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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 18:52

Lecture officinale : Traitement de la femme épileptique au cours de la grossesse

Nouvelles données : Impact du valproate [Depakine] sur le QI

 

 

Sources :

1) Meador K et coll. : Cognitive function at 3 years of age after fetal exposure to antiepileptic drugs. N Engl J Med 2009; 360: 1597-605.
2) Tomson T : Witch drug for the pregant woman with epilepsy.
N Engl J Med 2009; 360: 1667-69.

3/ AFSSAPS

 

             Le traitement de la femme épileptique enceinte pose un véritable problème, en effet les risques fœtaux liés aux antiépileptiques au cours des grossesses survenant chez des femmes atteintes d’épilepsie sont connus depuis des décennies, en particulier pour Phenobarbital, Carbamzepine et Phénytoine

             Tous antiépileptiques confondus, il a été montré que dans la descendance des femmes épileptiques traitées le taux global de malformations est de 2 à 3   fois supérieur à celui de la population générale - Exp. de malformations : des fentes labiales et des malformations cardiovasculaires -

Par ailleurs, l’interruption brutale du traitement antépileptique peut entraîner une aggravation de la maladie préjudiciable à la fois à la mère et au fœtus. (Source : RCP AFSSAPS, VIDAL, Médiquick)

             Récemment, un groupe multicentrique [1] a initié la plus vaste étude prospective cohorte jamais conduite sur la question de savoir si les antiépileptiques, en dehors de leurs effets tératogènes éventuels ou avérés, peuvent avoir des conséquences négatives sur le développement du cerveau de l’embryon et du fœtus avec des répercussions significatives dans l’enfance [1]. Des résultats intermédiaires viennent d’être présentés


Méthode : (En bref car en réalité c’est beaucoup plus compliqué que présenté ci-dessous)

      - 309 enfants ayant été exposés in utero à un des quatre antiépileptiques suivants : carbamazèpine, lamotrigine, phénytoïne ou valproate 

      - Le développement cognitif de 258 de ces enfants a pu être évalué par la mesure du QI à 2 ou 3 ans ou à ces deux âges.


Résultats :

Le QI moyen ajusté des enfants exposés in utero à l’un des 4 antiépileptiques était de :

D.C.I.

Q.I.

Lamotigrine        [LAMICTAL]

101

Phénytoïne         [DIHYDAN]

99

Carbamazépine  [TEGRETOL]

98

Valproate            [DEPAKINE]

92

(NB : plus le QI est bas plus l’impact est, bien sur, négatif)

La différence des QI ajustés étant significative pour les comparaisons entre les enfants exposés au valproate et chacun des 3 autres anti-épileptiques.

Autrement dit le valproate expose clairement à une diminution du QI de 3 à 9 points par rapport aux trois autres produits, d’une certaine manière tous ces produits exposent à une réduction du QI avec une plus forte réduction pour le Vaproate selon cette étude.   


Les limites de cette étude :

(Exposer les limites d’une étude est un élément favorable au caractère sérieux d’une étude donnée)

- Le nombre d’enfants exposés aux divers anti-épileptiques était limité ;
- Aucun groupe contrôle (enfants non exposés aux anti-épileptiques) n’a été analysé ;  
- Il n’y avait pas, par construction, de randomisation ce qui a imposé des ajustements multiples diminuant la valeur probante des résultats. 


Discussion : que faire lors de la grossesse de la femme épileptique ?


Selon  Kimford Meador et coll. [1]

      - Il ne faut pas recommander le valproate en première intention chez les femmes enceintes

      - Dans le cas où le Valpoate est le seul anti-épileptique permettant de contrôler correctement les crises : ces femmes devront donc être prévenues de ce risque. 


Selon Toebjörn Tomson [2]

       - La question de savoir quel produit prescrire chez une femme enceinte ayant une épilepsie généralisée ne peut être tranchée facilement.

       - La lamotrigine est moins efficace et sa phamacocinétique durant la grossesse expose à des crises de sevrage tandis que le topiramate et le levetiracetam n’ont pas été assez étudiés durant la grossesse. Il conseille donc d’essayer de passer à un autre anti-épileptique avant la grossesse (lorsque celle-ci est programmée).

        - En revanche chez une femme enceinte sous valproate, il recommande de poursuivre ce traitement en raison du long délai nécessaire pour passer d’un médicament à l’autre et des risques de crises durant la période de transition

        - Si la posologie de valproate est élevée, une tentative de diminution des doses pourrait être une option raisonnable.


En tout état de cause, en aucun cas cette étude ne doit donc conduire des patientes enceintes à interrompre leur traitement sans avis spécialisé.

 

Recommandations de l’AFSSAPS

Source : RCP de la spécialité Dépakine Mis à jour du 05/12/2008

Si une grossesse est envisagée :

- Toutes les mesures seront mises en œuvre pour envisager le recours à d'autres thérapeutiques en vue de cette grossesse.

- Si le valproate de sodium devait absolument être maintenu (absence d'alternative) : Il convient d'administrer la dose journalière minimale efficace et de privilégier des formes à libération prolongée, ou à défaut de la répartir en plusieurs prises afin d'éviter les pics plasmatiques d'acide valproïque.

- Le dépistage des malformations sera identique que la patiente ait reçu ou non de l'acide folique.

Pendant la grossesse :

- Si un traitement par le valproate de sodium devait absolument être maintenu (absence d'alternative), il conviendrait d'administrer la posologie minimale efficace en évitant si possibles les posologies supérieures à 1000 mg/j.

- Le dépistage des malformations sera identique que la patiente ait reçu ou non de l'acide folique.

Avant l'accouchement :

Pratiquer un bilan de coagulation, chez la mère avant l'accouchement, comprenant notamment une numération plaquettaire, un dosage de fibrinogène et un temps de coagulation (Temps de Céphaline Activée : TCA)

Chez le nouveau né :

- Ce médicament peut provoquer un syndrome hémorragique qui n'est pas lié à un déficit en vitamine K.

- Un bilan d'hémostase normal chez la mère ne permet pas d'éliminer des anomalies de l'hémostase chez le nouveau-né. Aussi à la naissance un bilan comprenant au minimum une numération plaquettaire, un dosage du fibrinogène et un temps de coagulation (TCA) sera pratiqué chez le nouveau-né.

Allaitement

Le valproate de sodium passe faiblement dans le lait maternel. Cependant, compte tenu des interrogations soulevées par les données concernant la diminution des capacités verbales chez les enfants exposés in utero, il est préférable de déconseiller l'allaitement

 

Autre article à lire au sujet de la DEPAKINE (cliquer sur le mot)

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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 14:46

LECTURE OFFICINALE
 LE CALENDRIER VACCINAL


Source : Calendrier vaccinal au Maroc, bilan et perspectives. Pr Naima lamdouar Bouazzaoui professeur de pédiatrie à la faculté de médecine de rabat. DOCTINEWS N°11 Pages 18-20 Mai 2009

 


POST-SCRIPTUM du 20/12/10

Attention ce calendrier est devenu caduc, le nouveau calendrier est disponible lire :

LE CALENDRIER VACCINAL UNIFORME


 

Impact du programme de vaccination au Maroc

     Taux de couverture

                     - 95% de la population dans le périmètre urbain

                     - 90% dans le monde rural en 2008

      Le Maroc a réussi à éliminer la diphtérie et le tétanos néonatal

 

Conclusion

Le programme de vaccination au Maroc est l'un des plus grands succès des politiques de santé publique.

 

L’avis du pharmacien :

Dans la pléthore des programmes de santé mis en chantier dans le pays, la vaccination est l’une des rares réussites. Ce succès ne doit pas cacher les déficiences des autres programmes.


 
Calendrier vaccinal
Actuellement en vigueur dans le sec­teur public

Age de l'enfant

Vaccins

A la naissance

BCG+ VP0 + HB

6 semaines

DTC1-Hib1+VPO1+HB1

10 semaines

DTC2 – Hib2+ VPO2

14 semaines

DTC3 – Hib3+ VPO3

9 mois

VAR + HB3

18 mois

1er Rappel DTC-VOP

5 ans

2e Rappel DTC-VOP

6 ans

RR

 
- VPO zéro: vaccin polio oral zéro destiné unique­ment à mettre l'enfant en contact avec le virus polio, mais sans valeur vacci­nante - HB : vaccin anti-hépatite B - Hib : vaccin anti-haemophilus influenzae b. -  VAR : vaccin anti-rougeoleux.  - RR : vaccin anti-rougeole-rubéole

 

Calendrier de vaccina­tion du sujet âgé
Recommandé mais non obligatoire

Périodicité

Vaccins

Une fois par an

la vaccination anti-grippale

Tous les 5 à 10 ans

la vaccination anti-pneumococcique

Tous les 10 ans

la vaccination anti-tétanique, anti­ poliomyélitique et anti-diphtérique

 

 

Vaccination anti-tétanique des femmes en âge de procréer
Telle que préconisée au Maroc*

DOSES

QUAND ?

VAT1

Dès que possible chez la femme en âge de procréer

ou le plus tôt possible au cours de la grossesse

VAT2

Au moins quatre semaines après le VAT1

VAT3

Au moins six mois après le VAT2 ou au cours d'une grossesse ultérieure

VAT4

Au moins un an après le VAT3 ou au cours d'une grossesse ultérieure

VAT5

Au moins un an après le VAT4 ou au cours d'une grossesse ultérieure.

VAT : vaccin anti-tétanique

* Source : MINISTERE DE LA SANTE - Le guide national de vaccination. Programme National d'Immunisation, Rabat, 2003.

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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 20:14

Lecture officinale, Recherche en biologie moléculaire 

Vers la mise au point
d’un vaccin universel contre la grippe

 

 

Sources :  

- Sciencexpress en ligne & Nature Structural and Molecular Biology, en ligne, février 2009

- Pour la Science (Edition française de Scientific American), N° 378, Page 12, Avril 2009  

Sujet     :

La découverte d'anticorps neutralisant de nombreuses souches de virus grippal ouvre de nouvelles perspectives pour le développement d’un vaccin universel contre la grippe.

 

     Les virus de la grippe diffèrent chaque année par leur enveloppe qui contient des hémagglutinines, des protéines permettant au virus de se fixer sur sa cible cellulaire et de l'in­fecter.

Or il existe plusieurs types de ces protéines, nommées H1, H2, H3, etc., qui changent chaque année en fonction des réservoirs animaux du virus grippal. Ce qui oblige les laboratoires à préparer chaque année un nouveau vaccin basé sur la souche du moment.


     L'équipe de D. Ekiert et de ses collègues, de l'Ins­titut de recherche Scripps en Californie a isolé un anticorps humain [nommé CR6261] qui reconnaît un grand nombre d'hémagglutinines différentes.
     Au même temps celle de J. Sui et de ses collègues, de la Faculté de médecine Harvard a identifié plusieurs anticorps synthétiques ayant la même propriété.


Dans les deux cas ces anti­corps se lient à une région conservée des hémagglutinines, c'est-à-dire pré­sente dans de nombreuses souches de virus. Ils empêchent le change­ment de forme de l'hémagglutinine qui lui permet de se fixer sur son récepteur cible.

Ainsi, le virus ne peut pas fusionner avec la cible, ni l'in­fecter. Ces anticorps protègent des souris contre deux souches de virus grippal, le H1N1 (responsable de la grippe espagnole en 1918) et le fameux H5N1 (en cause dans l'épidémie de grippe aviaire en Asie).


Il s’agit d’une piste, qu’on espère sérieuse, pour un future vaccin universels contre la grippe. Et c’est extrêmement important en ce moment avec la nouvelle grippe porcine.   

A lire aussi, cliquer sur : Vaccin Contre la Grippe Recommandations


Post-scriptum du 09/07/09 
A propos de la grippe A H1N1

Selon un journal de la place, lees laboratoires Roche et Genpharma sont les seuls autorisés à commercialiser l’OSELTAMIVIR au Maroc sous les appellations

-          Tamiflu au prix PPM de 334.20 DH pour les laboratoires Roche

-          Genflu  au prix PPM de 200.00 DH pour les laboratoires Genpharma   

Source : Le Soir page 14, N° 355, du 09/07/09

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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 14:00

NOUVELLE EXIGENCE D'UN
TEST DE BIOEQUIVALENCE POUR LES GENERIQUES AU MAROC 


Source : le journal marocain "LE SOIR ECHOS" n° 274 du 16/03/2009 page 17 


Les conditions d'accréditation des laboratoires fournisseurs de génériques sont en cours d'élaboration.

       Un test de bioéquivalence sera exigé dans les prochaines semaines pour tous les four­nisseurs désirant mettre leur générique sur le marché marocain, a-t-on appris auprès d'un responsable du ministère de la Santé.   
       D'après cet interlocuteur, cha­que fournisseur doit disposer d'un certificat de bioéquivalence. Il s'agit concrètement d'un test, in vitro, sur des êtres humains effectué dans des laboratoires autorisés qui certifie que le médicament générique a le même comportement que te princeps à l'intérieur de l'organisme.

Les conditions d'obtention des agréments par les laboratoires appelés à faire les tests de bioéquivalence seront fixés par le ministère de tutelle.

Le recours à ce test est indispensable pour la crédibilité des médicaments génériques, vu le potentiel exportable et le chiffre d'affaires réalisé sur le marché marocain. Cela est d'autant plus vrai que le ministère de l'Industrie et du commerce se penche, en collaboration avec les industries pharmaceutiques pour positionner la filière comme pôle d'émergence à l'export.

Contrôle Mode d'emploi

Avant d'accorder son autorisation de mise sur le marché marocain pour un médicament générique ou original, le ministère de la Santé exige un double contrôle pour garantir la qualité et la sécurité.
      -  D'une part un contrôle sur le dossier technique.
      -  D'autre part, un contrôle de qualité sur la chaîne de production et de distribution, effectué par le Laboratoire national de contrôle des médicaments

 

 

 

L’avis du pharmacien

    - Ce test est une nouvelle garantie qui n’est pas de refus pour le patient marocain      

    - L’exigence de ce test de bioéquivalence est une donnée destinée d’abord à rassurer les marchés étrangers et donc facilité l’export d’où la forte implication du ministère de l'Industrie et du commerce sur ce dossier.

     - Notre propre expérience professionnelle nous permet d’affirmer, sans encombre, que le générique se comporte en terme d’efficacité généralement très bien si on se base sur le retour des informations de nos patients au quotidien. Avec même quelques grandes réussites

Exemple: 
Avec l’Omeprazol : on ne travail quasiment plus avec le MOPRAL.
La Loratadine : On ne commande plus CLARYTINE. L’amlodipine : AMLOR est très fortement concurrencé par les génériques

Il arrive souvent, même, qu’un laboratoire qui fabrique sous licence étrangère un produit pendant quelques années (le temps de maîtriser la technologie) fabrique lui-même son propre générique cas du NO-SPA et du DIMAZOL entre autre. Lire à ce sujet : http://pharamster.over-blog.com/article-28282921.html    http://pharamster.over-blog.com/article-27535278.html

        - Enfin une des meilleures garanties de la qualité du générique marocain c’est la concurrence puisqu’on a sur la place une vingtaine de laboratoires qui se livrent une bataille féroce par forces de ventes interposées. Un faux pas du voisin et le voilà mis subtilement sur la sellette par ses concurrents devant les médecins prescripteurs (une bonne rumeur assassine vaut mieux, des fois, qu’un long argumentaire ennuyeux)
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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 19:02

 LECTURE OFFICINALE :

Médicaments & troubles du goût

 

       Les troubles du goût d’origine médicamenteux sont souvent considérés comme une question subsidiaire pour le corps médical, pourtant cela revêt une importance non négligeable dans l’observance des traitements et en particulier ceux qui sont prescrits pour de longues durées.

           Savoir prévenir le patient avant le début du traitement, et savoir répondre à ses questions après l’avoir commencé, est une donnée fort importante pour une bonne observance du traitement.

Un article de la revue PRSCRIRE [1] de mars 2008 relate de manière succincte les différentes corrélations entre la prise des médicaments et les troubles du goût.        

 

Rappel de quelques généralités sur le goût :

►   La physiologie du goût est complexe. Plusieurs éléments interviennent dans la constitution du goût

  -       Les récepteurs spécialisés au niveau de la cavité buccale

  -       L’odorat

  -       La texture des aliments

    Les troubles du goût peuvent être 

  -       Quantitatifs : hypogousie ou agueusie

  -       Qualitatifs :   dysgueusie

    Les anomalies du goût sont des troubles subjectifs difficiles à apprécier, d’autant plus que de nombreuses causes sont à l’origine de ces troubles :

  -       Infections respiratoires hautes

  -       Affections buccales

  -       Perturbations métaboliques

  -       Irradiations

  -       Affections du système nerveux central

  -       Les pathologies rénales

  -       Cancers … Etc.

  -       Les médicaments

 

      Concernant les médicaments : 

Il est difficile de distinguer les médicaments qui ont, eux même, un mauvais goût résurgent dans la bouche, de ceux qui perturbent réellement le goût.
Cependant dans la majorité des cas, l’arrêt du médicament permet un retour à la normale


Une étude de 2001 [2], sur la base de 305 observations, rapporte que les médicaments les plus souvent impliqués dans les troubles du goût sont :

   Dans 15 % des cas : les Inhibiteurs de l’enzyme de conversion  IEC, exemple captopril  (LOPRIL®)

   Dans 10 % des cas : la terbinafine (LAMISIL®, TEGUMA® …) à noter que l’arrêt du traitement permet le retour à la normale.

   Dans 6 % des cas c’était la zopiclone (IMOVANE®) qui donne une dysgueusie a type d’amertume buccale

   Dans 6 % des cas la penicillamine qui donne une agueusie, à noter que 25 % des patients traités par le penicillamine présentent cette altération

   Dans 4 % des cas les imidazolés antifongiques type fluconazol (CANAFLUCAN®, NOMYC®, SUPRIMASE® …) et miconazol (DAKTARIN®) qui donnent une sensation de goût métallique dans la bouche.

   Dans 4 % des cas les quinolones

   Dans 4 % des cas les macrolides avec Azithromycine (ZITHROMAX®, AZ®, AZIMYCINE® …)  Clarithromycine (RULID®)

   Dans 3 % des cas le carbimazol (NEOMERCAZOL®) donnant des agueusies transitoires

   Dans 3 % des cas les inhibiteurs calciques avec Amolidipine (AMLOR®, AMCARD®, AMEP® …), diltiazem (TILDIEM®, ALTIAZEM® …) et nifedipine (ADALATE®)

 

L’article rapporte aussi d’autres médicaments dont la griséofulvine, les antiviraux. Les médicaments du système nerveux central, autre la zopiclone, on a la lévodopa qui provoque une agueusie ou dysgueusie a type goût de métal ou de plastique

La sulfasalzine (SALAZOPYRINE®) elle donne aussi un goût métallique. Les biphosphonates comme l’acide étidronique (DIDRONEL®) qui donne des sensations anormales de la langue.

Enfin les anticancéreux, eux, sont très souvent impliqués dans ce genre d’effets secondaires 

Références :

1-       « Troubles du goût d’origine médicamenteuse » Rev Prescrire 2008 ;28(293) : 191-193

2-       « Troubles du goût d’origine médicamenteuse » Rev Prescrire 2002 ;22(233) : 752

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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 20:30

Sinusite maxillaire aiguë
Antibiotiques et corticothérapie par voie nasale ne sont pas vraiment efficaces

Ref : Williamson IG et coll. : Antibiotics and topical nasal steroids for treatment of acute maxillary sinusitis. A randomized controlled trial. JAMA 2007; 298: 2487-2496.


La sinusite aiguë est un problème fréquent dans la pratique médicale courante. Elle débouche souvent sur l’administration d’antibiotiques per os, en association avec une corticothérapie nasale. L’efficacité de ces mesures thérapeutiques classiques est loin d’être parfaitement démontrée.

Un essai randomisé, mené à double insu contre placebo, a inclus 240 sujets adultes atteints d’une sinusite maxillaire inaugurale. Le recrutement s’est fait entre novembre 2001 et novembre 2005.

Ces patients ont été répartis en 4 groupes, en fonction du traitement :

                            1) Antibiotique (amoxicilline 500 mg, 3 fois par jour, pendant 7 jours) + une corticothérapie nasale                                 (budénoside, 200 µg dans chaque narine, une fois par jour

                            2) Placebo  +   Corticothérapie nasale

                            3) Placebo +    Antibiotique       

                            4) double placebo.

La proportion de patients chez lesquels les symptômes ont persisté plus de 10 jours, en dépit du traitement instauré, a été de  :
                               29     % sous amoxicilline, 
                               33,6 % en l’absence de cet antibiotique, 
                               31,4 % avec la corticothérapie locale ou sans elle

-          Cette étude randomisée démontre l’inefficacité du traitement classique de la sinusite maxillaire aiguë.
Ni l’antibiothérapie per os, ni les corticoïdes administrés par voie nasale ne semblent améliorer l’état clinique, qu’ils soient administrés en association ou en monothérapie

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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 11:36

Syndrome du Bébé Secoué SBS

Mise à jour du 10/11/08

 

Source :  

Titre : Traumatisme crânien du nourrisson : quand penser à une maltraitance ?

Auteurs : Dr Georges Dubois

Réf Internet : http://www.jim.fr/e-docs/00/01/95/F4/document_actu_med.phtml   05/11/2008

Réf bibliographique : Fujiwara T et coll. : Characteristics that distinguish abusive from nonabusive head trauma among young children who underwent head computed tomography in Japan. Pediatrics 2008 ; 122 : e841-e847

 

Dans un article qu'on eu le plaisir de co-écrire en janvier 2003 (déjà) avec Dr ALBAROUDI  on avait soulevé le problème du SBS. Le texte intégrale est disponible de ce même blog http://pharamster.over-blog.com/pages/NOTIONS_DE_SYNDROME_DU_BEBE_SECOUE-1059138.html

La plus part des articles sur lesquels on s’était basé étaient canadiens, cette fois-ci c’est un article japonais qui soulève le même problème vu à travers le prisme du traumatisme crânien       

Mise à part l’accident patent, un traumatisme crânien (TC) du nourrisson doit toujours
faire suspecter une maltraitance. Cette étude japonaise rétrospective rappelle cette règle, et pointe les marqueurs cliniques de sévices corporels.

Son matériel est constitué par les dossiers médico-sociaux de 260 enfants de 0 à 2 ans, ayant été explorés par scanner à rayons X pour un traumatisme crânien ou des signes faisant craindre une affection intracrânienne, après exclusion des observations de lésions autres que traumatiques.

Les traumatisme crânien ont été classés en « infligés » c'est-à-dire dus à des sévices corporels ou en « accidentels », par un groupe multidisciplinaire, d’après le mécanisme des lésions intracrâniennes et l’existence de lésions associées ; puis les deux groupes ont été comparés par les auteurs.

     Quatre marqueurs cliniques de sévices ont été dégagés :

                               l’absence de traumatisme déclaré,

                               des troubles neurologiques,

                              3° un hématome sous-dural et

                               des hémorragies rétiniennes.

      Résultats :

Ø       Les traumatismes crâniens infligés représentaient 11 % de la série (28/260).

Ø       Deux facteurs de risque de maltraitance ont été retrouvés : le sexe masculin et la naissance multiple (mais pas la prématurité).

Ø       L’âge, sa moyenne était inférieure à celle des traumatisme crânien accidentels et il existait un pic à 2-4 mois et un autre pic à 7-9 mois.

Ø       D’après les déclarations des personnes qui s’occupaient des enfants, 60,7 % des enfants avec traumatisme crânien infligés n’avaient eu aucun traumatisme auparavant (ils niaient en fait les sévices exercés sur le bébé) ,

Ø       Les sévices n’étaient admis ou n’avaient eu un témoin que dans 18 % des cas. L’absence d’antécédent de traumatisme avait une valeur prédictive positive de 65 % pour déceler des sévices dans cette série d’enfants passés au scanner.

Ø       Les troubles de la conscience, les convulsions et les paralysies étaient plus fréquents en cas de traumatisme crânien infligés, mais pas les vomissements ni les lésions du cuir chevelu.

Ø       Un hématome sous-dural ne se voyait au scanner que dans les traumatisme crânien infligés (18/28 ; p <0,001) et il faut le dire encore une fois c’est un signe capital dans le syndrome du bébé secoué 

Ø       Il en était de même pour les hémorragies rétiniennes constatées au fond d’oeil (p=0,05).

Dans l’ensemble, les enfants victimes de sévices avaient des lésions cérébrales plus sévères que les autres. Cependant, moins d’un tiers d’entre eux étaient retirés de leur famille par les services de protection de l’enfance.

Cet article rétrospectif n’apporte pas de notion véritablement nouvelle. Sous la dénomination de traumatismes crâniens infligés, il mélange en fait des enfants secoués, sans doute les plus nombreux, et des enfants battus. Il a cependant le double mérite de rappeler que les sévices aux nourrissons sont sous-estimés en fréquence et en gravité, et de montrer que, malheureusement, ils n’épargnent aucun pays.
Le 10/11/08

 

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 21:11

Les bienfaits du sein maternel :
encore une confirmation

 

 

Outre d’autres effets déjà confirmés comme le renforcement de l’immunité, selon une étude cette fois-ci réalisée au Belarus et publiée dans Archives of General Psychiatry 

sur plus de 17 000 enfants dont près de 14 000 ont été suivis jusqu’à l’âge de 6 ans et demi, pour le projet PROBIT encourageant l’allaitement maternel (Promotion of Breastfeeding Intervention Trial, soutenu par l’OMS et l’UNICEF).

Cette enquête épidémiologique est à ce jour la plus importante réalisée en matière d’allaitement naturel.

L’incidence de l’allaitement sur le développement cognitif de l’enfant est évaluée en s’appuyant sur les épreuves psychométriques et les résultats scolaires

       

Résultats :

Malgré que  les auteurs n’excluent pas certains biais cachés, reflétant la diversité de la population du Bélarus (facteurs socio-économiques, génétiques, culturels). Dans l’ensemble, la conclusion leur semble assurée : le sein maternel constitue un excellent catalyseur de l’intelligence.

Reste les interprétations médico-psychologiques : à savoir si ce gain cognitif est lié aux suites favorables de meilleures interactions mère/enfant ? À un comportement éducatif plus efficace chez la mère allaitant ? Ou à des facteurs méconnus du lait lui-même, comme les concentrations en acides gras poly-insaturés, plus élevées dans le lait maternel ?

Bibliographie  : Kramer MS et coll. : Breastfeeding and child cognitive development. Arch Gen Psychiatry 2008 ; 65 (5) : 578-584.


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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 19:57

 

LECTURE OFFICINALE

du 03/11/08

 

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Titre
                              :
« Placebo sur ordonnance»
Auteurs                       :   Dr Georges Dubois

Réf Internet                : http://www.jim.fr/pharmacien/91_pharma/e-docs/00/01/95/2E/document_actu_med.phtml

Réf bibliographique : Tilburt J et coll. : Prescribing "placebo treatments": results of national survey of US internists and rheumatologists. BMJ 2008;337:a1938, doi: 10.1136/bmj.a1938 ; publié le 23 octobre 2008.

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Du placebo sur ordonnance

 

Dans la plupart des pays développés, la prescription de placebo, semble assez répandue. Or, à l’inverse de ce qu’il en est en recherche clinique, l’utilisation du placebo en pratique courante peut poser certains problèmes éthiques.

Pour juger de l’attitude des médecins sur ce point particulier, une équipe du service de bioéthique du National Institutes of Health de Bethesda a interrogé par voie postale, 1 200 internistes et rhumatologues américains.

 

Sur 1 200 internistes et rhumatologues américains interrogés.

679

57 %

Ont répondu à l’enquête

 

Résultat

En %

AU NIVEAU DE  LA PRESCRITION ELLE MÊME

Sur ces 679

50 %

Ont déclaré prescrire des placebos d’une façon régulière

399

62 %

Estiment que cette pratique ne contrevient pas à l’éthique

18

3 %

Ont utilisé des gélules à base de sel

12

2 %

Ont utilisé des gélules à base de sucre

267

41 %

Avaient utilisé des antalgiques en vente libre

243

38 %

Avaient utilisé des vitamines

86

13 %

Avaient utilisé des antibiotiques

86

13 %

Avaient utilisé Des sédatifs

 

Résultat

En %

AU NIVEAU DE L’EXPLICATION DONNEE AU PATIENT  

241

68 %

Le placebo était décrit au patient comme un médicament pouvant avoir un effet thérapeutique potentiel ou comme un traitement non communément utilisé dans l’indication présente

18

5 %

Expliquent à leurs patients qu’il s’agit d’un placebo, ce qui est plutôt surprenant !

 



Ainsi, d’après les résultats de cette enquête, la moitié des internistes et rhumatologues américains prescrivent des placebos de manière habituelle et considèrent cela comme correct sur le plan éthique. Les produits utilisés peuvent être inertes ou peu actifs pharmacologiquement (sel, sucre ou vitamines), mais parfois, il s’agit de molécules actives, telles que des antibiotiques, ce qui devient beaucoup moins défendable.


L'AVIS DU PHARMACIEN


                1° - Le placebo est « médicament » comme un autre, autrement dit il s’agit d’un outil thérapeutique qui peut être très efficace, pour s’en convaincre il n’y a qu’a lire attentivement les différentes études mettant en avance l’efficacité de la plus part de nos médicaments et qui sont faites souvent contre placebo et vous remarquerais facilement les scores plus qu’honorables réalisés par les placebos, personnellement  je reste sidéré par rapport à ces scores qui sont souvent minimisés par le marketing pharmaceutiques.

Par ailleurs dans un article de P. Lemoine (Laboratoire de Pharmacologie Expérimentale et Clinique Université de médecine de Rennes) Réf  http://www.med.univ-rennes1.fr/etud/pharmaco/placebo.htm#I%20-%20DEFINITIONS, il explicite l’efficacité du placebo comme suit dans un article intitulé : la pharmacologie du placebo  

« L'efficacité moyenne du placebo est difficile à évaluer globalement, tant sont nombreuses les variables. Pour la plupart des auteurs, elle se situerait en moyenne autour de 30 %. Cette donnée statistique n'a en fait guère de signification puisqu'elle varie en fonction d'énormément de facteurs et notamment en fonction du symptôme cible. De plus, 35 à 40 % des prescriptions en médecine concernent en fait des placebos impurs. C'est dans la douleur non provoquée expérimentalement que les chiffres sont le mieux établis. »

               2° - L’utilisation du placebo pose un problème éthique en rapport avec l’honnêteté intellectuelle du prescripteur. Cependant ce problème tombe de lui-même face l’intérêt du patient.

               3° - Beaucoup de produits qui jonchent nos rayons sont en fait des « placebos impurs », généralement leur efficacité pharmacologique n’est pas clairement établie, ce sont souvent des produits ou retrouve la mention « produit à visée … » ou encore « produit habituellement utilisé dans … » et beaucoup d’autres expressions de ce genre qui masquent en fait la faiblesse de l’argumentation pharmacologique proprement dite.

 La prescription ou le conseil de ce genre de produits n’est pas forcement à proscrire mais elle doit répondre à deux exigences fondamentales à mon avis :

-          Primo : l’innocuité, un placebo impur ne doit pas générer des effets secondaires graves, car il y va de la sécurité du patient ou du « malade imaginaire » comme dirait Molière   

-          Secondo : le prix, en effet il est inacceptable d’avoir des placebos impurs à des prix exorbitants car cela deviendrait l’équivalent d’une arnaque. Le prix des placebos impurs est justifié par la notion de « prix psychologique » tel que défini par les économistes.

 PS : J’ai trouvé cette citation magnifique de JEAN COCTEAU à déguster sans modération et qui défini à merveille un placebo  "Je suis un mensonge qui dit toujours la vérité"

 

Par AMSTER

Le 03/11/08

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 19:28

LECTURE OFFICINALE

Immunoglobuline ANTI-D

 

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Titre      : « Diagnostique anténatal du groupe rhésus du fœtus à partir du sang maternel »

Auteurs :   SALOUA ACHARGUI, NOUFISSA BENCHEMSI

Revue   :   Espérance Médicale. Octobre 2008. Tome 15. N°151

                 **************************************************************************************************************

    
 On vend souvent le fameux ANTI-D Immunoglobuline, et on s’en rappel généralement pour 2 choses :
   

 

                  D’une part pour le prix qui est de 755,35 DH et qui à lui seul est l’équivalent de 2 bonnes ordonnances moyennes

                  Et d’autre part, et manque de bol, il est souvent en rupture de stock (grrrrrrrrrr)

 

Mais à quoi sert d’abord l’ANTI-D ?

Rien que par respect à son prix il mérite qu’on y jette quand même un petit coup d’œil :

 

En effet, et on y va doucement, ce sont des immunoglobulines qui sont extraites du sang de femmes Rhésus (Rh) négatives immunisées vis-à-vis de l’antigène Rhésus D présent à la surface des globules rouges du fœtus Rhésus positif.

 

Autrement dit on a pris une femme RH (-) qui a eu, en principe, un enfant RH (+), et du sang de cette femme on extrait des immunoglobulines qui se lient aux cellules Rh positives fœtales présentes dans la circulation maternelle. Cela prévient l'activation des lymphocytes B et la formation de cellules mémoire, et donc l'immunisation.
    

Ces immunoglobulines (le fameux ANTI-D à 755,35 DH ) sont donc utilisées pour prévenir la formation d'anticorps (l’immunisation) anti-Rh chez des femmes Rh négatives ayant donné naissance à un enfant Rh positif ou après une fausse couche ou encore après un avortement (sauf si le père est également Rh négatif).

 

L’objectif étant de prévenir la  maladie hémolytique du nouveau-né qui sévie dans des couples ou la mère est RH (-) et le père est RH (+) (c’est à se demander, en passant, s’il faut choisir sa future femme pour ses proportions harmonieuses ou pour son profile rhésus, mais bon l’amour a ses raisons que visiblement la raison ne connaît pas) 

L'injection doit être effectuée le plus tôt possible, dans les 72 heures après l'accouchement ou l'avortement

 

Réf  Internet

http://www.cbip.be/ggr/index.cfm?ggrWelk=/GGR/MPG/MPG_IABD.cfm Octobre 2008  

 

Dans l’article publier dans l’Espérance médicale, les auteurs rapportent ce qui suit :

 

*       L’allo-immunisation Rhésus D reste la principale cause d’anémie hémolytique du nouveau-né

*       Le risque d’immunisation est de 20 % après une seconde grossesse incompatible (Mère Rh-, Père Rh+, Nourrisson Rh+) 

*       Une prévention anténatale (avant l’accouchement) au 3ème trimestre réduit ce risque à 0,2 %, prévention qui est adoptée par la plus part des pays industrialisés.

*       Au Maroc selon une autre étude du centre régionale de transfusion sanguine de Rabat :       

 

Sur 5000 femmes enceintes

100 %

800 sont Rh D négatif

16 %

Sur ces 800 femmes 76 sont immunisées

Donc susceptibles de développer une maladie hémolytique chez leurs nourrissons  

Soit 9,5 %

 

*       Une autre étude marocaine (étalée entre 1999 et 2006, donc sur 7 années) a montré que le nombre de MHNN càd maladie hémolytique néonatale est en augmentation pour les raisons suivantes :

      Manque de suivi médical des grossesses en générale

      Manque de groupage ABO et Rhésus (vu son prix, entre nous c’est une honte)

                    Indisponibilité fréquente de l’ANTI-D (et là ce sont encore une fois des médecins qui en parlent, les pharmaciens eux se comportent comme d’habitude comme des vendeurs )

       Le non respect du délai maximum d’injection de 72 heurs après l’accouchement et de l’inadéquation de doses administrées

 

L’objet du travail des auteurs BENCHEMSI et ACHARGUI, est en fait la mise en place du génotypage Rhésus D dans le plasma maternel pratiqué entre la 10ème et la 40ème semaine d’aménorrhée, ce qui permet de mettre en évidence le groupe sanguin Rhésus du fœtus sans toucher ni le fœtus ni le liquide amniotique

Autrement dit : chez une femme Rh D négatif enceinte d’un homme Rh D positif, on va déterminer plusieurs mois avant la date de l’accouchement le groupe sanguin Rhésus du fœtus qui

*       s’il se révèle positif permettra une prise en charge précoce et appropriée de l’incompatibilité fœto-maternelle en cours

*       et s’il se révèle Rhésus D négatif évitera des injections inutiles d’ANTI-D qui reste un produit dérivé du sang (…) coûteux et souvent non disponible       

 

Ce test dans le plasma maternel est devenu possible grâce à la mise en évidence en 1997 d’un ADN fœtal libre et en quantité suffisante pour déterminer d’une manière non invasive et précoce le groupe rhésus du fœtus (c’est pas mal n’est ce pas). En effet, dés le 2ème trimestre il représente déjà 3,4 % de l’ADN plasmatique présente dans le sang maternel, il va finir par disparaître rapidement après l’accouchement.                    

 

En conclusion cet article milite pour la mise en place de ce test (génotypage Rhésus D dans le plasma maternel), d’autant plus que les résultats des tests réalisés par les auteurs ont été confirmés à 97,8 % après la naissance des bébés.

Octobre 2008-10-24   

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