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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 14:57

Chiffres & repères

Le cancer au Maroc

 

Cancer-Photocomposition.jpg

 

Source : Déclaration du Pr. Hassan Errihani, chef du service d’oncologie médicale à l’Institut national d’oncologie Sidi Mohamed Ben Abdellah de Rabat lors une conférence qu’il a animée, à l’ouverture des 16 e journées pharmaceutiques, organisées du 6 au 8 avril 2010 par le Conseil des étudiants en pharmacie (CEP) de la Faculté de Médecine et de pharmacie de Rabat.

In Le soir n°545 du 08/04/10 pages 01 et page 08

Lien : http://www.lesoir-echos.com/2010/04/08/cancer-dix-mille-marocains-sans-soins/

 

Les données de base du cancer au Maroc

  - Le Maroc compte entre 30.000 et 40.000 nouveaux cas de cancer chaque année. Mais 20.000 seulement sont pris en charge.

  - Ils seront donc  au moins 10.000 Marocains atteints d’un cancer qui ne bénéficient d’aucune prise en charge.

  - Chaque année 7,2% des décès au Maroc sont imputés au cancer

 

Ces statistiques devraient être nuancés vu l’inexistence au Maroc d’un registre national du cancer. Cela pose un grand problème, celui  de laisser un flou constant sur le nombre réel des cancéreux. Un tel chiffre pourrait mieux orienter les efforts consentie actuellement autant par l’association LALLA SALMA (ALSC) que par le ministère de la santé.

«Nous n’avons que deux registres régionaux à Casablanca et à Rabat et des registres d’institutions privées. A l’INO, 5.300 cancéreux se font soigner, soit 25% de l’ensemble, alors que le service d’oncologie d’Ibn Rochd (Casablanca) en compte 3.000»

Déclaration du Pr. Hassan Errihani

 

Les équipements et ressources humaines

      - Le Maroc dispose actuellement de 5 centres publics (Rabat, Casablanca, Oujda, Agadir et Al Hoceima) et 4 cliniques privées pour le traitement du cancer,

     - En radiothérapie le Maroc dispose, actuellement, de 30 accélérateurs linéaires (Linear accelerator (LINAC)). Neuf d’entre eux seront opérationnels dès l’an prochain. «L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande aux pays en voie de développement un appareil pour un million d’habitants. Nous sommes dans les normes», affirme le professeur.  

     - Côté ressources humaines, l’insuffisance est de taille. «Nous disposons, actuellement, de 20 oncologues et de 2 chirurgiens carcinologues titulaires d’une agrégation dans tout le Maroc», précise le professeur ajoutant que la discipline de l’oncologie médicale n’est enseignée que depuis six ans à la Faculté de Médecine de Rabat.

 

Un plan d’action :

Le Plan national de prévention et de contrôle du cancer (PNPCC) : C’est le fruit d’un partenariat stratégique entre l’ALSC et le ministère de la Santé, le PNPCC, d’un coût global de 8 milliards de dirhams, s’articule autour d’un objectif : offrir des soins de qualité accessibles à travers toutes les structures du Maroc. 

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 20:20

CHIFFRES & REPERES

LE ECOMMERCE ILLEGAL

DES FAUX MEDICAMENTS

 

Faux médicaments 

Les laboratoires américains Pfizer ont publié une étude sur le commerce illégal de médicaments. Il en ressort que :

 

- Les Européens achètent pour 10,5 milliards d'euros par an de faux médicaments.

- Un Européen sur cinq* reconnaît s'être procuré des médicaments sans ordonnance et illégalement. Allemands, Italiens et Espagnols restent les plus gros acheteurs.

* soit environ 77 millions de personnes

 

Source : Revue marocaine LE TEMPS, n°38, page 37, du 20 au 26/02/2010

             

L’avis de l’apothicaire :

Ces dérapages, incroyables dans des pays à haut niveau de développement et d’éducation, sont à notre avis, sauf erreur, le résultat de 2 problèmes récurrents :

              - Le flou, l’opacité et la vision restrictive du rôle du pharmacien lire à ce sujet : LE RÔLE DU PHARMACIEN

              - Le manque d’informations strictement objectives sur les médicaments pour le grand public, ce dernier baigne dans l’amalgame facile, la rumeur et les supputations          

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 21:48

Perles Uriage

 

C’est une perle d’anthologie, au-delà de cette terminaison incroyable « iayaj » qui applique à lettre la règle « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué », il y a l’utilisation du GH à la place de R qui est remarquable.

Mais remarquez aussi, on est des maghrébins ! Mais d’où vient ce GH encore ? En fait en langue arabe on a 2 variantes de R :

- Le R roulé (comme celui des espagnols) qui correspond à la lettre arabe A’RA    

- Et le R non roulé (comme celui des français) qui correspond à la lettre arabe AL RINE

Hasard de l’Histoire, le nom même de notre région le Maghreb contient les deux types de R ! Face à ce dilemme on a choisi, comme d’habitude, la solution la plus complexe celle de changer le R non roulé (AL RINE) en GH. Pourquoi précisément le GH ? Et est ce qu’on ne pouvait pas écrire tout simplement MARREB.                        

Au Maroc même pour les prénoms Rita et Rizlane on écrit Ghita et Ghizlane,  « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué »

Cette règle notre patiente n’a fait que l’appliquer à merveille mais cette fois-ci en prenant un cheminement incroyable c'est-à-dire du français vers l’arabe puis, pour faire moderne face au Dr, vers le français.

Exercice d’application SVP :

      - Larousse   devient    LAGHOUSS 

      - Le Robert  devient    LE GHOBEGHT

      - Molière     devient    MOLIEGHE.  Ce dernier doit se retourner dans sa tombe       

      - L’aspirine et paracétamol deviennent ASPIGHINE et PAGHACETAMOL et c’est Galien qui en prend pour son grade à son tour.

 

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 14:17

Cas d’officine

la prévention des calculs rénaux

 

 

      Cet article fait suite à une demande d’explications et de conseils d’une patiente (Mme Zahra) qui a des calculs rénaux récidivants et qui nous a présenté en plus une analyse d’un calcul urinaire où on notait comme conclusion : « Le calcul est constitué essentiellement de phosphate ammoniaco-magnésiens ».    
Le sujet des calculs rénaux et la prévention de leurs récidives nous est apparu intéressant à développer, vu d’une part les multiples questions que cela soulève en officine et vu d’autre part les réponses souvent approximatives qu’on y apporte.

              - Faut-il boire ou non de l’eau ?
              - Est-il utile de prendre des boissons acides ou alcalines ?
              - Quels aliments sont incriminés dans l’apparition des calculs ?       

Pour tenter d’y répondre on vous propose de en préciser dans un premier temps les différents types de calculs rénaux et sur cette base on vous proposera dans un deuxième temps une conduite à tenir face à cette demande en fonction des données actuelles disponible. En fin d’article un « BONUS » vous est offert à consommer sans modération.     

Nos sources
1 - Manuel de nutrition clinique de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec, http://www.opdq.org/extranet/manuel/opdqManuel/Library/Contenu/lithiases_urinaires/index.htm
2 - Le site de la société francophone de dialyse : http://www.sfdial.org/html/accueil.htm
3 - Rodman S. : Struvite stones. Nephron 1999;81 (suppl 1):50 
4 - Heaney RP. Calcium supplementation and incident kidney stone risk: a systematic review. J Am Coll Nutr 2008;27(5):519-527.

 10-03-25-Lithiase-renale.jpg

 

 

Définition :

             Les lithiases rénales, ou calculs rénaux, se définissent par la formation de cristaux solides qui se logent dans les canaux du système urinaire. Normalement, des composés présents dans l’urine empêchent ces minéraux de s’agglomérer mais, dans certains cas, ils se lient les uns aux autres et forment de véritables « pierres ». Toutefois, certaines mesures peuvent aider à prévenir ce douloureux problème.
Les lithiases rénales provoquent une douleur subite et aiguë, qui peut rapidement devenir intolérable et causer des vomissements. Cette douleur est la conséquence du passage des cristaux dans les canaux urinaires dont le diamètre est beaucoup plus petit que celui des cristaux.
Cette affection peut entraîner de la difficulté à uriner et du sang dans les urines. De plus, des dommages aux reins peuvent survenir ainsi que des infections urinaires, particulièrement chez les femmes.
La cause exacte de l’apparition de calculs rénaux est encore mal connue. Globalement certains aliments peuvent promouvoir la formation de lithiases mais uniquement chez les individus susceptibles d’en développer. Il est peu probable que les aliments puissent en entraîner chez ceux qui ne sont pas prédisposés.

 

 

LES DIFFERENTS TYPES DE CALCULS 

 

Calculs minéraux constitués de calcium

             Ce sont les plus fréquents, ils représentent 7O- 8O% des calculs urinaires. Cette famille comprend tous les calculs formés par l’oxalate de calcium (monohydraté ou dihydraté) et/ou phosphate de calcium
L'augmentation du taux de calcium dans l'urine (hypercalciurie) est le facteur favorisant principal.

- Les données scientifiques disponibles ne permettent pas actuellement d’établir un lien causal entre l’apport en calcium et les calculs rénaux
- Au contraire un apport élevé en calcium alimentaire pourrait même être préventif des calculs [4]

Globalement pour ce type de calculs il n’y a pas de cause définie sauf dans le cas des pathologies qui déterminent une hypercalcémie et/ou une hypercaclciurie   (hyperparathyroïdie, l’hypercalcémie paranéoplasique, la maladie de PAGET, la sarcoïdose etc.)

 

Calculs minéraux constitués de phosphates ammoniaco-magnésiens (ou Struvite)

               La formation de ces calculs dit coralliformes, c'est le cas de notre patiente, est favorisée par les infections urinaires à germes uréasiques (Protéus, Pseudomonas, Klebsielle…) qui provoquent la précipitation de phosphate ammoniaco-magnésien (struvite) et de phosphate de calcium carbonaté.

Explication biochimique :
Le phosphate ammoniaco-magnésien est soluble dans l'urine à pH < 7. La concentration élevée en NH4 est le fait de la transformation de l'urée en ammoniac sous l'influence de l'activité uréasique des bactéries Proteus, Klebsielles, Providencia, Pseudomonas, Serratia, Ureaplasma ureolyticum (mais pas Escherichia coli), entraînant une alcalinisation des urines : l'élévation du pH diminue la solubilité du phosphate. Une simple mise en culture du calcul permet souvent de mettre en évidence la bactérie responsable.

Majoritairement c’est l'infection à Protéus mirabilis qu’on retrouve, et calcul entretient souvent l'infection, qui elle-même favorise la formation du calcul.

Ce type de calcul concerne des femmes dans environ 8O % des cas, surtout entre 2O et 35 ans. Cette lithiase infectée est facilitée par l'existence d'un obstacle sur la voie excrétrice. Ces calculs ne causent souvent que peu de symptômes, mais peuvent entraîner une destruction progressive et parfois totale du rein.

Le traitement spécifique des calculs coralliformes associe :

- Une antibiothérapie prolongée en cas de calcul persistant accompagné d'infection.
- L'ablation complète du calcul, indispensable pour éviter la récidive.
- Le traitement d'une autre cause éventuelle
- L'acidification des urines 

 

Les calculs organiques constitués d’acide urique :

              Ces calculs sont particuliers car ils sont radio-transparents (c'est à dire qu'ils sont invisibles sur une radiographie standard), ils surviennent en cas de forte acidité des urines (pH<6), et surtout ils peuvent être dissous, contrairement aux calculs minéraux calciques, par la simple alcalinisation des urines (diminution de l'acidité des urines). Cette donnée montre l’importance de pratiquer l’analyse de la composition chimique des calculs rénaux. 
Les calculs d'acide urique s'accompagnent dans 25 % des cas d'une hyperuricémie (qui peut être responsable de la maladie de la goutte).

Le traitement spécifique des calculs d’acide urique associe :

- La diminution de l'acidité des urines (alcalinisation des urines). L’alcalinisation prévient la formation des calculs, mais aussi peut dissoudre des calculs présents, même volumineux. L'objectif de l’alcalinisation est de maintenir le pH urinaire au-dessus de 7, matin, midi et soir. On utilise le plus souvent pour cela des eaux de bicarbonatées : 1 à 2 litres par jour. Il faut contôler le pH urinaire par papier pH ou bandelette, 3 fois par jour au début, puis une fois par jour.
- La diminution des apports protidiques (< 90 g/jour). comme pour la goutte
- L’augmentation des boissons (eau)
- Le traitement d’une éventuelle augmentation de l'acide urique dans le sang (hyperuricémie).

 

Les calculs organiques constitués de cystine :

C’est un cas très rare, la cystine est un acide aminé très peu soluble. La cystinurie (la présence de cystine dans les urines) témoigne d’une maladie héréditaire entraînant la présence de cystine dans les urines, avec des calculs urinaires survenant souvent dès la puberté, et des antécédents familiaux de calculs à répétition.

 

Les calculs médicamenteux ou iatrogènes :

Toute substance médicamenteuse peu soluble en milieu aqueux est susceptible lors de son élimination par voie rénale de cristalliser dans l'urine et de former un calcul

Exemples :
- Sulfamides (BACTRIM, COTRIM, SULFAPRIM)  
- Triamtérène (en ass. dans Prestol)
- Vitamine C à forte dose (VITA C ou autre) : des doses supérieures à 1 g/ jour favorisent chez certains sujets l'apparition de calculs uratiques, cystiniques et/ ou oxaliques
- Certains antiviraux utilisés dans le traitement du SIDA comme l'indinavir…).

En pratique, on ne retrouve que rarement une cause directe à la formation des calculs

 

Prévention DES CALCULS rénaux  

Dans la panoplie des mesures visant à éviter les calculs rénaux on retrouve globalement les règles hygiéno-diététiques classiques (boire de l’eau, lutter contre l’obésité …) avec quelques spécificités  

Les attitudes à préconiser

        1 - Eau :

En matière de prévention, il importe de boire suffisamment de liquide, idéalement de l’eau. Cette habitude aidera les reins à former de l’urine et à ainsi éliminer les minéraux et autres substances avant que ceux-ci aient le temps de précipiter et former des cristaux. Le fait de ne pas bien s’hydrater est la principale cause de calculs rénaux. Pour les sportifs il est fondamental de s’hydrater avant, au cours et après l’activité physique.

Une étude américaine a démontré que les gens qui habitent dans certains États américains du sud sont plus à risque de développer des calculs rénaux (presque le cas du Maroc). L’hypothèse suggérée? Le climat chaud et humide augmentant la sudation, il y aurait plus de danger pour les résidants de ces régions de souffrir de déshydratation et d’avoir des urines concentrées, ce qui augmente les risques de lithiases urinaires.


Buvez-vous suffisamment ?
La présence d’une urine foncée ayant une odeur prononcée est signe que vous ne buvez pas suffisamment de liquide. Avec une hydratation adéquate, l’urine devrait être pâle et sans odeur.


        2 - le surpoids :
Des chercheurs ont analysé les résultats d’études d’observation menées auprès de trois grandes cohortes américaines incluant des hommes et des femmes. Les résultats indiquent que plus les gens sont en surpoids, plus ils sont à risque de développer des calculs rénaux.

En effet, les femmes en devenant obèses, ont jusqu’à 75 % plus de risque d’être atteintes, comparativement à celles qui n’ont pas pris de poids. Les hommes ne sont pas en reste puisque le même surplus de poids augmente leurs risques de 40 %. Rien de surprenant, étant donné que les personnes en surpoids excrètent davantage de calcium et d’oxalates par les reins, ce qui contribue au risque de lithiases

 
       3 - Bien contrôler sa glycémie
À partir de ces mêmes études de cohorte, les chercheurs ont également observé que les femmes pour lesquelles un diagnostic de diabète de type 2 a été posé étaient plus à risque de souffrir de calculs rénaux, soit jusqu’à 60 % plus que celles qui ne sont pas diabétiques. La cause exacte de cette différence n’est pas connue, mais les chercheurs suggèrent que la capacité des reins d’excréter l’acide est diminuée chez les personnes diabétiques, ce qui pourrait augmenter la formation de lithiases.

      4 - Consommer suffisamment de calcium
Dans plus de 75 % des cas, les calculs sont certes composés de sels de calcium (lithiases calciques). On a longtemps pensé qu’un apport trop élevé en calcium pouvait être directement lié au développement des lithiases rénales, mais ce n’est plus le cas. D’ailleurs, un apport élevé en calcium alimentaire pourrait même être préventif. Aucune raison donc d’abandonner les produits laitiers ou d’éviter les aliments riches en calcium. Si le calcium est pris sous forme de suppléments (en cas d’ostèoporose), il est important de le prendre au cours du repas. [4]

       5 - Les agrumes et les jus acides  
Ces derniers augmentent le contenu en acide citrique, lequel réduit le pH des urines facilitant la dissolution d’éventuels calculs.

ATTENTION :
1 - Ne pas utiliser le pamplemousse! En effet, des études d’observation indiquent que, chez les consommateurs de pamplemousses, il y a davantage de lithiases urinaires. Pourquoi? Aucune explication n’a encore été avancée!
2- Ne pas préconiser en cas de calculs d’acide urique


Les attitudes à éviter


      1 - Les oxalates :
Une grande consommation d’aliments riches en oxalates pourrait augmenter les risques de calculs rénaux chez certains individus. Il existe 8 aliments qui accroissent le taux d’oxalates dans l’urine,

la rhubarbe, les épinards, les fraises, le chocolat,
le son de blé, les amandes, les betteraves

Le thé ne contient pas suffisamment d’oxalates pour qu’on l’élimine de notre alimentation en cas de lithiases. Par ailleurs, le calcium contenu dans certains aliments se combinerait aux oxalates, empêchant ces derniers d’être absorbés dans le sang et d’être éventuellement excrétés dans les urines.

      2 - Le sodium :
Étant donné son effet sur la tension artérielle et sur l’élimination du calcium, il est recommandé de réduire sa consommation de sel. En effet, plus on consomme de sel, plus on augmente son excrétion de calcium urinaire. On ne devrait donc pas dépasser un apport quotidien de 2,3 g de sodium, soit l’équivalent d’une c. à café (5 ml) de sel. Limiter les protéines d’origine animale semble également efficace pour prévenir l’apparition de calculs rénaux.

      3- Les suppléments de vitamine C :
2 000 mg par jour ou plus de cette vitamine augmente le niveau d’oxalates dans les urines, donc les risques de calculs rénaux. Les mégadoses de vitamine C sont donc déconseillées. Là il faut attirer l’attention du consommateur sur la surconsommation d’acide ascorbique

 

LE BONUS
Pour terminer en beauté nous vous proposons ces deux liens remarquables d’un excellent site canadien (comme d’habitude). Le 1er  vous propose la composition exacte de la plus part de nos aliments, le 2ème  vous donne à partir d’une molécule les aliments qui la contiennent. Il s’agit à notre avis d’un excellent outil simple d’utilisation pour le praticien et le patient afin de diffuser une information fiable et rigoureuse en matière de nutrition (Cliquer sur les mots pour visualiser). 

 

 

 

Post-scriptum du 29/03/10

Suite à un entretient de prés de 45mn avec une parente de la patiente ZAHRA B, pour lui expliquer l’analyse qu’elle nous a présentée, les éléments suivants nous ont été révélés :

- Zahra a été opérée dans une structure de santé publique, et on vous passe les détails des conditions lugubres dans lesquelles s’est déroulée l’opération et l’après opération, conditions matérielles désastreuses pour le chirurgien et inhumaines pour le patient.               
- La demande de l’analyse chimique présentée des dits calculs rénaux n’a pas été demandée à l’hôpital, c’est en fait la parente de la patiente qui a insisté pour la faire. En absence d’ordonnance médicale les quatre 1ers laboratoires ont refusés, le cinquième a accepté de justesse !
- A l’hôpital on lui a conseillé d’éviter le lait et les laitages …, de retour à son domicile la patiente ne s’alimente alors que du minimum, de peur de retomber dans le calvaire qu’elle a vécue             

L’avis du pharmacien : (de bonne foi, sauf erreur ou omission)      
               Sans vouloir outrepasser nos prérogatives officinales, au vu des données en notre disposition, on peut considérer qu’après toute opération sur les calculs rénaux. L’analyse chimique de ces derniers est fondamentale pour établir un suivit post-opératoire efficient et rationnel.
Dans l’idéal à notre sens, juste après l’opération, le malade étant encore alité, le calcul doit être immédiatement analysé au niveau chimique et si c’est un calcul phosphate ammoniaco-magnésien une étude bactériologique doit être enclenchée avec un antibiogramme. Le biologiste devrait considérer le calcul rénal comme un matériel biologique vivant et non uniquement un simple minéral.  

L’analyse du calcul étant faite, l’information du patient au sujet de la prévention des récidives devrait débuter à l’hôpital, l’officinal quant à lui aura le devoir d’affiner et de consolider ces informations et faire un suivi de proximité de part sa facilité d’accès.               

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 20:12

Statistiques
 les ambiguïtés rationnelles !

 


Statistiques-LS-n-521-du-05-03-2010.jpg
Source : Le Soir n°521 du 05 / 03 / 2010
       
              Au-delà du cas du cannabis ce dessin remarquable est intéressant à plus d’un titre. Les lecteurs de PHARHAMSTER étant habitués à la lectures des chiffres et des statistiques, ce dessin nous invite en filigrane à prendre du recule en analysant toute donnée même présentée de façon cartésienne.

A notre avis, 3 points doivent être toujours pris en compte, même pour les statistiques les plus fiables :

- La source : l’origine des chiffres détermine de façon capitale leurs fiabilité 
- L’incertitude de mesure : cette donnée fondamentale doit être comprise dans la présentation de toute statistique sérieuse 
- Le contexte : par rapport au texte lui-même dans sa globalité, mais aussi par rapport à la conjoncture sociopolitique et culturelle dans laquelle les chiffres ont été annoncés.

Moyennant le sérieux de ces 3 points, un chiffre peut être considéré comme exploitable dans les limites d’un temps et d’un espace géographique données.

 

A propos des statistiques sur le cannabis   

- La population de consommateurs en Europe de cannabis est estimée à 74 millions Soit 1 européen sur 5

Source : le dernier rapport de l’OEDT (l’observatoire européen des drogues et des toxicomanies) in le journal Le Soir Echos n°439, page 5, du 09/11/09 

- La production de cannabis au Maroc a diminué de 3.610 tonnes en 2003 à 1.066 tonnes en 2006. En effet parmi tous les pays recensés comme étant de grands producteurs de la drogue dans le monde par le dernier rapport annuel réalisé par l’ONU sur les stupéfiants et rendu public le 1er mars 2010 à Genève, le Maroc fait figure de bon élève, car il tente tant bien que mal de combattre ce grand fléau universel qui ronge une grande partie de la population de la planète

 Source (PDF) :   Rapport mondial sur les drogues ONU  

 

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 20:07

La lutte contre la leishmaniose À Errachidia* s’organise

 


09 12 11 Leishmania

Source : LE SOIR, Page 12, N°533, du 23/03/10

 

         La lutte contre la leishmaniose s’organise, en effet, à Errachidia grâce à l’INDH (l’initiative nationale pour le développement humain) qui a débloqué 900 000.00 DH
L'INDH vient de placer la lutte contre cette maladie en tête de son programme 2010 destiné à la province d'Errachidia.

- Les 900 000.00 DH seront répartis entre les trois cercles de Goulmima, Rissani et Erfoud
- 300.000 DH seront alloués à réseau d’associations opérant dans le secteur


La leishmaniose est une maladie parasitaire due aux piqûres du Phlébotome, sévit dans la région du sud du Maroc : Lire notre article à ce sujet. LA LEISHMANIOSE EN BREF

- La leishmaniose est connue au niveau de la province d'Errachidia depuis les années soixante-dix. Elle enregistre 500 à 600 cas en moyenne par an, avec des pics épidémiques tous les 5 ans.
- La période allant de mars à juillet connaît la transmission du phlébotome, alors que sa parution est constatée dans la période allant d'octobre à janvier.
- Selon les estimations de l'Organisation mondiale de la santé OMS, 12 millions de personnes souffrent actuellement d'une des formes de leishmaniose.

 

* ERRACHIDIA :
- Errachidia est une ville du Maroc, située dans la province du même nom, dans la région de Meknès-Tafilalet. Elle est anciennement connue sous l’appellation «Ighram N Souk ou Ksar Es Souk».
- Population : 76 759 hab. (2004)
- Située au centre-sud du Royaume, la province d'Errachidia est délimitée par les provinces de Figuig à l'est, Beni Mellal, Azilal à l'ouest, Khénifra et Boulemane au nord et la province de Ouarzazate ainsi que les frontières maroco-algériennes au sud.

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 17:50

ExplicationS physiopathologiqueS

de la dépendance aux morphiniques

  

Préambule : Suite à notre premier article consacré à la douleur chronique, on vous présente ce billet consacré à une remarquable explication physiopathologique de la dépendance aux morphiniques telle que rapportée dans la dernière partie d’un excellent article paru dans la revue Pour La Science du mois de mars 2010.
L’iconographie utilisée dans ce billet est tirée du même article, nous l’avons juste simplifiée afin de faciliter sa lecture. L’image originale est aussi disponible dans notre article : TRAITEMENT DES DOULEURS CHRONIQUES        

 

 Source :
D. FIELDS Douleur chronique les nouveaux coupables Pour la Science* N°389, pages 50-57 Mars 2010. * Pour la science est l’édition française de la revue américaine Scientific American  


       Au cours des recherches menées sur le rapport entre la douleur et les cellules gliales, on a découvert que ces cellules sont à l’origine du développement de la tolérance à l’héroïne et à la morphine.    

 Douleur-chronique-4-bis.jpg

Observations :

        Comme n'importe quel toxicomane dépendant à l'héroïne qui cesse brutalement d'en consommer, les sujets devenus dépendants aux analgésiques narcotiques, et qui arrêtent brusquement de prendre leurs médicaments, ressentent les symptômes du sevrage.

Les malades (et les héroïnomanes) deviennent, entre autre, hypersensibles au point qu'ils ne supportent ni le bruit ni la lumière. La similarité de ces symptômes et de l'hyperesthésie* observée chez les patients atteints de douleurs neuropathiques suggère une cause commune

* Exagération de la sensibilité, tendant à transformer les sensations ordinaires en sensations

Expérimentions : 

         Lorsque les chercheurs ont administré des doses répétées de morphine à des rats, ils ont observé une augmentation du nombre d'astrocytes réactifs dans la moelle épinière.
Les modifications consécutives aux injections répétées de morphine étaient identiques à celles observées dans la moelle épinière après une blessure ou au cours du développement des douleurs neuropathiques. Les chercheurs ont alors éliminé les astrocytes avec un poison.

       Résultat : La tolérance à la morphine chez ces animaux a notablement diminué. Autrement dit ces animaux avaient besoin d’une dose moindre de morphine pour avoir le même effet antalgique. Les astrocytes jouent un rôle frénateur de l’effet antalgique de la morphine.

 

Dès lors, de nombreux groupes de recherche ont essayé de bloquer divers signaux entre les neurones et les cellules gliales (par exemple, en inactivant des récepteurs spécifiques des cytokines sur les cellules gliales) et dire si cela modifiait la tolérance à la morphine.

      Résultats : Ces travaux ont montré que
- Le blocage des signaux inflammatoires en provenance des cellules gliales ne modifient pas les sensations de douleur aiguë.
- En revanche, si les agents bloquants sont injectés avec de la morphine, ils réduisent la dose de morphine nécessaire pour obtenir le même soulagement et la durée de l'effet analgésique est doublée.

Tous ces résultats suggèrent que la glie contrecarre l'effet analgésique de la morphine.     .

 

Explications :


      Pourquoi les cellules gliales réduisent-elles les effets de la morphine?

- On sait que la fonction fondamentale des cellules gliales est de maintenir une activité équilibrée dans les circuits neuronaux.
- Dans la mesure où les narcotiques atténuent la sensibilité des circuits de la douleur, les cellules gliales réagissent en libérant des substances neuro-actives qui augmentent l'excitabilité neuronale de façon à restaurer l'activité physiologique normale dans les circuits neuronaux. Cela passe, malheureusement, par le blocage entre autre des effets sédatifs des antalgiques


     
Le rapport entre dépendance aux morphiniques et cellules gliales :

Après une lésion, les cellules gliales augmentent avec le temps et de manière progressive la sensibilité des neurones de la douleur. Les médicaments analgésiques narcotiques atténuent cette sensibilité, mais, quand on arrête d'administrer la drogue, les neurones déchargent intensément des neurotransmetteurs de manière réflexe, ce qui provoque une hypersensibilité et des symptômes de manque douloureux exacerbés par les cellules gliales qui progressivement augmentent la sensibilité neuronale à la douleur : l’addiction s’installe  

 

Dans les modèles animaux, les symptômes de manque douloureux associés à l'addiction à la morphine peuvent être considérablement réduits par des médicaments qui bloquent les cellules gliales.

Ainsi, moduler l'activité des cellules gliales serait non seulement la clé pour soulager la douleur chronique, mais aussi pour diminuer la probabilité que les personnes traitées avec des analgésiques narcotiques ne deviennent tolérantes.

De futurs médicaments ciblant les cellules gliales redonneraient espoir à ceux qui depuis trop longtemps cherchent à contrôler ces deux sources majeures de souffrance humaine : la douleur chronique et la dépendance aux morphinique.

Les liens entre neurones, douleur et addiction ont résisté aux chercheurs qui avaient oublié jusqu'à là les partenaires des neurones : les cellules gliales.

 

L’avis de l’apothicaire :

     Sur le fond :

A ne pas douter, ces travaux qui sont d'une grande importance vont impacter profondément notre attitude vis-à-vis de la douleur.

Les futurs médicaments ciblant les cellules gliales vont améliorer l’efficacité antalgique des produits actuels, et on peut imaginer avec raison des associations [antalgique + inhibiteurs de la glie] avec un dosage réduit de l’antalgique (donc moins d’effets secondaires) et une bonne efficacité sur le long terme sans échappement thérapeutique.

Autres applications majeures : si ces travaux sont confirmés, l’association de la morphine avec un inhibiteur de la glie serait une solution pharmacologique innovante pour éviter l’addiction. Cette application pourrait être étendue éventuellement, (on peut l’imaginer du moins) aux effets délétères des psychotropes, en particulier les benzodiazépines et les neuroleptiques, qui sont souvent pris sur des périodes très longues. Les inhibiteurs de la glie deviendraient alors un traitement adjuvent précieux (un peu comme le trihexyphénidyle - ARTANE -) permettant de réduire les doses de psychotropes et surtout d’éviter l’addiction à ces produits, facilitant ainsi la réappropriation du patient de ses émotions et donc la guérison.                          

       Sur la forme : de quoi je me mêle ?

Autrement dit quel intérêt un praticien (apothicaire de surcroît) a-t-il à s’intéresser à ce genre de sujets. La question mérite d’être posée

En fait la mise à jour des connaissances à l’heure d’aujourd’hui permet au praticien d’appréhender  les évolutions futures de manière intelligente. Il est dommage de constater qu’un certains nombres de praticiens ne soient informés des grandes évolutions thérapeutiques que par les laboratoires qui les présentent le plus souvent avec des enrobages marketing. Se mettre au diapason des savoirs actuels c’est accéder aujourd’hui aux arguments de base qui nous permettrons de défendre demain l’intérêt de nos patients. L’intérêt du patient qui est, et qui restera, au cœur de notre pratique quotidienne.

L’épisode des inhibiteurs de la cyclo-oxygénase 2 est le parfait exemple qu’il faut éviter dans le futur.   

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 18:00

Estimation du coût au Maroc

 de la campagne de la grippe A H1N1

 

- Source : LES ECHOS QUOTIDIEN, n°82, page 4 & 5, du 11/03/10

- Note importante : Il s’agit d’estimations, non officielles, recoupées par le journal lui-même

 

ELEMENTS

PREVISIONS

REALISATIONS

COÛT EN MILLIONS DE DH

Achats de vaccins

19

Millions de doses

19

Millions de doses

528

Achats d’antiviraux

02

Millions d’unités

02

Millions d’unités

 

Achats de masques

21

Millions d’unités

07

Millions d’unités

20

Equipements de réanimation

-

-

55

Médicaments de réanimation

-

-

18

Communication

-

-

5

Autres dépenses

-

-

226

Budget total annoncé pour la campagne

852 MILLIONS

 

 Lire sur le même sujet :
        -
L'OMS RECONNAÎT DES ERREURS DANS LA GESTION DE LA GRIPPE H1N1
        - GRIPPE A H1N1 & LA PROBLEMATIQUE DE LA GESTION DU RISQUE SANITAIRE
        - CHIFFRES & REPERES : GRIPPE A/H1N1 L'AVIS DE LA REVUE PRESCRIRE
        - GRIPPE A H1N1 vs ACCIDENTS DE LA ROUTE AU MAROC

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 14:37
Journee-de-la-femme-LESOIR-du-08-03-2010-n-522.jpg
Source : Le journal marocain LE SOIR du 08/03/2010, N°522 

        Là il s’agit là d’un dessin qui montre de façon intelligente la dualité entre le discours et les mentalités au sujet de l’émancipation de la femme,

Précisément à propos de ce sujet on note globalement trois attitudes

1 - les conservateurs : qui ont généralement un fort référentiel religieux, avec une logique qui leurs est propre. Logique qui se retrouve souvent en opposition avec les aspirations de liberté et d’émancipation de l’individu de façon générale.        
2 - les modérés : chez qui la modernité juxtapose la tradition ce qui en soit crée une situation assez schizophrène caractérisant une bonne partie de notre société. Une société marocaine qui contrairement aux idées reçues est loin d’être homogène, elle serait plutôt structurée autours de microcosmes aux mentalités très nuancées   
3 - les modernistes : pour qui la tradition est anachronique par rapport à la marche du progrès, cette attitudes rationnelle certes bute sur la réalité de notre société.          

             Cette dernière attitude nous mène à une citation géniale de SIDI KADOUR ALALAMI, un poète de fin du 19ième siècle qui disait « La famine est en nous et elle nous appartient »*.  Autrement dit on ne peut pas occulté, quelque soient  nos aspirations, la réalité du sous-développement du facteur humain de notre société.

A part un modernisme qui va droit dans le mur, un conservatisme anachronique ou une situation de schizophrénie sociale a-t-on d’autre alternatives ?               

A coup sur notre population ne va pas se transmuter du jour au lendemain, il n’en demeure pas moins qu’il y a possibilité d’imaginer un model de développement qui nous est propre. Et de l’imagination il en faudra beaucoup car tout en marquant son indépendance vis-à-vis des dogmes qui dominent actuellement, ce model de développement éventuel devrait être capable aussi de s’intégrer parfaitement et harmonieusement dans la communauté internationale tant au niveau économique que politique afin d’assurer sa pérennité et son évolution propre.         

* Traduction libre de PHARHAMSTER

 

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 13:12

Traitements des douleurs chroniques

nouvelles    pistes    de    recherche

 

Sources :
- D. FIELDS Douleur chronique les nouveaux coupables Pour la Science* N°389, pages 50-57 Mars 2010. * Pour la science est l’édition française de la revue américaine Scientific American  
- J. Poirier, Abrégé d’histologie, pages 105, 106, 108 & 109, ed Masson

 

                     La lecture de cet excellent article américain, paru dans la revue Pour la science de mars 2010, a été pour nous une véritable cure de jouvence pour nos vieux neurones. Il s’agit d’un problème récurrent en officine (mais bien sur aussi chez les médecins) : la douleur chronique.
La douleur chronique, avec une physiopathologie relativement méconnue, est à l’origine de beaucoup de médications aux effets secondaires souvent très marqués (AINS, Corticoïdes …). Une meilleure connaissance de cette physiopathologie apporte de manière intrinsèque de nouvelles possibilités thérapeutiques qui vont dans un futur proche, à ne pas douter, impacter nos médications actuelles.

- Pour être honnête, la lecture de ce texte remarquable nous a désarçonné, au début, par la présentation qui a été faite de la physiopathologie ce qui a nécessité plusieurs lectures pour en dégager l’essentiel. On vous conseil vivement de faire de même pour cette partie.
En maîtrisant ce 1èr paragraphe le reste du texte devient un véritable régal avec une iconographie somptueuse, se terminant en apothéose avec les nouvelles thérapeutiques envisagée.
- Autre élément : les cytokines peuvent désarçonner plus d'un lecteur, pour se faire on vous conseil de consulter rapidement Wikipédia c'est remarquablement expliqué   
A la fin de cet article, une excellente surprise nous attendait (un bonus) : un paragraphe ou l’auteur nous donne une explication physiopathologique magistrale  du développement de la dépendance et de la tolérance aux morphiniques, une explication tellement importante à nos yeux qu’on a voulu lui consacrer un article à part : EXPLICATION PHYSIOPATHOLOGIQUE DE LA DEPENDANCE AUX MORPHINIQUES

Dans un objectif didactique, cette lecture officinale vous est présentée,  volontairement en 3 parties :

         - La première est un rappel global très simplifié sur la physiopathologie de la douleur,
         - La deuxième partie va concerner spécifiquement la douleur chronique.      
         - La troisième consacrée aux nouvelles thérapeutiques de la douleur.

A lire, donc, dans la rubrique « texte intégral » : TRAITEMENT DES DOULEURS CHRONIQUES

Remarque générale au sujet de toute nouvelle thérapeutique

         Malgré le côté intellectuellement séduisant de certaines nouvelles thérapeutiques, la vigilance du corps médical reste de rigueur. On se souvient tous des inhibiteurs de la cyclo-oxygénase 2 avec de grands espoirs thérapeutiques gâchés par des effets secondaires catastrophiques et au final un rapport bénéfice risque complètement défavorable.

La vigilance est de rigueur de façon général, pour preuve ces statistiques de la revue Prescrire. Statistiques, certes sévères, mais qui mettent en avant l’importance d’avoir suffisamment de recule avant d’adopter toute nouvelle médication.
 Prescrire côtation des nouveau médicaments

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