PROCES DE L'ENGERIX B
Procès ACHRAF DIWAN contre GLAXOSMITHKLINE
L’ENGERIX B en question
Source le quotidien marocain LE SOIR n° 258 du 19/02/09 page
une

Le drame du petit Achraf remonte à l'année 2000. Alors âgé de 19 mois, il s'était vu administrer un vaccin
contre l'hépatite B dans un dispensaire, acheté à la pharmacie. Au troisième jour après l'injection, l'enfant présentait les premiers symptômes d'une paralysie. Après trois mois dans le coma, il
est sorti de l'hôpital avec une paralysie totale. Aujourd'hui à un peu plus de 8 ans, il est grabataire, ses membres se sont atrophiés et il ne peut plus se nourrir qu'avec des alitements
liquides. «II ne parle pas, il souffre en silence», affirme son père. La famille a intenté un procès au laboratoire GLAXOSMITHKLINE. En novembre 2005 ce dernier a été condamné à lui verser un
dédommagement de 3 millions de DH. La défense du laboratoire a fait appel. Cette longue procédure judiciaire devrait prendre fin le 3 mars.
L'affaire fait jurisprudence dans les annales de la justice marocaine. C'est en effet la première fois que cette dernière établit un lien de cause à effet entre l'administration d'un vaccin,
l'Engérix B dans ce cas, et un cas de paralysie, celle du petit Achraf
Dans son jugement rendu début novembre 2005 dans lequel le tribunal de première instance de Casablanca a ordonné le paiement par le laboratoire d'un dédommagement de trois millions de DH à la
famille
« Aujourd'hui nous ne demandons qu'une seule chose, c'est que la justice soit rendue à notre fils. Car au fil des années, il grandit et ses besoins également. Sa seule séance quotidienne de rééducation coûte 150DH, soit une dépense de 4. 500 DH par mois, sans compter les autres frais. D’autant plus que toute les personnes que nous avons engagées pour s'occuper de notre enfant y renoncent peu après», soutient le père.
L’avis du pharmacien : En 3 points :
1er point : Respect total et sans réserve pour la douleur de ACHRAF et de sa famille
2ème point : Respect pour la décision de la justice qui espérons portera dignement son nom
3ème point : Ce drame soulève plus généralement la problématique des risques inhérents à l’utilisation des thérapeutiques entre la responsabilité du corps médical et le fait que la médecine et la pharmacie sont tout sauf des sciences strictement exactes. Ce sont en fait des domaines où la majorité des décisions se prennent sur des bases statistiques et de probabilité et qui dit probabilité dit risque et il faudra des mécanismes (types assurances, caisses …) permettant d’indemniser les victimes avérées de manière rapide et décente tant que les faits en question restent du ressort de la jurisprudence civile et non pénale.
Sujet à suivre ...