LA MARGE DE L'OFFICINAL EN QUESTION
Une nouvelle attaque en perspective
contre les intérêts matériels des
officinaux
Source le Soir Echo n° 324 du 26/05/2009 page 14
Il ne se passe jamais une année sans que l’on remette en question la marge de l’officinal, cette fois-ci c’est le
directeur des médicaments au ministère de la santé qui annonce qu’une étude est en cours concernant les déterminants des médicaments. Des sources bien informées annoncent que ce projet comte réduire la marge des officinaux via l’application de
« marges dégressives ».
L’avis du pharmacien :
Les données de base à savoir :
- La marge brute de l’officinal est 30 %, la marge nette (toutes charges et pertes comprises) varie en
fonction de sa bonne gestion entre 8 à 10 %
- Le secteur de l’officine a été l’un des plus
grands contributeurs via les divers impôts dans les finances de l’état après les salariés et ce durant des années.
- Récemment la FNSPM* a alerter sur le fait que 30 % des officines ont fait
faillite, cette situation résulte selon la fédération entre autre aux circuits parallèles qui pullulent et qui s’accaparent 30 % du chiffre d’affaire des pharmaciens.
- Le médicament ne represente que 10 % des dépenses de santé au Maroc**.
* Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du
Maroc
**
A. Chaouki, Doctinews, page 24, n°12, Juin 2009
A propos de cette nouvelle attaque :
S’attaquer à la rémunération de milliers de pharmaciens pour réduire le prix des médicaments est l’une des solutions les plus facile et pour
cause :
- Pour beaucoup de nos élites le
service rendu du pharmacien pour le système de santé n’est pas en adéquation avec sa rémunération. Cette réflexion est normale vu le manque de visibilité au sujet du rôle réel du pharmacien. (Cliquer pour lire le texte intégral)
- Les instances représentatives (syndicats et conseil de l’ordre)
des pharmaciens sont minées par la lutte des clans et les intérêts personnels voir des enjeux politiques qui sont complètement extérieurs aux préoccupations des pharmaciens de
base.
- La pratique officinale est entachée par
divers dérapages échappant à tout contrôle dont une bonne partie incombe aux officinaux eux-mêmes. Réduire la marge de l’officinal c’est hypothéquer sérieusement l’avenir des
pharmaciens honnêtes et privilégier l’amplification des dérapages actuels fruits de l’irresponsabilité d’un certains nombre de mes confrères.
Pharmacien d’officine est devenu un métier ingrat, et surtout un métier précaire facilement attaquable par n’importe quel gouvernement et n’importe quelle
instance. Cette précarité est une donnée capitale, en cela je pense à tout ceux de mes confrères qui ont des crédits : crédit auto, crédits immobilier, crédit à la consommation. L’enfer
n’est pas ci loin que cela de nous, dans la mesure où il y a un manque visibilité dans le future, évitons toute situation de surendettement