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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 11:05

depakine & chute de cheveux ! 

 

J’ai reçu hier le papa d’une petite fille IKRAM âgée de 11-12 ans, il m’a demandé un traitement pour la chute de cheveux de sa petite fille.

J’ai commencé par penser qu’elle est encore jeune, et que cela doit être une pelade ou un « truc » psychosomatique, en poussant un peu plus l’interrogatoire le papa me rappela qu’elle prenait de la DEPAKINE sirop depuis à peu prés 2 mois. Oui et alors … !

 

En me documentant juste 30 secondes sur la DEPAKINE je tombe en effet sur le fait que l’acide VALPROÏQUE peu causer une chute passagère de cheveux et le terme « passagère » est important car cela implique que la petite IKRAM n’a pas besoin de traitement.

Constatations :

1)       J’ai beau me dire je sais, je sais (comme dirait Jean Gabin), en réalité, jour après jour je ne fait que continuer mon apprentissage.

2)       Certes ou hélas ! , je n’ai pas pu vendre (ou placer) un traitement anti-chute (qui sont dans la majorité des cas des traitements bidons à part le minoxydil et encore) mais j’ai gagné la confiance et le respect de mon parient.

3)       Confiance et respect (une bizarrerie par les temps qui cours) sont des éléments qui, certes, à cours terme n’ont aucun impact sur le chiffre d’affaire, à cours terme seulement car sur le long terme on arrive récupérer largement le manque à gagner, c’est ce que les esprits à dominance pécuniaire n’arrivent jamais à comprendre, et ce grâce à la fidélisation de ses patients

4)       Autre élément cette attitude permet d’immuniser le rapport patient pharmacien contre tout type de marchandage (genre remise, cadeau etc. …) car on met tout simplement la santé du patient au dessus de toute autre considération. Le prix du médicament et même le médicament lui-même n’est qu’un paramètre d’une équation (une relation) à multiples facettes ou il faut concilier la recherche de la rentabilité et les besoins du patient qui au final sont eux-mêmes les véritables garants de la pérennité et de la viabilité de notre profession (qui hélas est à la dérive). C’est ces besoins mêmes qui déterminent la raison d’être de notre profession.         

               

DEPAKINE (ACIDE VALPROÏQUE)  
Rappel des effets indésirables 
 
 

- Des cas exceptionnels de pancréatite ont été rapportés nécessitant un arrêt précoce du traitement. Leur évolution est parfois fatale.

- Hépatopathies

- Risque tératogène

- États confusionnels ou convulsifs : quelques cas d' états stuporeux ou de léthargie aboutissant parfois à un coma transitoire (encéphalopathie), isolés ou associés à une recrudescence paradoxale des crises sous valproate de sodium, ont été observés, régressant à l' arrêt du traitement ou à la diminution des doses. Ces états surviennent le plus souvent lors de polythérapies (phénobarbital en particulier) ou d'augmentation brusque des doses de valproate de sodium.

- Certains sujets peuvent présenter, en début de traitement, des troubles digestifs (nausées, gastralgies) qui cèdent en général au bout de quelques jours sans interruption du traitement.

- Une hyperammoniémie isolée et modérée sans modification des tests biologiques hépatiques est fréquemment observée, surtout en cas de polythérapie, et ne doit pas faire interrompre le traitement.

Toutefois, des cas d' hyperammoniémie avec symptômes neurologiques (pouvant aller jusqu' au coma) ont aussi été rapportés, nécessitant alors des investigations complémentaires (cf Mises en garde et Précautions d'emploi).

- Des effets indésirables passagers et/ ou dose-dépendants ont été rapportés : chute de cheveux, tremblements fins d'attitude et somnolence.

- Des cas de thrombopénie dose- dépendante, généralement de découverte systématique et sans retentissement clinique ont été décrits.

En cas de thrombopénie asymptomatique, si le taux de plaquettes et si le contrôle de la maladieépileptique le permettent, la seule diminution de posologie du valproate de sodium permet le plus souvent la régression de cette thrombopénie.

- Des cas de diminution du fibrinogène ou d'allongement du temps de saignement, généralement sans retentissement clinique, ont été rapportés surtout à doses élevées.

Le valproate de sodium a un effet inhibiteur pour la 2 e   phase de l'agrégation plaquettaire. Plus rarement, ont été rapportés des cas d'anémie et de leucopénie et, exceptionnellement, des cas de pancytopénie.

- Des réactions cutanées telles que des rashs exanthémateux ont pu être observées.

Des cas exceptionnels de syndrome de Lyell, syndrome de Stevens- Johnson et érythème polymorphe ont aussi été rapportés.

- Exceptionnellement, des cas d'atteinte rénale ont pu être rapportés.

- Des prises de poids ont été observées, ainsi que des aménorrhées et des irrégularités menstruelles.

 
Autre article sur la Depakine  (cilquer sur le mot)

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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 11:00

            ANALYSE COMPARATIVE
          NORLEVO / POSTINOR  VS  MICROVAL

Etonnant et c’est le moins que l’on puisse dire le cas du NORLEVO la fameuse pilule du lendemain récemment mise sur le marcher marocain.
En effet :
      -  Le principe actif du NORLEVO n’est autre que le LEVONORGESTREL

      -   Le LEVONRGESTREL est un progestatif de 2ème génération commercialisé depuis au moins une quinzaine d’années. Et ce n’est rien d’autre que le progestatif utilisé dans le MICROVAL pilule indiquée lors de l’allaitement

 

Entre le NORLEVO et le MICROVAL un petit tableau comparatif s’impose :

NORLEVO

MICROVAL

LEVONORGESTREL  1,5 mg par CP

LEVONORGESTREL 0,03 mg par CP

Boite de 1 CP

Boite de 28 CP

Prix : 94.00 DH

Prix : 13.95 DH

SOTHEMA – HRA PHARMA

MAPHAR – WYETH

 

 Un simple petit calcul :
        1 CP de NORLEVO est équivaut 50 CP de MICROVAL (soit un peu moins de boites)

        1 boite de NORLEVO coûte 94.00 DH       2 boites de MICROVAL coûtes 27.90 DH

Conclusion le NORLEVO coûte 3 fois et demi son équivalent en MICROVAL

Aïe ! Aïe ! Aïe ! à ce prix là la pilule du lendemain sera difficile à avaler ! Cependant ce prix a l’avantage de ne pas transformer le NORLEVO en pilule contraceptive courante, car elle doit être d’abord un moyen de prévention des grossesses non désirées. Le préservatif reste le meilleur moyen contraceptif qui a l’énorme avantage de protéger la population des IST faut-il encore le rappeler.       

10/06/08 

Mise à jour du 11/12/2008
Il faut noter qu'il existe déjà "un pseudo générique" du NORLEVO au Maroc c'est le POSTINOR des laboratoires GENPHARMA disponibe au prix de 90.00 DH

Il s'agit d'une petite différence de 4.00 DH qui n'est pas significative, ce n'est pas véritablement un générique mais plutôt une simple copie. Conclusion c'est sans intérêt   

Mise à jour du 29/06/2011

 Pour consulter la classification globale des pilules contraceptives cliquer sur notre page : CLASSIFICATION DES PILULES CONTRACEPTIVES

 

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 21:11

Les bienfaits du sein maternel :
encore une confirmation

 

 

Outre d’autres effets déjà confirmés comme le renforcement de l’immunité, selon une étude cette fois-ci réalisée au Belarus et publiée dans Archives of General Psychiatry 

sur plus de 17 000 enfants dont près de 14 000 ont été suivis jusqu’à l’âge de 6 ans et demi, pour le projet PROBIT encourageant l’allaitement maternel (Promotion of Breastfeeding Intervention Trial, soutenu par l’OMS et l’UNICEF).

Cette enquête épidémiologique est à ce jour la plus importante réalisée en matière d’allaitement naturel.

L’incidence de l’allaitement sur le développement cognitif de l’enfant est évaluée en s’appuyant sur les épreuves psychométriques et les résultats scolaires

       

Résultats :

Malgré que  les auteurs n’excluent pas certains biais cachés, reflétant la diversité de la population du Bélarus (facteurs socio-économiques, génétiques, culturels). Dans l’ensemble, la conclusion leur semble assurée : le sein maternel constitue un excellent catalyseur de l’intelligence.

Reste les interprétations médico-psychologiques : à savoir si ce gain cognitif est lié aux suites favorables de meilleures interactions mère/enfant ? À un comportement éducatif plus efficace chez la mère allaitant ? Ou à des facteurs méconnus du lait lui-même, comme les concentrations en acides gras poly-insaturés, plus élevées dans le lait maternel ?

Bibliographie  : Kramer MS et coll. : Breastfeeding and child cognitive development. Arch Gen Psychiatry 2008 ; 65 (5) : 578-584.


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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 19:57

 

LECTURE OFFICINALE

du 03/11/08

 

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Titre
                              :
« Placebo sur ordonnance»
Auteurs                       :   Dr Georges Dubois

Réf Internet                : http://www.jim.fr/pharmacien/91_pharma/e-docs/00/01/95/2E/document_actu_med.phtml

Réf bibliographique : Tilburt J et coll. : Prescribing "placebo treatments": results of national survey of US internists and rheumatologists. BMJ 2008;337:a1938, doi: 10.1136/bmj.a1938 ; publié le 23 octobre 2008.

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Du placebo sur ordonnance

 

Dans la plupart des pays développés, la prescription de placebo, semble assez répandue. Or, à l’inverse de ce qu’il en est en recherche clinique, l’utilisation du placebo en pratique courante peut poser certains problèmes éthiques.

Pour juger de l’attitude des médecins sur ce point particulier, une équipe du service de bioéthique du National Institutes of Health de Bethesda a interrogé par voie postale, 1 200 internistes et rhumatologues américains.

 

Sur 1 200 internistes et rhumatologues américains interrogés.

679

57 %

Ont répondu à l’enquête

 

Résultat

En %

AU NIVEAU DE  LA PRESCRITION ELLE MÊME

Sur ces 679

50 %

Ont déclaré prescrire des placebos d’une façon régulière

399

62 %

Estiment que cette pratique ne contrevient pas à l’éthique

18

3 %

Ont utilisé des gélules à base de sel

12

2 %

Ont utilisé des gélules à base de sucre

267

41 %

Avaient utilisé des antalgiques en vente libre

243

38 %

Avaient utilisé des vitamines

86

13 %

Avaient utilisé des antibiotiques

86

13 %

Avaient utilisé Des sédatifs

 

Résultat

En %

AU NIVEAU DE L’EXPLICATION DONNEE AU PATIENT  

241

68 %

Le placebo était décrit au patient comme un médicament pouvant avoir un effet thérapeutique potentiel ou comme un traitement non communément utilisé dans l’indication présente

18

5 %

Expliquent à leurs patients qu’il s’agit d’un placebo, ce qui est plutôt surprenant !

 



Ainsi, d’après les résultats de cette enquête, la moitié des internistes et rhumatologues américains prescrivent des placebos de manière habituelle et considèrent cela comme correct sur le plan éthique. Les produits utilisés peuvent être inertes ou peu actifs pharmacologiquement (sel, sucre ou vitamines), mais parfois, il s’agit de molécules actives, telles que des antibiotiques, ce qui devient beaucoup moins défendable.


L'AVIS DU PHARMACIEN


                1° - Le placebo est « médicament » comme un autre, autrement dit il s’agit d’un outil thérapeutique qui peut être très efficace, pour s’en convaincre il n’y a qu’a lire attentivement les différentes études mettant en avance l’efficacité de la plus part de nos médicaments et qui sont faites souvent contre placebo et vous remarquerais facilement les scores plus qu’honorables réalisés par les placebos, personnellement  je reste sidéré par rapport à ces scores qui sont souvent minimisés par le marketing pharmaceutiques.

Par ailleurs dans un article de P. Lemoine (Laboratoire de Pharmacologie Expérimentale et Clinique Université de médecine de Rennes) Réf  http://www.med.univ-rennes1.fr/etud/pharmaco/placebo.htm#I%20-%20DEFINITIONS, il explicite l’efficacité du placebo comme suit dans un article intitulé : la pharmacologie du placebo  

« L'efficacité moyenne du placebo est difficile à évaluer globalement, tant sont nombreuses les variables. Pour la plupart des auteurs, elle se situerait en moyenne autour de 30 %. Cette donnée statistique n'a en fait guère de signification puisqu'elle varie en fonction d'énormément de facteurs et notamment en fonction du symptôme cible. De plus, 35 à 40 % des prescriptions en médecine concernent en fait des placebos impurs. C'est dans la douleur non provoquée expérimentalement que les chiffres sont le mieux établis. »

               2° - L’utilisation du placebo pose un problème éthique en rapport avec l’honnêteté intellectuelle du prescripteur. Cependant ce problème tombe de lui-même face l’intérêt du patient.

               3° - Beaucoup de produits qui jonchent nos rayons sont en fait des « placebos impurs », généralement leur efficacité pharmacologique n’est pas clairement établie, ce sont souvent des produits ou retrouve la mention « produit à visée … » ou encore « produit habituellement utilisé dans … » et beaucoup d’autres expressions de ce genre qui masquent en fait la faiblesse de l’argumentation pharmacologique proprement dite.

 La prescription ou le conseil de ce genre de produits n’est pas forcement à proscrire mais elle doit répondre à deux exigences fondamentales à mon avis :

-          Primo : l’innocuité, un placebo impur ne doit pas générer des effets secondaires graves, car il y va de la sécurité du patient ou du « malade imaginaire » comme dirait Molière   

-          Secondo : le prix, en effet il est inacceptable d’avoir des placebos impurs à des prix exorbitants car cela deviendrait l’équivalent d’une arnaque. Le prix des placebos impurs est justifié par la notion de « prix psychologique » tel que défini par les économistes.

 PS : J’ai trouvé cette citation magnifique de JEAN COCTEAU à déguster sans modération et qui défini à merveille un placebo  "Je suis un mensonge qui dit toujours la vérité"

 

Par AMSTER

Le 03/11/08

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 19:28

LECTURE OFFICINALE

Immunoglobuline ANTI-D

 

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Titre      : « Diagnostique anténatal du groupe rhésus du fœtus à partir du sang maternel »

Auteurs :   SALOUA ACHARGUI, NOUFISSA BENCHEMSI

Revue   :   Espérance Médicale. Octobre 2008. Tome 15. N°151

                 **************************************************************************************************************

    
 On vend souvent le fameux ANTI-D Immunoglobuline, et on s’en rappel généralement pour 2 choses :
   

 

                  D’une part pour le prix qui est de 755,35 DH et qui à lui seul est l’équivalent de 2 bonnes ordonnances moyennes

                  Et d’autre part, et manque de bol, il est souvent en rupture de stock (grrrrrrrrrr)

 

Mais à quoi sert d’abord l’ANTI-D ?

Rien que par respect à son prix il mérite qu’on y jette quand même un petit coup d’œil :

 

En effet, et on y va doucement, ce sont des immunoglobulines qui sont extraites du sang de femmes Rhésus (Rh) négatives immunisées vis-à-vis de l’antigène Rhésus D présent à la surface des globules rouges du fœtus Rhésus positif.

 

Autrement dit on a pris une femme RH (-) qui a eu, en principe, un enfant RH (+), et du sang de cette femme on extrait des immunoglobulines qui se lient aux cellules Rh positives fœtales présentes dans la circulation maternelle. Cela prévient l'activation des lymphocytes B et la formation de cellules mémoire, et donc l'immunisation.
    

Ces immunoglobulines (le fameux ANTI-D à 755,35 DH ) sont donc utilisées pour prévenir la formation d'anticorps (l’immunisation) anti-Rh chez des femmes Rh négatives ayant donné naissance à un enfant Rh positif ou après une fausse couche ou encore après un avortement (sauf si le père est également Rh négatif).

 

L’objectif étant de prévenir la  maladie hémolytique du nouveau-né qui sévie dans des couples ou la mère est RH (-) et le père est RH (+) (c’est à se demander, en passant, s’il faut choisir sa future femme pour ses proportions harmonieuses ou pour son profile rhésus, mais bon l’amour a ses raisons que visiblement la raison ne connaît pas) 

L'injection doit être effectuée le plus tôt possible, dans les 72 heures après l'accouchement ou l'avortement

 

Réf  Internet

http://www.cbip.be/ggr/index.cfm?ggrWelk=/GGR/MPG/MPG_IABD.cfm Octobre 2008  

 

Dans l’article publier dans l’Espérance médicale, les auteurs rapportent ce qui suit :

 

*       L’allo-immunisation Rhésus D reste la principale cause d’anémie hémolytique du nouveau-né

*       Le risque d’immunisation est de 20 % après une seconde grossesse incompatible (Mère Rh-, Père Rh+, Nourrisson Rh+) 

*       Une prévention anténatale (avant l’accouchement) au 3ème trimestre réduit ce risque à 0,2 %, prévention qui est adoptée par la plus part des pays industrialisés.

*       Au Maroc selon une autre étude du centre régionale de transfusion sanguine de Rabat :       

 

Sur 5000 femmes enceintes

100 %

800 sont Rh D négatif

16 %

Sur ces 800 femmes 76 sont immunisées

Donc susceptibles de développer une maladie hémolytique chez leurs nourrissons  

Soit 9,5 %

 

*       Une autre étude marocaine (étalée entre 1999 et 2006, donc sur 7 années) a montré que le nombre de MHNN càd maladie hémolytique néonatale est en augmentation pour les raisons suivantes :

      Manque de suivi médical des grossesses en générale

      Manque de groupage ABO et Rhésus (vu son prix, entre nous c’est une honte)

                    Indisponibilité fréquente de l’ANTI-D (et là ce sont encore une fois des médecins qui en parlent, les pharmaciens eux se comportent comme d’habitude comme des vendeurs )

       Le non respect du délai maximum d’injection de 72 heurs après l’accouchement et de l’inadéquation de doses administrées

 

L’objet du travail des auteurs BENCHEMSI et ACHARGUI, est en fait la mise en place du génotypage Rhésus D dans le plasma maternel pratiqué entre la 10ème et la 40ème semaine d’aménorrhée, ce qui permet de mettre en évidence le groupe sanguin Rhésus du fœtus sans toucher ni le fœtus ni le liquide amniotique

Autrement dit : chez une femme Rh D négatif enceinte d’un homme Rh D positif, on va déterminer plusieurs mois avant la date de l’accouchement le groupe sanguin Rhésus du fœtus qui

*       s’il se révèle positif permettra une prise en charge précoce et appropriée de l’incompatibilité fœto-maternelle en cours

*       et s’il se révèle Rhésus D négatif évitera des injections inutiles d’ANTI-D qui reste un produit dérivé du sang (…) coûteux et souvent non disponible       

 

Ce test dans le plasma maternel est devenu possible grâce à la mise en évidence en 1997 d’un ADN fœtal libre et en quantité suffisante pour déterminer d’une manière non invasive et précoce le groupe rhésus du fœtus (c’est pas mal n’est ce pas). En effet, dés le 2ème trimestre il représente déjà 3,4 % de l’ADN plasmatique présente dans le sang maternel, il va finir par disparaître rapidement après l’accouchement.                    

 

En conclusion cet article milite pour la mise en place de ce test (génotypage Rhésus D dans le plasma maternel), d’autant plus que les résultats des tests réalisés par les auteurs ont été confirmés à 97,8 % après la naissance des bébés.

Octobre 2008-10-24   

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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 20:40

CIGARETTE : UNE PHARAMCOLOGIE DE LA MORT

 

En cherchant sur le net des informations sur le formol, j’ai trouvé par hasard ce tableau magnifique sur les substances contenues dans la cigarette. Je ne pouvais pas me priver du plaisir de vous le faire partager, d’autant plus que je le cherchais depuis un bon bout de temps. C’est tout simplement un régale il démontre toute la perfidie des fabricants de cigarettes.


Quelques constatations :  

      - Dans la colonne « couramment utilisé dans … » il n’y a aucune mention pour certains produits, la raison est que ils sont tellement toxiques qu’il n’ont plus d’utilisation courante (exemple le mercure)

      - On remarquera la synergie diabolique entre la nicotine et l’Ammoniac qui renforce d’une part l’absorption de la nicotine et d’autre part sa fixation au niveau des récepteurs du cerveau

      - Ce tableau mentionne aussi la présence de théobromine, utilisé comme agent aromatisant, naturellement présente dans le cacao et qui des effet similaires à la theophylline et notamment son effet bronchodilatateur

On imagine facilement l’effet de l'association suivante : 

            NICOTINE + THEOBROMINE + AMMONIAC  

La théobromine ouvre les portes du poumon (effet broncho-dilatateur), la nicotine pénètre massivement, l’ammoniaque fini le macabre travail en la fixant sur les récepteurs centraux

C’est tout simplement démoniaque. Cette association est loin d'être fortuite, cela démontre en fait qu’il s’agit bien d’une utilisation prémédité dans la cigarette d’association de produits hautement toxiques qui ne sont pas contenu dans le tabac à l’état naturel et ce pour augmenter l’addiction à la cigarette.

Il y a réellement lieu de différencier entre le produit végétal dit « tabac » et le produit industriel pharmacologiquement actif et nocif dit « cigarette »  

         - Autre élément remarquable souvent oublié ou méconnu : en général on présente la nicotine comme un poison qui cause le cancer oui c’est vrai mais ce qui est aussi grave et qui a surtout un effet immédiat c’est que la nicotine accélère le rythme cardiaque (elle cause une tachycardie tout simplement). Sous la nicotine le cœur n’arrive plus à se « relâcher » càd à revenir à rythme de base, il est tout le temps mis sous tension, un tel régime appliqué à n’importe quel moteur fini par le caler. Vous imaginez facilement l’effet chez l’homme d’autant plus qu’on associe couramment à d'autres stimulants tel le tabac, café ou au thé et souvent à des moment précis ou le cœur a grandement besoin de se reposer (après le repas, après l’effort, dans les moments de détente …)        

 

           Au final la technicité qui est à la base de la formulation des cigarettes vendues parait beaucoup plus proche de celle d’un médicament toxique, dangereux, nuisible, sans aucun effet bénéfique que d’un quelconque produit naturel. C'est une pharmacologie de la mort  

        La cigarette illustre parfaitement l’utilisation pernicieuse à des fin nuisibles et criminels de données pharmacologiques avec lesquels nous on travail au quotidien pour soulager les gens.

 

 

Si on devait matérialiser l’ennemi n°1 de la santé de la population dans le monde on ne trouverais pas mieux que la pauvreté et les fabricants de cigarettes

 

27/10/08  Lien : http://atchimiebiologie.free.fr/cigarette/cigarette.html

 

 

Substances

Couramment utilisés
dans …

Objectifs des fabricants de cigarettes et
effets sur votre santé

Acétone,
acides acétique,
dioxyde de titane,
Hydroxyde-oxyde,
sulfate d'ammonium
, etc.

 Les dissolvants, les vernis …

Produits de blanchiment des cendres et accélérateurs de combustion.
l'acétone, peut provoquer des troubles vagodépresseurs pouvant allez jusqu'au coma. Irritation des muqueuses, céphalées, salivation, nausées, vertige, etc.
Le dioxyde de titane peut être cancérigène.

Ammoniac,
acétaldehyde, etc.

Détergents pour le nettoyage des WC. un composé alcalin employé dans la fabrication d'explosifs, de fertilisants et de désinfectants …

Renforce l'absorbion de la nicotine et augmente votre dépendance.

Arsenic, Coumarine, acide cyanhydrique, cyanures d'hydrogène

Mort aux rats. Le cyanure était utilisé par les nazis dans les chambres à gaz.

Toxicité pour le foie.
La coumarine possède des propriétés anticoagulantes.

Benzopyrène

 

Pénètre dans les noyaux cellulaires et altère l'ADN : autoréplication des cellules et développement de tumeurs cancéreuses.

Chlorure de vinyle

Utilisé dans les matières plastiques, c'est un narcotique.

Dépression et cancer du système nerveux central, du foie et du cerveau. Modifications dégénératives des os et des dommages à la rate et aux poumons.

Cadmium

Métal lourd.
Batteries cadmium-nickel,
barres de contrôle des réacteurs,
Teinture et impression …

Risque de cancer du poumon par inhalation.
Atteinte pulmonaire et emphysème par irritation, atteinte osseuse (ostéoporose et ostéomalacie), atteinte rénale,
Anémie, décoloration jaunâtre des dents, rhinite, ulcération occasionnelle du septum nasal, dommages au nerf olfactif et perte de l'odorat.

DDT

Pesticide pour lutter contre les insectes (moustiques).

Cancer (IARC) a classé le DDT dans la catégorie 2B << peut-être cancérogène pour l’homme >>. Polluants Organiques Persistants (POP).

FORMALDEHYDE (Formol).

gaz d’échappement des véhicules à moteur, particules agglomérées, la laine de verre et la laine de roche, matières plastiques et des revêtements, les moquettes, la pâte à papier, les peintures et vernis, la fumée de tabac, … On utilise le formaldéhyde comme désinfectant ou pour la conservation d'organes (formol).

Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) et l'OMS CLASSE LE FORMALDEHYDE COMME CANCEROGENE.
(Juin 2004).
le Formaldehyde, provoque le cancer du rhinopharynx, des fosses nasales et des sinus et un risque accru de leucémie.

Glycérol, sorbitol, propyléne glycol, acide alphaglycérophosphorique.

(l’acroléine issue de la combustion du glycérol est irritante et extrêmement toxique. L'acroléine est aussi Utilisée comme arme chimique de guerre, considérée dangereuse à 0,100 ppm et pourtant présente à plus de 0,120ppm dans une atmosphère enfumée d’un lieu clos). Ces substances chimiques présentes dans de nombreux produits (peinture, vernis, cosmétiques, produits d’entretien, …)

Les agents humectants rendent la fumée plus facile à inhaler : augmentent les effets nocifs des substances sur les poumons.

Mercure.

 

Toxique par inhalation. Danger d'effets cumulatifs car insoluble. Lésion des muqueuses du tube digestif et des voies respiratoires.
Trouble du rythme cardiaque, inflamation de la cavité buccale pouvant aller jusqu'à la perte des dents …

Méthanol

Le méthanol est utilisé comme solvant dans les vernis-lacque, peintures, vernis, ciments, encres, antigel, colorants, plastiques et diverses peintures industrielles. C'est aussi un carburant pour les fusées.

On a découvert que l'exposition à long terme au méthanol peut provoquer des maux de tête, des changements d'humeur, l'irritation des yeux et de la peau, des troubles du sommeil, des problèmes d'estomac et la déficience visuelle.

Miel, épices, cacao, réglisse, théobromine.

Différents arômes

Agents de goût et de saveur : favorise la consommation de cigarettes. Dilate les bronches et facilite l'absorbtion de la fumée

Monoxyde de carbone.

Le monoxyde de carbone est un gaz toxique très dangereux. (Gaz d'échappement des véhicules motorisés).

Un asphyxiant qui empêche l’oxygène, vital pour l’organisme, de se fixer sur l’hémoglobine. Les tissus et les organes d'un fumeur (1 paquet) reçoivent jusqu’à 15% d’oxygène en moins.

Naphtalène.

Anti-mite

Risque de cancer chez l'homme. Provoque des anémies hémolytiques.

Nicotine.

La nicotine est l’un des poisons les plus violents qui existe. Ainsi, une dose comprise entre 30 et 50 milligrammes suffit pour tuer un homme. Elle est à l’origine de la dépendance vis à vis de la cigarette. La nicotine est aussi utilisée comme herbicide et insecticide.

la nicotine accélère le rythme cardiaque. elle entraîne une baisse de la température cutanée due au rétrécissement des vaisseaux. Favorise la formation de thromboses (caillots sanguins) dans les artères. A la fin d'une journée, un fumeur à la chaîne a déjà pris la dose mortelle de 30 à 50 milligrammes. Cependant, comme l’absorption de la nicotine est étalée sur de nombreuses heures, le foie peut l’éliminer au fur et à mesure.

Nitrosopyrolidine,
Dimethylnitrosamine,
Diéthylnitrosamine.

Nitrosamines (NNN et NNK).

Provoque des lésions cancéreuses.

Polonium 210.

le niveau du polonium 210 dans le tabac américain en 25 ans a triplé. Ceci a coïncidé avec l'augmentation de l'utilisation des engrais de phosphate par des cultivateurs de tabac.
- le minerai de phosphate de calcium accumule l'uranium et libère lentement le gaz de radon.

Le polonium 210 est le seul composant de la fumée de cigarette qui a produit des cancers par par inhalation.
- les tumeurs apparaissent a un niveau cinq fois plus bas qu'un fumeur qui fume 1 à 2 paquets.
Dommages génétiques, cancer du foie, ulcère d'estomac, leucémie, cirrhose du foie, et maladies cardiovasculaires.

Toluène, Acide formique, nitrique et chloridrique.

Solvants industriels

Irritations des bronches, rhinites

Notez que la majorité de ces substances sont cancérigènes.

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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 20:32

ETUDE  COMPARATIVE

 RINOMICINE  VS  RHUMIX*

Mise à jour du 13/01/2012 

Suite à  la récente mise sur le marché marocain de la spécialité RHUMIX (Galénica) et de la large diffusion de son concurrent RINOMICINE (Pharma 5) toutes les deux indiquées dans le rhume et les états grippaux, une analyse comparative de la formulation de ces deux spécialités, toute les deux issues de 2 laboratoires marocains, permettra au corps médicale et au pharmacien en particulier une utilisation rationnelle de ces deux formulations.

               Par ailleurs on peut être amener, et à juste titre vu le nombre important de principes actifs dans ces formulations, à comprendre leurs logiques ; d'autant plus qu'on ne les retrouvent pas sur des ouvrages de référence tel que le VIDAL          

 

NOM

COMMERCIAL

RINOMICINE®  

BOITE 10 SACHETS

RHUMIX® 

BOITE 10 SACHETS

COMPOSITION

ASPECT QUANTITATIF

Chlorphénamine Maléate

Salicylamide

Phénylephrine

Paracétamol

Caféine

Vitamine C

   4 mg

200 mg

    6 mg

400 mg

  30 mg

300 mg

Chlorphénamine Maléate

Ibuprofène

Pseudoéphedrine

Paracétamol

Caféine

Vitamine C

    4 mg

200 mg

  50 mg

400 mg

  25 mg

300 mg

PRIX

22.75 DH

22.00 DH

LABORATOIRE

PHARMA 5

GALENICA

 

DISCUSSION

  1)   Les molécules communes aux 2 spécialités :

Chlorphénamine :

Antihistaminique H1 non sélectif dérivé de la propylamine, avec un effet sédatif et antitussif marqué. Ses effets secondaires sont ceux des antihistaminiques classique : Somnolence, effets anticholinergiques.

On le retrouve en association dans d'autres spécialités antitussives et antigrippales:       

Hexapneumine Sirop Ad à 1,99 mg par 15 ml ;

Rhinofebral  à 3,2 mg par gélule ;

Humex à 4 mg par gélule et c'est ce dosage qu'on retrouve dans Rinomicine et Rhumex

Le rôle dans cette formulation est de contrecarrer la symptomatologie allergique du rhume.

Paracétamol :

Antalgique antipyrétique ici il est dosé à 400 mg, cette dose peut paraître faible s'il n'y avait pas la présence de caféine.  

Caféine :

Alcaloïde du café c'est une base xanthique  ayant comme propriété entre autre d'être un psychoanaleptique  et un analeptique cardio-respiratoire, par ailleurs des études cliniques datés de 1989 ont démontré l'effet potentialisateur de la caféine sur les antalgiques et sur le paracétamol en particulier. [Cf. http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=6678538]

Ces études se basent sur une association de 500 mg de paracétamol et 50 mg de caféine c'est ce même rapport qu'on retrouve dans les spécialités : ALGIC, CEFALINE, PANALGIC, CLARADOL CAFEINE.

Quant au  rapport 400 mg / 25 mg du RHUMIX il est retrouvé dans DOLAMINE spécialité du même laboratoire  alors que le RINOMICINE est  à 400 mg / 30 mg.  

Vitamine C :

Le rôle de l'acide ascorbique, du point de vu pharmacodynamique, n'est pas très claire. Ce qui est sur c'est que c'est un antioxydant efficace permettant une meilleur conservation de certaines molécules susceptibles de s'oxyder rapidement. Au final c'est soit un excipient  (comme dans le neocodion et codetux) soit un argument marketing*.

   

2) Les molécules spécifiques au rinomicine   

 

Salicylamide :

C'est un dérivé salicylé ayant des propriétés analgésiques,  antipyrétiques (à 150 mg 3 /jour) et  antiinflammatoire (10 g / jour)  dans le rinomicine il est à 200 mg.

Utilisé seul son efficacité est inférieur à celle de l'aspirine, en fait le salicylamide étant glucuroconjugué au niveau du foie, il entre en compétition avec les autres médicaments glucuroconjugués. Ce mécanisme étant saturable, il peut éventuellement provoquer une potentialisation des effets de ces derniers (Cf. biam)

Le salicylamide prolonge la demi-vie d'élimination du paracétamol (cf. la monographie de la spécialité suisse kafa® plus caféine [http://oekk.oddb.org/fr/oekk/print/pointer/:!fachinfo,3404]

Dans le rinomicine l'effet du paracétamol est donc modulé à la fois et par la caféine et par le salicylamide. L'effet résultant est difficile à prévoir.    

 

Rappelons qu'en Suisse l'association aspirine + paracétamol n'est plus autorisée (cas du parasphan au Maroc). [Cf. http://www.pharmacap.ch/d2wfiles/document/2212/5023/0/PN%208.pdf]

Par contre les associations aspirine + caféine et paracétamol + caféine, avec au maximum de 65 mg de caféine sont autorisées.

 

Par extrapolation on peu considéré qu'il est très fort probable que l'association du paracétamol et d'un salicylé n'a pas lieu d'être.*  

Phenylephrine

Appelé aussi neosynephrine est un vasoconstricteur par effet sympathomimétique sélectif alpha1  retrouvé dans plusieurs spécialités ORL : Polydexa nasale, Otoralgyl. Son isomère de position la synephrine qui est plus actif est retrouvé dans les collyres Posine et Dacryoboraline.

La présence d'un vasoconstricteur sélectif des récepteurs alpha1 induit au niveau périphérique une hypertension artérielle par vasoconstriction périphérique. Et au niveau cardiaque une bradycardie réflexe liée à l'hypertension sans action directe sur le coeur.

 

Par conséquent parmi les effets secondaires les plus importants de la phenylephrine on retrouve : Hypertension arterielle (HTA), palpitations, bradycardie réflexe, tachycardie en cas de surdosage, arythmie ventriculaire, crise de glaucome aigue et hémorragie méningée.

La phenylephrine est contre indiquée chez la femme enceinte (risque d'hypoxie foetale)

 

Dans ses indications habituelles (collapsus cardiovasculaire, hypotension artérielle et orthostatique) elle est utilisée à la dose de 10 mg trois fois  par jour. Dans le rinomicine elle est à 6 mg 3 x par jour ; on recherche par là surtout son effet vasoconstricteur. Mais cela ne doit pas faire oublier au praticien ses autres effets.      

A noter que c'est une substance dopante chez les sportifs  Références : Cf. biam http://www.biam2.org/www/Sub2815.html 

 

3) Les molécules spécifiques au rhumix

 Ibuprofène :

AINS de la famille des arylcarboxyliques (diclofenac, ketopropfène, alminofène et naproxène) dosé ici à 200 mg par prise. Ce dosage est en générale préconisé pour la fièvre et les douleurs modérées.

L'association paracétamol et AINS (hors aspirine bien sur) est largement utilisée en rhumatologie.

Cela dit, d'après une analyse de la revue PRESCRIRE en 2003  « Les quelques essais disponibles ne démontrent pas formellement que l'association du paracétamol à un AINS soit plus efficace que chacune de ses composantes en monothérapie, alors que les effets indésirables s'ajoutent » sic [Cf. http://www.prescrire.org/aLaUne/dossierTramadol2.php]

 

Une autre étude de 2005 de Woo WWK et coll. conclue : « cette étude comparant l'efficacité relative du paracétamol (4 g par jour), du diclofénac (3 x 25 mg par jour), de l'indométacine (3 x 25 mg par jour) ou d'une association de paracétamol avec du diclofénac ne montre aucune différence significative entre ces différents traitements pour soulager une douleur post-traumatique aiguë. Elle n'apporte, pas plus qu'aucune autre étude, d'argument pour préférer un AINS au paracétamol dans cette indication. Le paracétamol reste donc un premier choix dans cette indication. » Sic. [Cf. http://www.minerva-ebm.be/articles/fr/2006/7-2006/7-2006_AINS.htm ]

 

Ces différentes analyses montrent que les habitudes de prescriptions, aussi diffusées qu'elles soient, ne peuvent constituer les bases pharmacologiques d'une association médicamenteuses si elles ne sont pas étayées par des études sérieuses et approuvées par différentes institutions gouvernementales         

Pseudoéphedrine

C'est un vasoconstricteur sympathomimétique, comme la phenylephrine, mais contrairement à cette dernière elle agit de manière indirecte en libérant la noradrénaline des terminaisons nerveuses adrénergiques. [ http://www.biam2.org/www/Sub1443.html ] retrouvée avec le même dosage unitaire de 50 mg dans Actifed et l'Ephedryl alors que dans Humex elle est à 60 mg.   
Dans le dolirhume et le Rhumagrip elle est à 30 mg par cp.

Elle possède les mêmes effets cardiovasculaires que la noradrénaline, moins marquées certes mais plus prolongées : hypertension artérielle

Parmi les autres effets secondaires on a : tachycardie, palpitations, vertiges, tremblement, dysurie et faiblesse musculaire. 

Contre-indiqué en cas de grossesse et de glaucome à angle fermé

C'est un analeptique respiratoire par action bronchodilatatricre et stimulation des centres respiratoires bulbaires.

La pseudoephedrine se caractérise aussi par des phénomènes de  tachyphylaxie**.  

Dans cette formulation on recherche surtout son effet vasoconstricteur. Mais cela, comme pour la phenylephrine, ne doit pas faire oublier au praticien ses autres effets.     

A noter que c'est aussi une substance dopante chez les sportifs

 

4) Conclusion :  

La formulation de ces 2 spécialités se base sur l'association suivante :

Antihistaminique H1 + AINS + vasoconstricteur + antalgique antipyrétique + caféine

Leur efficacité est indéniable, comme par ailleurs d'autres formulations similaires :

Antihistaminique H1 + AINS + vasoconstricteur + antalgique antipyrétique + caféine

Rinomicine, Rhumix

Antihistaminique H1 +vasoconstricteur + antalgique antipyrétique

Humex, Actifed, Ephedryl

Antihistaminique H1 + antalgique antipyrétique + caféine

Dolamine 

Antihistaminique H1 + antalgique antipyrétique

Rhinofebral, Febrex, Fervex 

Vasoconstricteur + antalgique antipyrétique

Dolirhume, Rhumagrip 

AINS + vasoconstricteur

Rhufene

 

La formulation  du Rinomicine et de Rhumex se caractérise par l'association de toutes les familles pharmacologiques susceptibles d'améliorer l'état grippal.   

 

Cependant, et malgré quelques différences, ces 2 formulations présentent les mêmes écueils :

-         Multiplicité des principes actifs induisant des interactions non évaluées avec précision

-         L'utilisation des vasoconstricteurs induit beaucoup de précautions d'emplois et de contre-indications et surtout implique la non banalisation de leur usage

-         La présence de vitamine C ne doit en aucun cas dissimuler les effets secondaires des autres principes actifs        

 

**Phénomène de tolérance rapide de l'organisme vis-à-vis d'un médicament dont l'efficacité décroît au fur et à mesure des prises, obligeant à en augmenter les doses. Cf. Larousse Médical  

Abkamster Mars 2007

Autres articles à consulter :

- Au 23 juin 2009 :       Rhinofluimucil®, attention à l’usage abusif

- Au 21 octobre 2009 : Rhufene®, Pseudoéphédrine et Ibuprofène

- Au 18 Octobre 2011 : LE FROID REND-T-IL MALADE ? Entre idées reçues & physiopathologie     

- Au 13 Janvier 2012 : ANALYSE CRITIQUE DE LA SPECIALITE FEBREX "LE FERVEX MAROCAIN"  

  

 
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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 20:03

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Début 01 / 11 / 2008

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