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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 20:07

CHIFFRES & REPERES

LES CHIFFRES DE LA CONTRACEPTION AU MAROC

 

Les-chiffres-de-la-contraception-au-Maroc.jpg

Sources :

 1- N.B. Ndiaye « Contraception : 56.7% des femmes concernée » Le Soir-Echos, n°1268, page 8, du 18/02/2013

2- H. Benezha « Planification familiale : les chiffres de la santé » L’Economiste, n°3969, page 18, du 15/02/2013

3- « Rapport de l'UNFPA  Le planning familial récolte les lauriers » AUFAIT, page 5, n°1333, du 15/02/2013  

 

      A l’origine des chiffres, rapportés par les journaux marocains [1,2,3] on retrouve le Ministère de la santé Marocain et le rapport 2012 du FNUAP [Le Fond des Nations Unies pour la Population]. Un rapport intitulé « Planification familiale: droits humains et développement» qui est mis en ligne dans son intégralité sur le site UNFPA

 

- Le taux de prévalence contraceptive [2] chez les femmes mariées de 15 à 49 ans

                                   a atteint 67,4% en 2011

                                      contre   58,4% en 1997

            Ce taux ne dépassait pas 19,0% en 1980

 

- Dans le détail, le recours aux méthodes modernes de contraception se taille la part du lion avec 56,7% contre 10,6% pour les méthodes dites traditionnelles (Coït interrompu, température …)

- Le taux de prévalence à retenir pour la contraception moderne au Maroc est de 56,7% [1]

Rappel :

Taux de prévalence c’est le nombre de cas existants (anciens et nouveaux) à un moment donné, rapporté à l’effectif de la population à ce moment. Dans le cas présent, en utilisant un terme économique commun, on peut parler de taux de pénétration cela revient au pourcentage de femmes susceptibles de procréer utilisant une méthode contraceptive.

Conséquences :

Cette dynamique de la planification familiale a induit des effets positifs :  

   - Il s’agit notamment de la réduction de la mortalité maternelle, qui est passé de 227 décès pour 100.000 naissances en 2004 à 112 actuellement. En 20 ans cette réduction est de près de 66% [3]

   - Parallèlement, le taux de mortalité infantile est passé de 40 pour 1000 naissances en 2004 à 28,8 actuellement. 

   - Les améliorations de la santé reproductive, d’après les recherches du FNUAP, atténueraient la pauvreté et promouvraient la croissance économique

 

Au niveau mondial selon le rapport du FNUAP [3]

         - 222 millions de femmes qui ne veulent pas tomber enceintes n’ont pas accès à la contraception, encore moins à l’information en matière de planification familiale.

         - Le document note également que l’espacement des naissances de 3 à 5 ans peut prévenir jusqu’à 46% la mortalité infantile dans les pays en développement

L’avis du pharmacien :

       Ces résultats importants sont le fruit des divers programmes ministériels mais aussi de la disponibilité du médicament sur tout le territoire national grâce aux officines dont un bon nombre est actuellement en crise (lire notre article : LA CRISE DE L’OFFICINE EN CHIFFRES). Cette crise si elle persiste peut déteindre sur l’efficience de bon nombre de programmes de santé publique, dont la planification familiale.

Ces chiffres permettent d’apprécier l’importance socio-économique des moyens de contraception, cette importance implique une maîtrise parfaite de leurs pharmacologies et un certain recul par rapport à des effets secondaires inéluctables. En claire le rapport bénéfice risque, dans l’état actuel des connaissances, est positif autant sur le plan socio-économique que sur le plan pharmacodynamique à condition de respecter les contraintes intrinsèques liées à toute médication hormonale.         

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