les publications sérieuses chacun y va à sa façon. Et il fallait faire de l’ordre dans tout cela.

       2° c’est quoi ce produit, gonado-machinchouette,  qu’on cherche habituellement dans les urines des dames pour savoir si elles sont enceintes et qu’on injecte aux petits enfants pour faire descendre leurs testicules vers leur place habituelle ? C’est perturbant tout cela ! et pourquoi pas ne pas leur faire boire les urines des femmes gestantes tant qu’on y est hein ?

 

Curieux, perplexe, dérouté c’est tant mieux, take it easy, laissez-vous tenter par une la lecture tranquille et pas du tout pressée de ce texte à découvrir ou pour les plus érudits (dont malheureusement je ne fait pas parti) à redécouvrir. Vous y trouverait un schéma, le n°3, fait maison sur le rôle de l’HCG. 

http://pharamster.over-blog.com/pages/GONADOTROPHINE_CHORIONIQUE_HUMAINE_HCG_un_point_de_vu_officinal-1130390.html 


Bonne lecture, c’est tant mieux pour vos patients.

 

PREGNYL existe au Maroc aux dosages et prix suivants :

PREGNYL 1500 injectable boite de 3  PPM  77.10 DH

PREGNYL 5000 injectable boite de 3 PPM 199.90 DH

Repost 0
Published by Amster - dans MEDICAMENT
commenter cet article
5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 19:33

Traduction : 

     - Pommade Rifoderm
     - Betadine








Une analyse critique et argumentée sur le RIFODERM est à lire http://pharamster.over-blog.com/article-29675022.html
Autres PERLES DU COMPTOIRE : http://pharamster.over-blog.com/article-27572742.html

Repost 0
5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 19:02

 LECTURE OFFICINALE :

Médicaments & troubles du goût

 

       Les troubles du goût d’origine médicamenteux sont souvent considérés comme une question subsidiaire pour le corps médical, pourtant cela revêt une importance non négligeable dans l’observance des traitements et en particulier ceux qui sont prescrits pour de longues durées.

           Savoir prévenir le patient avant le début du traitement, et savoir répondre à ses questions après l’avoir commencé, est une donnée fort importante pour une bonne observance du traitement.

Un article de la revue PRSCRIRE [1] de mars 2008 relate de manière succincte les différentes corrélations entre la prise des médicaments et les troubles du goût.        

 

Rappel de quelques généralités sur le goût :

►   La physiologie du goût est complexe. Plusieurs éléments interviennent dans la constitution du goût

  -       Les récepteurs spécialisés au niveau de la cavité buccale

  -       L’odorat

  -       La texture des aliments

    Les troubles du goût peuvent être 

  -       Quantitatifs : hypogousie ou agueusie

  -       Qualitatifs :   dysgueusie

    Les anomalies du goût sont des troubles subjectifs difficiles à apprécier, d’autant plus que de nombreuses causes sont à l’origine de ces troubles :

  -       Infections respiratoires hautes

  -       Affections buccales

  -       Perturbations métaboliques

  -       Irradiations

  -       Affections du système nerveux central

  -       Les pathologies rénales

  -       Cancers … Etc.

  -       Les médicaments

 

      Concernant les médicaments : 

Il est difficile de distinguer les médicaments qui ont, eux même, un mauvais goût résurgent dans la bouche, de ceux qui perturbent réellement le goût.
Cependant dans la majorité des cas, l’arrêt du médicament permet un retour à la normale


Une étude de 2001 [2], sur la base de 305 observations, rapporte que les médicaments les plus souvent impliqués dans les troubles du goût sont :

   Dans 15 % des cas : les Inhibiteurs de l’enzyme de conversion  IEC, exemple captopril  (LOPRIL®)

   Dans 10 % des cas : la terbinafine (LAMISIL®, TEGUMA® …) à noter que l’arrêt du traitement permet le retour à la normale.

   Dans 6 % des cas c’était la zopiclone (IMOVANE®) qui donne une dysgueusie a type d’amertume buccale

   Dans 6 % des cas la penicillamine qui donne une agueusie, à noter que 25 % des patients traités par le penicillamine présentent cette altération

   Dans 4 % des cas les imidazolés antifongiques type fluconazol (CANAFLUCAN®, NOMYC®, SUPRIMASE® …) et miconazol (DAKTARIN®) qui donnent une sensation de goût métallique dans la bouche.

   Dans 4 % des cas les quinolones

   Dans 4 % des cas les macrolides avec Azithromycine (ZITHROMAX®, AZ®, AZIMYCINE® …)  Clarithromycine (RULID®)

   Dans 3 % des cas le carbimazol (NEOMERCAZOL®) donnant des agueusies transitoires

   Dans 3 % des cas les inhibiteurs calciques avec Amolidipine (AMLOR®, AMCARD®, AMEP® …), diltiazem (TILDIEM®, ALTIAZEM® …) et nifedipine (ADALATE®)

 

L’article rapporte aussi d’autres médicaments dont la griséofulvine, les antiviraux. Les médicaments du système nerveux central, autre la zopiclone, on a la lévodopa qui provoque une agueusie ou dysgueusie a type goût de métal ou de plastique

La sulfasalzine (SALAZOPYRINE®) elle donne aussi un goût métallique. Les biphosphonates comme l’acide étidronique (DIDRONEL®) qui donne des sensations anormales de la langue.

Enfin les anticancéreux, eux, sont très souvent impliqués dans ce genre d’effets secondaires 

Références :

1-       « Troubles du goût d’origine médicamenteuse » Rev Prescrire 2008 ;28(293) : 191-193

2-       « Troubles du goût d’origine médicamenteuse » Rev Prescrire 2002 ;22(233) : 752

Repost 0
5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 12:29

Les chiffres de l’AMO

Assurance maladie obligatoire


Source : Le quotidien marocain L’ECONOMISTE
N° 2976 du 4/3/2009


Selon un décompte réalisé, au 31 janvier 2009, par les services de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), :  
                    - 2.287.223 personnes étaient couvertes par l’assurance maladie gérée par la CNSS.
                    - Le délai moyen de remboursement de dossiers maladie s’établit à 14 jours.

Deux grosses familles de pathologies sont dominantes chez les assurés:

                     - Les maladies cardio-vasculaires avec 39,8% des cas 
                     - Les pathologies métaboliques et endocriniennes (28,7%).


L'AVIS DU PHARMACIEN : 

La structure épidémiologique des maladies remboursées par l’AMO diverge de la structure épidémiologique classique marocaine dominée habituellement par les maladies hydriques et infectieuses.

S’agit-il d’une mutation profonde des données épidémiologiques marocaines qui serait due à un changement dans les comportements alimentaires ?     

Repost 0
Published by Amster - dans MEDECINE & SANTE
commenter cet article
3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 18:45

CAS D'OFFICINE : ASSOCIATION D'ANTIBIOTIQUES
AMOXICILLINE / AC. CLAVULANIQUE & ERYTHROMYCINE -suite-



Suites de l'article initial à lirehttp://pharamster.over-blog.com/article-28099107.html


02/03/09

La réponse de la revue PRESCRIRE au sujet de l’association AUGMENTIN & ABBOTICINE nous a été communiqué comme suit : « l’association amoxicilline + ac clavulanique + macrolide peut être envisagée en cas de pneumopathies sévères ».

On trouve aussi dans le supplément Interactions médicamenteuses de la revue PRESCRIRE les quelques lignes suivantes : « en cas de pneumopathie sévère, une antibiothérapie parentérale associe parfois macrolide et bêtalactamine » supplément Interactions médicamenteuses de la revue PRESCRIRE déc. 2008 Tome 28 n°302 page 191

 

Conclusion :
Cette association est donc possible, sauf que le petit texte en question ne mentionne pas les bases rationnelles pharmacologiques d’une telle association (pas de bibliographie).

Autre question les bêtalactamines ont une activité bactéricide (action sur la paroi bactérienne), les macrolides ont une activité bactériostatique (inhibition de la synthèse des protéines au niveau des ribosomes) ces deux modes d’action sont-ils réellement complémentaires ou synergiques ?

In fine, une ordonnance avec un macrolide & une bêtalactamine est recevable dans l’état actuel de ce que nous savons.

       L'article initial à lire dans : http://pharamster.over-blog.com/article-28099107.html

Repost 0
Published by Amster - dans CAS D'OFFICINE
commenter cet article
2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 12:25

Traduction : MICROVAL une pilule progestative utilisée en particulier an cas d’allaitement

Remarque et c’est génial :

          - Une écriture lisible, bien alignée, et pour éviter toute confusion on a rajouté le « chakl » la voyellisation dans la linguistique arabe.

          - Remarquez aussi la retranscription phonétique de « CRO » en « KHO » c’est magnifique

A lire aussi : http://pharamster.over-blog.com/article-27572742.html
Repost 0

Recherche