LECTURE OFFICINALE : L’UNICEF classe le Maroc au 81e rang sur 181 pays
LE RAPPORT DE L’UNICEF CLASSE LE MAROC
AU 81e RANG SUR 181
PAYS
Source : HALLAOUI L. quotidien marocain LE SOIR n°251 du 10/02/09 page 5
Le rapport de l’UNICEF classe le Maroc au 81e rang sur 181 pays et pou cause :
- Le taux de mortalité néonatale (0-4 semaines) : 34 pour milles
- Chaque année, environ
4 millions de nouveaux-nés meurent au cours des 4 premières semaines de vie de maladies ou
autres causes largement évitable
- Ces décès représentent 40% de l'ensemble de la mortalité des enfants de moins de cinq ans.
Pour Ahmed Laabid de l'UNICEF-Maroc, résoudre ce problème ne relève pas de l'impossible et c'est ce que ce
représentant de l'UNICEF a tenu à souligner en évoquant la mise en œuvre d'interventions simples, mais efficaces, comme :
- la médecine procréatrice de qualité
- les soins prénatals
- la présence de soignants qualifiés à l’accouchement
- l’accessibilité des soins d'urgence pour les femmes et les nouveaux-nés en cas d'urgence.
Et d’ajouter «Ces interventions ne sont pas coûteuses,
puisqu'elles sont à la portée de tous. Il s'agit, par exemple, de protéger le nouveau-né contre l'hypothermie par le chauffage, d'augmenter l'accessibilité aux antibiotiques dont le prix est de
moins de 52 dirhams pour sauver l'enfant. Ce sont de petites choses simples à la base, mais essentielles», explique le Dr Ahmed Laabid de l'UNICEF-Maroc
L’avis du pharmacien :
Les voeux du représentant de l’UNICEF sont certainement rationnels et tout à fait réalisables, cependant une remarque s’impose au sujet des traitements prescrits après l’accouchement par des sages-femmes ou des médecins. En effet on reçoit souvent dans nos officines des ordonnances pour nouveau-né qui sont pré-imprimées la sage femme - ou éventuellement le médecin - ne fait qu’apposer son cachet.
Exemple :

Mais où est le problème me diriez-vous, le
problème c’est que ces ordonnances sont imprimées « gracieusement » par des délégués médicaux pour les services néonatologies, ils y placent forcement leurs produits au
détriment de l’intérêt du nouveau-né et de ses parents.
On y retrouve des fois des produits dont le coût est de loin désavantageux pour le patient voir même des produits de confort pour les mamans et
c’est d’autant plus paradoxal qu’elles émanent presque exclusivement de d’hôpitaux publiques !!
Comment comprendre que dans un
service donné, la même ordonnance soit appliquée à tout nouveau-né et à et à toute maman ? (encore de la pharmacomarocologie)
Objectifs du ministère de la santé d'ici 2012 :
Le ministère de la Santé veut réduire
- La mortalité maternelle de 227 à 50 pour 100.000
- La mortalité infantile de 40 à 15 pour 1.000 naissances
Le ministère reconnaît que des défis restent à relever pour régler le problème de la mortalité maternelle. Pour y arriver, un projet de 60 millions de dirhams devra permettre, cette année, de combler des déficits, notamment par la création de services d'assistance médicale d'urgence (SAMU obstétricaux) et un service de néonatologie dans chaque région.